On entre dans une grande série dédiée au canard, sous toutes ses formes ! Canette rôtie, confit de canard, et on démarre à l'envers (forcément, il faut une carcasse
donc il faut l'avoir décarcassé d'abord) avec cette soupe de canard aux vermicelles mais pas de pâte, ni de riz, ni même encore de soja ! Non,
des vermicelles de navet !
Et c'est une façon géniale de faire manger de ce légume, croyez-le bien ! Qui sera contente ? Lavande pardi ! Là, je fais honneur à la semaine du navet.
Une démonstration ? Là encore, je commence par la fin c'est à dire le dialogue au moment de la dégustation...
Contre-plongée sur la cuillère qui monte vers la moustache courte et humide, zoom avant sur le bouillon de canard et travelling vertical vers l'assiette de soupe.
LUI (satisfait) : Pas mal, on dirait une soupe chinoise... Et pour cause, les asiatiques en consomment des bols et des bols !
MOI (interrogative) : Pourquoi dis-tu ça ? Voui, on châtie le langage chez nous (mais pas trop fort...)
LUI (gourmand) : On dirait des vermicelles chinois. Chouette, chouette, on y vient ! Euh, on dit vermicelles chinois, mais vermicelles est au féminin, quelqu'un peut-il me sauver de la honte orthographique ?
MOI (fiéraude) : Ce sont des vermicelles de navet ! Chic, je le surprends encore !
LUI (étonné) : C'est v.... bon ! Quand je vous dit que le langage n'est pas châtié trop fort...
Voilà pour la fin, passons au début !
Ingrédients
- 1 demi litre de bouillon de canard dégraissé (la carcasse d'une canette rôtie, vous le verrez dans quelques jours)
- 1 navet
- 2 cuillères à soupe de viande canard coupé en fines lamelles
- piment d'Espelette - sel, poivre
Préparation
Réaliser des vermicelles de navet avec un zesteur (à défaut d'un instrument plus moderne), mettre à cuire dans le bouillon, ajouter la viande et assaisonner. Servir bien chaud.
Une photo ? Comment ça, vous ne me croyez pas sur parole ? Bon allez, c'est bien parce que c'est vous, n'empêche, vous n'y verrez goutte ! Bisque, bisque (de canard !)...
C'est vous qui le dites