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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 16:33

dinerchampagne.jpgVoici quelques pistes (à affiner selon le Champagne de votre choix, avec avis du vigneron) qui peuvent orienter votre choix d'un dîner tout au Champagne pour un repas tout en légèreté et un peu sophistiqué...

 

Avec un  Champagne Brut Nature, tendu, sans sucrosité mais beaucoup de minéralité, privilégiez les plats iodés : huître nature, oursin, Saint Jacques en tartare. Ce Champagne assurément ouvre l'appétit, il est parfait pour l'apéritif !

 

Avec un Champagne brut sans année, vous orienterez entrées et plats selon la tonalité générale du Champagne, selon qu'il contient davantage de Chardonnay, il offrira plus de "légèreté", de fraîcheur, de notes d'agrumes convenant à des plats de poisson ou crustacés travaillés simplement, sans trop d'apprêt ou avec une sauce légère et citronnée, une tonalité marquée en pinot meunier ou pinot noir permet des poissons plus crémés, un peu de truffe ou de champignons, voire un tartare de veau... Egalement un Champagne parfait pour l'apéritif.

 

Un Champagne Blanc de Blancs (100% Chardonnay), fin et subtilement parfumé, revèle la délicatesse des chairs des poissons et crustacés, de mer ou d'eau douce, nature ou accompagnés d'agrumes et d'herbes. Sur un Millésime pur Chardonnay, vous pourrez vous autoriser des sauces plus onctueuses, voire une mayonnaise légère (sans ail !) ou une chantilly (au wasabi par exemple).

 

Un Champagne Blanc de noirs et Champagne millésimé à maturité, plus complexe et vineux, est parfait pour accompagner foie gras, viandes blanches, plats truffés ou gibier. Avec un 100% pinot noir bien travaillé, vous pourrez même tenter une viande rouge, type côte de boeuf ou tournedos rossini !

 

Le Champagne rosé peuvent aussi accompagner certaines viandes ; c'est le partenaire parfait des desserts à base de fruits rouges, à base d'épices douce et chaude comme la cannelle. Par extension, le Champagne rosé sera souvent le bienvenu sur les cuisines exotiques, sur des curries doux, pas trop épicés, ou sur le sucré-salé.

 

champagnesochic.jpgPoursuivre cette investigation ? Arnaud Lallement, chef de l'Assiette Champenoise, où avec 4 autres blogueuses, nous avons eu le bonheur de manger et de séjourner, est à l'origine d'un livre paru récemment au Menu Fretin, d'un livret intitulé Champagne So Chic ! Il détaille la mise en place d'un menu au Champagne : siphon wasabi sorbet champagne - oursins à la gelée de champagne - turbot et gnocchis à la crème de champagne - figue en gelée de champagne - guimauve au champagne.

Et je vous recommande également les délices de Claire dans sa petite cuisine pour la maison Louis Roederer.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 08:04

C'est la saison du poulpe (et autres bestioles à tentatcules !), lors d'un périple aux Halles d'Avignon (où j'avais trouvé de délicieux navets du Pardailhan), j'ai déniché un gros poulpe de roche de Méditerrannée. Quelle différence avec le poulpe commun, me demanderez-vous  ? Il a deux paires de ventouses par tentacule (on le voit bien sur les photos) contre une seule pour le poulpe commun, et il est aussi le plus tendre des deux ! Des explications données par le poissonnier d'Avignon et confirmées par ma poissonnière. Va donc pour ce poulpe, qui n'aura pas besoin d'être tapé pour être attendri mais qui va quand même passer quelques heures au congélateur. Après décongélation, il sera cuit doucement dans un bouillon de citronnelle, raifort et gingembre, dans lequel j'incorporerai du curcuma frais à la fin, pour la saveur et la couleur (à la fin pour garder au poulpe sa jolie couleur). Quelques chataignes confites à la graisse de canard et le tour est joué. Encore du "William Ledeuil style" (on est fan ou on ne l'est pas !).

Une autre recette façon William Ledeuil ?

NB le curcuma frais tâche les mains, penser à enfiler des gants pour le peler et le râper ! Quant au fait de saler à la sauce soja uniquement, ça, c'est l'effet Ledeuil à 100% (il n'utilise plus de sel pour lui-même et très peu dans les cuisines de ses restaurants...)

poulpecitronnellechataignebouilloncurcuma.jpg

Ingrédients (pour 2 ou 3)

- 4 tentacules d'un gros poulpe de roche (soit 600 grammes environ)

- 6 ou 8 châtaignes (ici, bouche rouge)

- 1 tige de citronnelle

- 1,5 cm de gingembre

- 4 ou 5 feuilles de raifort (ou wasabi)

curcumafrais.jpg- 1,5 cm de curcuma frais

- 3 ou 4 cuillères à soupe de sauce soja

- QS graisse de canard (pour confire les châtaignes)

- piment d'Espelette

- 3 ou 4 cuillères à soupe de sauce soja (ou gros sel)

- 4 grains de poivre vert

Préparation

Nettoyer le poulpe (je n'ai pas enlevé la peau), ôter yeux et becs, garder le reste de la tête et les tentacules.

Placer 4 tentacules au congélateur 4 ou 5 heures, puis laisser décongeler au frais. Porter à ébulltion 5/10 minutes et rincer à l'eau froide..

Confire dans la graisse de canard, les châtaignes déjà cuites à l'eau et épluchées. Réserver.

Couper les tentacules en tronçons et placer avec le poivre vert concassé, le bâton de citronnelle coupé en 4, le gingembre émincé et 4 feuilles de raifort, couvrir d'eau et porter à frémissement. Saler au gros sel ou comme ici, à la sauce soja. Cuire doucement jusqu'à ce que le poulpe soit bien tendre (ici deux heures environ).

Prélever 25 cl de bouillon et cuire un peu de racine de curcuma pelée (avec des gants !), puis mixer au mixeur plongeant pour faire mousser.

Servir le poulpe, les châtaignes confites dans les assiettes, ajouter le bouillon mousseux au curcuma, poudrer de pimet d'Espelette. Servir bien chaud, en ce moment !

 

 

poulpecitronnellechataignebouilloncurcuma2.jpg

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 11:50

Je vous invite à une promenade au Salon des Santonniers qui s'est tenu la semaine dernière à Caderousse (Vaucluse), au milieu des miniatures ou grands formats illustrant de vieux métiers, ceux qui évoquent l'univers fermier, celui des pêcheurs, et autres artisans de bouche : boulanger, boucher...

 

Côté miniature, la porteuse de poule noire (supposée porter bonheur) :porteusepoulenoire.JPG

Le porteur d'ailporteurail.JPG

Le vendeur de morue (ici habillé comme un prince, le valet a volé le costume de son maître, humour du santonnier !)vendeurmorue.JPG

La cueilleuse d'olivescueilleuseolives.JPG

La poissonnièrepoissonniere.JPG

Ces figurines sont signées Gayraud d'Agnel (gdagnel@yahoo.fr)

 

Parenthèse sur un santonnier de talent et de renom mais qui n'a pas souhaité partager ses oeuvres avec vous. Quel dommage, il y avait là un boucher, un pizzaïolo, une jolie laitière ou encore un cuisinier !

 

Gros coup de coeur pour cette vendeuse de fromages de chèvres, une grande figurine signée Yannick Fusier, une pièce unique qui a nécessité 3 jours de travail. Son prix (350 euros) est à la hauteur de la finesse de cette "sculpture". Regardez ce visage et ses mains ! Pour en savoir plus, cliquez ici et rendez-vous sur son site.fromagerechevre.JPG

 

Autre style sur d'autres miniatures... Le cueilleur d'olivescueilleurolive.JPG

Le saunier (qui récolte le sel)saunier.JPG

La porteuse d'huile (et à ses côtés, le meunier) porteusehuile.JPG

On doit ces santons à Elisabeth et Bernard Fontanille de Goudargues (voir leur site ici)

Plus loin, l'inédite traite de la vache, de Karine Fraisse (à Allègre les Fumades, dans le Gard) vachere.JPG

Et le jardinierjardinier.JPG

 

Chez "Lou Christou", beaucoup de variété à retrouver sur le blog : côte-à-côte, la bergère et la laitièrebergerelaitiere.JPG

Un boucher-charcutierboucher-charcutier.JPG

ce santonnier cultive aussi l'art des étals comme celui de légumes...etallegumes.JPG

ou de fromages !etalfromage.JPG

Une castagnade, ça vous dit ?castagnade.JPG

Ou préférez-vous une soupe ? Clin d'oeil à Yvanne, Grande Louchière en Pays Voconce, au passage...louchiere.JPG

Celle-là porte d'un côté ses poules, de l'autre des oeufs au marché.vendeusepouleoeufs.JPG

J'aime aussi beaucoup l'écaillère, son étal de poissons et son panier d'huîtres.ecaillere.JPG

Il y avait même une marchande de kaki !

Gros coup de coeur aussi pour le santonnier Henri Vezolles d'Arles, ses personnages expressifs faits à la main, dans un camaïeu de beiges, santons de haute taille. Voyez plutôt le vendeur de morue :vendeurmorue2.JPG

La fermière qui vend ses oies et ses oeufsvendeuseoies.JPG

La poissonnièrepoissonniere2.JPG

La vendeuse de fougasses (fougassière, ça se dit ?)fougassiere.JPG

Le vendeur d'ail et sa mère, qui tresse les goussesvendeurailmere.JPG

Regardez-moi ce visage jovial et ces traits expressifs !

vendeurailgrosplan.JPG

Il n'y avait pas que des santonniers, des collectionneurs passionnés préentaient aussi leurs santons, glanés au fil des ans. Ci-dessous, de grans santons, parmi lesquels, le porteur d'ail :porteurail2.JPG

Le couple du boulanger et sa femmecoupleboulanger.JPG

Et terminons sur un meunier, incroyablement expressif là encore !meunier.JPG

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:25

tiragesort.JPGtiragesort2.JPGAprès tirage au sort par une main innocente (celle de Miss L), le livre Pains d'Epices que je vous ai présenté en début de semaine, a été gagné par Coco la Cairotte (désignée par Coco1 sur le papier, car il y avait une seconde "Coco" en lice...). le läbküeche a eu du succès mais il faut bien un gagnant. Coco, si tu veux bien te mettre en contact avec moi (devrais-je envoyer le livre en Egypte ?!).

 

Et comme c'est Noël, permettez-moi de vous offrir par l'intermédiaire de la Maison Charaix, de délicieux macarons craquants aux noisettes. Je vous en avais parlé ici, ce sont probablement les plus anciens macarons de France.

 La Maison Charaix lance en effet une boîte de Macarons de Joyeuse événementielle en série limitée pour les fêtes. Illustrée par macaroncharaixboitenoel.jpgKanako de My Little Paris, cette boîte en forme de maison met en scène, dans un esprit de Noël, le Duc de Joyeuse et ses proches dans la demeure familiale. Chaque "maison" contient 10 délicieux Macarons Charaix.

La Maison Charaix reversera l’intégralité de ses bénéfices sur cette opération à l’association C.I.E.LO. Cette ONG participe depuis 15 ans déjà, au soutien de l’éducation par le jeu d'enfants défavorisés dans les pays en développement, notamment à travers 25 ludothèques qui fonctionnent dans une dizaine de pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et du Proche-Orient.

 

Pour donner un coup de pouce à cette opération, et se régaler par la même occasion, la Maison Charaix offre donc 4 boîtes par mon intermédiaire. A nouveau par tirage au sort, dans les commentaires qui feront apparaître la dénomination de ces exquis macarons : Macarons de Joyeuse. A vous de jouer !

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 16:13

Le navet du Pardailhan (on dit "du" et non "de") est cultivé en Languedoc-Roussillon sur le plateau du Parc Régional du Haut Languedoc, autour de la commune de Pardailhan. Un pharmacien de Saint-Chinian le met en conserve et offre au navet du Pardailhan son premier succès d'estime au XIXème siècle. A son apogée entre les deux guerres, les grossistes de Narbonne et les épiciers de la région de Béziers font le chemin jusqu'à Pardailhan à la recherche de ce précieux navet que les gourmets s'arrachent. Dans les années 1960, les producteurs se font plus rares et le navet tombe en relative désuétude et il faut attendre les années 1990 pour un vrai relancement du navet du Pardailhan sous la bannière de jeunes agriculteurs conscients du potentiel gastronomique de cette racine. En 2003, le consorsium Slow Food le référence comme une "Sentinelle du Goût", une reconnaissance du savoir-faire et de la volonté des producteurs de redonner au navet du Pardailhan ses lettres de noblesse.navetpardailhan.jpg

Navet à chair ivoire et à peau noire, ce légume rustique est récolté entre octobre et février. Sa chair fine offre une saveur plus douce, moins piquante que les autres navets, avec un petit goût de noisette. Le navet du Pardailhan se déguste cru, confit, sauté, en velouté, accompagné de girolles ou de cèpes, il s'accompagne divinement de truffe boire du Périgord. Il se plaît autant avec des produits carnés et du gibier que des poissons ou crustacés. Et pourquoi ne pas l'essayer en version sucrée, panaché avec des pommes par exemple ?

Une recette : crème prise de girolles, navet du Pardailhan confits

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 07:36

En balade avec la Cocotte (et son oisillon dans le nichoir) aux Halles d'Avignon, nous sommes tombées en arrêt (elle a l'oeil !) devant des navets du Pardailhan (et non de ; le navet ne porte pas tout-à-fait le nom d'un chevalier ce que j'ai longtemps cru !), sentinelle Slow Food. Une rareté ici car le Vaucluse regorge de navets longs et blancs. Elle va en faire une chouette tatin ; je me suis tâtée mais finalement, je me suis rabattue sur quelque chose de très simple pour découvrir au mieux la saveur de cette "rolls" du navet : une crème prise de girolle et navets du Pardailhan confits. A la graisse de canard, what else ? On pourrait certes imaginer des navets confits à l'huile d'olive... La crème est prise à l'agar-agar et peut-être tenue au chaud (voire réchauffée) à 75°C sans que l'agar-agar se dénature : la gélification tient jusqu'à 80°C. Pour en savoir plus sur le navet du Pardailhan, cliquez ici !

cremegirollenavetspardailhan.jpg

Ingrédients

- 1 navet du Pardailhan

- QS graisse de canard

- amandes effilées grillées et concassées ou noisettes (facultatif)

- sel fumé (ici Halen Mon chez terre Exotique)

pour la crème de girolles

- 20 grammes de girolles séchées

- 60 grammes de bouillon de volaille

- 1 belle pincée d'agar-agar

- sel, poivre

Préparation

Confire le navet coupé en rondelles dans la graisse de canard à feu doux.

Réhydrater les girolles dans l'eau chaude. Puis les cuire 15 minutes à feu moyen et à couvert dans le bouillon de volaille. Mixer finement, saler, poivrer et remettre sur le feu avec l'agar-agar 2 minutes. Verser dans les assiettes et tenir au chaud.

Egoutter les navets confits et les disposer sur la crème de girolles, saler et parsemer d'éclats d'amande concassée.cremegirollenavetspardailhan2.jpg

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:02

Serge Chenet a longtemps été  aux commandes du Prieuré à Villeneuve les Avignon. Maître Cuisinier de France et Maître Ouvrier de France 1993 (MOF), il est aujourd'hui chef de cuisine et propriétaire d'un établissement dans le Gard à Pujaut, un mas transformé en restaurant : Entre vigne et garrigue. Le nom annonce bien la couleur, voyez plutôt le paysage :

entrevignegarriguevue.JPG

Rencontré lors de cet atelier d'accord mets-vins autour du safran, je n'avais pas eu encore l'occasion de déjeuner chez Serge Chenet. La cuisine y est précise, sur le produit, notamment de Provence, et respectueuse des saisons. Le confort et la décoration y sont sobres et élégants (j'aime les tonalités prune&chocolat).entrevignegarriguesalle.JPG

En mise en bouche, un velouté de topinambour, crème truffée, chips croustillante, belle entrée en matière avec un joli mariage de texture et de température. Lui a pris le menu

entrevignegarrigueamusebouche.JPG

Kadaïf de gambas et saumon rôti, aubergine à la provençale et salade d’herbes fraiches, vinaigrette marbrée : beaucoup de saveur, du croutillant, plat très bien fait, l'aubergine est très moelleuse.

entrevignegarriguesaumongambas.JPG

Crème de cèpes, Quenelle de volaille truffée, Foie gras confit et poireaux : le foie gras est d'un fondant infini et d'une belle fraîcheur, la quenelle très légère en bouche, le tout très aromatique mais on est ici très proche de la mise en bouche, sans doute le seul bémol.

entrevignegarriguequenelle

Filet de rouget de Méditerranée, Risotto au vieux parmesan et jus de palourdes : superbes produits, cuisson pârfaite, une mention pour les petites chips de poisson sur le dessus, au paprika ou à l'encre de seiche, sorte de tuiles croustillantes et aromatiques, très ludiques.

entrevignegarriguerouget.JPG

Pour le repas accompagner un Croze-Hermitage 2009 de Laurent Combier, un vin qui sans avoir beaucoup de caractère, est très bien fait et se boit facilement ! J'ai choisi un millésime jeune pour mieux servir le perdreau entouré de fruits... Il a également bien accompagné la quennelle truffée et le rouget-parmesan, autant que le cochon.

entrevignegarriguevin.JPG

“Le perdreau rôti “, compote de chou rouge et figues, coing, marron : encore une belle cuisson, du fruité mais peu de sucre, la figue entre sous forme d'un coulis, subtil dans la cuisson du chou rouge.

entrevignegarrigueperdreau-copie-1.JPG

Coup de coeur pour cette côte de cochon du Ventoux en tranche épaisse et la poitrine rôtie, légumes oubliés et purée de céleri :deux cuissons, grillée et laquée, avec une chips de panais très réussie et les légumes confits (salsifi, panais...)

entrevignegarriguecochon.JPG

Une sélection de fromages affinés de Josiane Deal a précédé cet ananas rôti aux fines épices, sorbet noix de coco et ses bugnes vanillées. La glace est crémeuse, délicieuse, et l'ananas est parfait.

entrevignegarrigueananas.JPG

Pour moi, une poêlée de fruits d’automne « en mille feuille craquant » au praliné, sorbet poire : assez bon "millefeuille" à base d'apapreil à tuile ; en revanhce, le sorbet poire n'est pas à mon goût.

entrevignegarriguefruitpraline.JPG

Un petit tour digestif autour du restaurant ? Il fera bon de revenir s'attabler en terrasse à la belle saison...

entrevignegarrigueterrasse.JPG

Coup d'oeil aux sièges noueux, très à mon goût...

entrevignegarriguechaisebois.JPG

Un dernier aperçu ?

entrevignegarriguevue2.JPG

Entre Vigne et garrigue

Mas Saint Bruno - Chemin des falaises - 30131 Pujaut

Tel 04 90 95 20 29

Site Internet

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Published by Tiuscha - dans Gîte et couvert
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 08:36
L'inspiration, même très éloignée, vient de chez Olivier Roellinger, en particulier cette recette, qui le rapproche d'un autre grand voyageur des papilles, William Ledeuil...Il s'agit d'un bouillon très léger, iodé et infiniment digeste. Un bouillon aux effluves de cumin et de citron confit qui nous emmène du côté de l'Afrique du Nord, avec une pointe un peu "verte" de céleri branche... Mais surtout un bouillon où les huîtres sont juste plongées, à peine pochées. Un temps de cuisson  très court qui leur conserve leur fermeté sans les rendre caoutchouteuses... Elles gardent leur moelleux et leur saveur.
Au départ, LUI a trouvé le citron confit trop présent (moi pas, j'adore !), mais au fur et à mesure, IL a apprécié jusqu'à trouver que le plat était excellent, persistant en bouche comme dans les meilleures tables (j'aime quand il me fait des compliments !), pour lui, le meilleur mets depuis longtemps !
NB Je réédite cette recette de janvier 2009 que j'avais beaucoup aimé pour l'offrir à Lavande pour ses recettes de fête light.



Ingrédients
- 4 huîtres
- 150 ml de fumet de poisson (ici, de lotte)
- 1/3 cuillère à café de ras-el-hanout
- 1/2 cuillère à café de citron confit coupé finement
- 1 cuillère à café de céleri branche coupé en brunoise + quelques feuilles
- 1/2 gousse d'ail
- 1 vert de poireau
- 5 ml de vin blanc
- 1 trait de jus de citron
- sel, poivre


Préparation

Faire cuire le vert de poireau, l'ail émincé dans le vin blanc et le fumet de poisson, avec un trait de jus de citron et le ras el hanout, laisser mijoter le tout 15 bonnes minutes sur feu moyen. Passer le bouillon et remettre sur le feu avec le céleri branche coupé très fin, le citron confit, poursuivre la cuisson environ 10 minutes, puis ajouter le jus des huîtres et les huîtres coupées en 2 ou 3 selon leur taille. Servir aussitôt décoré de feuilles de céleri.


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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 12:45

J'avais déjà envie de préparer des guimauves pour les fêtes, mais mon séjour chez Arnaud Lallement et ses sublimes versions au fruit de la passion n'ont fait que renforcer cette envie ! J'avais dans l'idée de transformer ces truffes divines à l'huile d'olive, chocolat blanc et pamplemousse en guimauve de Noël, et l'idée est toujours là, mais j'ai commencé cette série par des guimauves au safran,  truffé d'un coeur de pâte de coing et couvertes de chocolat blanc.

La pâte de coing est bien l'emblème de Noël en Provence, l'un des 13 desserts. Le safran se marie bien avec le coing et donne touche sophistiquée aux guimauves (vous pouvez aussi tester juste la guimauve safran, un pur délice !). Et sur la couverture blanche, vous pouvez apposer le décor de votre choix (ici perles de sucre, paillettes dorées, lamelle de pâte de coing) ! Je l'offre à Carole et Trinidad pour leur jeu Noël Gourmand, in extremis !

NB ma recette de base est plus ou moins toujours la même, très simple, avec une texture très fondante, moelleuse à souhait pas trop "gélatineuse". C'est comme ça que j'aime les guimauves !guimauvenoelsafranpatecoing1.jpg

Ingrédients

- 2 blancs d’oeuf (environ 60 g, pas plus)
- 200 grammes de sucre en poudre + 30 grammes
- 100 grammes d’eau
- 10 grammes de gélatine en feuille (soit 5 feuilles)
- 3 cuillères à soupe de sirop de safran (celui-ci a été acheté ici)
- 10 grammes de maïzena
- 10 grammes de sucre glace

- quelques dés de pâte de coing (ici, nature)

- QS de chocolat blanc pour l'enrobage (ici ivoire Valrhona)

- décor : paillettes de sucre or, perles de sucre, languette de pâte de coing
Préparation
Saupoudrer un moule carré tapissé de papier sulfurisé d’un peu du mélange maïzena/sucre glace.
Faire tremper la gélatine dans de l’eau froide.

Dans une casserole, mettre l’eau avec le sucre et le porter à ébullition jusqu'à la température de 121°C.  Hors du feu, ajouter le sirop de safrab et la gélatine, bien pressée, et mélanger.
Pendant que le sirop cuit, monter les blancs en neige ferme (ils doivent être déjà montés quand le sirop est cuit) et y rajouter 30 grammes de sucre en poudre quelques secondes avant qu’ils ne soient fermes. Tout en continuant de battre les blancs, verser dessus en petit filet, le sirop safrané et continuer à battre entre 5 et 10 minutes pour que le mélange tièdisse bien (environ 40°C).
Verser dans le moule en ajoutant un dé de pâte de coing pour chaque morceau de guimauve qui sera découpé en cube ou en palet, selon l'épaisseur recherchée. Laisser sécher à l'air libre.
Tempérer le chocolat blanc. Couvrir les dés de guimauve de chocolat fondu et poser sur du papier sulfurisé jusqu'à ce que les confiseries soient bien sèches.
NB ajouter les paillettes de sucre avant que le chocolat ne soit sec ; en revanche, pour les autres décors, les coller avec un peu de chocolat blanc fondu, mais après que les guimauves couvertes de chocolat soient bien sèches.guimauvenoelsafranpatecoing.jpg


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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 07:12

Le jour du poulet n'est pas chez nous le dimanche, car les filles l'adorent mais leur père moins. Du coup, je prépare un poulet rôti le lundi midi, cela leur donne du coeur à l'ouvrage et de l'énergie pour reprendre l'école après le dimanche. A l'exception près de ce dernier week-end, où il n'y avait pas grand chose dans le réfrigérateur. Du coup, le poulet du lundi a été le bienvenu, à condition que je le flanque de "bonnes choses", comprenez une farce très riche en viande (j'ai épousé un carnassier !).

Avec les cadeaux d'affaire ou de comité d'entreprise (voire caeau commercial), il se trouve toujours une petite boîte de foie gras dont on ne sait que faire, à part s'en tartiner deux tranches de pain... Au fond d'un placard, il y en avait une de l'an dernier (déjà !), mais le recyclage idéal est bien de l'intégrer dans une farce, cela donnera du moelleux et de la saveur. Cette farce a donc été faite à l'arrache avec de la chair à saucisse, des châtaignes, du Cognac, mais on pourrait enrichir de champignons, voire de truffe, mais là, on change de registre. On est bien ici dans la cuisine du placard, certes avec un avant-goût de Noël. Cette farce au foie gras et aux châtaignes n'en demeure pas moins une farce très bon marché !

J'en ai fourré le poulet avec un quignon de pain pour empêcher que la farce ne se déssèche (et c'ets très bon le quignon gorgé de jus, un peu grillé !). L'accompagnement, également très modeste, était une mijotée de chou et de carotte. Vous savez quoi ? On s'est tout simplement régalé ! Avec un vin des collines rhodaniennes, Ripa Sinistra d'Yves Cuilleron. Vous noterez que le sujet est en phase avec Fureur des Vivres qui traite actuellement de volaille !

Ingrédients (pour 1 poulet moyen)

- 50 grammes de mie de pain (pesée après humidification !) + 1 quignon pour le croupion

- 60 grammes foie gras (1 petite boîte de conserve)

- 150 grammes de saucissettes

- 60 grammes de châtaignes (ici des "bouches rouges", tout juste épluchées)

- 2 cuillères à soupe de bon vieux Cognac (ou Armagnac ou rhum)

- 1 échalote

- un peu de thym

- huile d'olive

- sel (peu), poivre

Préparation

Faire revenir l'échalote émincée dans l'huile d'olive, avec un peu de thym. Laisser refroidir.

Bien mélanger ensemble le pain ramolli, le foie gras, la chair à saucisse, le Cognac, l'échalote, en fourrer le ventre du volatile et bloquer le croupion avec un quignon de pain. Faire rôtir et déguster !farcefacilepourvolaille.jpg

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