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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 09:48

Je vous propose un texte "anonyme", une fois n'est pas coutume, écrit par un ami et dont je partage avec vous l'expérience de la pêche aux écrevisses. En préambule, il m'a précisé qu'il s'agissait "d'écrevisses américaines classées comme nuisible et qu'il faut détruire sur le champ et sur place si tu en attrapes. J'ai joint l'utile à l'agréable en les mangeant. Ce n'est pas aussi goûteux et copieux que les écrevisses de chez nous mais cela permet malgré tout de manger des écrevisses, les nôtres étant protégées."

Je vous laisse avec ce texte plutôt jubilatoire, en tout cas plein de gaieté et de charme, illustré par une oeuvre du peintre suédois Carl larsson (1853-1919) : La pêche aux écrevisses.

peche_ecrevisses_Larsson.jpg
"Tout est affaire de patience. Celle du chasseur qui traque sa proie, ou celle du pêcheur qui attend que cela vienne. Je n'avais ni le temps, ni la paresse, ni le matériel du pêcheur, j'ai donc opté pour la chasse. Point de carrelet ou de nasse avec un morceau de poisson dedans pour appâter la bête ; juste des mains, des yeux, un seau et des enfants. L'eau était glaciale, mais le soleil chauffait agréablement le dos. J'ai eu la sensation d'avoir les pieds pris dans un étau lorsque je suis rentré dans l'eau. Mais passé les premières lacérations de l'eau froide et la brûlure qui les accompagnent, mes jambes se sont laissées aller à apprécier le courant d'eau fraîche qui les entourait. Le dos quant à lui a vite déchanté quand la caresse du soleil s'est transformée en morsure.

Il faut dire que pendant ce temps, le chasseur d'écrevisse était penché en avant, les mains dans l'eau, soulevant les pierres les unes après les autres en espérant découvrir le petit crustacé d'eau douce en-dessous. Mais attention, il faut de l'ordre et de la méthode. L'écrevisse aime l'obscurité et ne se laisse pas facilement approcher. Dès que l'ombre de la pierre protectrice fait place à la vive lumière du soleil, l'écrevisse va tenter de se trouver une autre cachette. Pour éviter de perdre la belle, il faut toujours se placer en aval de la pierre soulevée. Ainsi, le chasseur est moins gêné par le nuage de vase et de sable que le déplacement de la pierre ne manque pas de soulever et que l'écrevisse utilise à dessein pour se déplacer en étant camouflée.

Dès lors, l'écrevisse étant prise en tenaille entre la lumière en amont et la pierre soulevée en aval, il ne reste plus qu'à s'approcher doucement. Une main vient de face, de manière provocante. L'écrevisse, sur la défensive, se tourne et fait front devant la menace qui approche. Elle se dresse, bombe le torse et tend ses pinces en avant, prête à en découdre si nécessaire... tout comme elle est prête à filer d'un maître coup de queue qui la propulsera comme une flèche loin de la menace. Las, une deuxième main est juste derrière elle. Alors que l'écrevisse trop curieuse, est distraite par les doigts qui s'agitent sous son nez, elle n'a pas fait attention à l'autre main qui approchait lentement par derrière pour la saisir juste  à la base de la tête... le seul endroit que ses pinces ne peuvent atteindre. Une fois saisie, elle reste cambrée, les pinces bien écartées mais la messe pour elle est déjà dite. Quoi que, c'est sans compter sur les enfants.

Les enfants, gardiens du précieux seau où les écrevisses victimes de la chasse attendent de connaître leur sentence. Mais avant de finir dans ce seau, les écrevisses ont une ultime chance de s'en sortir. Après un court envol la faisant atterrir dans l'herbe à côté du seau, le vif animal se dresse et entame sa retraite vers le cours d'eau salvateur. Il n'y a que quelques centimètres à parcourir et, entre elle et l'eau, des enfants qui courent, qui piaillent, qui rient en essayant d'attraper la bête fabuleuse avant de la précipiter dans le seau. C'est à qui aura le dernier mot. C'est un combat entre les frères en même temps qu'avec l'animal. Qui arrivera à saisir l'animal avant qu'il ne replonge et sans se faire pincer ? La tâche est d'autant plus délicate que, maintenant que l'écrevisse est sortie de son élément, elle se méfie du danger, d'où qu'il vienne. Elle est prompte à se retourner pour blesser le doigt de l'intrépide qui veut s'en saisir. Mais à ce petit jeu, la petite bête est victime du nombre. Le combat est inégal et seule une ou deux écrevisses en ont réchappé.

Mais ce n'était pas une pêche miraculeuse, loin s'en faut. Après 2 heures de labeur, c'est 3 douzaines de petites bêtes qui ont rejoint le seau. Elles y ont passé l'après-midi, dans l'eau prise à la source qui se trouve derrière la maison. Cette eau est idéale pour les conserver en vie tout en leur permettant de se nettoyer un peu et éviter un goût de vase. Vient ensuite le temps de la préparation et de la dégustation, mais ça, c'est une autre histoire..."

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Published by Tiuscha - dans Inclassable
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commentaires

gracianne 19/09/2014 09:59


Tres sympa ce texte, on y est presque.


 


Enfant j'adorais les manger. Il y a quelques annees j'ai voulu en acheter pour un poulet aux ecrevisses. C'etaient de grosses betes, des ecrevisses americaines je suppose, tres vaillantes mais
assez insipides. Tres decue j'etais.

Tiuscha 19/09/2014 10:27



Je te comprends. Un peu déçue aussi la précédente fois. Je crois qu'il y a des élevages en Camargue, il faut que je creuse le sujet :)

Merci pour l'auteur ! bises 



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