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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 15:09
Producteurs d'ici : une melonnière près de Piolenc...
Ce billet est le premier d'une série consacrée à des producteurs de la région de la principauté d'Orange. Coup de chapeau à des agriculteurs "à l'ancienne" qui ont appris à tirer partie d'un certain modernisme, sans sacrifier à la qualité et à la culture raisonnée, le rendement auquel accepte de se soumettre le plus grand nombre...
Ce sera aussi l'occasion de découvrir et de faire découvrir un métier, ses exigences, ses savoir-faire et ses petits bonheurs !

Commençons par un anonyme producteur de melons, excellents (précisément, il ne souhaite pas la gloire et sa rançon d'une "suspension" de sa tranquilité...).

Le melon est donc cultivé dans une melonnière ! Soit sous tunnel, soit en plein champs. Sur l'hectare cultivé, la majeure partie se fait ici en plein champs.
La culture commence par les semis aux alentours de février/mars. Les semences vantées par ce producteur proviennent des recherches de l'INRA qui ont abouties à des melons de haute qualité, fermes, goûteux et qui n'éclatent pas au soleil (la raison ? vous la saurez un peu plus loin...) : menhir et maltese sont ces deux variétés.


La culture s'effectue ici de façon raisonnée, avec seulement un apport de fumure organique et peu de traitement : un afficide contre les pucerons et du soufre contre l'oïdium. L'assolement (rotation des cultures) permet au sol de se régénérer naturellement. Cet agriculteur produit également du blé et la melonnière tourne tous les quatre ans : elle change alors d'emplacement...
D'autres nuisibles grignotent hélas les melons : rongeurs et limaces ou escargots se régalent du sucre qu'ils contiennent ! Les pièges sont sans effet et les chats voisins, trop bien nourris !

La saison de récolte s'étale de juin (les premiers melons mûrissent parfois fin mai) à mi-août. Plus tard, la melonnière pourrait produire mais les prix ne suivraient plus en raison de la production au nord-ouest (melons charentais) qui prend le relais...
Au passage, le producteur me parle d'un confrère "intensif" qui produit sur la première fleur puis laisse pourrir les fruits dans son champs car cela lui rapporterait moins ! J'en suis encore toute retournée, écoeurée !

Ici, 4 ruches (dont le producteur récolte un peu le miel pour sa famille) assurent la pollinisation, car sans abeille, pas de melon (comme pour beaucoup de fruits et légumes) ! La légende de la pollinisation à la main est un leurre, seuls les chercheurs la pratiquent !
Le melon, comme les autres cucurbitacées, a deux fleurs : une mâle et une femelle. La première est une petite fleur jaune à tige fine, la fleur femelle est renflée à sa base, comme sur la photo ci-dessous.


Ensuite, le fruit grossit, on le voit encore tout "bébé" sur la photo suivante...


La difficulté est d'anticiper sur la météo et d'arroser justement, ni trop, ni trop peu. Le melon a besoin de chaleur en journée et de fraîcheur durant la nuit. Un indice de maturité est les feuilles "sèches" qui apparaissent par endroits dans la melonnière car le melon dégage alors un gaz qui fait jaunir les feuilles...



La récolte se fait avec peu de main d'oeuvre, contrairement à d'autres fruits et légumes : ici, tout se fait à 2 ou 3 : les "rabatteurs" coupe les melons mûrs au sécateur et les disposent au centre d'allées dessinées pour le passage d'une machine agricole : elle passe et celui qui l'actionne ramasse les melons "rabattus".


Les melons passent à la calibreuse, sont stockés et vendus en direct à des épiciers du coin et des restaurants comme le Mas des Aigras. Peu d'intermédiaires donc pour un melon de qualité. Et parfois, il en vend quelques plateaux directement à des gens qu'il connaît, des privilégiés en somme !

Dernière chose : pour choisir un bon melon, ce qui compte c'est avant tout le poids, lui ne se fie à rien d'autre : un bon melon est un melon lourd. Et les melons "éclatés" par le soleil, ce qui pour moi était un indice de fruit sucré et savoureux, est désormais proscrit par Bruxelles, amende à la clé pour tout contrevenant qui vendrait des melons fendillés !

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Published by Tiuscha - dans Savoir faire
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commentaires

hélène 06/08/2008 09:47

En plus avec cette chaleur, le prix est très doux. Interressant comme tout ce billet.

oumsamy 06/08/2008 01:51

En passant par là,je découvre ton blog et par la meme je m'arrette net sur les image he oui j'ai reconnu,je ne suis pas très loin puisque je suis d'avignon et que a la base je suis de cavaillon le pays du melon,donc je connais très bien piolenc aussi!merci pour ces belles photos et pour ton blog très sympa,a bientot,oumsamy.

talonshautscacao 05/08/2008 23:44

super ce reportage merci mille fois ... je vais me coucher moins bête ce soir :-)

MARK 05/08/2008 22:58

Merci Tiuscha pour cet article très intéressant. J'y ai apris pas mal de choses que j'ignorais au sujet de ce fruit.

BabyChocolate 05/08/2008 22:07

merci pour ce beau reportage je rafolle des melons, je ne passe pas un jour ou rarement sans manger mon demi melon meme en hiver. Quand m'emmene-tu avec toi? Et Lyon c'est bientot?

babychocolate 05/08/2008 22:03

Je raffolle des melons, il n'y a pas un jour ou alors c'est rare sans que je ne mange mon demi melon meme l'hiver. Tu en as de la chance d'avoir pu visiter chez le producteur. Quand m'emmene tu avec toi pour ce genre de decouverte et Lyon c'est bientot?

babychocolate 05/08/2008 22:00

c'est ce qui me manque chez moi, de beau melon, j'en raffole c'est mon fruit fetiche.Tu en as de la chance, je ne passe pas un jour ou rarement sans manger mon demi melon meme en hiver.

Flo Bretzel 05/08/2008 21:36

Voilà ce qui me manque en Allemagne l'été, un melon digne de nom. A défaut, j'ai choisi de mettre la pastèque à l'honneur sur mon blog ce mois-ci!

Philou 05/08/2008 21:20

superbe article (j'ai presque envie de dire : comme d'hab !)Je regarde cette photo de bébé melon encore attaché à sa fleur. Je me pose une question. Tu crois que l'on pourrait l'utiliser comme une fleur de courgette ?Amitiés

Nat 05/08/2008 20:55

Très interessant. Merci pour ce reportage !Moi aussi, je reste éberluée qu'on puisse laisser pourrir des fruits pour des raisons financières ! Et je ne savais pas pour les melons fendus. J'avais tendance à choisir justement ceux-là...

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