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Mardi 16 juin 2009
Les artichauts dits "à la barigoule" est une ancienne recette provençale qui fait référence à des petits champignons type agaric ainsi dénommés en langue niçoise...
A l'origine, noux explique Guy Gedda dans Le grand livre de la cuisine provençale, les artichauts étaient grillés sur une braise mourante, avec juste sel, poivre et huile d'olive, à la façon des champignons, d'où l'intitulé de l'apprêt "à la barigoule".
Frédéric Mistral, dans son Trésor du félibrige, donne l'explication suivante : "artichauts à la barigoule : apprêt qui consiste à les faire griller avec du sel, du poivr et de l'huile d'olive". On retrouve la même recette dans le livre écrit par un cuisinier gardois, Durant, qui compare la même recette pour les artichauts et pour les champignons... En revanche, c'est la "cuisson à la casserole" de ce dernier qui se rapproche de la recette actuelle "à la barigoule" : les artichauts sont cuits dans un poêlon en terre, avec un oignon émincé,  deux gousses d'ail écrasées, un peu d'eau, du thym, avec du sel, du poivre et de l'huile d'olive. L'ingrédient aromatique est-il à l'origine de la confusion qu'on trouve parfois à nommer le thym "barigoule" ?
Cette recette figure dans le livre de Jean-Baptiste Reboul, qui en donne une variante "d'artichaut farci à la barigoule", que l'on retrouve aussi chez Guy Gedda...

Artichauts farcis à la barigoule

On trouve depuis d'autres variantes où l'on introduit des légumes du Sud, rien de saurait être véritablement choquants si ce n'est de bouillir les artichauts au préalable ou d'utiliser du beurre eu lieu de l'huile d'olive !

Pour retrouver la recette des artichauts farcis à la barigoule, cliquez ici !
Par Tiuscha - Publié dans : Jargon - Communauté : les gourmandes
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Samedi 23 août 2008
Etes-vous pro-muffin ou pro-cupcake ? Mais quelle est en fait la différence entre ces deux biscuits US ? Telle est la question que se pose aujourd'hui Irisa... Difficile pourtant de répondre précisément, pourtant, le sujet fait régulièrement débat !

Le muffin semble être un gâteau plus dense, plus lourd mais souvent plus sain ; lors de sa préparation, on mélange des éléments secs d'un côté, les ingrédients humides de l'autre, puis on assemble les deux sans trop mélanger. Il gonfle et sort sa tête comme une épingle, il peut être truffé de fruits frais ou secs, de fruits à coques ou de pépites de chocolat ; en général, il ne comporte pas de glaçage.

Ce dernier est l'apanage du cupcake, qui tire son nom de la tasse (cup) avec laquelle on mesure aux Etats-Unis et au Canada, les ingrédients destinés à la pâtisserie depuis le XIXème siècle.  Mais le nom des cupcakes fait également référence au mode de cuisson : dans le Oxford Encyclopedia of Food and Drink in America, on explique que le nom cupcake désigne également le contenant dans lequel on faisait cuire ces petits gâteaux. Les tasses à thé, par exemple, servaient souvent de moules, en petites portions, ils cuisaient plus vite et les ménagères américaines gagnèrent ainsi plus de temps lors de leur confection, tant dans la mesure des ingrédients que dans la cuisson des pâtisseries. Ce sont donc des petits gâteaux à l'origine, bien plus moelleux et aériens que les précédents, dont la pâte est battue énergiquement. Certains affirment que si le pourcentage de sucre, beurre et oeuf est plus important que le reste des ingrédients, il s'agit d'un cupcake. Rien d'étonnant alors qu'il soit si moelleux ! La recette la plus simple à retenir est 1,2,3,4 :1 tasse de beurre, 2 tasses de sucre, 3 tasses de farine et 4 oeufs.

Mais surtout, le cupcake est garni d'un glaçage (icing) décoratif et déclinable à l'infini. Ce peut être un glaçage de sucre, de fromage frais, de crème au beurre,  de ganache, voire de chantilly, décoré ensuite de perles de sucre, de petits fruits, de figures en pâte d'amande ou de tout ce qui peut les décorer ! On les colore à volonté, ils sont donc plus ludiques mais souvent aussi plus riches, plus caloriques et plus "chimiques" que les muffins... Ils sont la coqueluches des américains, et depuis leur apparition dans la série "Sex and the city", ils sont devenus tendance un peu partout dans le monde. Aux Etats-Unis et au Canada, il existe de nombreuses boutiques qui proposent des cupcakes (et font fortune avec !) et d'innombrables livres de cuisine leur sont dédiés.

De l'autre côté de la Manche, la Grande Bretagne connaît les "fairy cakes", (gâteau féérique) au nom infiniment plus poétique que le cupcake américain, sans doute plus anciens (mais pas de source pour le vérifier). Parfois même, on trouve la dénomination "baby cakes"... C'est un compagnon idéal du tea-time. La base est quelques chose d'infiniment moelleuse, comme un sponge cake, surmonté d'un glaçage également, plus sobre traditionnellement mais qui se confond désormais avec la surenchère de sucre des incings US...

Par Tiuscha - Publié dans : Jargon - Communauté : ABC-CUISINE
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Mercredi 28 novembre 2007
Depuis le milieu des années 90, la production du foie gras est strictement réglementée au niveau européen : la race, le sexe, l’origine des canetons (le foie gras de canard doit en France être issus de mulards mâles), leur alimentation ainsi que les procédés de gavage (en évolution constante pour répondre aux revendications des amis des palmipèdes), le poids du foie (supérieur à 300 g pour un foie gras de canard, à 400 g pour l’oie) et les dénominations "foie gras entier", "foie gras", "bloc de foie gras avec ou sans morceaux". Autant de facteurs pour garantir aux consommateurs, un produit de qualité en toute transparence. Par ailleurs, l’Europe a officiellement reconnu la qualité et l’origine des foies gras du Sud-Ouest, en autorisant pour ces produits le label IGP (indication géographique protégée). Le logo certifie que les foies gras proviennent bien de canards nés, élevés, gavés et transformés dans la région.

Petit guide des différentes catégories de foie gras :
"Foie gras entier" : Il s'agit uniquement de préparations composées d'un foie gras entier ou d'un ou plusieurs lobes de foie gras et d'un assaisonnement.
"Foie gras" : Les préparations composées de morceaux de lobes de foie gras agglomérés et d'un assaisonnement.
"Bloc de foie gras" : Les préparations composées de foie gras reconstitué et d'un assaisonnement. Les foies sont émulsionnés avec une quantité d’eau qui ne doit pas dépasser 10% de la masse de la préparation. Si le bloc est "avec morceaux", ces derniers doivent représenter au moins 30 % de la masse du produit.

Les parfaits, galantines, mousses, médaillons ou pâtés de foie d’oie ou de canard doivent, eux, contenir au moins 75% de véritable foie gras pour le premier et au moins 50% pour les autres.

NB concernant la différence entre un foie gras en conserve et un foie mi-cuit, le second est comme son nom l'indique, cuit moins longtemps, il se conserve au frais et sur une durée beaucoup plus courte. A ce sujet lire l'article très instructif de Vincent Le Canneux, expert ès conserves !
Par Tiuscha - Publié dans : Jargon - Communauté : ABC-CUISINE
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Lundi 13 août 2007
La rouille est cette sauce à base d'ail, de piment et d'huile d'olive, qui assaisonne la soupe de poisson et notamment la célèbre bouillabaisse ; en fin de compte un aïoli épicé ! Et comme ce cousin provençal, elle peut accompagner aussi des poissons, des légumes, des pommes de terre bouillies...

D'après la bible de la cuisine provençale de J.-B. Reboul, La cuisinière provençale, la rouille (rouio) s'obtient en pilant au mortier de l'ail et des piments rouges (d'où le nom...), auxquels on ajoute de la mie de pain trempée (dans le bouillon du poisson !) et exprimée ; le tout bien broyé, on ajoute l'huile d'olive et on mélange cette pommade avec un peu de bouillon et l'on sert en saucière.
Depuis, la mie de pain était souvent remplacée par de la pomme de terre ; plus récemment, le jaune d'oeuf l'a transformée en mayonnaise aillée et relevée, ce qu'elle n'est pas au départ !

Pour une recette "maison", c'est ici !


Par Tiuscha - Publié dans : Jargon
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Mardi 31 juillet 2007
La farigoule (ou férigoule) est le nom provençal donné au thym depuis le XVIème siècle, son étymologie est incertaine mais le mot pourrait bien venir du latin ferus (sauvage), donné donc à cette plante odorante de la garrigue... Le diminutif "farigoulette" n'est semble-t-il employé que depuis le XXème siècle...
On parle d'artichaut, de poulet ou de lapin à la "fariqoulette", entre autres. N'est ce pas un nom charmant et chantant ?
Par Tiuscha - Publié dans : Jargon
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