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Mercredi 9 septembre 2009
Bonnieux est un charmant village du Lubéron, perché en haut d'une colline, un peu comme Gordes. Le village est accueillant et touristique. On accède au sommet par une route sinueuse encombrée de belles voitures. la région est belle, et l'on comprend aisément que la famille Loubet originaire des cîmes savoyardes, ait pu rallier le Lubéron.


Au sommet se dissimule le domaine d'Edouard Loubet : la Bastide de Capelongue. Il y a conçu un véritable centre dédié au plaisir. Luxe, calme et volupté ! Au programme, un hôtel et une résidence hôtelière (location d'appartements à la "Ferme de Capelongue"), une piscine panoramique, un bassin de natation et un parc paysager de 5 ha. Et bien sûr, la remarquable table du chef !

Et voici, ci-dessous, l'entrée du restaurant et de l'hôtel... C'est dans ce havre de paix qu'Edouard Loubet, après son passage au Moulin de Lourmarin, a déposé ses bagages en 2005, avec sa famille et sa brigade. Dès 2006, le Michelin  récompense son savoir-faire et sa créativité par deux étoiles.
C'est là qu'il puise l'inspiration sauvage, dans les collines du Lubéron comme dans son potager d'herbes et de plantes aromatiques et médicinales, les "simples" qu'il récolte et dont il confectionne émulsions, sauces, condiments comme autant de touches de saveurs et de couleurs. Il porte en lui l'héritage de Marc Veyrat qui a fait naître cet amour des produits et des plantes de la nature ; c'est devenu aujourd'hui la signature d'Edouard Loubet, à la fois cuisinier, herboriste et peintre coloriste !

A l'heure de l'apéritif, avec une grande bouteille de Chateldon, car le soleil chauffe déjà suffisamment !
De gauche à droite : gazpacho et mousse de fenouil, canard fumé et laqué (mousseux), moule en persillade.


Focus sur l'étonnant canard fumé et laqué, ravissant. En bouche, le fumé est maîtrisé, la bouche est moelleuse, mousseuse presque. La laque est probablement du jus de betterave, c'est agréable mais surtout très joli !

Suite des grignotages avec des bricelets aux herbes d'une infinie délicatesse, qui se laissent croquer tout seuls !
NB Le bricelet est une sorte de gaufre très fine et craquante que l'étymologie relierait aux bretzels...

Egalement des sorte de gressini à la viande des grisons, si ma mémoire ne me fait pas défaut...

Parfait pour tremper dans une anchoiade très douce... et ses bâtons de crudité.

Après ces "copieux" grignotages (en réalité, ils ne le sont pas tant que ça...), la traditionnelle amuse-bouche, ici le fameux "melon de Villelaure, au vinaigre des 4 voleurs et aux senteurs de lavande". Le melon est délicieux.



Nous avons opté comme chez Eric Sapet, pour les deux menus, chacun le sien mais en goûtant à tout (l'un comporte 4 plats, l'autre 2, avant le poisson, la pause provençale, le plat de viande, le pré-desserts et  le dessert). Car les plats sont une telle promenade dans la nature environnante... Pour accompagner cette diversité, nous avons choisi un
vieux Sancerre minéral et oxydatif, qui a accompagné idéalement presque tous les plats et notamment ceux à base de truffe d'été. Il s'agissait des Belles Dames 1990 de Gitton.



Et une autre bouteille de Chateldon ! Il fait chaud déjà sur la jolie terrasse de la bastide d'Edouard Loubet  (le repas date du mois d'août) ! Un peu d'air vient heureusement nous caresser au passage et les effluves gourmandes nous chatouiller les narines...



Avec la boisson vient également le pain, fait maison et baptisé aux prénoms de Noé pour le pain au lait et à la polenta, et de Joseph pour celui à la farine de châtaigne et aux céréales.


Mais place aux choses sérieuses, la truffe d'été est à l'honneur du menu "Festival de Capelongue" qui débute par une "Truffe d'été en croûte relevée d'un coulis de maïs truffé, pop corn et feuilles de pimprenelle, quelques girolles crues craquantes en vinaigrette de truffe". Un plat éblouissant, acidulé, les girolles crues sont exquises, le pop corn ludique répond au maïs qui se marie délicieusement avec la truffe délicate. Un très grand plat. N'est que la pimprenelle, dont je n'ai pas trouvé l'amertume bienvenue ici...


La truffe d'été est plus délicate en bouche, plus sèche aussi, mais extrêmement parfumée. Je trouve dommage que les "paysans" de Richerenches ne popularisent pas celle d'été autant que l'hivernale !
Un focus sur l'intérieur de la "croûte", une réelle volupté que d'avoir en bouche une truffe entière ou presque !

Sur l'autre menu "Senteur de Lubéron", les festivités commencent avec un "Canard rôti, hollandaise café/pastis, chou-fleur & jus de canard, pied de fenouil craquant aux graines de cumin". La sauce anisée avec ses grains de café croquant est un pur délice. Edouard Loubet semble être resté un grand enfant qui dessine des visages dans les coulées de sauce !

Suite du premier menu, les célèbres "Carottes de Bonnieux, chaudes et froides, jus de carotte au carvi, un jus de carotte centrifugé, des sot-l'y-laisse poêlés à l'anis vert". Les tiges d'achillée millefeuille apporte une tonalité acidulée très intéressante à l'ensemble

L'achillée millefeuille
est une plante médicinale réputée pour ses propriétés cicatrisantes et antiseptiques, dont les fleurs sont très décoratives, ici jaunes.

Toujours sur le premier menu, et toujours avec de la truffe un mariage assez touffu dans l'assiette, dont on nous précise qu'il faut manger de tout en même temps : un "Coeur de tournesol à la truffe d'été, salade girolle & rémoulade de bulbes r$apés aud diamant noir, sandwhich de pomme paille croustillante". Une pensée à Mamapasta, je confirme que le coeur de la fleur de tournesol a bien une saveur et une texture d'artichaut, à tel point que c'en est confondant ! Inutile de préciser que l'accord avec la truffe est superbe, comme avec la rémoulade qui rappelle en bouche le céleri-rave. Le coulis vert est un genre de pistou de persil agréable, surtout pour l'oeil.

Dernière "entrée" du premier menu, un "Boudin blanc de volaille truffé, spaghetti de céleri bulbeux, jus à la rabasse* du Lubéron & perle d'huile". Le boudin est fondant, les arômes parfaitement complémentaire set la pistache, très présente dans ce plat, apporte le croquant nécessaire.

*La rabasse est le nom de la truffe en Provence.


En gros plan ?


Retour sur le second menu avec un
"Sandwich de crabe à la sarriette et chips d'algues nori, poulpitos grillé, aubergine confite au laurier". Un très joli plat avec un bémol de taille : le crabe s'est avéré trop salé, quelqu'un a du avoir la main lourde en cuisine... Dommage, car l'ensemble était bien équilibré.

Côté poissons, de la daurade sur le second menu, du loup sur le premier, intéressante dégustation car les cuissons sont identiques, les poissons de qualité, mais le second est nettement plus fin en bouche.
Loup saisi à la fleur de sel "souvenirs des côtes corses", légère infusion de sauge et chips d'orange
. La présentation et la recette sont d'une grande sobriété qui fait la part belle au produit, j'apprécie !



Un peu plus riche, la
"Daurade royale poêlée et grillée, asperge du pauvre au jus de cardon, haricot noir piquant comme un chili". A nouveau une cuisson parfaite, le poireau (l'asperge du pauvre !) est fondant comme le sont les haricots, le jus corsé.


Avant les viandes, la Pause provençale d'Edouard Loubet : un sorbet de céleri à la vodka,mais très relevé à la livêche, ce céleri sauvage que le chef aime apparemment beaucoup, dont il use beaucoup  mais ce n'est pas pour me déplaire, la livêche a une saveur réglissée, plus anisée que le céleri branche. Les deux ensemble, c'est excellent, dommage que je n'ai pas de livêche sous la main !

Je ne sais à quel moment nous a rejoint Tosca, une des chiennes du domaine, un voisinage tranquille, presqu'apaisant qui ne s'est interrompu qu'aux appels de deux clientes italiennes...

Place aux viandes désormais, des rognons pour le menu "Senteur de Lubéron", de l'agneau au "Festival de Capelongue". Mais un agneau fumé au serpolet, que l'on vient présenter avant la découpe et la finition du plat, dans sa grosse cocotte de fonte.

Ce "Carré d'agneau au serpolet des claparèdes, légèrement fumé et infusé en cocotte de fonte, gratin de ma grand-mère" est fabuleux, cuisson parfaite, tendreté de la chair, concentration des sucs, fumé ni trop, ni trop peu.

L'accompagnement savoyard est délicieux : le gratin de SA grand-mère, riche en crème, avec du poireau fondu dans le fond de la cocotte et de l'ail en chemise, très goûteux bien sûr mais pas trop de saison, j'aurais préféré un accompagnement plus estival...

Le "Rognon de veau sauté à la racine de chicorée, fleur et râpé lourmarinois, une tarte fine d'oignons simianes au miel de genièvre" est plus classique, avec toutefois la présentation originale des râpés lourmarinois de pommes de terre, et une belle harmonie entre l'amertume et le sucre des ingrédients.


Plus de pause provençale mais le Sancerre, ce joyeux compagnon, est là ! Un dernier verre avant les desserts (mais gardons-en un peu car il devrait bien se comporter avec le soufflé au cèdre).

Le pré-dessert est un hommage à la lavande : crème brûlée, sorbet (très peu sucré) et madeleine.


La "Truffe d’Eté Comme un Jivara, Son Anglaise Recuite au Thym, Crumble de Truffe"
, un pur délice mais nous sommes de grands fans tous les deux du mariage chocolat/truffe. C'est pourquoi IL a insisté pour déguster ce dessert-ci, ce qui n'était pas prévu à l'origine dans son menu. Mais cette petite portion (presqu'un pré-dessert) suffit amplement à son bonheur.

La "Fraise des Bois en Millefeuille de Cristalline, Jus de Chocolat Blanc à la Rose, Une Mousse, Un Régal Allégé, Framboise Cardamone
". En version pré-dessert. C'est en effet un régal tout léger, tout en transparence et ce parfum de fraises des bois ! Elles sont du Lubéron et ont une fragrance sublime.


Enfin, le mythique
"Soufflé au Cèdre des Crêtes du Haut Luberon, Crème Glacée aux Clous de Girofle, Mendiant Croquant", sans lequel je n'aurais pas pu repartir. A la hauteur de mon fantasme (le terme est à peine exagéré). Un grand moment de volupté et de voyage gourmand au coeur d'une pinède !

Evidemment des mignardises : macarons à la rose, tartelettes aux pralines roses, financiers et de très jolies meringues poudrées !

Et pour accompagner le café, de petites brochettes fruitées et une ganache noire à la gentiane, à déguster avec le petit noir brûlant mousseux qui nous est servi en même temps.


Repas terminé, nous nous promenons dans le parc, dans la boutique du restaurant. Clin d'oeil à Hélène (de Cannes) : que penses-tu de cette voiture ? Trouverait-elle grâce à tes yeux ? Nous serions bien repartis dedans...

Blague à part, si je ne suis pas rentrée en voiture de luxe, je suis repartie avec le dernier livre d'Edouard Loubet, 6 saisons en Lubéron (ainsi qu'une huile parfumée à la truffe et une confiture du chef). Si je ne l'avais pas fait, j'aurais regretté ensuite, comme je regrette entre autres le livre de William Ledeuil. On y retrouve plusieurs des plats dégustés, de superbes photos et des portraits d'amis, fournisseurs du chef... Le souvenir d'une très agréable parenthèse gourmande.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

La Bastide de Capelongue
Les Claparèdes
84480 Bonnieux
Tel
04 90 75 89 78


Par Tiuscha
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Samedi 8 août 2009
Eric Sapet est un chef qui a une expérience assez incroyable, très diversifié, pour s'en rendre compte il suffit de lire le portrait du chef sur le site de son restaurant, La petite maison de Cucuron (ici, clic). En revenant dans sa région natale et en reprenant cette table d'un village du Lubéron, Eric Sapet a fait le choix d'une cuisine de marché, il renouvelle donc sa carte toutes les semaines (et parfois l'aménage en cours de semaine !). Ce qui lui permet de sélectionner des produits de qualité, tout en tirant les prix vers le bas.  Peu de couverts car l'endroit n'est pas très grand, c'est une maison de ville en face d'un étang poissonneux qui se trouve au centre du village de Cucuron. Dans une cuisine de 8m2, on comprend aisément que la carte soit limitée, c'est même une prouesse de sortir autant de plats différents et surtout d'aussi belle facture !


Récompensé il y a peu par une première étoile au Michelin (j'en avais parlé ici), c'est surtout à Patrick Chazallet que je dois ce déjeuner sous la tonnelle... C'est Patrick qui me l'a recommandé comme étant une des meilleures tables du coin, confirmant que je devais absolument y aller. Comme il a bien fait ! Et à mon avis, la cuisine d'Eric Sapet vaut bien deux étoiles !

Pour découvrir le plus largement le talent du chef, nous avons choisi les deux menus différents ("de la maison" à 60
et "de saison" à 40).

En amuse bouche, un gazpacho de tomate verte à la vanille, très bien équilibré et qui remplit à merveille son office. Et une coupe de Champagne (d'après LUI, du Taittinger).

Pains délicieux (pas maison, on s'en doute, vu la taille de la cuisine...)

Pour le vin, nous nous commes laissés guider par Eric Sapet qui jour le rôle tour à tour d'hôte, de maître d'hôtel et de sommelier (n'oublions pas que c'est un passionné de vins, qu'il les choisit lui même et qu'il renouvelle sa carte régulièrement). Il est d'une gentillesse, d'une générosité évidentes, il prend le temps de venir voir ses clients (dont certains sont de fidèles convives, et peut être même sont-ils devenus des amis), il discute et conseille, n'hésite pas à répondre à nos questions. C'est si rare qu'un chef prenne autant de temps avec ses clients...
Bref, pour accompagner tant le boeuf que l'agneau, direction le Languedoc, Eric Sapet nous vante le fruité et l'équilibre du Mas de l'Ecriture 2005 de Pascal Fulla.

Quenelle fondante de rouget barbet sur une fine soupe de poissons de roche servie froide . Un des plus beaux plats dégustés ! La quenelle de rouget est moelleuse, fondante et terriblement parfumée. La soupe est à l'avenant, des tranches de courgette crue apportent douceur et croquant tandis qu'un pétale de fleur de courgette décore l'ensemble. Un plat haut en couleurs et en saveurs !

Gourmandise de tomates et aubergines, brousse à l’huile d’olive, salade de tomates « ananas » de Bruno Adonis à la vanille . Le pressé de tomate/aubergine est d'un fondant sublime, tout est dosé sur le fil pour cette ode à la tomate, confite d'un côté, crue de l'autre.

Pavé d’un très gros flétan rôti, bouillon gourmand de haricots coco lié de pistou. Un plat simple mais sur un flétan de près de 25 kilos, je vous laisse imaginer l'épaisseur du pavé ! Merveilleusement cuit, et une soupe au pistou réduite à sa plus simple expression, délicieuse. Un plat tout simple qui fait la part belle aux produits.

Souris d’agneau confite dans ses sucs, purée d’artichauts à la truffé d’été tuber « aestivum » , Trois ingrédients essentiels et qui se répondent magnifiquement, la cuisson de l'agneau fondant-croustillant est parfaite, il est richement parfumé et la truffe d'été est très aromatique, plus que certaines truffes noires d'hiver (même si elle est plus "sèche" que celle d'hiver comme dit Marie).

Pièce de filet de boeuf de Simental poêlé, fricassée de girolles « clou » aux cébettes. A première vue un plat automnal mais assaisonné de poivre cubèbe, un poivre très aromatique, mentholé et qui apporte une grande fraîcheur au plat (cela m'a rappelé la sensation rafraichissante qu'apporte le pistou dans la soupe du même nom...)
Au risque de passer pour une plouc, ce poivre signé Gérard Vivès est une vraie découverte et cette typicité est très intéressante pour "réveiller" un plat !

Le fromage sélectionné par Josiane Déal (la fromagère MOF de Vaison La Romaine chez qui nous allons de temps en temps), accompagné d'un bouquet de salades « fatiguées » à l’huile d’olive de Pays. Ici le fromage était un banon que j'ai parfumé de ce même mélange poivre cubèbe/sel de Maldon et que le chef nous a fait déguster avec un Chardonnay du Jura, de chez Tissot (pensée à Olif, l'oenophile jurassien...), un vin incroyablement aromatique et très sec en même temps.
Moelleux au chocolat (très léger en cacao) avait tout pour LUI plaire ! verdict : le meilleur dessert au chocolat mangé depuis longtemps. Le moelleux ne fait aucun doute mais avec une couche fine et craquante, comme un appareil à cigarette chocolaté dessus, bien vu !

Tarte sablée aux fruits rouges, crème chantilly vanillée. J'ai plus une l'impression d'un biscuit fondant que d'une base sablée, sans doute une erreur sur la carte, mais c'était délicieux.

Dernière petite touche gourmande, avec le café, avant de repartir (avec une huile de Baux de Provence sous le coude) : panna cotta caramel accompagnée de nectarines. Panna, très "panna" si vous voyez ce que je veux dire !

Que dire si ce n'est que nous avons apprécié le charme de la tonnelle, la gentillesse du chef, l'excellent rapport qualité-prix des menus et le grand talent culinaire d'Eric Sapet, qui mériterait bien sa seconde étoile au Michelin !
Une certitude : nous y retournerons ! Et à mon tour, voici une adresse que je recommande chaudement. Mon conseil : n'oubliez pas de réserver !


La Petite Maison de Cucuron
Place de l'Etang
84160 Cucuron

Tel 04 90 68 21 99




Par Tiuscha
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Mardi 4 août 2009
Après de longues années d’apprentissage dans les plus grandes maisons françaises (il est passé chez Paul Bocuse, Michel Bras, Antoine Westermann…), Jérôme Cazanave a repris, avec son épouse Isabelle, l’établissement Le Jarrousset en janvier 2003. Au coeur de la vallée de l’Alagnon, à mi-chemin entre Massiac et Murat, il pratique une cuisine instinctive, à base de produits frais d'Auvergne. «Je me fournis exclusivement chez les producteurs de la région, affirme-t-il. Je cuisine du veau fermier élevé sous la mère Lou Vedel Cantalou, du boeuf Salers ou Aubrac, du Porc de montagne, toutes viandes achetées sur pied, abattues et découpées par mon boucher de Pierrefort. Les escargots sont élevés à Massiac, les volailles grandissent à Chalinargues, le lapin vient de Jussac… Quant au pain, que je fabrique moi-même, il est à base de farine de seigle de la Margeride».
 Jérôme Cazanave fait partie des talentueuses "Toques d'Auvergne" et c'est également un habitué des Euéopéennes du Goût à Aurillac où il distille son savoir-faire de chef cuisinier auprès d'un public d'amateur passionnés. On peut également prendre un cours dans ses cuisines du Jarrousset !

*Interview recueillie par l'agence AB3C pour "Entreprendre en Pays d’Aurillac".

Pour la seconde fois, nous avons dîné avec plaisir au Jarrousset, après cette belle première expérience...

En apéritif, notre hôtesse nous a proposé un Macon en vendanges tardives, une curiosité car je ne savais pas que cela existait ! Ce Macon-village "quintaine" de Jean-Pierre Michel (à Clessée) s'est avéré délicieusement aromatique, plus moelleux que liquoreux, miellé avec des arômes de pomme verte, d'accacia et de pêche blanche. J'en ai gardé pour le foie gras du coup !
Puis nous avons commandé un Saint Julien Château Lagrange 2001, excellent accord avec le boeuf, la terrine de canard et les escargots. Et de la Saint Géron, eau minérale gazeuse de la région, agréable même si les bulles sont moins fines que la Chateldon...

Le farçou, des escargots de Nicole Boulet liés au beurre d’herbe, d’autres cagouilles en coquilles. C'est déjà ce qu'IL avait pris l'an passé, toujours aussi bien ! Les escargots sont excellents et le farçou très moelleux !



Le pigeon cuit en terrine, condiment framboises / betteraves coeur de sucrine et gomasio, délice de terrine très bien assaisonnée, avec le condiment mais aussi une réduction encore plus sirupeuse. Le gomasio apporte sa note torréfiée...


Un plat qui ne faisait pas partie du menu, pour nous faire patienter, mais est-ce la bonne raison ? En tout cas ce fut délicieux : queue de homard, tombée de sucrine et émulsion de carapace. Le homard breton est excellent, la sucrine est à la fois croquante et fondante, l'émulsion est concentrée, très goûteuse ! Merci chef !



Le faux filet d’ici rôti, la joue confite gingembre et cardamome. A nouveau ce qu'il avait mangé l'an dernier. Quand on aime on ne change pas, serait un peu sa devise !


Boeuf tendre (en portion bien plus conséquente que l'année passée, non ?), et la joue confite terriblement fondante et parfumée (un poil trop salée en revanche)...



Le foie gras de canard et melon snacké, cèleri et touche d’agrume. Plat très intéressant, le melon snacké est exquis et accompagne très bien le foie gras, ainsi que le genre de pâte d'agrume, un peu confit, douce-amère. La béarnaise  chaude au céleri est excellente, mais je l'ai plus appréciée sur le boeuf. Ou alors avec le foie gras, mais sans le melon.



On ne peut pa venir dans la région sans prendre de fromages n'est-ce pas ? Très bons cela va sans dire. Comme le sont les petits pains maison !


Un savarin et des citrons. 
Pâte à savarin très moelleuse (mais rien à voir avec la base hyper beurrée d'un baba), du citron crémeux et fondant et un très rafraichissant sorbet citron/pêche.


Et lui, toujours chocolat. Et framboise. RAS, bon dessert classique, le sorbet qui l'accompagne (mais pas sur la photo) est excellent.


Encore une place pour des mignardises ?
Les sablés sont très réussis, guimauves molleuses, financiers fondants, caramels mous acachuète et cannelés chocolat à la pâte de coco, façon goût de paradis...



Je ne sais pas si nous serons encore dans le Cantal l'an prochain (ce sera peut-être l'Aubrac) et si nous aurons le plaisir de revenir au Jarrousset, mais si vous passez à proximité, n'hésitez pas !

Le Jarrousset (site Internet)
RN 122
15300 MURAT




Après de longues années d’apprentissage dans les plus grandes maisons françaises (il est passé chez Paul Bocuse, Michel Bras, Antoine Westermann…), Jérôme Cazanave a repris, avec son épouse Isabelle, l’établissement Le Jarrousset en janvier 2003. Au coeur de la vallée de l’Alagnon, à mi-chemin entre Massiac et Murat, il pratique une cuisine instinctive, à base de produits frais d'Auvergne. «Je me fournis exclusivement chez les producteurs de la région, affirme-t-il. Je cuisine du veau fermier élevé sous la mère Lou Vedel Cantalou, du boeuf Salers ou Aubrac, du Porc de montagne, toutes viandes achetées sur pied, abattues et découpées par mon boucher de Pierrefort. Les escargots sont élevés à Massiac, les volailles grandissent à Chalinargues, le lapin vient de Jussac… Quant au pain, que je fabrique moi-même, il est à base de farine de seigle de la Margeride».
 Jérôme Cazanave fait partie des talentueuses "Toques d'Auvergne" et c'est également un habitué des Euéopéennes du Goût à Aurillac où il distille son savoir-faire de chef cuisinier auprès d'un public d'amateur passionnés. On peut également prendre un cours dans ses cuisines du Jarrousset !

*Interview recueillie par l'agence AB3C pour "Entreprendre en Pays d’Aurillac".

Pour la seconde fois, nous avons dîné avec plaisir au Jarrousset, après cette belle première expérience...

En apéritif, notre hôtesse nous a proposé un Mâcon en vendanges tari

Le farçou, des escargots de Nicole Boulet liés au beurre d’herbe, d’autres cagouilles en coquilles. C'est déjà ce qu'IL avait pris l'an passé, toujours aussi bien ! Les escargots sont excellents et le farçou très moelleux !



Le pigeon cuit en terrine, condiment framboises / betteraves coeur de sucrine et gomasio, délice de terrine très bien assaisonnée, avec le condiment mais aussi une réduction encore plus sirupeuse. Le gomasio apporte sa note torréfiée...


Un plat qui ne faisait pas partie du menu, est-ce parce que nous avons mentionné Patrick Chazallet auprès d'Isabelle, l'épouse de Jérôme Cazanave ? En tout cas ce fut délicieux : queue de homard, tombée de sucrine et émulsion de carapace. Le homard breton est excellent, la sucrine est à la fois croquante et fondante, l'émulsion est concentrée, très goûteuse ! Merci chef !



Le faux filet d’ici rôti, la joue confite gingembre et cardamome. A nouveau ce qu'il avait mangé l'an dernier. Quand on aime on ne change pas, serait un peu sa devise !


Boeuf tendre, surtout la joue confite...



Le foie gras de canard et melon snacké, cèleri et touche d’agrume. Plat très intéressant, le melon snacké est exquis et accompagne très bien le foie gras, ainsi que le genre de pâte d'agrume, un peu confit, douce-amère. La béarnaise  chaude au céleri est excellente, mais je l'ai plus appréciée sur le boeuf. Ou alors avec le foie gras, mais sans le melon.



On ne peut pa venir dans la région sans prendre de fromage n'est-ce pas ? Très bons cela va sans dire.


Un savarin et des citrons. 
Pâte à savarin très moelleuse (mais rien à voir avec la base hyper beurrée d'un baba), du citron crémeux et fondant et un très rafraichissant sorbet citron/pêche.


Et lui, toujours chocolat. Et framboise. RAS, bon dessert classique, le sorbet qui l'accompagne (mais pas sur la photo) est excellent.


Encore une place pour des mignardises ?
Les sablés sont très réussis, guimauves molleuses, financiers fondants, caramels mous acachuète et cannelés chocoat à la pâte de coco, façon goût de paradis...

Par Tiuscha
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Mardi 28 juillet 2009
Il y avait un petit moment que nous n'étions pas allés au Pré du Moulin, SA table préférée dans le Nord Vaucluse. 1 étoile au Michelin et un vrai pâtissier depuis un peu plus d'un an... Nous y avons emmené Melle E (sans Miss L, trop petite et ingérable...). Excellent repas une fois de plus, et un très bon vin !

Petits grignotages apéritifs (plutôt fromagers) accompagnés de Champagne pour nous et d'un jus de fraise pour elle.
L'amuse bouche : une raviole de tourteau, émulsion d'orange, il y a de la saveur et cela nous titille les papilles et l'estomac, ce plat a rempli son office !

Pour accompagner le vin un
Côtes du Roussillon Gauby 2000 incoryablement riche, un nez qui explose, la bouche à l'avenant, sur les fruits rouges et noirs confiturés, voire kirshés, mais des tannins bien fondus. La sommelière (un nouveau visage), nous l'a conseillé en précisant qu'il irait aussi avec les produits de la mer. J'étais sceptique mais en effet, sans que l'accord soit exceptionnel, il ne jure pas, neutralité avec les langoustines au pied de cochon et même avec le homard !

Salade de Homard tout en fraîcheur
, pour LUI : bon, joliment présenté, sans doute ce que Melle E a préféré (elle aime le homard, il n'y a pas de doute !)


Pour moi une Cassolette de Langoustines au pied de cochon, un plat terre-mer comme je les aime et TRES réussi, le fondant du pied de cochon avec une garniture puissante en goût, fameux !


Le très classique Pigeon de M. Durand mijoté en cocotte, farci au chou et au foie gras, un plat qu'on ne présente plus...
LUI est un inconditionnel !

J'ai pris le Ris de Chevreau mijoté aux lentilles vertes du Puy et citron vert, excellent accord de texture et de saveur. Le citron vert va bien aux ris !


Aiguillette de volaille fermière de l'Ain au citron, le plat de Melle E, très goûteux et subtilement citronné, la viande est bien tendre mais c'est portionné pour des adultes ! Elle a du en manger à peine la moitié...

Feuilleté croustillant et caramélisé aux framboises, crème légère
pour LUI et Melle E. La photo ne rend pas hommage a ce divin dessert, croustillant et oncteux en bouche à la fois.


J'ai pris un dessert plus travaillé, très (trop ?) subtil : Poire pochée et panée à la nougatine, vanille et caramel décuit à la coriandre. Caramel excellent et joliment mis en scène (n'est-ce pas Marie-Claire ?), la panure nougatine est intéressante mais trop peu à mon goût, je pense que c'est ce qui pêche dans ce dessert... néanmoins de haute qualité !


Si vous passez dans la région, ne manquez pas cette table !

Le Pré du Moulin

Route de Sainte-Cécile-les-Vignes
84830 SERIGNAN-DU-COMTAT

Pour en savoir plus, cliquez ici


Par Tiuscha
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Vendredi 17 juillet 2009
Côté Sud est une table de qualité à Uchaux, au Nord d'Orange dans le Vaucluse (1* au Bottin Gourmand). Le chef, Jean-Michel Besnard est un breton d'origine bien implanté dans la Provence gourmande, ses produits et ses vins, dont la carte est surtout tournée vers les vins de la Vallée du Rhône méridionale et septentrionale. La cuisine est justement créative, haute en couleur et en saveur, les cuissons respectent le produit. Nous y sommes rarement déçus car le chef connaît son affaire !

Voici quel fut notre dîner de vendredi dernier, autour d'un Saint Joseph blanc, cuvée Ro-Rée de Chèze, 2006 (nous avions surtout pris du poisson...). Très bon vin aromatique, fruité et floral, presqu'autant qu'un Condrieu (les parcelles sont apparemment voisines), mais avec une belle minéralité tout de même et autant d'acidité... Vous choisirez entre 2 menus : "garrigue" à 36 euros et "colline" à 47 euros.


Pour lui, rémoulade d'endive au crabe et raviole de homard en vinaiigrette à l'orange. Très frais, bon équilibre entre le sucré, l'iodé et l'amer.


Pour moi, un tartare de thon aux aromates et gaspacho glacé (en réalité un granité de gaspacho...), c'est frais, relevé, goûteux.


Puis, lotte rôtie et chips de chorizo, émulsion de crustacés pour lui. Excellente lotte, cuisson parfaite, saveur délicate.


Pour moi, filet de daurade et poêlée de petit 'encornets, jus aux olives noires de Nyons, cuisson parfait itou, un plat avec un peu plus de caractère parfaitement maîtrisé.

Dans le menu colline, des fromages affinés par Josiane Deal, fromagère de Vaison, MOF dont on retrouve la signature dans plusieurs tables de ce coin de Provence...


Enfin, les desserts : pour lui, crémeux chocolat/framboise, biscuit croquant, sorbet framboise. Accord classique, plutôt une réussite.


Pour moi, pêche blanche pochée à la verveine, mousse aux amandes, sorbet cassis. Excellent, grande finesse, la mousse est délicieuse et le sorbet également. Bel accord de l'ensemble et le biscuit qui accompagne, bien moelleux à l'intérieur et croquant dessus, comme un grand macaron apporte une texture supplémentaire.

L'accueil est toujours agréable, le service est discret mais efficace et l'on peut manger en terrasse dans un environnement verdoyant, où bruisse une mini cascade...


Pour en savoir plus et découvrir la carte du restaurant Côté Sud, cliquez Ici.

Côté Sud
Route d'Orange
84100 Uchaux
Tél 04 90 40 66 08


Par Tiuscha
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