Jeudi 5 juin 2008
Qui mieux que des spécialistes, j'ai nommé la Turtle et Tit' (alias Georges), peuvent nous indiquer la Voie, suprême, des gourmandises bretonnes et du sacro-saint Far breton ? Alhya en a fait une version douce et oncteuse, riche en lait, au beurre salé naturellement, une version à double tête puisque réalisée avec les indications de "l'oiseau" de la culinosphère, what else ?...
Une version que j'ai revisitée au lait de chèvre, abricots frais et "miettes" de chèvre frais ! En version mini pour un plaisir maxi mais point trop culpabilisant...


Ingrédients (pour deux, trois ou quatre, selon les parts...mais pas plus ! Sinon, multiplier les proportions !)
- 1 oeuf
- 70 grammes de farine
- 50 grammes de sucre doré bio
- 250 ml de lait de chèvre
- 1/3 cuillère à café d'extrait naturel de vanille
- 40 grammes de chèvre frais
- 150 grammes d'abricots frais
- 35 grammes de beurre demi-sel

Préparation
Délayer la farine dans le lait de chèvre et faire épaissir sur feu moyen comme une béchamel. Ajouter l'extrait de vanille, puis les oeufs et le sucre, battus ensemble préalablement. Beurrer un moule à FAR (ben oui, vous ne savez pas ce que c'est, c'est aussi là...), déposer les oreillons d'abricots, les "miettes" de chèvre frais, puis l'appareil à far, et déposer des copeaux de beurre demi-sel. Enfourner à 270°C 10 minutes puis baisser à 200°C et poursuivre la cuisson environ 40/50 minutes. Couvrir de papier aluminium si besoin. Le far doit être doré, pas carbonisé, ce n'est pas un tourteau fromager !
Déguster tiède, et le reste, carrément froid, mais je doute qu'il en reste !


Mercredi 4 juin 2008
Du sain, du cru, du vivant, du céréalier, cette salade semblé tirée d'un livre de Valérie Cupillard ou de  Claire Chapoutot (alias Cléa sur la blogosphère)... Une salade comme un taboulé, où la menthe et la saveur citronnée rappellent le  caractère libanais, où les graines de blé consassées sont remplacées par le quinoa, blanc et rouge, et où la verdure traditionnelle fait place aux graines germées (pas maison, acheté en magasin bio, donc essntiellement de l'alfalfa)... Avec un peu de yaourt au kéfir (comme dans ce smoothie), cette salade semble un rien apparentée à celle-là de Fabienne (Eggs & Mouillettes), vous ne trouvez pas ?...



Ingrédients (pour deux)
- 30 grammes de quinoa blanc
- 30 grammes de quinoa rouge
- 1/2 citron confit
- 1 courgette moyenne (ou deux petites)
- 5 cl d'huile d'olive fruité vert (ici Baux de Provence)
- 2 cuillères à soupe de jus de citron
- 1 cuillères à soupe de menthe ciselée
- 3 cuillères à soupe de yaourt au kéfir
- 1 poignée de graines germées
- sel, poivre

Préparation
Quelques heures avant, faire mariner les courgettes crues coupées en rondelles avec l'huile d'olive et le jus de citron, salées et poivrées. Cuire les graines de quinoa dans l'eau bouillante salée, égoutter et laisser refroidir.
Mélanger avec le citron confit coupé en très petites dés, ajouter la menthe, le yaourt au kéfir, les graines germées et les courgettes marinées avec leur marinade. Vérifier l'assaisonnement et servir frais.


Mardi 3 juin 2008
Manger cru, on s’en doute, c’est bon pour la santé (quoique… mais nous y reviendrons). Les fruits et légumes sont un concentré de vitamines et sels minéraux et l’on en consomme un maximum lorsqu’ils sont crus et surtout bien frais. Car au bout de quelques jours, ils ont déjà perdu une partie leurs atouts nutritionnels ! Raison de plus pour raccourcir au maximum les circuits de distribution entre producteur et consommateur final ! Le premier point crucial est le stockage (...)

A suivre sur Fureur des Vivres !


 

Mardi 3 juin 2008
Je désespèrerais de la boire durant ce début de semaine, cette boisson toute douce dégustée la semaine passée, un jour d'éclaircie et de chaleur tant attendue ! Je ne sais pas vous, mais ce temps plucieux me mine. Je tourne en rond, jusqu'au moment où je regagne mes fourneaux... Le plaisir de cuisiner efface alors la triste grisaille du ciel (d'autant plus que le ciel provençal est d'un bleu profond en cette saison normalement).

Ce smoothie de kéfir au melon est une grande douceur, sans sucre, mais rien ne vous empêche d'en rajouter. L'aneth lui apporte beaucoup de caractère en bouche.
Je le dédie à Murielle et Stanislas pour
l'Escale lactée de la Table Monde... 7ème édition et 1er anniversaire de cet espace vivant, convivial, animé par deux passionnés, friands de contacts humains comme de bonnes choses à manger...

La voie lactée existe bel et bien toujours à la maison  (avec une fillette et un bébé non allergiques...), même si le lait c'est laid... Mais comment résister aux desserts lactés, aux fromages, au beurre demi-sel que l'on tartine avec de la confiture maison au petit déjeuner, selon la tradition bretonne ET vendéenne (en tout cas une tradition bien ancrée jadis chez mes grands parents des Deux Sèvres et un véritable héritage familial) ? Il y a bien les laits végétals, il y a aussi les laits fermentés. Le kéfir en fait partie. Ici, c'est un yaourt au kéfir bio que j'ai utilisé, excellent pour la flore intestinale.


Mais d'abord, je profite de ce billet pour répondre à Joëlle (Nuage de Lait) et Annellénor (Passion gourmandise) - tu vois, tag puis smoothie ! -, encore deux ou trois choses pour donner un visage humain à ce blog qui peu semble souvent un peu impersonnel et aride) !

Couleur préférée : celle portée est le plus souvent le noir, mais j'aime bien le rouge lie-de-vin/bordeaux, un rouge profond, un peu sombre et lourd mais voluptueux.

Matière préférée : naturelle ! Pelages d'animaux, peau humaine (surtout des bébés !), écroce d'arbre, velouté d'une pêche ou d'un pétale de rose...

Odeurs préférées : les odeurs de cuisine en général, fleurs odorantes (rose, chèvrefeuille, jasmin, violette, lilas...), l'odeur d'herbes mouillée, celle des embruns  et (que les moins de 18 ans, se voilent les yeux), celles de l'amour charnel.

Gourmandises préférées : le chocolat, le fromage, le vin

Ce que j'aime recevoir : des fleurs, des chocolats et du vin !

Le style de ma déco : tant que les filles seront petites et crayonneront les murs, la déco passe au second plan...

Après avoir répondu, selon la règle je désigne à mon tour 6 personnes, et ma foi, le hasard fait parfois bien  les choses, aux 6 derniers billets avec commentaires, les premiers qui auront répondu, si toutefois ils n'ont pas déjà répondu et s'ils le veulent bien (parce qu'en plus, ils le valent bien ! Quand je vous dis que le hasard fait bien les choses...) :

Vanille sur les mini financiers au chocolat blanc, pavot et pâte de citron, Sophie sur la fausse tatin à l'oignon rouge, Philou sur le tourteau fromager, Lolotte sur un billet sur le vin et la musique (volet II), Miss'Pat sur la caïpiroska et les oladyi russes, et Tifenn, sur l'histoire du café...


Ingrédients
- 80 grammes de yaourt kéfir
- 1 cuillère à soupe d'aneth (soit 2 grammes)
- 150 grammes de melon

Préparation
Mixer le yaourt, l'aneth et le melon. Déguster très frais, si le temps le permet...


Lundi 2 juin 2008
Si de nombreux festivals de musique, notamment dans les régions vinicoles, font la part belle au vin, avec dégustations et initiation à l'oenologie, l'accord vin-musique est rarement abordé. Quelques oenologues, sommeliers, vignerons et musiciens sont passé maîtres dans cet art étonnant : marier crus et pièces de musique.

C'est le cas notamment de l'association Musique et Vin et des soirées musicales éponymes. Créée en septembre 2007  à l'initiative d'une pianiste concertiste, Elsa Fortin, cette association a pour vocation d'organiser des concerts thèmatiques où l'on déguste un vin précis, sélectionné par Georges Lepré, sommelier émérite, pour s'accorder à la musique écoutée.

Ces soirées intimistes à l'image des "shubertiades" (les soirées musicales et littéraires où Franz Schubert conviait ses amis) ont lieu en petit comité d'environ 40 personnes. Deux à trois heures de concert  autour de "tableaux de Noël", du "réveil du Printemps", ou des variations sur Chopin et la musique cubaine ! Avec à chaque fois, un verre de vin marié à la musique. Deux arts éphémères, vivants, changeants et riche en émotions qui se répondent...

Demain soir, ce sont vins ibériques, à savourer avec des tapas et du pata negra, en écoutant des pièces de grands compositeurs espagnols comme Albenis ou Granados. Lors de cette soirée intitulée "Tinto" (traduisez rouge, pour la couleur du vin), on pourra également découvrir quel vin s'accorde le mieux avec la musique flamenca, en présence du guitariste Paco Narvaez.


Soirée Tinto! le 3 juin 2008 à partir de 19h30 - 16, rue de Naples, Paris 8e arrondissement - Tarif: 35 euros - Renseignements: contact@musique-et-vin.fr
par Tiuscha publié dans : Vin
Lundi 2 juin 2008
Au pavot ou pas... Après avoir fait une première fois de ces financiers au chocolat blanc et à la pâte de citron (ils sont partis tellement vite que je n'ai pas eu le temps de les photographier !), j'en ai refait cette fois-ci au pavot. En version mini, toujours, idéal pour grignoter au dessert, avec le café ou encore au goûter pour ces petites demoiselles. Mais c'est encore LUI qui en mange le plus ! A refaire donc, c'est la deuxième fois mais sûrement pas la dernière !

La pâte de citron doit être peu sucrée, elle peut être plus ou moins prise et on peut la remplacer par de la marmelade à condition de diminuer la quantité de sucre dans les financiers. Mais franchement, je vous recommande cette pâte de citron faiblement sucrée, acidulée, qui tranche merveilleusement avec la douceur des financiers.
Voilà enfin,
Vanille, la recette de ces petites gourmandises apparues par erreur et disparues aussi vite, évanescentes gourmandises...



Ingrédients
- 1 citron jaune
- 50 grammes de chocolat blanc
- 70 grammes sucre glace
- 60 grammes de poudre d'amande
- 85 grammes de beurre
- 20 grammes de farine
- 2 cuillères à soupe rase de graines de pavot (facultatif)
- 30 grammes de sucre


Version "sans"


Préparation
Préparer la pâte de citron comme expliqué ici, avec moins de sucre, le financier l'étant suffisamment : on fait cuire le citron dans l'eau, puis, on mixe avec l'eau, puis on fait épaissir avant d'ajouter le sucre...
Chauffer le beurre dans une casserole jusqu'à ce qu'il prenne une couleur noisette, puis laisser refroidir. Mélanger le sucre glace, la poudre d'amandes et la farine. Ajouter les blancs d'oeufs (non battus) et le beurre, puis le chocolat fondu. Placer au réfrigérateur une bonne heure.
Mettre un peu de pâte dans des moules souples, format mini, poser un peu de pâte de citron puis recouvrir avec un peu de pâte. Cuire 20 minutes à 180°C.


Dimanche 1 juin 2008
Cette recette a été faite il y a bien une semaine... Je vous les communique parfois en décalé, en fonction de mon humeur et du temps nécessaire à leur écriture et leur publication. Mais là, c'est sur le fil car la quinzaine de l'oignon se termine aujourd'hui chez Lavande !

Or, cette recette n'est pas essentielle à son récapitulatif en soi mais cette cuisson en papillote l'est davantage ! D'un point de vue gastronomique d'abord : l'oignon reste ferme tout en étant fondant mais il n'est ni grillé, ni bouilli. Donc on conserve une saveur optimale ; l'oignon grillé a une saveur moins puissante que celui cuit à l'eau, mais ce dernier est moins intéressant du point de vue nutritionnel. En effet, sur le plan diététique, des études ont montré que
le fait de faire bouillir l’oignon diminuait sa teneur en flavonoïdes et, ainsi, son activité antioxydante (lorsque l’oignon est cuit dans une soupe ou un pot-au-feu, cet effet importe peu puisque l’eau de cuisson est consommée !). Cuire l’oignon au four ou le faire sauter fait augmenter sa teneur en flavonoïdes puisque l’eau s’évapore, créant ainsi une plus grande concentration de ces antioxydants.
La cuisson en papillote est simple et bénéfique à tout point de vue !


Ici, c'est l'oignon rouge qui est à l'honneur. Plus doux que le "paille" et le blanc, sa couleur rosée dans cette fausse tatin est 100% naturel, pur oignon rouge ! Couleur, douceur, voici l'oignon idéal pour cette recette...

Ingrédients (pour deux personnes)
- 2 oignons rouges
- 1 feuilles de filo
- 10 grammes de beurre salé
- fleur de sel au piment d'Espelette

Préparation
Faire cuire les oignons rouges en papillote à 200°C environ 20 minutes. Quand l'odeur vous chatouille les narines, c'est cuit !
Découper dans la feuilles filo, quatre cercles de la taille des moules à tartelette. Faire fondre le beurre salé et en badigeonner chaque cercle ainsi que les moules. Doubler les cercles (deux fois deux) en les soudant avec le beurre. Couper les oignons en fines lamelles et les disposer dans les moules à tartelette, couvrir des deux de cercles de pâte et enfourner à 210°C environ 10 minutes, le temps de dorer la filo.
Démouler ces fausses tatins et parsemer de fleur de sel au piment d'Espelette.



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