Vendredi 4 juillet 2008
Bonjour les gens ! Comme dirait Estèbe... Le retour sur les chapeaux de roues comme il se doit, avec l'arrivée aujourd'hui de la plus grande (et rien n'est prêt, la maison est un rien à l'abandon et le jardin a souffert de l'absence prolongée de sa jardinière...) et sacro-saint apéritif de rigueur.
Du coup, en patientant jusqu'à cette fin de journée (vraisemblablement rien avant, le temps de mettre en ordre quelques photos et de réunir les souvenirs d'une amnésique sur ces vacances à peine terminées...), voici de quoi faire sourire, surtout les amateurs du genre, je veux parler bien sûr du Monty Python Flying Circus ! Voici le sketch savoureux (LUI a acheté l'intégrale en DVD et après le foot, on y aura droit tous les soirs !), revu avant-hier soir : the crunchy frogs ! L'histoire d'un chocolatier d'un genre spécial dont une des spécuialtés est une praline croustillante fourrée de grenouille (pourquoi croustillante ? A cause des os bien sûr !)

Régalez-vous !



Et
à plouche (re-estébien...) pour un récit plus comestible !

Jeudi 3 juillet 2008
Le gâteau basque ou Pastiza est un peu l'emblème autant que Lauduru ("4 têtes"), nom de la croix basque qui figure d'ailleurs souvent en décor sur le dessert, signes d'une région fortement identitaire... Selon l'histoire, cette spécialité rurale daterait du XVIIème siècle et trouverait son origine dans la région de Cambo les Bains (qui organise la fête du gâteau basque chaque année en septembre) ; il s'agissait alors d'un biscuit à base de farine de maïs et de saindoux, parfois "sculpté" en forme de cochon, croustillant et moelleux à la fois, sans garniture ni fioriture. Plus tard, au XVIIème siècle, les basques offraient aux visiteurs de passage le Biskotzak, dont chaque famille garde jalousement sa recette secrète. Les variantes sont nombreuses et utilisent les confitures locales et de saison : cerises (les fameuses d'Itxassou, ravissant village proche d'Espelette, le berceau de l'AOC pimentée !), mûres, figues, prunes...


La recette s'étant perdue, on devrait à une native de Cambo, Marianne Hirigoyen, la "maternité" de ce "gâteau basque" popularisé à la fin du XVIIIème siècle aux thermalistes bayonnais mais aussi anglais et espagnols venus passés quelques temps dans cette ville d'eau. Elle vendait ses gâteaux à Bayonne avec un grand succès et a transmis son savoir-faire familial, avec en bout de chaîne les fameuses soeurs surnommées "Biskotz" !
La version à la crème pâtissière (parfumée à la vanille, au rhum, à l'amande voire à l'anis) date, elle, de la fin du XIXème siècle. Evidemment, la tradition revisitée n'est pas toujours du goût des autochtones et l'on crie haro sur les spécialités à l'abricot, au chocolat ou aux pruneaux, voire à la mangue ! Mais que vive ce gâteau basque également au travers de nouvelles saveurs, la base sablée sera toujours délicieuse !


Chaque boulangerie, chaque pseudo-pâtisserie propose son gâteau basque, on ne peut échapper à cette proclamation sur les devantures... Mais les plus célèbres faiseurs sont sûrement Pariès et Adam à Saint Jean de Luz, le premier surtout réputé pour ses tourons (même si le second en fait aussi bien sûr) et Adam pour ses macarons. Mais pour moi le meilleur de tous (en tout cas de ceux que j'ai pu goûter) est celui de l'hôtel Arraya à Sare, qui vend aussi aux Halles de Saint Jean de Luz (on peu aussi le dégsuter à la terrasse de l'hôtel avec un chocolat fumant ou un jus de fruit, selon la météo... ou encore l'acheter à l'échoppe devant l'hôtel). Une merveille, meilleure que les deux autres maisons fort réputées pourtant. C'était déjà mon constat il y a 3 ans, je persiste et je signe. Aussi croustillant mais bien plus moelleux. La quantité de beurre sans doute...


Quant à ma version, elle est inspirée directement de celui d'Adam aux abricots et noix, et au fait que les abricots sont tombés en mon absence et tombent encore car le Mistral souffle de plus belle ! Les abricots froids ou tièdes, en soupe, clafoutis et confitures, sont d'actualité. Et comme certaine pitchoune voulait faire goûter cette révélation gourmande à sa maîtresse et à l'auxiliaire de sa classe, j'ai opté pour la version abricots/pistaches et brisé dans le même temps la sacro-sainte tradition confiture de cerise/crème pâtissière ! Aucun regret ni remord, avec le léger acidulé de l'abricot (la variété la plus douce du jardin, la plus tardive aussi), et si possible, tiède, quel délice ! Meilleur que le gâteau mangé à Saint-Jean-Pied-de-Port, pas honteux du tout en face de celui d'Adam, mais vraiment en-dessous du sublime de chez Arraya !
La base (avec quelques modifications pas forcément bienvenues) vient de chez Bergamotte, qui m'avait en son temps tapé dans l'oeil, les commentaires de connaisseurs ont aussitôt emporté ma décision. La seule différence importante me semble la température : à une assez chaude et courte durée, j'ai préféré une cuisson plus longue mais plus douce (je précise que j'ai testé les deux).
Et puisqu'elle est aux abricots, j'inaugure avec cette basquerie (n'y voyez rien de péjoratif)
la quinzaine de l'abricot chez Lavande.


Ingrédients (pour un gâteau moyen et 3 minis)
- 350 grammes de farine (chez Berga, 300)
- 200 grammes de beurre mou
- 200 grammes de sucre
- 1 oeuf + 2 jaunes, à température
- 1 pincée de sel
- jus d'1/2 citron
pour dorer, 1 jaune d'oeuf
pour la garniture
- 400 grammes d'abricots
- 40 grammes de pistaches
- sucre (facultatif)



Préparation
Mélanger le beurre mou et le sucre, quand le mélange est mousseux, ajouter les oeufs, puis le jus de citron, le sel et la farine. Mélanger, mettre en boule et réfrigérer au moins deux heures.
Faire compoter les abricots, éventuellement avec du sucre si besoin. Faire torréfier les pistaches et les concasser.
Abaisser la base des biscuits et en couvrir des moules (l'idéal étant un moule à bord haut, type à manqué ou à charnière), beurrés et farinés. Déposer une couche épaisse de compotée d'abricots, saupoudrer généreusement de pistaches et couvrir d'un cercle de pâte en soudant les bordures. Dessiner le décor puis badigeonner de jaune d'oeuf allongé d'un peu d'eau. Enfourner à 190°C environ 20 à 40 minutes selon la taille du gâteau.
Laisser tiédir un peu pui démouler. Déguster tiède ou froid.
NB la première abaisse doit être un peu plus épaisse... Su la photo ci dessous, on peut comparer : gâteau basque de Tiuscha, pastiza d'Arraya !



Mercredi 2 juillet 2008
De retour du pays basque, d'où je vous conterai deux-trois anecdotes et découvertes gourmandes, je vous parlerai demain du gâteau basque, un incontournable du Béarn à la côte Atlantique et vous présentant une version décalée dès demain... Pour l'heure, voici une salade toute simple mais délicieuse qui a fait forte impression sur mon père.

Mon père, ce héros au sourire si tendre... et aux talents multiples, ne possède pas forcément celui de l'art culinaire. Il se nourrit, cuit des légumes et de la viande, se débrouille sans se casser la tête. Sans être véritablement gastronome, il aime se régaler de choses simples mais manque d'idées... Le fenouil cru est notamment une relative découverte à laquelle il s'est adonné avec plaisir, ce d'autant qu'il était accompagné d'avocat, de pomme de terre et de crevettes roses. Le tout arrosé d'une vinaigrette au curry. Il était ravi de ce repas complet, un dîner léger ou une entrée très gourmande, au choix selon son appétit !


Ingrédients (pour deux)
- 10 crevettes roses
- 1 grosse pomme de terre
- 1 petit avocat
- 1/3 fenouil
- 3 brins de ciboulette
- 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin
- 1/2 cuillère à café de curry
- sel, poivre

Préparation
Cuire la pomme de terre, laisser tiédir, peler et couper en morceaux. Décortiquer les crevettes, les couper en gros morceaux, ainsi que l'avocat. Tailler le fenouil en fins dés. Ciseler la ciboulette et préparer la vinaigrette au curry. Mélanger les ingrédients, arroser de vinaigrette et décorer de sommités de fenouil.



Mercredi 25 juin 2008

Valérie Cupillard est créatrice culinaire et consultante en alimentation bio. Autodidacte, elle s'est formée auprès de Dominick Leaud Zachoval, professeur de naturopathie au quotidien, aujourd’hui co-fondateur de l’école Aesculape. Après une rencontre déterminante avec le Dr Seignalet (http://www.seignalet.com/), ses recherches la guident vers une alimentation sans gluten et sans lactose dont elle fait aujourd'hui son quotidien.

Auteur de 20 livres de recettes saines et simples, plutôt végétales, riches en saveur et en épices, elle a signé son dernier livre "tout cru", objet de cette interview.



Interview à suivre sur Fureur des Vivres...

Mercredi 25 juin 2008

Der de der, dernière verrine pour Annellénor ! Encore du chèvre frais et de la fraise pour une verrine express ! Cette fois c'est plutôt gélifié, sans doute pas du goût de tout le monde mais c'est très frais et ludique... Sur ce, je vous laisse quelques jours, après un dernier billet ce soir, histoire de me ressourcer en famille !
A bientôt !



Ingrédients (2 grandes verrines)
- 250 ml de lait de chèvre
- 50 grammes de faisselle de chèvre
- 20 grammes de sucre doré bio
- 5 ml de sirop de rose (maison)
- 150 grammes de fraises réduits en purée
- 3 grammes d'agar-agar

Préparation
- Faire chauffer le sirop de rose avec 1 gramme d'agar-agar, ajouter 40 grammes de purée de fraise.
Verser dans les verrines et laisser prendre.
Faire chauffer le lait de chèvre avec 2 grammes d'agar-agar, ajouter la faisselle et le sucre en mélangeant bien. Verser sur la gelée de fraises. Quand le chèvre est pris, ajouter le reste de purée de fraises. Servir frais, décoré d'une demi fraise.


Mardi 24 juin 2008
Pas encore la saison des prunes, je sais... Mais il mes reste des prunes au congélateur et en bocaux, alors je les utilise, et pas seulement en compote hivernale ou en tarte automnale ! Cette tarte-ci est estivale avant la saison ! Car la rhubarbe se trouve sur les étals et dans les jardins au printemps, puis en fin d'été. La prune très douce atténue l'acidité de la rhubarbe en remplaçant agréablement une crème pâtissière ou une amandine. On peut bien sûr aussi utiliser de la compote de pomme ! La prune et la rhubarbe font un agréable ménage gustatif, et sont en plus ton sur ton... Il reste que même adoucie, la rhubarbe n'a pas eu le succès escompté auprès des filles. J'assume donc seule mon addiction à ce légume dont je ne me lasse pas ! Par chance, mon père a eu une récolte fabuleuse, il faut bien trouver des excuses aux pluies de mai ! De quoi faire le plein pour l'année à venir ou presque !

Ingrédients
- pâte feuilletée maison ou du commerce
- une dizaine de prunes (ici jaunes)
- rhubarbe 2 bâtons, c'est selon...
- sucre roux, en fonction du goût
Arrêtez de râler, d'accord la recette est loin d'être précise une fois n'est pas coutume, mais il y a des jours comme ça...

Préparation
Faire compoter les prunes à feu doux, en veillant à ce qu'elle ne rendent pas trop de jus. Mixer finement puis remettre le cas échéant sur feu doux pour faire évacuer le trop plein d'humidité. Abaisser la pâte feuilletée et foncer des moules à tartelettes, couvrir de compote de prune et enfourner à 190°C.
Couper des tronçons de rhubarbe de la taille des tartelettes, éventuellement recoupées dans la largeur selon l'épaisseur. Les cuire avec du sucre roux et un fond d'eau. Quand les tartelettes sont presque cuites, déposer dessus les tronçons de rhubarbe environ 5 minutes. Laisser tiédir puis dégsuter tiède (avec une boule de glace à la vanille) ou froid.

Lundi 23 juin 2008
Souvent je craque pour vos recettes mais à défaut d'ingrédients, je remets à plus tard. Pour ces petits pois à la mode de l'Algarve que nous proposait Elvira il y a quelques jours, j'avais tout en même plus puisque j'ai ajouté des fèves !



Ingrédients (pour deux entrées gourmandes)
- 6/8 petites rondelles de chorizo fort
- 1 tige de cébette
- 1 petite gousse d'ail
- 200 grammes de petits pois cuits
- 50 grammes de fèves cuites
- quelques feuilles de coriandre
- 1 oeuf
- sel, poivre

Préparation
Faire revenir les rondelles de chorizo


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