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Samedi 31 mai 2008
Déguster un grand cru ou un petit vin de pays en bonne compagnie et avec un mets savoureux, rien de plus agréable. Et en musique donc ! Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ! Sur ce thème, de nombreuses manifestations existent à travers l'hexagone : dans la plupart des régions viticoles fleurissent des Festivals qui mêlent la musique, notamment classique, et les vins du terroir local.

C'est le cas des manifestation Musique dans les Vignes et Jazz dans les Vignes qui proposent des pièces musicales avec à l'entracte, une dégustation orchestrée par les vignerons du Haut-Vaucluse...
On retrouve aussi ce concept qui allie le plaisir de la musique et celui du vin au Festival Musical des Grands Crus de Bourgogne, qui se compose depuis 23 ans déjà, de 5 festivals à Chablis, Noyers, Meursault, Gevrey-Chambertin et Cluny : une charte commune mais une liberté totale de programmation : de la musique classique bien sûre mais aussi du jazz et de la musique médiévale à Chablis dès juin 2008, de la chanson populaire, musique du monde et du swing à Gevrey-Chambertin en septembre 2008.  En parallèle de la découverte du vignoble, de l'initiation aux vins de Bourgogne et des dégustations durant les concerts.
Citons encore le Festival Patrimoine, Musique et Vin chaque vendredi de mai et juin autour de Pézenas dans l'Hérault,
"Musique et vin" en juin à Villelongue de-la-Salanque, près de Perpignan, les Festi'Caves à Arbois en juillet.
C'est en juillet également que se déroulent les Grands Crus Musicaux, dans les chateaux prestigieux du Bordelais
(Château Giscours, Château Cheval Blanc, Château d'Yquem...), avec de belles dégustations en fin de concerts. Et en octobre à Grenoble, le Millésime, Festival oenologique et musical, fait également la part belle aux partitions comme aux terroirs vinicoles.

Avis aux blogueurs suisses, il existe aussi plusieurs manifestations du genre, tel le Festival Cully Classique dédié à la musique de chambre et au vin.

Mais rarement, il est fait état d'une véritable connivence entre un vin et une musique, d'un accord intime, où se mêlent les personnalités semblables de deux oeuvres artistiques et humaines à la fois. car tels sont le vin et la musique, nés de la main de l'homme avec une touche de lyrisme et de sublime en plus... Mais, il existe bel et bien des soirées où le vin et la musique se mêlent intimement, se répondant mutuellement... A suivre !

Vous avez manqué le premier volet dédié à ce rapprochement entre le vin et la musique,
c'est ici...
Par Tiuscha - Publié dans : Vin - Communauté : ABC-CUISINE
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Samedi 31 mai 2008
Plus de cachaça pour la caïpirinha ? Pas de souci, faites une caipiroska, l'équivalent russe, à la vodka ! Et pour l'accompagner, des oladyi au pavot, vous savez ces crêpes épaisses que nous autres appelons à tort des blinis (et oui, les blinis sont en effet des crêpes "plates"... Sophie vous le confirmerait) ! Et pour étaler sur ces oladyi, une garniture à la russe à base de yaourt au kéfir et de gros cornichons malossol, d'aneth et de graines d'anis ! Superbe accord avec la caipiroska !

cocktailerie_logo

Lolotte, la globe-trotteuse qui va bientôt quitter ses Etats Unis "d'adoption", organise un pot de départ et collecte nos cocktails avec et sans alcool. Alors, na zdorovje Lolotte !

Quant à
La recette d'oladyi, elle provient de chez Angel, une russe "pur jus", qui nous enchante avec son accent slave (pour peu qu'on ait eu le plaisir de l'entendre, on aura toujours cet ravissement à l'oreille) et ses recettes gourmandes de Russie, d'Ukraine et de chez nous...


Caipiroska !


Ingrédients (par personne)
- 1 cuillère à soupe de sucre
- jus d'1/2 citron vert
- 1 cuillère à café de feuilles de menthe
- 1/2 verre de vodka russe (mais de la polonaise ira bien !)
- glace pilée

Préparation
Mélanger le jus de citron vert et le sucre jusqu'à ce que ce dernier soit bien dissout. Ajouter la vodka puis les feuilles de menthe, bien mélanger. Terminer par la glace pilée et décorer de feuilles de menthe.



Blinis au pavot et sa garniture

Ingrédients
- la moitié de la pâte (voir ici la recette)
- 2 cuillères à soupe bien pleines de graines de pavot
- huile ou beurre
pour la garniture (pour 2 odalyi)
- 1 cornichon malossol
- 3 cuillères à soupe de yaourt kéfir
- 2 pincées de graines d'anis
- 1 cuillère à café d'aneth (ou brin de fenouil)
- sel, poivre

Préparation
Procéder comme indiqué ici pour les blinis, ajouter le pavot à la fin dans la pâte levée, sans trop mélanger, et faire cuire les odalyi. Garder tièdes.
Couper le cornichon en petits dés, mélanger avec le yaourt, les herbes et graines, assaisonner. Déposer sur les odlayi tièdes et déguster en sirotant la caipirosca !


Par Tiuscha - Publié dans : Recettes - Mise en bouche - Communauté : ABC-CUISINE
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Vendredi 30 mai 2008

Noire,  « tannée » par le soleil et grillée par la main de l’homme, la fève du café a parcouru un long voyage dans l’espace et le temps avant de parvenir jusqu’à nous…

 

Des chèvres surcaféinées !

Selon la légende, un berger arabe ou yéménite aurait noté l’excitation et la vivacité extrême de ses chèvres grignoteuses de baies rouges. Les goûtant, il se serait senti plus vif lui-même. De bouche à oreille, les moines d’un village voisin utilisèrent ces baies rouges afin de rester éveillés durant la prière. Toujours selon la légende, ces moines découvrirent qu’en faisant griller ces baies, ces dernières conservaient leurs vertus stimulantes tout en développant une saveur plus agréable.

Cette légende situe la découverte du café par l’homme selon les sources en 300 ou 800  après Jésus Christ, en Ethiopie ou au Yémen. Les premiers textes évoquant le café feraient remonter leur existence à l’an 900-1000 mais son existence est très certainement bien antérieure !

 

Petit voyage dans le temps… Première étape moyen-orientale

Le caféier est un arbuste originaire de la « Corne de l’Afrique », des hauts plateaux de l’Ethiopie au Yémen, où il pousse à l’état sauvage à la faveur du climat tropical. Les premières plantations, yéménites, se développent en Arabie et en Egypte. Le café gagne ses lettres de noblesse dans le monde musulman et remplace le vin, boisson trop subversive. Il y gagne le nom de « kahwa » qui, en arabe, évoque tantôt un vin doux dans la poésie ancienne, tantôt l’amour divin, chez les mystiques. Le sens aurait progressivement glissé vers le café vers le XIIIème siècle, après l’interdiction du vin par l’Islam.

C’est surtout au XVème que le café se popularise à travers le monde musulman, du Caire à Constantinople et à Istanbul, à travers les « maisons de café », des établissements qui s’ouvrent dans divers grands ports et villes du Moyen-Orient, dans la première moitié du  XVI siècle. La Turquie devient la nouvelle « Mecque » du café, le terme kahwa devient kahvé qui se modifiera ensuite en caffè en italien (à partir de 1615, date à laquelle le café se fait connaître pour la première fois en Italie, à Venise) puis en café, en français.

 

Et vogue le café... Escales européennes !

Dès l’arrivée du café en Italie en début du XVIème siècle, l’Eglise voit dans cette boisson à la robe noire, à la saveur puissante et amère, aux vertus énergisantes, la marque du Démon ! Mais l’Inquisition ne réussit pas à éliminer ni le produit, ni les « chancres sociaux » que sont à ses yeux les maisons de café ! Jusqu'au XVIIe siècle, il n'est en Italie qu'une curiosité réservée à l'entourage des quelques voyageurs qui en rapportent d’Orient. On en trouve aussi comme médicament chez les apothicaires. 

En 1644, un navire d'Alexandrie débarque sa marchandise à Marseille où s'ouvre, 10 ans plus tard, le premier café public, puis un autre et il faut attendre 1672 pour l’inauguration du premier café parisien. Bien avant la création en 1702 par Francesco Procopio  Cutô, du fameux Procope, premier café littéraire à la française…. Vers 1669, l'ambassadeur de l'empire ottoman à Paris, Soliman Aga, vante les mérites de la boisson auprès de la haute société parisienne, en se livrant à des mises en scène que singera par Molière dans son Bourgeois Gentilhomme !

En 1683, Les Turcs assiègent Vienne mais sont mis en déroute à la faveur de l’intervention d’un Polonais qui fournit toutes les informations nécessaires à la victoire des Autrichiens. En remerciement, Franz Goerg Kolschitzky acquiert la nationalité autrichienne et 500 sacs de café. Il crée un café mais le succès se fait attendre : les viennois n’apprécient pas le café à la turque. Il a alors l’idée de filtrer le café et d’y ajouter de la crème fouetté : le café viennois est né !

Très vite, les européens s’entichent du café, après le thé et le chocolat. Ce sont les grands transporteurs maritimes européens, comme la East India Company et la Compagnie Hollandaise des Indes orientales, qui amorceront le véritable commerce du café en Europe.

Au début du XVIIIème siècle, les Hollandais, suivis de près par les Français et les Espagnols exploitent des plantations de caféiers dans leurs colonies respectives ; de l’Afrique, le café s’installe en Indonésie, Amérique du Sud et dans les Antilles.

Il s’échange vite en bourse et devient l’une des plus importantes cotations sur les marchés mondiaux.


Buveurs célèbres de café

Parmi les hommes d’état buveurs de café, on raconte que Napoléon 1er disposait de 7 cafetières en permanence sur le feu et qu’il se dopait littéralement à cette boisson « énergisante » ! Pendant la campagne d'Égypte notamment, il consommait beaucoup de cette boisson autochtone… Louis XV fut incontestablement sous le charme de la noire boisson et fit planter des caféiers sous serre à Versailles.

Talleyrand vanta les vertus du café qui « libère l’estomac, ne trouble pas la pensée, active le sang, facilite le travail, restaure la santé et procure des nuits délicieuses » !

Du côté des écrivains, le plus grand consommateur fut sans doute Voltaire, qui, dit-on, buvait jusqu’à 75 tasses par jour ! A son médecin qui le mettait en garde contre les effets nocifs d'un abus de café, il aurait répondu: « S'il en est ainsi, voici quatre-vingts ans que j'essaie de m'empoisonner ». Et bien sûr les encyclopédistes. De là à imaginer le café-boisson et le café-institution aux commandes des événements de 1789, il n’y a qu’un pas…
Honoré de Balzac est aussi réputé grand buveur de café, il buvait jusqu’à 30 tasses par jour et il lui a même consacré une étude. Quant à Céline, il  ne jurait que par son café au lait !
Parmi les compositeurs de musique, Beethoven appréciait le café très fort, préparé à « soixante grains par tasse ». Quant à Bach il lui dédia une cantate !

Par Tiuscha - Publié dans : Mémoire - Communauté : ABC-CUISINE
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Vendredi 30 mai 2008
Comme à l'accoutumée, je partage la pâte à pizza avec les filles : chacune sa version ! Car l'une d'elles déteste le fromage (hélas !). Et puis cela donne l'occasion de leur faire une pizza amusante et jolie... Ici, ces demoiselles ont eu droit à cette pizza papillon, tandis que j'optais pour un mariage asperge blanches/parme/mozzarella/parmesan.


Première calzone pour l'occasion ! Et aussi incroyable (cela ne m'étais plus arrivé depuis Lavande et nos recettes jumelles), Diane a réalisé (pas pour Nono, le pauvre) également une pizza-chausson aux asperges (vertes, elle...). La magie des envies communes, des inspirations partagées, c'est ça aussi la culinosphère. Et avant-hier, c'était une brioche réalisée en même temps que Maya...
Dire que j'ai failli faire
cette focaccia (l'ancêtre de la calzone paraît-il, comme quoi...) qui m'avait tapé dans l'oeil, comme base de pizza selon les indications de son auteur, Garance. Mais 8 heures de préparation, même s'il n'y a pas grand chose à faire, c'est sans compter les envies express de mes fillettes ! Je ne désespère pas de la réaliser, en m'y prenant à l'avance cette fois !


Ingrédients (pour une personne)
- 100 grammes de pâte à pizza (celle-là, éventuellement)
- 2 asperges blanches moyennement dodues
- 1 tranche de jambon de parme
- 60 grammes de mozzarella (di bufala)
- 1 cuillère à soupe de parmesan
- 1 brin d'origan frais
- sel, poivre

Préparation
Cuire les asperges blanches dans l'eau salée, égoutter et laisser refroidir. Abaisser un cercle de pâte.  Déposer les asperges, le jambon coupé grossièrement, déposer un brin d'origan et couvrir de mozzarella. Saupoudrer de parmesan et refermer le chausson en soudant les bords. Enfourner à 220°C environ 15 minutes, 20 si vous préférez une croûte plus cuite.


Par Tiuscha - Publié dans : Recettes - Gourmandises végétales et céréalières - Communauté : ABC-CUISINE
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Jeudi 29 mai 2008
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais c'est quand même incroyable d'en être réduite à se réchauffer d'une soupe à la fin du mois de mai, surtout en Provence ! Averses sur averses, et, entre deux, une rafale de vent ; les fruits pourrissent sur l'arbre ou tombent à peine mûrs (on ramasse aussitôt quand le temps le permet, sinon, c'est encore pire, ils pourrissent dans la terre !). La soupe de mai est en général crue et rafraichissante, là, elle est chaude, certes pas fumante mais c'est bien une soupe d'automne qui convient à ce temps d'octobre !
La recette est fortement inspirée de
celle-ci d'Eryn, avec le mariage du poireau, du citron et des graines de pavot.



Ingrédients (pour 2/3 personnes)
- 2 poireaux
- 1 pomme de terre
- 10 cl de bouillon de viande (ici, le fond d'agneau collecté lors de cette recette)
- 10 cl de crème liquide
- jus d'1/2 citron
- zeste d'1 citron (en conserver 1 cuillère à café pour la présentation)
- 2 cuillères à soupe de graines de pavot
- sel, poivre

Préparation
Cuire les poireaux et pommes de terre à la vapeur. Mixer avec le fond de viande et la crème (ajuster l'épaisseur du velouté), saler, poivrer. remettre à chauffer sur feu doux avec le zestes de citron 5 à 10 minutes. A
jouter le jus de citron, les graines de pavot et rectifier l'assaisonnement. Décorer de zestes de citron et servir, chaud !

Par Tiuscha - Publié dans : Recettes - Entrées chaleur - Communauté : ABC-CUISINE
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