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Mercredi 1 juillet 2009
Buonissima cantina ! Espressamente Illy, c'est sa cantine à LUI, mais j'aime aller y déjeuner avec les filles : gressini, pasta et tiramisu, ça fait tout leur bonheur ! La pasta est fresca et déliciosa, les cannelloni et lasagnes sont maison, les produits sont frais, les cuissons en général parfaites, que demander de plus pour une formule déjeuner à 12 euros ? Avec le café, un espresso Illy, bien sûr !

Moules, poulpe, saumon fumé, céleri branche...

Car le coin regorge de belles tables inscrites au BIB Michelin ou même étoilées mais il y a aussi de ce genre de tables plus raisonnables, sans prétention avec des produits frais où il fait bon s'asseoir parfois... La terrasse se situe derrière la mairie d'Orange, sur une place au calme, attenant à un hôtel, l'hôtel Arène (les propriétaires sont les mêmes, un charmant couple italien). A côté, une autre table, où je n'ai au demeurant jamais mangé...

Tortiglioni petits pois, champignons, lardons

Pas d'autres photos, les entrées et plats changent constamment, gage de fraîcheur ! Pour en savoir plus, cliquez ici.

Espressamente Illy
Place de Langes
84100 Orange
tél : 04 90 11 40 40


Par Tiuscha - Publié dans : Gîte et couvert - Communauté : les gourmandes
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Mardi 23 juin 2009
Une nouvelle adresse de qualité si vous venez faire du tourisme en Provence, dans le Nord-Vaucluse... L'à propos, à la fois chambre d'hôtes, bar à vins, salon de thé, est situé en centre en ville d'Orange, à deux pas de la gare SNCF (pratique pour ceux qui viennent passer un week-end, prolongé ou pas !). Et pourtant on se croirait ailleurs !

Cet hôtel particulier entièrement restauré dissimule un grand parc planté d'arbres
magnifiques.
Les nouveaux propriétaires y ont refait à neuf la terrasse et ont créé une piscine ; à votre disposition quatre suites (60 m2) et une chambre dans un site vraiment agréable.
Au rez de chaussée, des espaces çà et là, parfait également pour des séminaires... La salle de restaurant, mais en saison, c'est tellement plus agréable de prendre son lunch sur la terrasse ! Sauf quand le mistral souffle...

Au rez- de chaussée également, une boutique de produits gourmands, artisanaux, objets d'art et d'artisanat d'art choisis avec soin : vins, foie gras, condiments, thés (ceux dégustés au salon de thé...), produits de soin et de beauté, etc...


Une vraie restauration le soir et le midi, salon de thé l'après-midi (thés exquis et délicieuses glaces), bar à vin avec dégustation au verre en cours d'élaboration, des soirées musicales à thème dans une ambiance lounge programmées pour l'été (le coup d'envoi a été donné pour la fête de la musique). C'est aussi une adresse
pour les vauclusiens, pour venir se détendre  prendre un verre, discuter dans un espace préservé en dehors de la ville...


Pour réserver cet été et venir vous balader dans la région...
L'à propos (site web ici - clic)
15, av Frédéric Mistral à Orange (Vaucluse)
Tél 04 90 34 54 91 / 06 10 33 06 32
email : info@lapropos.com

Par Tiuscha - Publié dans : Gîte et couvert - Communauté : les gourmandes
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Mardi 17 mars 2009
Le cochon du Ventoux, élevé en liberté sur le plateau de Sault, est à l'honneur à la table d'hôte de Pierre Paumel, à Caderousse (Vaucluse). Après le repas "tout truffe", nous goûtons pour la seconde fois à un menu d'un excellent rapport qualité prix : 65 euros avec les boissons, ou 48 euros sans.
Pas plus de photo que dans le précédent billet : cette fois, il y avait bien une batterie pleine mais la luminosité était telle que la qualité des photos est plus médiocre (ou moins, c'est selon !). Puisqu'elles ne rendent pas hommage au talent du chef, je vous épargnerai un châtiment non mérité et m'en tiendrai au seul commentaire du repas !

Nous commençons avec un délicat velouté de lingot aux effluves de poitrine légèrement fumée à l'ancienne. Doux, onctueux, bonne entrée en matière, un velours sur les lèvres...

Premier mouvement, comme un hamburger, des pommes, du boudin, une poêlée de foie gras, une crème balsamique truffée pour le sublimer, des asperges vertes, des saucisses maigres dans un fin croustillant à la crème de moutarde à l'ancienne. Le montage des hamburgers : un excellent boudin large et épais entre deux rondelles de pomme, le tout coiffé de fois gras de canard, avec une fabuleuse sauce balsamique parfumée à la truffe, que j'ai consciencieusement raclé de mon doigt. Même pas honte ! Les asperges vertes sont parées de la plus jolie vertu : ce sont les premières que je mange cette année ! Blague à part, elles sont croquantes comme j'aime, enrubannées d'un bandeau de filo croustillant, avec quelques rondelles d'une délicieuse saucisse, la sauce est légère et savoureuse. On monte d'un cran !

Deuxième mouvement, comme un pied & paquets désossé farcie de verdure et queue d'écrevisse, rôti dans un voile de crépine, petit jus tranché, un cannelloni de joue confit à la mozzarella, blanquette de girolles. Le cannelloni est juste excellent, fondant à souhait de bout en bout, je me régale des girolles mais le clou du repas c'est le mi pied & paquets, mi caillette, pied de cochon et écrevisse aux herbes. Le niveau d'un étoilé, c'est fin, délicat, hardi dans la composition, parfait dans la présentation surmonté d'un bouquet d'aneth, riche en verdure. Extra !

Troisième mouvement, broche et grill dans la cheminée et cocotte avec le tendre et moelleux carré, les morceaux les plus goûteux, un civet longuement mijoté au chateauneuf du pape. Là c'est le produit brut et la cuisson au feu de bois : le terroir dans sa meilleure expression, simple et efficacement goûteux. La saveur du feu de bois a pénétré les chairs, le lard du cochon est soit croustillant, soit terriblement fondant. Quant au civet, divinement moelleux également !

Enfin, quelques douceurs pour rassasier vos papilles : une salade de fraise arrosée d'alcool, peut-être du Grand Marnier (un peu tôt, mais ici il y a bel et bien des garriguettes de Provence sur les étals, et même si cela ne correspond pas à mes principes, avouons qu'elles n'étaient pas mal du tout et que j'ai eu du plaisir à les manger) ; un sorbet à la clémentine, avec des éclats de clémentine confites, délicieux ; un entremets chocolat blanc/miel, pas mal, un peu trop sucré à mon goût ; une tatin, un peu comme lors de notre précédent repas, cette fois peu de sucre : la pomme est juste caramélisée avec le sucre du fruit.
Passons sur les vins qui ne nous ont guère emballés, contrairement à ceux du repas "truffe".

Ce fut un repas pantagruélique, nous étions pleinement rassasiés dès la fin du deuxième mouvement de ce "concerto de saveurs". Et pourtant, nous avons fait honneur jusqu'au bout, car le produit est une rareté. Un seul boucher en a le monopole d'abbatage et de découpe à Tarascon. Sinon, il faut demander aux producteurs (ou via les AMAP, n'est ce pas Garance ?).

S'il est un seul plat a retenir c'est la version inventive du pieds & paquets, exquise caillette, bravo chef !
LUI n'a qu'une idée en tête, revenir pour le repas "tout homard", quant à moi, je songe toujours à revenir prendre une leçon de cuisine auprès de Pierre Paumel...

Après un tel repas de "viandard", inutile de vous dire que la suite sera plutôt végétarienne que carnivore ! Il faut revenir à un équilibre alimentaire et à une normalité diététique...


Par Tiuscha - Publié dans : Gîte et couvert - Communauté : les gourmandes
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Dimanche 8 février 2009
Hélas sans photo, pas d'appareil, dont la batterie était en charge. Pas très pro de la part d'une blogueuse culinaire n'est-ce pas ?
Mais que cela ne m'empêche pas de vous convier virtuellement, avec un peu d'imagination de votre part, à ce fabuleux menu truffé dégusté hier chez Pierre Paumel à Caderousse, près d'Orange.

Pierre Paumel maître Cuisinier de FranceMaître cuisinier de France, Pierre Paumel avait créé la Sommellerie à Châteauneuf-du-Pape où il a officié 12 ans avant de se retirer à  la Bastide des Princes, chambre d'hôte (la maison compte 5 chambres)et un espace de détente confortable avec un grand SPA), ponctuellement table d'hôte, où le chef nous accueille chez lui lors de menus à thème comme ce menu "truffe" (ou la semaine prochaine, un menu Saint Valentin).

Le cadre est la campagne vauclusienne, à quelques kilomètres d'Orange, le lieu, une bastide provençale pur jus, décorée de façon traditionnelle, avec une vaste cuisine dans laquelle Pierre Paumel donne aussi des cours de cuisine (comme ce cours de pâtisserie).

Quel plaisir et quel "repos" quand on a passé tant d'années à courir le monde et à satisfaire une clientèle de restaurant classique, de cuisiner pour une poignée de convives, comme s'il s'agissait de ses amis. Car c'est bien l'esprit de la maison. Le chef fait le tour des tables à plusieurs reprises durant le repas, et son épouse si accueillante, opère un service en salle parfait.

Place à ce menu truffe qui compta pas moins de 13 propositions gourmandes, 13 déclinaisons salées et sucrées autour de la "rabasse", truffe noire d'ici ! Un véritable "concerto de saveurs", selon la dénomination du menu servi avec les vins.

En préambule, une délicate crème (non brûlée) au foie gras et aux truffes : la crème est très fine, onctueuse, excellente saveur du produit et pas écoeurante du tout (la portion est adaptée).

Suit un "1er mouvement en duo" avec une traditionnelle brouillade de truffe, très blanche, très crémée, que l'on pourrait presque boire ! Puis, des Choupettes" (c'est ainsi que le chef a surnommé ces petits choux salés) foie gras et truffe. Les choux sont croustillants et renferme un jus lié au foie gras et un gros morceau de truffe. Juste fabuleux !
Premier vin servi, un Côtes-du-Rhône Roger Perrin Cuvée Prestige 2007, vin agréable, équilibré, avec une longueur plus qu'honnête.

Pour le "2ème mouvement en trio", nous dégustons des Saint Jacques et truffes en millefeuille, exceptionnel mariage, sobre, cuisson parfaite et explosion de la truffe en bouche. La noix de Saint Jacques est coupée en lamelles, intercalées de rondelles de truffe.
Puis une savoureuse crème de morue à la truffe accompagnée de croûtons à l'huile d'olive et à la truffe. Très bon, joli mariage plus subtil avec la truffe, la crème de morue est très soyeuse en bouche.
Dernier élément, un tournedos de lotte à la pancetta sur un jus de daube. La truffe est cachée, piquée dans la lotte, la cuisson  est encore idéale et cette dégustation excellente, surtout quand on croque sur la rabasse qui se mêle à la lotte !
Avec cette déclinaison de produits de la mer, le vin servi est un Chateauneuf du Pape Domaine de Nalys 2005. Excellent vin, étonnant avec des saveurs de noix, de fleurs blanches miellés, genre accacia, un vin à retenir. Et à avoir en cave !

3ème mouvement en trio, nous démarrons par un "surprenant" tartare de veau rosé truffé, le tartare est très moelleux et le mariage divin avec la truffe !
Suit un parmentier de canard truffé et son jus court de carcasse. Moins épatée (mais LUI, si !), il faut avouer que la truffe relève bien ce classique.
Enfin, un mini rossini taillé dans un Montbéliard, sauce périgourdine aux truffes. Très tendre, encore une jolie cuisson, sauce excellente, accord sans faute, même si on aurait aimé plus de truffe sur celui-ci.
Avec les viandes, le vin dégusté est la cuvée "Les grenadiers" 2005 du vin de Pierre Paumel, vignifié par son ami d'enfance du célèbre Domaine de la Janasse (il correspond à leur cuvée "Terre d'Argile"). Excellent Côtes-du-Rhône Village qui titre quand même 15°, ce qui nous a un peu assommé (après coup, car il s'est laissé boire, le bougre), vin excellent et très riche.
La famille Paumel a, en effet, des vignes depuis plusieurs générations (il reste quelques flacons de 1912 !), cultivées et vinifiées par Aimé Sabon depuis que Pierre Paumel exerce son métier très prenant de chef de cuisine !

4ème mouvement, une mousse de chèvre frais et sa crème à la truffe. Excellent mariage du chèvre frais et de la truffe, bien sûr, une sensation étonnante en bouche puisque l'élement est mi mousseux mi liquide... Et la saveur mi chèvre, mi crème. L'ensemble en est sans doute adouci...

5ème mouvement, un allegro de douceurs truffées : nous commençons par un exceptionnel "soyeux" de chocolat blanc à la truffe, notre préféré, même s'il est un peu trop sucré. Le chocolat blanc est un parfait "exhausteur" pour la truffe et cette mousse est un pur délice !
Suit une mini tatin truffée, je suis plus réservée car l'amertume de la caramélisation du fruit (sans sucre, c'est un plus) va à l'encontre de la truffe, je trouve.
Enfin une tartelette avec une somptueuse ganache origine Pérou à la truffe, avec une crème anglaise truffée. La ganache en elle même est extraordinaire, le chocolat millésimé Alto del Sol est fabuleux et le travail de l'artiste le met particulièrement en valeur. J'ai trouvé, en revanche, la crème anglaise "faible" en saveur de truffe, ce que je ne m'explique pas.

Excellent repas, très enlevé, créatif... un vrai travail de cuisinier préparé avec plaisir, cela se ressent tellement !
Plaisir partagé Monsieur Paumel !

Pour en savoir plus pour le gîte et le couvert à la Bastide des Princes, cliquez ici.

Par Tiuscha - Publié dans : Gîte et couvert - Communauté : les gourmandes
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Dimanche 3 août 2008
Pas de secret dans cette success-story, du travail, du travail, du travail ! Et une histoire familiale. Et un honneur à défendre. Et un bout de femme décidée, pleine de caractère, de dynamisme et d'humanité.
Une égérie question cuisine. Je suis tombée sous son charme il y a 5 ans (elle venait de reprendre officiellement la maison Pic depuis deux ans) et c'est toujours pour moi un modèle. Modèle de chef et modèle de femme (est-ce aussi parce que nous avons le même âge, que son fils a le même âge que ma grande ?).
Quelle force mentale et quelle énergie il faut, quelle poigne aussi, pour devenir femme-cuisinier dans un monde d'hommes (et ce sans machisme exacerbé, je vous prie de le croire) ! C'est naturellement Anne-Sophie PIC que je cite quand on me demande (y compris sur 750 g) qui est mon chef "chouchou"...

Couverture du livre "Au nom du père"

Bref, après 5 ans, nous avions plusieurs choses à fêter et IL nous offert la nuitée et le dîner chez PIC. Un retour excitant en dépit d'une route chargée sur l'Autoroute du Soleil, dans les deux sens. L'accueil est sans faille, nous sommes juste jubilatoires d'arriver enfin ! Petit oeil envieux devant la collec' de Guides Michelin (voir chez Marie...).
Pas de SCOOK (son école de cuisine ouverte en début d'année et que j'avais annoncé ici), dommage, cela aurait été avec elle, mais le samedi c'est journée complète et ce n'était pas possible mais je ne désespère pas d'y aller...
Sourire en coin aussi quand je tends les clés de ma vieille 104 décatie au voiturier, puis le même monte notre unique et léger bagage jusqu'à une chambre luxueuse. Matières nobles, sobriété contemporaine, literie fabuleuse, et salle de bain vaste (juste un bémol : la porte est en face du lit et la nuit, la lumière est un poil agressive ; les toilettes ne sont pas séparées). En images :

Coté verso du lit, un grand bureau...



La salle de bain, dotée d'une grande baignoire ET d'une douche à jets...


Le coin cosy...


La touche en plus à notre arrivée : deux éclairs framboise/chocolat nous sont offerts pour nous souhaiter la bienvenue. Premier contact délicieusement fondant avec la "patte" de Philippe Rigolot, le pâtissier de haut vol de la maison Pic. Un nuage mousseux et une compotée fruitée et acidulée à l'intérieur : un pur délice, dégusté sur le balcon-terrasse !
La terrasse...


avec vue sur le 7


Eclair chocolat-framboise


Puis, farniente atour de la piscine... L'endroit (situé en centre ville de Valence) est étonnamment calme. Pas un bruit, de quoi s'assoupir, ce que je fais, je n'ai pas honte de le dire !



Plus tard dans la soirée, nous étions installés dans la salle de restaurant. Premier détail curieux, on nous déplie la serviette pour nous la poser sur les genoux ! Pas d'apéritif afin de profiter pleinement du repas car je me lance dans le menu "Actualités". LUI n'a pas l'estomac de me suivre, il prendra à la carte...
Pour accompagner ce repas, je préfère m'en remettre au sommelier qui nous propose une demi-bouteille de Condrieu, puis une demi-bouteille de Crozes Hermitage 2006 d'Alain Graillot.

Commence alors la valse des amuse-bouche : de bas en haut, dans l'ordre de dégustation : bouchée foie gras/pêche, tout dans la nuance, accord très fin ; ensuite quelque chose de très frais autour du chou-fleur, accompagné d'herbes ; un classique avocat /crevette grise à la sauce anglaise ; un étonnant croustillant mentholé avec sa petite bille verte, on termine là sur la fraîcheur, très ludique.



Puis la sacro-sainte crème brûlée au foie gras, mousse de granny smith et pop-corn, fabuleux, nuancé, la crème brûlée pas le moins du monde écoeurante et la saveur de la pomme verte avec le foie gras, quelle réussite cette mise en bouche !



Viennent ensuite les premières entrées : de mon côté, les petits pois et le caviar d'Aquitaine, crémeux vert tendre, caviar rafraîchi à la crème glacée d'oignons doux des Cévennes. Une gelée crémeuse très fraîche avec une petite dominante "verte", presqu'amère, la note marine des perles noires et craquantes et cette crème glacée à l'oignon apporte le sucré. Le tout avec une grande subtilité.



Pour LUI, la langoustine de petite pêche, en tartare et rôtie à la plancha, bouillon à l’agastache. J'aurai le droit à la même en version mini...  Ce bouillon est une merveille, accompagné de radis divers, il a un petit côté asiatique délicieux mais il est emporté par le vin. Le sommelier nous apporte un Cote de Lubéron qui sans être extraordinaire, convient mieux au plat, qui ne l'écrase pas.


Et la version mini...


Vient ensuite le turbot de Bretagne, à la vapeur, texture de navets à la menthe fraîche, beurre mousseux au rhum vieux agricole. Quelle merveille que cette sauce, et là encore, la menthe apporte beaucoup de fraîcheur au plat, et ici encore, de la nuance, de la finesse et beaucoup d'élégance ; la cuisson, autant celle du poisson que du légume, est superbe ! Et là, le Condrieu se défend mieux, mais je subodore qu'il sera parfaitement en accord avec le prochain poisson, à la cardamome...



LUI peut enfin goûter au pigeon fermier de la Drôme, rôti entier au poêlon, côtes de rhubarbe et céleri fondantes, foie gras, jus au poivre de Madagascar. IL reste sur ces positions et pour confirmer l'accord avec la rhubarbe n'est guère emballé par ce légume et son acidité... Cuissons parfaites et bel accord entre la rhubarbe et le céleri.



De mon côté, voici que s'avance le dernier plat de poisson : le saint-pierre de petitx bateaux, meunière à la cardamome noire, tian revisité au laurier. Le tian est présenté comme un carré de légumes fondants, avec comme un crémeux parfumé au laurier.



Avant la viande, une verrine de melon rafraîchi à l'anis vert, avec son granité d'Eyguebelle (liqueur de plantes entre génépi et chartreuse), pour avoir testé moi-même ce mariage melon/anis vert/absinthe, j'adore ! Simple, frais, et probablement digestif (en tout cas c'est le but supposé)...

La pièce de viande de ce menu très "poisson" est l'agneau de lait de Lozère, côte et selle rôties au sautoir, crémeux de banon, pissaladière à la feuille de roquette. Terrain connu après un agneau de Sisteron farci aux banon et herbes de la garrigue... Mais ici, le banon sert de base crémeuse (et agar-agarisée, en tout cas légèrement gélifiée) à la fausse pissaladière, sans pâte donc. Très léger une fois de plus, goûteux cela va sans dire mais très subtil. Cuisson parfaite de l'agneau rosé (z'avez qu'à voir la photo !).



Au programme des fromages, un très beau plateau, bien affiné. Je goûte certains comme le chèvre local, le lavor, le bleu de Thermignon (ne vaut pas le bleu d'Auvergne...), un brebis corse aux herbes excellent et surtout un incomparable Langres (d'autres belles croûtes lavées que LUI a testé). Quel parfum de vache ! Accompagnés de pains rustiques (après un pain aux algues absolument divin et dont je n'avais pas parlé, honte à moi, idéal accompagnement d'un menu typé "mer").



Vous prendrez bien un pré-dessert ? Oh, oui ! Surtout s'il s'agit d'une mousse de fromage blanc, sorbet thé et nuage d'agrume ! De la douceur et de la fraîcheur au palais avec l'acidulé du calamancy (calamandin, kalamansi, beaucoup d'orthographes et de dénominations voisines pour ce mini citron vert très parfumé, d'origine indonésienne), parfait pour introduire le sucré dans la place !



Et ses mini bouchées sucrées... Fruits exotiques/café/chocolat, bouchée chocolat apalco, macaron cassis/violette, coque chocolat blanc/fraise/menthe/chamallow (j'adore ce dernier !)



SON dessert, chocolaté ! Le chocolat alpaco et les fruits exotiques, ganache montée chocolat, raviole coulante
sorbet aux fruits exotiques. Exquis croustillant, délicieuse ganache, juste parfait et noir à souhait !


Et la fraise mara des bois et le romarin, jus et confit de fraise, biscuit roulé pistache, sorbet romarin. Conquise par le sorbet que je vais sûrement m'empresser de reproduire ! Dans le tube-cigarette craquant, le jus de fraise, à faire couler sur l'écume et le sorbet romarin. C'est beau, c'est bon, je suis sous le charme. Du coup, j'ai encore plus envie d'aller prendre un cours, avec Anne-Sophie ou son chef pâtissier ? C'est la question !!


Et pour digérer ? Une infusion à la verveine, accompagnée de petites barres chocolatées, ganache mentholée, ainsi que deux délicieuses pâtes de fruit à la passion, divines !


En substance, ce repas fut magnifique, tout en délicatesse, en subtilité. Trop "lisse" pour LUI, qui préfère les saveurs plus "marquées", c'est sans doute là qu'il faut voir le caractère féminin de la cuisine d'Anne-Sophie Pic. Personnellement, j'y ai été très sensible, charmée, comme un cocon très doux, des saveurs et des textures peines de finesse. Je n'ai toutefois peu noté de changement dans la cuisine par rapport à 2003, la Dame avait déjà beaucoup de maturité culinaire. Sa troisième étoile, c'est juste le temps qu'on lui a laissé pour confirmer sa réussite. Les étoiles, ce sont surtout celles que je gardent dans ma tête, mes yeux, mon coeur et sur mes papilles !

Croyez-le ou non, en remontant, nous attend encore un petit cadeau : un coffret de 4 chocolats pralinés et 4 pâtes de fruits, les filles seront ravies !



Le lendemain matin, le petit déjeuner est plantureux et travaillé, bien entendu, tout est fait maison, pain, viennoiseries, yaourt aigre, crème à la fleur d'oranger et coulis de fruits rouges. Avec un bon café, un jus d'orange et de fraises mara des bois ainsi que des framboises fraîches. Côté viennoiseries, des beignets fabuleux à la framboise, des roulés à la crème de pistache (comme une pâtissière mais très peu sucrée et pistache écrasée/concassée), des croissants croustillants et du pain baguette ainsi que du pain aux céréales. Et pour tartiner : beurre Bordier, confitures fraise et abricot, pâte à tartiner chocolat-noisettes. Après cela, nous voilà parés pour la journée !



Roulé à la pistache



Crème à la fleur d'oranger, coulis de fruits rouges...



Et aussi, un mini panettone, avec lequel nous sommes repartis, aussi un petit cadeau pour les filles...


MAISON PIC - Restaurant gastronomique *** - Hôtel **** Luxe
285 avenue Victor Hugo, 26000 Valence - Drôme
Tél. +33 4 75 44 15 32 - Fax +33 4 75 40 96 03
site web http://www.pic-valence.fr




Par Tiuscha - Publié dans : Gîte et couvert - Communauté : ABC-CUISINE
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