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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:19
De retour d'un séjour à l'hôpital où je partageais la chambre de ma fille, ainsi que ses repas, j'avoue que mon point de vue sur la question est très inégal ! Du point de vue purement diététique, cela semblait plutôt équilibré mais j'ai trouvé globalement les fruits et les légumes assez peu présents, alors qu'on nous serine les "5 par jour". Nous n'étions pas vraiment tous les jours sur ce quota !

Du point de vue du goût, cela va de "pas trop mal" à "franchement beurk" ! La gastronomie est très loin d'ici !
Quel intérêt de paner du poisson ou de la viande si c'est pour se retrouver avec une panure ramollie par le séjour étuvé sous la cloche qui maintient l'assiette au chaud ? Idem pour les pommes de terre sautées.  Et quid des graisses trans dans ces plats ?
Sans parler de gastronomie, le plaisir de manger entre pour une bonne part dans le moral du patient, lui-même un paramètre essentiel de la guérison.

Mais ce qui m'a le plus choqué est la quantité de nourriture jetée ! On peut l'imaginer pour les assiettes non terminées, mais quid des fruits ou des laitages ? Un yaourt non mangé (mais non ouvert !) ne repart pas en réfrigération pour un futur repas, il est jeté ! Alors qu'on ne peut pas dire qu'il y ait réellement d erupture de la chaîne du froid. La quantité servie étant la même pour un enfant de 4 ans ou un adulte, on imagine aisément le gâchi. Sans compter que le stress engendré par une opération, la fatigue post-opératoire réduisent inévitabelement l'appétit des patients. Tout comme l'effet de certains traitements thérapeutiques. Et que dire de l'influence sur l'interruption par le personnel soignant durant les horaires des repas (certes de plus en plus rares...).

Lors de la première Journée nationale consacrée précisément à l'alimentation dans les établissements hospitaliers (mais aussi dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ) en juin dernier, l'ACEHF (Association Culinaire des Etablissements Hospitaliers de France), principal organisateur de la manifestation,  a démontré que l'on pouvait élaborer des repas sains et goûteux pour un prix modique : les 150 000 plateau livrés ce jour là dans plusieurs établissements hospitaliers partenaires ont coûté chacun 2 euros (quand je pense que j'en ai payé 8 par repas !).

Pour terminer cet article sur une note plus "douce", voici un site qui renseigne en images sur la nourriture à l'hôpital, en présentant le contenu de plateaux repas ou d'assiettes dans plusieurs hôpitaux à travers le monde (dont certaines très bien présentées et appétissantes, et d'autres franchement moins !).

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Published by Tiuscha - dans Warning
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commentaires

chocolatatout 25/11/2009 09:50


travaillant depuis tres longtemps dans un hopital, j'ai vu une évolution de l'alimentation proposée pour les patients (et pour le personnel c'est la même cuisine) il y a effectivement enormément de
gachis mais c'est pour des raisons d'hygiene (les infections nosocomiales - maladies attrapées par manque d'hygiène à l'hopital- sont une dure réalité et représentent un grand nombre de déces ou de
complications) il y a encore quelques années, on pouvait garder les rester "non entamés, non passés dans les chambres" pour nos toutous... mais maintenant plus rien de sort de l'hopital. Les
cuisiniers de mon hopital recoivent leurs plats pratiquements entierement cuisinés, ils ne font que réchauffer ; par hygiene aussi, avant ils cuisinaient et c'était bien meilleur.
Je ne mange pas au self de l'hopital, c'est pas bon et c'est cher, j'ai la chance de pouvoir apporter mes repas dans mon service et de pouvoir le consommer sur place, ce qui n'est pas le cas dans
tous les services.
J'ai travaillé aussi dans une clinique privée ou les repas etaient excellents, on avait un vrai cuisinier et le prix n'était pas plus cher qu'ailleurs mais c'était dans une autre vie....
Mon mari a été hospitalisé en clinique il y a peu de temps, il y avait une carte pour les repas avec plusieurs formules (repas traditionnel, simple et repas amélioré genre "plus rafiné" une fortune
pour quelque chose qui a mon avis à part l'appélation etait semblable au menu classique) les tarifs pour les visiteurs etaient exorbitants bien plus chers que 7 euros...
c'est bien de s'interroger sur ces pratiques...


cardamome 24/11/2009 23:05


outre le pb de la rupture de la chaine du froid, cela s'explique par le fait que tout ce qu est rentré dans une chambre, doit impérativement n'en ressortir que par le biais de la poubelle; trop de
risque de se voir accuser d'infection nosocomiale, la bête noire des rac des établissement hospitaliers. donc, que ce soit, compresse, pain, ou yaourt non ouvert, même combat. je suis d'accord avec
toi, cela me navre mais ce qui est navrant aussi c'estd e voir que tout u chacun peut se saisir de n'importe quel prétexte pour faire du fric (et l'exemple vient d'en haut), et donc intenter un
procès. alors les parapluies s'ouvrent.
pour ce qui est des fruits et légumes, je me tu à dire qu'un régime (je hais ce mot) équilibré "quel euphémisme) ne s'entend que sur une période de trois à 6 semaine voire plus. alors peu importe
si aujourd'hui je mange un fruit et demain deux légumes et après demain, pas du tout. il y a des gens qui n'en mangent jamais et ils se portent à merveille. quand laissera-t-on les gens décider par
eux mêmes au lieu de leur faire supporter des injonctions et autres restrictions. si je veux manger 5 fruits aujourd'hui (ou six) et demain 5 légumes, quelle affaire! c'et que mon organisme me les
réclame; et si je n'en veux pas, c'est que tout bonnement j'ai besoin d'autre chose. l'alimentation ne doit pas être uniformisée, ni subir de dictat. elle doit être fonction de chaque individu, dde
ses dépenses, de ses envies, de ses besoins et ses désirs. évidemment, dnas le colectif, imossible d'chapper aux règles d'uniformisation. mais à grand renfort de pub les gens maintenant ne savent
plus penser par eux mêmes..si tant est que des "moutons" peuvent penser.
je suis vraiment en colère de cette situation...et ça ne va pas aller en s'améliorant. à quoi ça sert par exemple de donner un éclair au chocolat (en collectif) en donnant l'illusion que c'en est
un. le cerveau ne recevra aucun message de contentement et il y aura frustration (consciente ou non).
bon je pourrai continuer mais je dois me coucher
bonne nuit Nat...ne rêve pas trop!


Véro (dietimiam) 24/11/2009 14:36


Quand j'étais étudiante en diététique, j'ai eu l'occasion de faire des stages dans deux hôpitaux différents. Pour le gaspillage, c'est un peu pareil dans les deux établissements dans le sens où ce
qui a été porté au malade ne peut être rapporté en cuisine comme dit Irisa. Hygiène oblige.
En revanche,il y a de GROSSES différences entre les deux. Le premier reçoit des plats tout faits en barquette qui ont été fabriqués dans une cuisine centrale qui va livrer l'hopital, l'école et
autres instituts publiques de la ville. Dans ce cas, il n'y a aucun choix pour les patients. On ne leur demande que très rarement leur avis et évidemment parfois c'est un plateau entier qui va à la
poubelle, laissant le patient qui a besoin de force, sans avoir mangé !! Le rôle alimentaire est trop peu pris en compte. L'appétit et l'envie de manger, eux, jamais ! Pour l'annecdote, j'ai pu
viister un malade en fin de vie. Imaginez son état moral et physique. J'arrive pour lui parler du menu du jour !! Il s'en fout bien sûr ! Alors du coup, j'ai pris le temps (que les titulaires
n'auraient pas eu) et lui ai demandé quoi lui ferait plaisir. On a réussi à trouver des bricoles dans les emballés froids pour que ce monsieur prenne un peu de plaisir en mangeant : il n'est pas
encore mort et il doit compter autant que n'importe qui ! Bref, le problème de l'alimentation dans les hôpitaux est énorme !
Pour le côté positif, l'autre établissement où j'ai bossé avait un vrai restaurant avec des vraies cuisines, de vrais cuisiniers et de vrais aliments qui arrivent frais chaque matin. Les repas
étaient portés sur des assiettes en porcelaine et les demandes des malades prises en compte le matin pour le midi et le soir. Certes, ce genre d'hôpital est rare. Mais un tel exemple doit donner le
sourire. D'ailleurs, du coup, il y avait beaucoup moins de plateau entier perdu et les malades avaient quasiment tous le sourire aux lèvres lorsque l'on venait les voir pour leur parler du
menu.
Que faire pour que tous les hôpitaux prennent exemple sur celui-ci ? Un peu d'humanité sûrement.....


Tiuscha 24/11/2009 14:46


Le sujet est passionnant et suscite des réactions assez convergentes, mais c'est surtout intéressant d'avoir votre avis à vous qui travaillez ou avez travaillé en milieu hospitalier...


Delices eyes 24/11/2009 09:56


J'ai travaillé plus de 37 ans à l'hôpital, les repas sont aujourd'hui  diététiques, stériles et sans saveur....j'en suis navrée car un repas appétissant est essentiel pour remonter le moral et
surmonter la maladie.
Bonne journée


mamie caillou 24/11/2009 09:20


pour avoir passé plus d'un mois au CHU de Bordeaux au printemps, je dois reconnaître que ce n'était pas si mal mais l'envie de manger n'était pas là...l'envie de sortir  OUI, alors mon
objectivité ?


helene 24/11/2009 07:12


Je garde un très mauvais souvenir, côté alimentation je précise, du séjour à l"hôpital ma fille. J'en suis venue à lui préparer son repas à la maison. C'est franchement infect (et pourtant je ne suis pas difficile). Les repas était facturés autour de 7.50
euros!!! Moi pas comprendre...
J'espère que ta puce va bien.
Bises


Tiuscha 24/11/2009 07:33


Les enfants ont des capacités insoupçonnées de récupération, elle est en pleine forme. C'est le post opératoire pénible maintenant...


gaelle 23/11/2009 21:08


Bonjour,

Je travaille à l'hôpital, où je suis diététicienne : je connais bien ce problème. Tu as tout à fait raison de souligner les points négatifs de la restauration hospitalière.
 Mais pour l'hygiène, nous devons être intraitable : tu n'apprécierais certainement pas de manger un yaourt provenant de la chambre d'un autre patient qui peut avoir une infection quelconque.
De même, le problème à l'hôpital, que tu as bien souligné, c'est que les gens ne mangent pas : on se confronte au problème de dénutrition, c'est-à-dire que les gens maigrissent et s'affaiblissent.
On s'éloigne donc parfois des repas riches en légumes pour privilégier des plats plus "nourrissants" pour ces gens qui ont peu d'appétit.
En tous les cas c'est un très bonne idée de parler de de thème.


mamapasta 23/11/2009 20:45


ça on est loin des 400g de fruits et légumes par jour, ce qui n'aide pas à la guérison, les normes d'hygiène poussent a n'avoir que du hyper cuit et irradié dans les
assiettes pour traquer la bactérie...
Bon rétablissement à ta progéniture, et joyeux retour à une alimentation normale, c'est à dire gouteuse, équilibrée et bien présentée!
 


Tiuscha 23/11/2009 20:51


Le seul truc pas mal, c'était la ratatouille, pas archi cuite bizarrement, et des herbes pour la saveur. Qu'entends tu par "irradié" ?


Flo Makanai 23/11/2009 20:39


C'est vrai que ce n'est pas génial les repas d'hôpital, surtout si on est accompagant (d'une enfant hospitalisé, par ex, comme j'ai pu l'être, comme tu viens de l'être, et j'espère +++ que ta fille
va maintenant très très bien).
Mais en même temps, je me souviens de mes 3 séjours en maternité, pour mes enfants, c'était un tel LUXE de pouvoir manger chaud, 3 fois par jour, sans avoir à bouger le petit doigt, en pouvant
juste m'occuper de mes bébés...
Mais oui, c'est honteux le gaspillage, comme dans les cantines. Il y en a des choses à faire bouger...


patmamy 23/11/2009 20:24


Dans l'hopîtal où je travaille le chef est un chef étoilé un des meilleurs de belgique (chef Filot) les patient on le choix entre 10 menus pour le midi.Dans le restaurant de l'hôpital, le jeudi
o-il présente un menu gastronomique ...
Pour moi qui travaille dans la clinique je trouve aussi que le gaspillage est énormes le beurre, margarine, confiture,sirop choco , miel sont présenté en version unique et plastifiée et même si le
pot n'est pas entamé rien que de franchir la porte de la chambre, il termine à la poubelle.....bz patmamy


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