Jeudi 31 mai 2007
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La ronde des confitures a commencé et n'est pas prête de se terminer ! Tout a commencé avec les fruits rouges (fraises et cerises, recettes à venir), mais c'est les abricots dont il faut s'occuper vite car le mistral les fait tomber !

Pour changer des mariages plus classiques et parce que je me suis entichée de la fève tonka, véritable trésor épicé, j'ai testé la confiture d'abricots à la fève tonka, un mariage puissant, très aromatique !

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Ingrédients
- 1 kilo d'abricots
- 800 grammes de sucre roux
- 1 fève tonka (ici, pas tout à fait entière...)
- 2 grammes d'agar-agar

Préparation
Faire compoter les abricots coupés grossièrement avec environ 20 cl d'eau. Quand ils sont bien tendres, ajouter le sucre et râper une partie de la fève tonka. Augmenter la puissance du feu et mettre l'agar agar, en mélangeant bien pendant 2 minutes. Râper le reste de la fève. Mettre en pot aussitôt et laisser refroidir.

NB en matière de confitures, il existe différentes techniques : je mets les pots au four à 60/65°C le temps de cuire la confiture, je verse dans les pots bien chauds, je visse et je retourne pour faire le vide !

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Jeudi 31 mai 2007
Un reste de lait fermenté, des abricots à profusion, la lavande en pleine floraison... L'envie d'un cake s'est naturellement fait sentir pour le goûter d'aujourd'hui !
La base de la recette provient de chez Cathy (de la marmite.. Une des pâpesses du lait ribot !), son cake aux figues et au romarin... Mais ici les fruits secs sont remplacés par des frais, acidulés, j'ai donc ajouté un peu de sucre roux pour équilibrer les saveurs, et j'ai revu le cake de Cathy version individuel, en obtenant au final 12 mini cakes (moules souples à financiers, + 2 caissettes à muffin).
Par ailleurs, vu l'avalanche d'abricots que le vent fait tomber (certains sont hélas à peine mûrs), il a bien fallu reprendre la route des confiture, conserves en tous genres et compotes ! J'ai donc testé divers accords pour la compote d'abricot, la classique cannelle, la tonka puissante, le cumin qui va bien, le piment moins convaincant, et le curry, très très réussi ! Du coup
, j'ai dégusté ce cake à l'abricot et à la lavande avec une compote d'abricots au curry

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Ingrédients
- 150 grammes de farine semi complète
- 150 grammes de farine de petit épeautre
- 50 grammes de sucre roux
- 1 sachet de levure
- 25 cl de lait fermenté
- 7 cl d'huile d'olive
- 3 oeufs
- 6 beaux abricots
- 3 tiges de lavande

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Préparation
Battre les oeufs, mélanger avec le lait fermenté, l'huile, ajouter les farines et la levure. Incorporer les abricots coupés en petits morceaux et la lavande effleurée (si on dit effeuiller pour l'acte d'elenver les feuilles, de devrait-on pas dire effleurer pour celui d'ôter les fleurs ?!), bref mélanger les fleurs de lavande...
Enfourner à 180°C durant 45/50 minutes. Laisser tiédir avant de démouler.

Quant à la compote, rien de plus simple : faire cuire 4 ou 5 abricots coupés en gros morceaux avec un peu de sucre roux (à ajsuter en fonctions des variétés qui sont plus ou moins acide à la cuisson), une demi cuillère à café de poudre de curry.

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Jeudi 31 mai 2007
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Symbole de la ville de Nyons, l'olivier en est aussi l'une des premières richesses agricoles et l'une des plus anciennes. Si le bassin méditerranéen et la Provence se targue de voir l'olivier prospérer depuis près de 8000 ans avant J.C., les Voconces ou pays nyonsais attestent d'une culture oléicole précoce (le vestige le plus ancien, de la culture de l’olivier est une meule à huile retrouvée dans les fouilles d’une villa romaine datée du début du 1er siècle).

Durant plus de 2000 ans, l'olivier est demeuré un arbre majeur dans le patrimoine prvençal, même si les vergers ont considérablement été démantelés par les nombreuses périodes de gels intenses que l'histoire de la terre de Provence a connu.
De 1 million d’arbres environ au début du XXème siècle à 500 000 arbres en 1929 puis à 220 000 en 1985 ! Par sélection naturelle, la variété "tanche" s'est imposée au fil du temps dans la région de Nyons. C'est celle-ci qui vaut à la ville sa référence en matière d'olives, classées AOC depuis 1994, comme son huile (toutes premières olive et huile classées en AOC)...

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Aujourd'hui, les principales oliveraies (
60% de la production) se concentrent sur sept communes du Nyonsais et des Baronnies, et plus du tiers provient de zones montagneuses. Là, sous le soleil ardent de Provence, les vergers sont étagés à flan de coteaux, comme la vigne avec laquelle l'olivier partage la terre aride et rocheuse (cette topologie naturelle a évolué vers le développement de terrasses destinées à éviter l'érosion). Un ensoleillement plus que généreux, doublé de la présence du mistral ainsi que du "pontias" (un vent local qui souffle sur Nyons) qui assèchent encore davantage le sol, ainsi que les fortes gelées hivernales ont imposé la variété "Tanche" sur le terroir nyonsais.

C'est du reste ces gelées et le temps sec qui lui confèrent cet aspect ridé, un atout qui lui permet de poursuivre sa maturation par grand froid. Elle se cueille alors, bien noire, marbrée de brun, une teinte surnommée "robe de bure" ! Et qui dit fruit mûr, dit, bien entendu, meilleure saveur, plus fruitée, plus fine, moins amère... Elle se distingue en cela de ses voisines provençales, "Aglandau", "Cailletier", "Lucques", "Grossane", etc...
On la récolte en hiver, entre mi décembre et mi janvier, et on l'immerge aussitôt dans une saumure (à 10% en général), elle se confit lentement et se bonifie avec les mois. Comptons 6 mois pour que l'osmose s'effectue et que le sel pénètre dans l'olive tandis que l'amertume en est chassée... Mais il vaut mieux compter 15 à 18 mois pour que l'olive offre le meilleur d'elle-même !

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Un autre mode de préparation, plus rapide, consiste à "piquer" au préalable les olives (à les entailler) afin que le sel pénètre plus rapide. Celles-ci ont l'avantage de se déguster au bout de quelques jours mais sa durée de consommation est également plus courte et ne peut excéder les quelques mois de récoltes (décembre-février). Cette "olive primeur" se caractérise par un goût de noisette et une grande fraîcheur gustative... Cette curiosité donne lieu à une "fête de l'olive piquée" qui se déroule chaque année en décembre à Nyons et qui permet de cuieillir, piquer et accommoder ses olives. Il existe aussi une fête de l'olive en hiver à Buis les Baronnies et pour accueillir les touristes comme il se doit, la ville de Nyons a mis en place les Olivades qui se déroulent le deuxième week-end de juillet. Au programme : conférences, dégustations et marché local mettent en valeur le joyau noir du Nyonsais...

A noter les performances renouvelées en mars 2007 au Concours Général Agricole : médaille d'or pour l'olive noire extra et médaille d'argent pour l'olive noire N°1 !

L'AOC "Olive noire de Nyons", en chiffres...

Superficie : 1200 ha
Nombres d'arbres : 220 000 oliviers

57 communes dans l'air géographique de l'A.O.C.

9 moulins dont 1 coopérative

38 conservateurs et négociants

Production en A.O.C. Nyons : 400 tonnes d'olives et 200 tonnes d'huile d'olive

Merci au Syndicat de la Tanche de m'avoir prêté leurs photos...

 

Mercredi 30 mai 2007
C'était parti pour une terrine de lapin en gelée à la sarriette et aux olives, ce sera chose faite mais par manque de temps, l'improvisation a donné un taboulé de boulgour aux herbes, à l'affilochée de lapin, citrons confits et courgettes crues !
La présentation (réalisée à la va vite, elle mériterait plus de couleur...) a permis de valoriser ce plat pour les beaux yeux de Lavande qui a décrété ouverte la semaine de la courgette !
Quant aux alliances de saveurs, elles sont ici toutes en subtilité, douce-acidulée, pleines de fraîcheur...

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Ingrédients
- 250 grammes de lapin effiloché (celui ci cuit longuement dans un bouillon composé d'oignon, ail, laurier, thym, romarin, cognac)
- 1 belle courgette
- 200 grammes de boulgour
- 1 cuillère à  café bombée de cumin
- 1 citron confit
- 2 cuillères à soupe de jus de citron
- 3 cuillères à soupe de menthe
- 2 cuillères à soupe de renouée (on pourrait mettre de la coriandre)
- 2 cuillères à soupe de mélisse (on pourrait mettre de la citronnelle)
- huile d'olive fruitée
- sel, poivre

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Préparation
Cuire le boulgour dans l'eau salée, ajouter le cumin en fin de cuisson. Laisser gonfler puis refroidir les graines.
Cuire le lapin dans le bouillon, laisser refroidir et effilocher. Mélanger avec le boulgour, ajouter les herbes ciselées. Détailler les lasagnes de courgettes (je n'ai pas de mandoline, j'ai donc découpées 5 longueurs par assiette, à l'économe !). Couper le reste en fine julienne.Couper de même finement le citron confit. Ajouter à la préparation ainsi que le jus de citron. Saler, poivrer. Arroser d'huile d'olive et rectifier l'assaisonnement.

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Dresser le taboulé dans les assiettes avec un cercle. Entourer de 4 languettes de courgette, en déposer une "tourbillonnant" sur le dessus pour le décor ainsi qu'une feuille de menthe. A servir frais mais pas trop afin de conserver présentes les saveurs subtiles et harmonieuses du plat !
Une touche de rouge mettrait un peu de couleur et de lumière dans cette entrée plein de verdure...

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Mercredi 30 mai 2007
Peut-être les avez-vous déjà vues ces bouchées moelleuses aux crevettes ? Ce sont presque les mêmes mais elles sont cette fois-ci parfumées au lait de coco et à la coriandre. C'est toujours aussi délicieux, fondant et cette petite touche exotique me plaît encore plus que la saveur aneth...

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Ingrédient
- 200 grammes de crevettes cuites
- 4 oeufs
- 1 oignon
- 2 belles cuillères à soupe de coriandre
- 25 cl de lait de coco
- 3 cuillères à soupe de flocons d'avoine
- crème fraîche liquide
- sel, poivre

Préparation
Hacher grossièrement les crevettes. Faire chauffer le lait de coco et y faire gonfler les flocons d'avoine. Faire revenir l'oignon, battre les oeufs et travailler comme des oeufs brouillés pendant deux/trois minutes. Laisser refroidir puis ajouter les flocons, les crevettes et 1 cuillère à soupe de coriandre ciselée. Saler et poivrer. Faire cuire dix minutes à 190°C dans des moules souples (type mini muffins, ici moule à financiers). Servir tiède avec une sauce réalisée avec de la crème liquide, salée et poivrée, mixée avec le reste de la coriandre.

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