Jeudi 15 février 2007
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16:00
C'est bientôt mardi gras, dernier jour avant le Carême, qui débute le "mercredi des cendres", soit exactement 40 jours avant le dimanche de Pâques. Pendant toute la période de Carême, l'église chrétienne voulait que l'on fît maigre. Les matières grasses interdites étaient celles à base de porc (dans les premiers temps, le beurre était autorisé pour Carême, ce n'est que par la suite qu'il vint concurrencer directement le saindoux et le lard dans la cuisine des "jours gras").
Ce jour là, il est d'usage de faire des crêpes et des beignets pour utiliser les matières grasses interdites durant le Carême (on jeûne et on prie comme dans d'autres religions monothéistes...) ainsi que les oeufs (que l'on ne récoltera dès lors que pour la Pâques). Jadis, il s'agissait de banquets mémorables réunissant famille et amis autour d'une grande tablée et de festins riches composés de viandes et de pâtisseries.
Cette tradition religieuse (comme toutes les fêtes catholiques du calendrier) se calque sur une célébration d'origine païenne : la période de Carnaval qui démarre traditionnellement de l'épiphanie pour se terminer donc à mardi gras, existe depuis l'antiquité romaine, résurgence des "orgies" du type Saturnales, Bacchanales etc...
Comme existe déjà à cette période le beignet, dont voici la recette (empruntée à Apicius): "Prenez de la fleur de farine, cuisez-la dans de l'eau chaude de façon à obtenir une bouillie très épaisse que vous étalerez sur une assiette. Quant cela aura refroidi, coupez en cubes... et faites frire dans la meilleure huile. Retirez, arrosez de miel, saupoudrez de poivre. Ce sera meilleur si on remplace l'eau par du lait". Il s'agit d'une sorte de chou frit, l'équivalent de notre pet de nonne en somme ! Contraitrement à une idée reçue, ce ne sont donc pas les Arabes qui ont inventé le beignet, même s'ils l'ont popularisé durant le Haut Moyen-âge...
Cette période en est très friande en Occident et le beignet revêt des formes multiples : pipefarces (au fromage), mistembecs (au sirop), rissoles (raviolis frits), beignets soufflés ou venteux surnommés "pets".
Les noms de beigne et beignet remonterait du reste au XIVème siècle, le premier désignant une bosse suite à un coup (buyne d'origine vraisemblablement préromane), c'est encore un terme employé de nos jours - on dit aussi une "bigne" -. Son dérivé, le beignet, est ainsi dénommé parce qu'il est enflé, bosselé...
Au XVème siècle en Italie on confectionne les "frictelle pieni di vento" selon la recette suivante : "Prenez de la fleur de farine, de l’eau, du sel, du sucre; pétrissez cette pâte qui ne doit pas être trop dure. Amincissez-la au rouleau et découpez-la en petits morceaux. Jetés, dans l’huile chaude, ils gonflent à son contact".
Les bugnes lyonnaises sont préparées de la même façon. A la même période, on trouve des beignets et rissoles de sureau, de pommes, de laurier, de sauge et même de riz.
A la Renaissance, Lancelot de Casteau, queux des princes-évêques de Liège établit la recette des "bugnolles" : de la crème est bouillie avec du beurre ; on y verse la farine, en mélangeant bien le tout. Puis on incorpore des oeufs à la pâte. On prélève des petites quantités de celle-ci à la cuillère et on les frit dans du beurre.
Très à la mode à l'époque, c'est une pratique désormais abandonnée (très difficile car le beurre se dénature à partir de 100°C). On ne frit plus aujourd'hui que dans l'huile (ou la végétaline !).
Principale source : L'Europe à table de Liliane Plouvier
Par Nathalie Merceron
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Publié dans : Mémoire
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Jeudi 15 février 2007
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14:48
La typicité de son terroir avec beaucoup de fraîcheur : un vin agréable et facile à boire, chaleureux comme tous les vins de la région. Ce Côte du Rhône est tout à fait représentatif de l'appellation. Issu de grenache majoritaire agrémenté de cinsault et syrah, provenant de sols argilo-calcaires allant de la plaine au coteau, le vin est élevé en cuve afin de privilégier les arômes primaires.
La robe est d'un rouge soutenu avec des reflets framboise, limpide, avec un nez fruité de cerise mûre et de prune. C'est la prune que l'on retrouve en bouche, légèrement épicée (de la vanille, un peu de poivre), après une attaque pleine de fraîcheur, l'acidité contrebalançant bien la chaleur de l'alcool qui se dévoile ensuite. Les tannins sont veloutés. Pas d'amertume, une longueur en bouche honorable et un ensemble bien équilibré.
Il convient bien aux viandes de boeuf mijotées ou aux grillades, mais attention, c'est un vin qui se boit TRES facilement !
Par Nathalie Merceron
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Publié dans : Vin
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Jeudi 15 février 2007
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08:37
Alors qu'est-ce que c'est à votre avis (voyons s'il ressemble à son modèle...), le jaune d'oeuf devait "sculpter" les muscles saillants de la tête mais cela s'est quelque peu déplacé à la cuisson. Vous y voyez quelque chose ?
Voici la recette empruntée au site supertoinette.
Ingrédients
- 600 grammes de farine
- 10 grammes de sel
- 10 grammes de sucre
- 20 grammes de levure (fraîche ou sèche)
- 25 cl d'eau tiède
- 30 grammes de sésame
Préparation
Mélanger la farine, le sucre et le sel. Creuser le centre et y ajouter de l'eau et la levure. Attendre une dizaine de minutes. Quand des bulles apparaissent à la surface, la levure est prête.
Pétrir en ajoutant de l'eau tiède au fur et à mesure (en images ici, mais je n'ai pas respecté l'ensemble du fraisage...). Laisser reposer une à deux heures.
Quand la pâte a bien gonflé, l'aplatir pour obtenir une galette et disposer une grosse moitié de sésame. Pétrir à nouveau afin de bien répartir les graines dans tout le pâton. Donner lui sa forme définitive et couvrir de sésame, badigeonner de jaune d'oeuf et laisser reposer encore une bonne heure.
Cuire à 210°C durant 20 à 30 minutes.
Une autre vue ?
Par Nathalie Merceron
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Publié dans : Recettes - Mies et croûtes variées
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Mercredi 14 février 2007
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21:18
N'importe quel cheesecake peut faire l'affaire, j'ai juste testé un parfum "caramel" mais sans conviction concernant le résultat... La couleur est, en revanche, assez jolie et l'accord avec les poires au gingembre, délicieux ! Une voluptueuse rencontre !
Cela n'a malheureusement pas rencontré le succès escompté car le gingembre est un peu trop audacieux pour les jeunes palais et LUI n'a pas apprécié non plus. Alors, je me suis dévouée : j'ai tout mangé. Rassurez-vous pas tout le cheesecake, juste les poires (si elles n'apprécient pas le piquant du gingembre, les filles adorent le gâteau...).
Ingrédients
- 100 grammes de biscuits (petit beurre)
- 2 cuillères de poudre d'amande
- 65 grammes de beurre
- 300 grammes de fromage blanc
- 2 oeufs
- 10 grammes de sucre
- caramel (à base de 3 cuillères à soupe de sucre et 1 filet d'eau)
- 1 poire
- 1 demi cuillère à café de gingembre en poudre ou un peu de gingembre frais râpé
- 5 grammes de beurre
Préparation
Concasser les biscuits et mélanger avec la poudre d'amande et le beurre. Mettre dans un moule à fond détachable en tassant légèrement. Mettre au frais.
Préparer le caramel. Mélanger le fromage blanc, les oeufs, le sucre et le caramel.
Cuire le cheesecake à 190°C pendant environ 45 minutes. Laisser refroidir et démouler.
Cuire la poire avec un peu d'eau et le beurre. Ajouter le gingembre et laisser confire.
Servir le cheesecake avec des morceaux de poires et arroser de leur sirop épicé.
Par Nathalie Merceron
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Publié dans : Recettes - Plaisirs sucrés
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Mercredi 14 février 2007
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20:57
Pour une minette qui n'aime (toujours) pas le fromage, une version chapelure/thym et pour celle qui adore ça, j'ai ajouté du parmesan.
Ingrédients
- 2 belles escalopes de veau
- 1 oeuf battu
- chapelure
- thym
- parmesan
- sel, poivre
Préparation
Tremper les escalopes dans l'oeuf, puis dans le mélange chapelure/thym/parmesan. Mettre au frais un quart d'heure et mettres dans l'huile bien chaude. Baisser ensuite le feu et laisser cuire une dizaine de minutes (selon épaisseur de l'escalope).
Bon un peu pressée entre l'atelier pâtisserie de ce matin et le repas du bébé, je n'ai pas laissé reposer les escalopes au frais avant de les cuire comme je le fais habituellement. Du coup la panure n'a pas bien tenu... Sur la photo, on a l'impression que la viande est frippée du coup ! On dirait presque une omelette !
Mais c'était tout de même délicieux.
Par Nathalie Merceron
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Publié dans : Recettes - Pour les minettes
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C'est vous qui le dites