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Dimanche 27 septembre 2009


Ce sont des mogettes que mon père m'a préparé au petit déjeuner lors d'un séjour express à Paris ! En vendée, on mange les mogettes cuisinées aux repas, comme ailleurs. Mais on les mangeait aussi juste cuites "al dente" sur du pain beurré en tartine au goûter ; c'est ainsi que les dégustait mon père, enfant. Ou mijoté dans du lait comme sur la photo, au petit déjeuner. La cuisson des haricots libère alors leur amidon qui épaissit avec le lait comme dans une béchamel, légère ! On peut éventuellement le sucrer légèrement ou manger tel que, un peu salé.
Forcément, Marie-France (une cuillère pour papa), entre autres, doit connaître...




Par Tiuscha
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Mercredi 16 septembre 2009
Le kari gosse est en quelque sort un curry breton puisque c'est à lorient qu'il a été inventé... Pour en savoir plus sur son histoire, sa composition et ses apprêts en cuisine, rendez-vous sur Fureur des Vivres, ici (clic) !

Par Tiuscha
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Lundi 19 janvier 2009
Les origines du mot "boudin" sont obscures : il est tantôt rattaché au radical bod- indiquant quelque chose d'enflé, tantôt à "bedaine", de l'ancien français "boudine", signifiant "gros ventre" ; une chose est sûre, la dénomination est liée à sa forme !


Très ancienne, la préparation du boudin vient sans doute d'un cuisinier de la Grèce antique. Considéré comme un plat "canaille" au Moyen-Age, le boudin noir était consommé dans les tavernes. La fabrication du boudin noir à des fins commerciales était interdite sous le règne de Saint-Louis car "c'est périlleuse viande" : le sang est favorable à la multiplication des bactéries ! En 1409, des "faiseurs de boudin" furent jugés pour avoir contrevenu aux ordonnances mais le procureur les autorisa à poursuivre leur fabrication durant la durée du procès, à condition qu’ils se fournissent à la Boucherie de Paris. Il est probable que la pratique se poursuivit dès lors avec la complicité des bouchers du Châtelet…

Plus tard, la production du boudin noir fut l’apanage des charcutiers ou des tripiers. Cette dernière profession a la particularité de n’exister qu’en France et de valoriser (avec les boyaudiers) exclusivement les abats rouges et blancs. Elle naît à la fin du XVIIIème siècle, période à laquelle les bouchers cèdent la production des produits "tripiers" à cette nouvelle corporation.

Le boudin noir se compose de sang et de gras de porc auxquels s’ajoutent le plus souvent des oignons (certains y mettent aussi d’autres ingrédients : crème ou lait, liqueur ou alcool, céréales, mie de pain, herbes ou légumes, aromates divers, couennes, épices, parfois même oeufs…). Le mélange est poussé dans un boyau, le plus souvent de menu ou chaudin de porc, menu ou droit de boeuf, ou baudruche, selon la spécialité, puis cuit.

Lors de la tuade peu avant Noël, on péparait une boudinée conviviale, et l'on réservait le boudin aux repas de fête.
Lors de la saignée du cochon, on récupérait le sang dans un chaudron ou un seau et on le mélangeait avec un peu de vinaigre pour éviter qu’il ne coagule ; il devait être battu jusqu’au moment de la cuisson. Les pratiques n’ont guère changé et les productions artisanales restent identiques au savoir-faire traditionnel.

Un porc de 120 à 130 kilogrammes donne généralement de douze à treize litres de sang, précieusement recueilli, mis en boyau et cuit pendant une vingtaine de minutes.

Il existe autant de types de boudins noirs qu'il existe de fabricants qui l'assaisonnent différemment. Au fil des siècles, le boudin noir a ainsi donné naissance à de très nombreuses spécialités régionales, voire locales (avec des pommes en Normandie, des châtaignes dans le centre ou de la crème à Lyon). On trouve également des spécialités mêlant sang et abats de porc comme la fressure en Vendée, le galabar dans le Sud-Ouest (sang, têtes de porc entières avec couenne et éventuellement langue, poumon, cœur additionnné de pain) ou le boutifar catalan (équivalent au précédent mais sans adjonction de pain).
Le boudin noir est un mets sans frontière que l'on retrouve dans plusieurs pays d'Europe : "Blutwurst" en Allemagne, "ugliarkis" en Russie, "morcilla" en Espagne, "sanguinaccio" en Italie…

En France, les amateurs sont légion, la production de boudins noirs s'élève à près de 15 000 tonnes par an et on ne compte plus les foires aux boudins à travers l’hexagone !

Selon un conseil qui avait déjà cours au Moyen-Age, le boudin doit être piqué avec une aiguille avant d'être cuit. Le boyau naturel est de plus en plus rare, on trouve le boudin le plus souvent dans une enveloppe synthétique qui augmente les risques d’éclatement. Pour éviter ce type de désagrément, il faut poêler dans un mélange huile-beurre, mousseux et d’une belle coloration noisette. Le boudin doit caraméliser et l’on doit obtenir une croûte pour éviter « l’explosion » tant redoutée. Le secret, c'est de le faire à feu infiniment doux.

Le boudin se déguste le plus souvent grillé à la poêle (cinq minutes suffisent généralement) ou en brochettes au four, associé à des pommes cuites, des oignons frits ou encore une onctueuse purée « maison » (les pommes de terre se marient idéalement au boudin noir, quelque soit leur préparation). Autre excellent accompagnement, le chou (vert, de Bruxelles…) qui aidera à fixer le fer apporté par le boudin. Certains l’apprécient, comme l’andouillette, assaisonné de moutarde.

Pour changer de cette consommation on ne peut plus classique, on peut le cuisiner en tarte, en feuilleté, en omelette, dans une galette de sarrasin ou en « hachis parmentier ». Marié à certains produits de la mer (coquilles St-Jacques notamment), ce produit rustique acquiert un supplément de sophistication. Il peut aussi servir de base à des farces particulièrement goûteuses ou des sauces épaissies et relevées. Idéal pour les volailles ou gibiers à plumes… Il remplace enfin le sang dans les civets...

A l'apéritif, le boudin noir se consomme en fines tranches crues, accompagné d'un verre de pommeau ou de poiré, voire de cidre. On peu aussi le déguster avec un Beaujolais, un Côtes du Rhône ou un vin rouge de Loire.


Quelques recettes et associations culinaires ?

Hachis parmentier de boudin noir

Tartine de boudin noir à la rhubarbe

Risotto au boudin noir et romarin

 Et ailleurs parmi les blogs, quelques coups de coeur...

Pomme au four au boudin

Agneau farci au boudin (testé avec un roulé d'échine de porc)

Ou encore St Jacques, boudin, endives et condiment d'agrumes

 

Par Tiuscha
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Mercredi 24 septembre 2008
L'oignon rosé de Roscoff est un des fleurons de la Bretagne agricole, au même titre que le coco de Paimpol par exemple.
Importé du Portugal au XVIIème siècle, sa culture remplaça celle, déclinante, du lin et il accompagna d'autres denrées à bord des navires marchands et bateaux de pêche en raison de ses vertus protectrices contre le scorbut (l'oignon est en effet riche en vitamine C et autres éléments antioxydants).
En 1828, un jeune paysan tenta l'aventure de l'exportation en Angleterre, ce fut un succès et l'avènement des "Johnnies", surnom donné aux marchands d'oignons roscovites (les "petits Jean", car nombre des paysans se rendaient outre Manche avec leurs enfants de 10, 11, 12 ans...).


Ils sont 200 en 1860, 1300 en 1909 à sillonner la Grande-Bretagne à bicyclette, portant des charges pouvant aller jusqu'à 150 kilos. Après la Première Guerre mondiale, les bateaux ne cessent de faire la navette entre Roscoff et les ports britanniques. En 1929, ils sont 1500 à franchir la Manche pour aller faire du porte à porte. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une poignée de cultivateurs résistant à l'envahisseur "oignon jaune", dit "paille"...

A partir des années 50, il est surnommé l'oignon rose de Roscoff en raison de la couleur de ses "tuniques". Il est en général tressé ce qui favorise sa conservation (comme l'ail...).

Traditionnellement, les oignons étaient semés en planche à l'automne puis repiqués à la main au printemps. A partir des années 1970, l'oignon est semé au printemps, et depuis 1980, les producteurs favorise la culture des oignons en mottes de tourbe:  le semis est réalisé sous serre dès le mois de janvier pour une plantation des mottes début avril.

A Roscoff, il est produit de façon traditionnelle (pas d'arrosage, apport d'azote limité, ramassage à la main...). Les agriculteurs ont adoptés une méthode exemplaire de production dictée par leur démarche A.O.C. (Appellation d'Origine Contrôlée), toujours en cours.

L'oignon rose de Roscoff est récolté de fin juillet à fin septembre et donne lieu à une fête qui se déroule à Roscoff à la fin du mois d'août.


L'odeur est fruitée et la texture juteuse, il est donc le bienvenu cru et révèle ses saveurs à la cuisson et est particulièrement apprécié non seulement en condiment mais aussi en légume à part entière dans les gratins, soupes et soufflés, ainsi qu'en chutney et confit.

Une recette ? Oignon rose de Roscoff farci à l'orge perlé, aux fruits secs et au sésame...
Par Tiuscha
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Jeudi 7 février 2008
Introduit en Europe au XIIème siècle, le citron est produit depuis le XVème siècle à Menton. Au XVIIème siècle est institué le "Magistrat des Citrons", une instance composée de 18 membres nommés chaque année par le Prince de Monaco et chargée de veiller à la cueillette ainsi qu’au commerce des agrumes. Les citrons étaient vendus en bloc à un acheteur, après enchères devant le Grand Conseil. L’acheteur versait le prix des citrons cueillis aux conseillers délégués qui payaient les propriétaires chez qui les fruits avaient été ramassés. citronmenton.jpg

Trois variétés de citronnier sont cultivées sur Menton : les "Bignettes" (begnet) qui produisent des fruits à peau lisse et fine, très juteux ; les "Sériesqués" à peau épaisse et lisse et qui contiennent moins de jus que les Bignettes ; les "Bullotins" les fruits sont plus gros, leur peau est très épaisse et raboteuse et ont peu de jus. Jadis, on trouvait également les cédrats à confire...

Cette industrie florissante a baissé durant les années de guerre avant de subir le contrecoup du terrible gel de 1956 qui a bien failli mettre un point final à la culture que les ancêtres Mentonnais avaient organisés et développé durant cinq siècles ! A Menton, 15 agrumiculteurs vivraient de leur production, avec une production d'environ 100 tonnes par an. Et la Ville incite les propriétaires à replanter citronniers, orangers, clémentiniers et autres kumquats.

Citron de Menton, peau lisse et juteux

citronmenton2.jpg


Au XVIIIème, l’agrumiculture est la première activité économique de Menton : en 1860, la production d’agrumes (citrons et oranges) était estimée à 2,8 millions de quintaux de fruits. Il était exporté 35 millions de citrons par an, principalement vers l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie et même l’Amérique du Nord ! A cette période en parallèle de la réglementation des exportations est créée un organisme chargé de veiller à l'état sanitaire des fruits.

Le citronnier, "cet arbre si productif, écrit Papon en 1804, donne 4 à 5 fois dans l’année et peut être davantage". En effet, lorsqu’il est sain et qu’il n’a pas subi les attaques des intempéries ou des insectes, il produit toute l’année. de fait, les textes attestent de l'extraordianire productivité de la région mentonnaise.
La récolte de ces citrons se fait en plusieurs fois de façon à "soulager" l'arbre et à faciliter la maturation des fruits suivants. Les fleurs du mois de Mai donneront les fruits qui sont appelés "prime fiou" (première fleur) et qui se ramassent d’octobre à février. En mars viennent les fruits de "segunde fiou" (seconde fleur), plus fragiles. Enfin, la troisième récolte qui se fait en été est appelée "verdame" (verdaime ?).




Citron bio d'Espagne, plus rugueux...
citronespagnol.jpg

 

Par Tiuscha
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