Après La Joconde, Brigitte Bardot s'imprime sur un éclair gourmand de
chez Fauchon. Conçue par Christophe Adam pour l'exposition qui se déroule actuellement sur l'actrice à Boulogne-Billancourt, la pâtisserie joue la volupté entre parfum de rose et
d'amande ; la photo de Sam Lievin (1959) a été imprimée en interne à l'encre alimentaire. L’éclair BB signe le lancement d’une nouvelle collection Hommages. Disponible depuis le 9 novembre place
de la Madeleine, il est en vente au prix de 6 €.
A déguster en écoutant Initials BB de Gainsbourg !
Après le sublime escarpin en chocolat de Jean-Claude Hévin (photo ci
contre), c'est à la marque Piper Heidsieckde signer un duo sexy : une bouteille de Champagne brut accompagnée d'une flûte à talon aiguille créée par Christian Louboutin, LE
styliste spécialiste des chaussures haute couture et des escarpins haut talon. Ou comment ressusciter une tradition vieille de 2 siècles et boire dans une chaussure de femme, le comble du luxe et
de la volupté !
Ces escarpins sont une réplique cristaline des mythiques stilettos à semelle rouge de Christian Louboutin, d'une sensualité extrême. Vendue dès le 26
octobre (est-ce un signe ?) en coffret collector chez Colette (mais à quel prix !?), cette parure exclusive est baptisée "Le Rituel" en référence à une coutume grivoise qui avait cours au XVIII et XIXème siècles et qui consistait à boire dans le soulier des dames.
C'est une coutume qui a pris naissance, semble-t-il, dans l'Angleterre du XVIIIe siècle. Le
Connaisseur du 6 juin 1754 rapportait qu'au cours d'une réunion de débauchés un jeune homme avait enlevé le soulier d'une fille de joye et l'avait rempli de champagne. Dans les années
1900, le soulier de la concubine est devenu le chausson de danse dans lequelles jeunes
lordsde la cour d'Edouard VIIavaient l'habitude de boire du champagne l On dit que le roi lui même buvait dans les chaussons des danseuses
étoiles, dont il était très friand... « Les toasts (au champagne) sont répétés à l’infini, écrit une certaine baronne Staffe en
1889, aussi mêmemènent-ils à l’ivresse. […] Chez les Polonais, après une mazurka échevelée,
il arrive qu’on porte la santé de sadanseuse en buvant du vin de Champagne versé dans
sa bottine toute chaude. Le prince Godroye usa ainsi, en guise de verre, du soulier avec lequel Taglioniavait dansé un ballet en cinq actes ! »
Cette étrange manière de boire semble avoir fait des émules, Bernard Briais rapporte en 1985 qu’au temps des frou-frous, « le bruit courait […] que, chez Maxim’s, se commettaient les
pires excentricités et qu’il était, par exemple, de bon ton de prendre le champagne dans les souliers des dames ».
Photo http://www.maisons-champagne.com
Le Rituel renoue avec cette tradition fétichiste, avec un peu plus d'hygiène quand même
!
C'est une seconde étape gourmande
pour Christian Louboutin, après la collaboration avec Ladurée, pour qui il a dessiné les boîtes à macarons
et créé unmacaron bicolore, en rouge et noir, qui rappelle, là encore,
l'escarpin noir à semelle écarlate !
L'été sera chaud et les glaces résolument... bonnes ! Bonnes, saines
et bio, tel est le premier courant de la tendance 2009, ou carrément et hautement gastronomiques, raffinées et sophistiquées pour la seconde
lame de fond ! Le tout signe égalment le grand retour du sorbet (spécialité française...) !
Peu sucrés, très fruité, sans colorant, comme les sorbets Andros à base de pomme, pour la texture, et d'un autre fruit d'été, pour le goût ! Les collections des autres grands glacier jouent en
matière la carte de l'originalité (poivron, carotte-orange) ou de la grande fraîcheur. Ca tombe bien, c'est ce qu'on leur demande avant tout aux sorbets !
D'autres, d'origine américaine, rebaptisent leur gamme "ice cream smoothies" : c'est clair, c'est fruité !
La vraie tendance lourde c'est le bio : outres les glaciers bio comme Bonneterre ou Arden Glaces, quasiment toutes les marques proposent désormais des glaces bio, et certains ont même quelques
références sans lactose, voire sans gluten (Picard, Amorino, ou glacier artisanal La
Tropicale- boutique parisienne et e-commerce) !
La haute gastronomie est l'apanage des glaciers artisanaux, qui renouvellent le genre "glaces salées" (Philippe Faur ou Pole
Sud), avec aussi de jolies versions sucrées avec des glaces très poétiques chez Martine Lambert (Paris, Deauville, Trouville) comme le sorbet Bermuda, à base de goyave, jus de citron vert et
fraise Mara des Bois ou encore la glace Nuit de Chine aux poivre de Sechuang, morceaux de chocolat truffé et de poudre de cacao !
Des perles de truffes, ça vous tente ? La Maison de la Truffe à Paris et son voisin Kaspia, spécialiste du caviar, se sont associés pour donner naissance à ces perles craquantes parfumées, aux arômes
profonds de sous bois. Elles ressemblent à du caviar, embaument la truffe, glisse de façon moelleuse sous la langue et en craquant cette perle, on libère un jus de truffe infiniment soyeux !
Apparemment... car je n'ai pas eu le plaisir de tester ! C'est juste un peu de cuisine moléculaire appliqué à la truffe : et l'huile parfumée au Diamant noir sous l'action de l'alginate prend forme d'une bille qui en bouche libère une suave et liquide sensation de volupté... On imagine
aisément les applications culinaires. Mais il faudra débourser 59 € le pot de 50 grammes...
La collection gourmande de la Maison du Chocolat se décline cet hiver sur le thème du flocon, l'habillage étant réalisé par un artiste joallier,
Jean Boggio.
De toute beauté, le sapin "focon de cristal" est un
décor de table tout chocolat réalisé sous la houlette de Nicolas Cloiseau (Meilleur Ouvrier de France 2007). Il est constellé de flocons de chocolat, noir, blanc et coloré, aux saveurs de
gingembre, verveine, pamplemousse... 98 € quand même et 6,50 € le flocon supplémentaire.
Le coffret "Flocon" réunit les dernières créations de la
Maison du Chocolat et assortit marrons glacés, (pas encore goûtés mais je leur fais confiance) ; badines d’oranges
confites (oranges confites finement broyées et enrobées de chocolat noir, exquises ; Banema (ganache noire à la pulpe de banane fraîche),
pas une grande fan de banane mais la ganache est fine ; Dentelle : Praliné lait feuilleté noisette et amande avec des éclats de crêpe dentelle (ça,
c'est plutôt pour LUI, je ne l'ai pas goûté) ; Marci Pani : pâte d’amandes, zestes d’agrumes, pointe d’épices de Noël. Ca c'est basolument
irrésistible ! Cumbia se compose d'une ganache noire nature avec de légères notes de fèves de cacao torréfiées,
avec une saveur typée très intéressante, quelque chose d'un peu sauvage...
Chocolat Bulle
Enfin le très attendu Bulle enrobant une ganache
lait au Champagne rosé et aux notes de fruits rouges. Peut-être pas mon préféré mais il est d'une grande finesse avec cette saveur délicieuse de fruits rouges...
A noter également, la bûche ornée d'un flocon de neige,
mariant un biscuit et une mousse de chocolatassociée au fondant de la poire fraîche.
Le tout est relevé d’une subtile pointe de miel… et d’un coulis de poire aux épices de Noël. 32€ la bûche (4 personnes).
C'est vous qui le dites