Avant même son visage, la première chose que j'ai vue de lui fut ces merveilleuses créations : des sculptures réalisées dans des fruits et légumes.

Concombre sculpté

Pastèque sculptée

Un plasticien culinaire, diantre ! Mais qu'est-ce au juste ? La définition de plasticien est celle d'un artiste qui réalise des oeuvres d'art contemporaines sur des supports autres que ceux des Beaux-Arts. Il s'agit donc ici d'un professionnel qui exerce son art (essentiellement la sculpture) sur les denrées alimentaires principalement des fruits et des légumes mais aussi, et c'est inédit, du fromage !
Parmi les décors de buffets, de vitrines et autres stands d'animation, il propose des bouquets de légumes taillés ou des prestations de fruits et légumes sculptés à la gouge (ciseaux à bois à bout arrondi utilisés par les ébénistes) ou au couteau pointu (à la thaïlandaise, le "must"), mais aussi des réalisations beaucoup plus spectaculaires en volumes, mêlant fontaines, compositions végétales... Il donne aussi des cours et intervient dans les écoles. Quel joli support pédagogique pour sensibiliser les jeunes palais au plaisir des fruits et légumes !
Avec une formation de cuisinier et une expérience de 15 ans en restauration, Max Timbert a travaillé au départ les viandes et poissons, avant qu'on lui demande de préparer des légumes... Quelle punition ! Mais comme il a l'art de se passionner pour ce qu'il fait, il s'est vite intéressé à la meilleure façon d'embellir les produits du potager et du verger. La passion était née.
Afin de se perfectionner, il décide, voilà 10 ans, de passer 18 mois en Thaïlande, apprendre aux côtés de maîtres en matière de sculpture alimentaire. Il travaille alors une nouvelle technique : la sculpture au couteau, qui nécessite une précision infinie et une forte concentration pour obtenir un travail d'une grande finesse...


Devant une telle réalisation, il n'y a qu'à s'incliner ! Et comment croquer dans une oeuvre d'art ensuite ? Impossible, mais alors comment la conserver : sous vide ou alors congelée, ou encore dans des solutions comme des saumures ou des sirops...
Par quoi commencer, lorsque l'on veut se lancer dans la sculpture de fruits et légumes ? Max Timbert a débuté par les pommes de terre et les carottes : c'est le moins cher !
Quand au "motif" des débutants, la célèbre pomme en cage est un excellent exercice qu'il a bien voulu détailler pour Saveur Passion : à défaut d'une pomme de terre, Max a pris une betterave (cuite !) : il faut d'abord y détailler un cube "parfait". Ensuite, avec le couteau, on marque sur chaque face un carré à l'intérieur, à 5 mm du bord, en s'assurant que les angles soient bien découpés. Puis, on creuse ces carrés en enfonçant très légèrement la pointe du couteau au centre de chaque section et en l'enfonçant un peu plus dans les angles.

Il faut ensuite enlever la partie découpée, sur chaque face.

On travaille ensuite avec délicatesse, pour dégager la sphère...

Et voilà la sphère en cage ! Celle-ci est libre de ses mouvements, elle tourne mais reste enfermée dans son cube. Pour une pomme de terre, on fait cuire à la vapeur ou on fait frire la "pomme en cage"...

Pour en savoir plus sur Max Timbert, installé à Avignon, vous pouvez le contacter au 06 20 52 46 59 ou par courriel : maxtimbert@yahoo.fr.
Cet ancien diplômé d'un BTS Hotellerie et restauration, spécialité "Arts culinaires et arts de la table", a passé dix ans dans la haute gastronomie en tant que chef de rang. Citons pêle-mêle les Fines Roches et la Mère Germaine à Châteauneuf-du-Pape, le Moulin de Valrugues à Saint Rémy de Provence, L'Escale à Carry Le Rouet, La Bastide de Moustiers, Bruno à Lorgues, l'Auberge de Cassagne au Pontet (près d'Avignon). Au fil de cette expérience humaine et gastronomique, cet exprit curieux et polyvalent a tissé des liens autant en cuisine qu'en salle et en sommellerie !
Il a eu le privilège de déguster de jolis flacons, des vins prestigieux ou des trouvailles de génie, il a pu ainsi parfaire une connaissance du vin qu'il pratiquait en amateur. Il a éveillé ses papilles aux bouquets évolués de vins à maturité, non plus seulement de vin jeunes et fruités.

Il faut dire que dans cette famille de gourmands-gourmets on ne s'en laisse pas compter ! Déjà tout petiot, le jeune Xavier, âgé de 6 ou 7 ans, boit du vin allongé d'eau comme d'autres boivent de la grenadine. C'est dire si la passion l'a pris depuis longtemps !
Son palais a donc été formé très tôt et il compris vite que le vin est un partenaire incontournable de la bonne chair. Plus tard, l'un de ses plaisirs, durant ses vacances, est de visiter des caves et discuter avec des vignerons.
Après dix ans de bons et loyaux services au sein de grands noms de la gastronomie, il prend un virage vineux et entame une nouvelle carrière à la cave Les Genêts à Sablet dans le Vaucluse. Il conseille, vend, exporte. Homme de contact, le relationnel est pour lui un moteur essentiel dont il ne saurait se passer.
Dans la foulée, il démarre une formation viti-vinicole au centre de formation de Carpentras-Serres, formation que je partage avec lui et une vingtaine d'autres camarades. Restent de cette année (c'était il y a 6 ans déjà !) le souvenir de professeurs animés par la même passion que leurs élèves, de grandes parties de rigolades et d'un retour aux plaisirs de la vie étudiante, de projets professionnels mûris ensemble avant avortement, et enfin de soirées de dégustation à thème, ô combien mémorables (vins du nouveau monde, champagne, mono cépages...), autour de délicieux flacons mais aussi parfois d'immondes piquettes !
Après cet intermède "estudiantin", Xavier reprend ses habitudes au caveau, avec toujours ce désir de créer son activité qui voit le jour finalement il y a un
peu plus d'un an. Il ouvre une boutique dans le centre historique d'Orange, face au Théâtre Antique, dans une rue passante, animée, vivante ! De quoi
rencontrer du monde et croiser des amateurs de vin !D'allure joviale et décontractée, il accueille le chalans dans sa boutique-caverne d'Ali Baba, où l'on trouve des grands crus, vins de garage et petites bouteilles, de toutes les régions de France mais aussi de l'étranger, alcools et vins de Champagne, liqueurs et sirops, crus de café et thés rares (dont certains millésimés !) ainsi que des gourmandises provençales. Petits budgets et occasions festives trouvent tour à tour réponses parmi un choix extravagant de 300 flacons pour le vin et 100 pour les alcools !

On entre chez lui et on est tout de suite happé par cet éclectisme, cette diversité, cette avalanche de bouteilles incroyables... Mais foin du snobisme et des effets de mode, tous les vins sont les bienvenus chez lui pourvu qu'ils aient du caractère, de l'équilibre, de l'arôme : place aux vins de qualité, onéreux ou pas !

La vitrine vous accueille ainsi par ce charmant mot qui a le mérite d'être explicite pour les frileux qui n'oseraient pas passer la porte !
"Dans cette boutique, on trouve des vins d'ici et d'ailleurs, des liqueurs envoûtantes, d'autres un peu plus enivrantes, des flacons au goût fameux, d'autres tout bonnement merveilleux, des délices sucrés sans oublier les mets salés.
Ici, on peut voyager loin sans ménager sa monture et en gardant sa bourse, passez la porte ne tient pas lieu de péage.
Dans cette boutique, les premières bouteilles coûtent 3 €, pas mal d'entre elles sont à moins de 5 €, beaucoup de belles bouteilles restent en dessous des 15 €. La plus chère est à 160 €.
Ici, on part avec ce que l'on veut, de l'unique fiole à la malle bien remplie, ce choix sera le vôtre, pas le mien"
Puis, le maître des lieux oriente éventuellement l'indécis, conforte le décidé... Volubile, enthousiaste, il s'anime et ses yeux pétillent dès qu'il parle de vin : coteaux ensoleillés, sol argilo-calcaire, syrah-grenache, plaisir, à boire à 14°C, accompagne fabuleusement tel plat, tendre en bouche, saveur, arômes fruités, muscat-viognier, bonheur, délice... Les mots fusent et nous entraînent... Il sait à merveille s'adapter et vulgariser son savoir, faire partager son amour du vin, donner l'envie !

Autant que l'échange avec ses clients, Xavier aime aller à la rencontre des vignerons, visiter les domaines, arpenter les vignes, croquer le raisin sur les ceps, déguster et discuter avec hommes et femmes de talent. Parmi ces derniers, Raphaël Pommier, un ardéchois de Bourg St Andéol, droit et franc, auteur de sublimes Coteaux du Vivarais (je ne les ai pas encore goûtés...) et Elodie Balme toute jeune vigneronne de 23 ans établie à Roaix !
Pas de doute, celui-ci aime les gens autant qu'il aime le vin !
Xavier bouillonne de projets autour de sa cave Cavo Vino : à court terme, il souhaite organiser des dégustations (très attendues) autour d'un domaine en présence du vigneron, et tout prochainement, il mettra à l'honneur des alcools et vins des pays participant à la coupe du monde de rugby, ce sera l'occasion de découvrir les whiskey irlandais et les scotch whisky entre autres ! D'autres souhaits encore mais il est trop tôt pour les dévoiler...
Voici quelques-uns des flacons insolites, triés sur le volet, curiosités ou pièces rares...
Cette étonnante bouteille haute comme deux traditionnelles a été lancée pour Pâques 2007, dans divers bars/boîtes "jet-set"
du Sud (voir le site www.impatiens.fr). Le dernier must du clubbing !
Difficiles à trouver voire introuvables plusieurs bouteilles du domaine Richaud à Cairanne, dont
les Estrambords 2003 (syrah-mourvèdre) et le Cairanne blanc 2004.
Un rosé moelleux que je n'ai pas
encore goûté mais cela ne saurait tarder...Entre autres ! Et si l'on repart avec un carton un peu chargé, le petit "plus" du caviste "pro" et attentionné, le service que j'adore, la poignée !

Lors de mes prochaines dégustations de vin, comme celle d'Omission du Mas Barben, il est fort à parier que les flacons dont il sera question viennent de chez Cavo Vino à Orange !
Xavier Wilmet
Cavo Vino
Vins et autres plaisirs
43, rue Caristie
84100 Orange
Tél 04 90 60 91 80
cavovino@orange.fr
Pierrette Nardo, alias Floradiane, est une personnalité incontournable quand il s'agit d'évoquer la cuisine des fleurs. Cette femme dynamique et passionnée est à la fois une spécialiste des questions botaniques et une véritable artiste. Elle anime des conférences et ateliers culinaires mais créée également des bijoux, chapeaux et accessoires de mode sur le thème "fleurs et jardin". Ces multiples casquettes, elle les doit à une formidable curiosité, une reconnaissance de la nature comme "mère nourricière" et une connaissance encyclopédique autant que de terrain, acquise en autodidacte.

Née à La Rochelle, Pierrette a grandi avec l'amour du jardinage et de la bonne cuisine, elle s'est vite intéressée aux propriétés médicinales et "beauté" des fleurs et plantes, se concoctant, adolescente, ses propres mixtures !
Elle s'est ensuite adonnée aux joies de la création, devenant peintre et styliste professionnelle, une façon pour elle de rendre hommage à la nature. Et c'est bien plus tard, en devenant animatrice TV d'une émission dédiées aux plantes, puis de chroniques radio, que Pierrette Nardo s'est fait une spécialité de la cuisine des fleurs. Les gourmandises à base de fleurs de sureau, d'acacia, de coquelicot qui font partie du patrimoine culinaire légué par nos anciens, lui sont connus depuis l'enfance mais elle a depuis approfondi le sujet en s'intéressant à des plantes plus atypiques comme les hémérocalles, les tulipes ou encore le lilas !
Elle écrit actuellement de très jolis papiers dans la Gazette des Jardins et écrit un livre détaillant une centaine d'espèces qui paraîtra aux éditions Rustica en 2008.
Passionnée de roses, elle les collectionne dans son jardin près de Surgères en Charentes. Un potager doublé d'un verger côtoient une roseraie riche de 100 variétés ! Quel exceptionnel exemple de biodiversité ! C'est là qu'elle cultive au quotidien les fleurs, plantes et "légumes oubliés" qui entreront dans la composition de recettes gourmandes, voire classées "X", d'onguents naturels ou encore de traitement médicinaux 100% naturels. Bourrache, millepertuis, rose, achillée, reine des prés... sont des amies à qui elle parle et qu'elle remercie de leurs bienfaits et de leur beauté. Une capacité d'émerveillement, un respect sans borne devant tout ce que nous procure la nature, un amour évident et une attention de tous les instants, de la ténacité, de la patience et de la modestie, voilà ce qui caractérise ce petit bout de femme au fort tempérament !

La main verte, une mythologie ? Quoique... On naît sans doute, comme elle, avec un talent certain mais il faut le cultiver et concernant les plantes, il s'agit d'être humble, attentionné et à l'écoute, comme avec un être humain. Une plante est un organisme vivant pas une chose, posée là qui n'aurait besoin de rien : elle souffre (en silence), elle s'épanouit sous nos mains, elle meurt sans soin...
Elle nous conseille de lire à ce sujet Les langages secrets de la nature et La vie sociale des plantes du passionnant Jean-Marie Pelt, botaniste, professeur de biologie végétale et de pharmacognosie.
Elle se sent également très proche de François Couplan, ethnobotaniste réputé qui se consacre également à déchiffrer, dénombrer et partager les plantes sauvages comestibles (dont il a révélé les saveurs et richesses culinaires notamment aux côtés de Marc Veyrat...).
Mais retournons à nos fourneaux fleuris... Pour démarrer avec la cuisine des fleurs, il faut d'abord être certaines qu'elles sont comestibles ! Des variétés soeurs peuvent être l'une toxique tandis que l'autre non, la vigilance est de mise ! Comme pour la cuillette des champigons, il est indispensable d'être sûr de soi, dans le cas contraire, vérifier auprès d'une spécialiste comme Pierrette ! Et démarrer par des saveurs douces (acacia, capucine..) : pour qui n'est pas habitué, la rose ou la lavande, aux fragrances très puissantes, peuvent désarçonner...
Pierrette nardo a eu la gentillesse de nous transmettre une de ses recettes, un mets de saison :
CEREALES GOURMANDES AUX FLEURS D’ETE
Ingrédients (pour 4 personnes)
- 300 grammes de "céréales gourmandes" (mélange de 4 céréales vendu en grande surface sous la marque Tipiak)
- une douzaine de fleurs de calendula et 8 jeunes feuille
- une trentaine de fleurs de bourrache et 10 très jeunes feuilles
- une quinzaine de fleurs de capucine et 6 belles feuilles
- quelques fleurs de roquette et 3 ou 4 feuilles
- le jus de 2 à 3 citrons
- huile de tournesol et huile de noisette en part égales
- sel
Préparation : 10 min – Cuisson : 15 min
Faire cuire les céréales comme indiqué sur le paquet et laisser
refroidir.
Couper très
finement les feuilles de bourrache, capucine, roquette et calendula.
Détacher les fleurs de calendula de leurs capitules, et détacher les pétales de capucine (réservez en 2 ou 3 entières pour le
décor).
Préparer
une sauce avec les huiles, le jus de citron mais pas de poivre : les feuilles de capucine et roquette le remplace). Assaisonner les céréales avec la sauce. Ajouter toutes les fleurs, les feuilles coupées et mélanger délicatement.
Mettre à rafraîchir une petite heure avant la
dégustation, mais pas beaucoup plus car les fleurs flétrissent vite avec les assaisonnements. Vérifier l’assaisonnement avant de servir.
A noter : le mélange de céréales peut être remplacé par du boulgour ou du sarasin (préalablement cuit)

Pour en savoir plus sur Pierrette Nardo, alias Floradiane...
CUISIFLOR : Gastronomie florale et légumes oubliés
http://www.cuisiflor.com
AUTOURDESROSES : Passion pour les roses
http://www.autourdesroses.com
FLORADIANE : Chapeaux, créations et peintures
http://floradiane1.free.fr
BLOG jardin et cuisine:
http://floradiane.canalblog.com
Laétitia Gaborit, MOF fromager-affineur(elle adore, entre autres, les fromages suisses), avant de s'établir Attirée par les grands espaces, la jeune vendéenne aura vécu en Haute-Savoieau pays basque. Voici plus de deux ans qu'elle est vendeuse dans une boutique d'Anglet. C'est une aventure passionnante au quotidien, la connaissance des produits, le contact avec les clients, le savoir vendre et le marketing qu'elle s'est approprié dès le lancement du magasin. Elle n'en est certes pas propriétaire mais le temps viendra où elle aura elle aussi son domaine, reine des fromages !
Pendant plus d'un an, il lui aura fallu se préparer, en plus des nombreuses heures passées dans la boutique, pour le prestigieux concours. Elle a consenti des sacrifices, passé des nuits blanches, des efforts aujourd'hui récompensés. Sur les 23 inscrits n'en sont restés que 6, dont une seule femme : elle ! Sa motivation, double de celle de ses camarades masculins, et sa force de caractère ont eu raison des difficultés rencontrées.
Laétitia est aujourd'hui heureuse, elle vient de remporter le challenge qu'elle s'était fixé, elle envisage l'avenir avec sérénité, consciente que cette consécration va lui ouvrir les portes. Sans se précipiter, elle souhaite valoriser son expérience et avant tout, poursuivre son but : transmettre sa passion des fromages !
Travail de présentation aux MOF, par Laétitia GaboritAu sujet de l'actuelle polémique autour de l'AOC Camembert, Laétitia a été on ne peut plus claire : seul le lait cru permet de garantir un camembert de qualité ! cela vaut aussi pour les autres fromages bien sûr. Et autant que le lait cru importent la race bovine et le savoir-faire traditionnel car le fromage fermier disparaît peu à peu au profit de fromages laitiers plus uniformisés...
"A la façon d'un magazine, ce site vous apportera chaque jour toutes les informations indispensables pour vivre votre passion du vin au féminin. Dégustations, visites de propriétés, de vignobles, conseils pratiques, recettes, portraits, séjours découverte, sujets choc, promotions, jeux, petites annonces et bien d'autres rubriques vous attendent dans les pages de ce magazine interactif, créé par une femme pour les femmes."
Elle co-organise également un concours international de dégustation réservé aux femmes, professionnelles et amateurs (j'y reviendrai...).
Pour Saveur Passion, Isabelle Forêt a accepté de répondre à quelques questions...
Dites-nous en quelques mots ce qui vous a conduit vers l'univers du vin...
J’ai été initiée au vin dès mon enfance par une Grand’mère passionnée elle-même qui m’a transmis sa passion et ses connaissances. J’ai lu beaucoup de livres sur l’œnologie, le vin et la viticulture.
J’ai eu l’opportunité d’écrire un jour un livret qui devait accompagner une vidéo sur le vin dans un coffret. Au fil de mes rencontres et interviews je n’ai rencontré que des femmes douées, passionnantes ce qui m’a donné l’envie d’aller plus loin et d’écrire le premier guide du vin au féminin « Elles et Bacchus » au début des années 80.
Pourquoi des guides spécifiquement féminins ?
Mon Guide du vin au féminin, qui a connu un grand succès dès sa première sortie, en 2002 répond a une attente des consommatrices, de plus en plus nombreuses à affirmer leurs goûts et à fréquenter les rayons vins, ce qui représente aujourd’hui 75% des achats en France. C’est un guide non pas "féministe" mais où les vins sont sélectionnés pour les femmes, dans un langage simple et accessible, avec une multitudes de rubriques pratiques qui n’existent dans aucun guide.
La féminisation du vin est-elle plus avancée dans le reste du monde ?
Comment sélectionnez-vous ? Votre équipe est-elle uniquement composée de femmes ?
Que pensent les professionnels hommes (vignerons, sommeliers, oenologues, cavistes...) de votre démarche ?
Je participe à beaucoup de dégustations professionnelles, je suis membre de nombreux jurys et j’organise moi-même des dégustations comparatives hommes/femmes.
Quels vins apprécient les femmes, selon votre expérience ?
Le nez féminin est particulièrement subtil, privilégiant des vins qui procurent des émotions, des arômes fruités, des vins soyeux, veloutés, riches en matière aromatique, moins tanniques que ceux qui relèvent du choix traditionnel masculin. Les femmes n’apprécient pas les vins boisés, les jus de barrique.
Comment séduire une femme avec un vin ?
D’abord en lui laissant le privilège de le choisir. Pour les moments d’intimité offrir à une femme un verre de muscat Beaumes de Venise comme « after-calin ».
Et vous, vers quels vins vous porte votre goût ?
Et puisque, comme les femmes, ils sont l'avenir du vin, comment initier les jeunes (et notamment les jeunes filles/jeunes femmes) ?
Redonnons au vin ses symboles, communiquons sur ses bienfaits sur la santé lorsqu’il est bu avec modération.









