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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:36

Spécialité du Nord de l'Italie, la polenta est la base d'une cuisine paysanne et montagnarde vieille de 4 siècles !

Arrivé d'Amérique du Sud, le maïs a essaimé à travers l'Italie jusque dans le Sud de la France (où il a été davantage employé à l'alimentation des palmipèdes). En remontant vers les Alpes, le maïs est devenu semoule dont on faisait bouillies et galettes depuis le Comté de Nice et la Savoie jusqu'en Bulgarie et en Roumanie, en passant par la Suisse. C'est d'ailleurs à cela que fait allusion la polenta dont l'étymologie renvoie aux racines latines puls qui évoque une bouillie d'orge et pollen, qui signifie fleur de farine. Le pulmentum antique était  une sorte de purée obtenue avec les grains de farro ou de blé torréfiés et cuits dans un chaudron en bronze.

On trouvait aussi jadis de la bouillie de farine de châtaigne, comme encore aujourd'hui en Corse, où elle s'appelle précisément aussi "pulenta".

Plus tard, la polenta a été réalisée avec d'autres céréales, mil (millet), épeautre, sarrasain (polenta tarragna) ou encore le Farro, cette céréale cousine de l'épeautre (cf pulmentum), courante au XVème siècle en Italie, dont Bartolomeo Sacchi, dit Platina, fait mention dans De honesta voluptati et valetutdine.

A son arrivée du Nouveau Monde, le "Mahiz" a été testé en culture avant d'être cultivé à grande échelle en Vénétie vers 1550, puis s'est propagée dans le Frioul où la polenta est devenue ingrédient chic et innovant pour la bourgeoisie avant d'être délaissée. Elle est ensuite restée l'alimentation de base des paysans, pauvre en nutriment, causant indirectement des épidémies de pellagre.

Pour la petite histoire, une des injures des italiens du Sud est de nommer ceux du Nord "Polentino", c'est à dire "mangeur de polenta" ! On retrouve ce juron "polenta" dans le Pinocchio de Carlo Collodi (lire l'extrait ici) !

Plusieurs moutures et plusieurs couleurs...  

pignolettorosso.jpgLes épis de maïs sont récoltés et séchés avant égrenage. Les grains sont moulus  avec plusieurs mouture, intégrale (complète, donc avec) ou plus fine. En Italie, cette mouture fine s'appelle "farine de maïs" (chez nous, c'est "semoule de maïs", voir l'article de Silvia). On distingue la "polenta bramata", semoule standard grossièrement moulue  la pierre, ou la "fioretto", plus fine. Le stade suivant est celui de la "polenta fumetto"  qui s'utilise en pâtisserie ou en boulange.

On trouve en Vénétie, la polenta bianca  issue d'une variété de maïs blanc, rare, à la mouture plus fine que la classique bramata, et dans le Piémont, il existe une polenta rossa à base d'une ancienne variété de maïs rouge, pignoletto rosso (mais la polenta est, elle, jaune). En vallée bergamasque, la polenta est nera, nommée "taragna", à base de farine de maïs et de farine de sarrasin.  
A noter, la France connaît aussi des spécialités proches de la farine de polenta :  en Languedoc, il y a le millas  sucré et en Franche Comté, plusieurs spécialités à base de farine de maïs grillé, appelée "farine de gaudes".

 "A fà la polenta ghe voeur l’oli de gombed", dit le dicton en dialecte lombard : "pour faire de la polenta, il faut de l’huile de coude" ! De façon traditionnelle, la polenta se fait dans une bassine de cuivre en remuant activement et longuement la farine de maïs dans l'eau chaude, avec juste ce qu'il faut d'huile d'olive et parfois, de fromage (comptez une heure !). Un peu comme le risotto, le principe est de "mantecare", remuer à la spatule. La polenta doit être souple, moelleuse, plus ou moins liquide et crémeuse selon le plat qu'elle accompagne et selon la région où on la prépare... Dans le Frioul, on mange la polenta plutôt épaisse, mais plus au sud, delle est plus fluide,  servie crémeuse. Elle accompagne divinement les civets, le gibier, on en prépare parfois des grosses "frites" ou on s'en sert de base d'antipasti, de fausses bruschette ou de pizze...
canettechampignonpolenta2.jpg
Parmi les spécialités, citons la "polenta e osei" (et petits oiseaux cuisinés en sauce), un plat de la région de Bergame ; la "polenta tannée" ou "grasse" à réserver aux durs froids d'hiver dans les montagnes italiennes : mélange de polenta et de fontina fondue, gratiné au beurre et au fromage vieux (grana padano par exemple) ; la "polenta ai ciccioli", mêlant à la polenta cuite au chaudron, des morceaux de viande et de graisse de porc cuits, salés et séchés, en Lombardie et Emilie-Romagne ; dans le Trentino, on prépare une polenta à base de pomme de terre enrichie d'oignons frits et de charcuteries locales, comme en Sicile où, selon les sources, la frascatula se fait tantôt avec, tantôt sans, souvent avec des légumes, parfois des saucisses ou de la pancetta ;  la polenta pasticciata, spécialité du Nord de l'Italie, est un gratin préparé comme des lasagnes qui  fait alterner des couches de polenta cuite et découpée en carrés et un ragoût de viande, ou des légumes, le tout est ensuite passé au four ; la polenta frite est plutôt originaire de Campanie et de la région napolitaine, comme les scagliozzi napolitains, même si aujourd'hui on en fait un peu partout...

 

Pour en savoir plus aussi sur la riziculture italienne et l'art du risotto, cliquez ici !


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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 06:19

Les grissini, les filles adorent ! Nature, aux sésame, au thym, voilà le trio de leur préférence (dans l'ordre !), j'ai voulu tester avec la polenta pour apporter un peu plus de croustillant encore. Polenta dans la pâte, polenta dessus. Et comme en plus, je me suis rendue compte que les grissini classiques ne figuraient pas sur le blog...

Il y a bien ces faux grissini, ou ceux-là, sucrés. Maintenant, il y aura des vrais, à la polenta ! Pour les faire sans polenta, il suffit de ne mettre que de la farine dans les proportions de la recette indiquée ci-dessous.

 

grissinipolenta.jpg


Ingrédients 

- 370 grammes de farine de blé (T65)

- 130 grammes de polenta

- 12 grammes de levure fraîche de boulanger

- 10 grammes de sel

- 10 grammes de sucre

- 10 cl d'huile d'olive

- 15 cl d'eau

- 1 peu de polenta pour le façonnage

 

Préparation

Mélanger tous les ingrédients et pétrir 1 à 2 minutes.
Laisser lever 30 minutes.
Abaisser en rectangles, couper en longues lanières et façonner les gressins. Les rouler dans la polenta

Détailler en lanières déposer sur plaque à four recouvert de papier cuisson.
Couvrir et laisser lever à nouveau 30 minutes. 
Enfourner à 160°C environ 20 minutes, jusqu'à ce qu'il soient dorés.

NB certains sont plus fins et plus cuits, mais ils ont bien plu aussi !

 

grissinipolenta2.jpg

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 06:18

livre ericsapetJ'avais annoncé la sortie du livre (clic) à l'occasion d'une recette inspirée du chef, j'y reviens avec deux recettes tirées du livre d'Eric Sapet, co-écrit par Anne Garabedian aux Editions du Chêne : Mes cours de cuisine - Eric Sapet à la Petite Maison de Cucuron. Un concept très vivant autour des cours donnés par le chef dans son restaurant du Lubéron.


C'est un livre qui mêle bonne humeur, photos appétissantes, détails techniques et astuces du chef autour de recettes très gourmandes d'Eric Sapet. Citons pêle-mêle des recettes simples comme les pommes de terre farcies au fenouil et au parmesan, légumes à la grecque et grosses crevettes marinées ou encore nems au canard confit et salade croustillante thaïe. Il y a aussi des recettes plus complexes, plus techniques ou plus festives comme le homard thermidor, les têtes de cèpes farcies au canard et au foie gras sauce au vin de noix. Des thématiques autour de la tomate avec de très jolies tomates farcies au chèvre en tricolore italien, ou du saumon, avec le saumon à l'unilatéral et son pistou de persil, par exemple... Une surprise avec les 13 desserts réinventés, de superbe façon.


Les recettes y sont classées par mois, de janvier à décembre, avec à chaque fois, une entrée, un plat et un dessert (voire une déclinaison gourmande pour la tomate par exemple). Rien de plus normal quand on sait que la cuisine d'Eric Sapet est une cuisine de marché qui suit les saisons dans le plus grand respect du produit. Et pour chaque mets, le chef donne une indication de vin. Car Eric Sapet est également son propre sommelier et un virtuose des accords mets-vins.


rizcremeuxroseericsapet2.jpg


Pour rendre hommage à cette cuisine, j'ai choisi deux plats d'inspiration orientale mais d'expression "sapétienne", beaucoup de finesse et de saveur. L'un est un tajine d'agneau à l'huile d'argan accompagné d'une étuvée d'asperges et de fèves à la menthe et à la coriandre. A la façon d'Eric Sapet, c'est un sauté d'agneau auquel s'ajoutent en fin de cuisson, un mélange de fruits secs à l'huile d'argan et les légumes verts.

L'autre est un riz à la rose, préparé avec celle du jardin, une rose ancienne d'origine anglaise, très parfumée, (ne me demandez pas son nom, j'ai oublié, je sais juste qu'elle vient d'ici), a défaut, testez-les avec de l'eau de rose qui le parfumera aussi délicatement (ou pour booster une rose qui manquerait de parfum !). La particularité de cette recette, outre sa saveur florale, est sa cuisson au four...  Dans le livre, ce riz pilaf aux rose.jpgpétales de rose est proposé en accompagnement d'un loup mariné, sauce acidulée à la pomme verte pour la Fête des mères !

NB pour les quantités de matières grasses de ces deux recettes, j'en ai mis un peu moins que dans les recettes initiales... Mais ne faites pas l'impasse du beurre dans le riz, il est le "conducteur" du parfum de rose)

NB livre offert au titre de service de presse


Riz à la rose


Ingrédients

- 120 grammes de riz basmati (Eric Sapet recommande du thaï)

- 1 gros oignon

- bouillon de volaille, 1,5 fois le volume de riz (1 cube de bouillon de légumes+eau chez le chef)

- pétales d'1 rose fraîche (et/ou eau de rose, donc...)

- 60 grammes de beurre doux de très bonne qualité


Préparation

Faire suer l'oignon émincé finement dans 10 grammes de beurre, verser le riz et laisser nacrer.

Aouter le bouillon et porter à ébullition, saler légèrement. Dès les premiers bouillons mettre le plat au four à 180°C durant 17 minutes.

A la sortie du four parsemer le riz de pétales de rose et le reste de beurre. Mélanger et couvrir pour laisser les parfume de rose imprégner le plat.


rizcremeuxroseericsapet.jpg


Tajine d'agneau à l'huile d'argan, étuvée d'asperges et de fèves à la menthe et à la coriandre


Ingrédients (pour 4)

pour le sauté d'agneau

- 500 grammes environ d'agneau (ici, épaule désossée, avec son os, Eric Sapet conseille du gigot)

- 1 échalote (1 oignon dans la recette originale)

- 1 carotte

- 3 cuillères à soupe d'huile

- 15 grammes de beurre

- 10 cl de vin blanc sec (ici moelleux)

- 1 bonne pincée de rs-el-hanout

- 1 bonne pincée de cumin

- 6/8 pistils de safran

- fond de veau (1/2 cube)

- 1 cuillère à soupe de concentré de tomate

- sel

pour la compotée de fruits secs (pour deux seulement)

- 2 oignons frais

- 2 abricots secs

- 25 grammes de raisins secs

- 10 grammes de pistaches (mondées non salées)

- 10 grammes de pignons de pin

- 10 grammes d'amandes mondées (les dernières du jardin)

tajineagneauericsapet.jpg

- huile d'olive/beurre

- 1 cuillère à soupe d'huile d'argan

- 1 cuillère à soupe de menthe ciselée

- 1 cuillère à soupe de coriandre ciselée (ici en mélange avec la renouée-clic)

- sel

pour l'étuvée d'asperges et de fèves (pour deux)

- 6 asperges cuites al dente

- 4 poignées de fèves cuites al dente et débarassées de leur peau

- 1 noix de beurre

- 1 pincée de sel

- 1 pincée de sucre

- 1 cuillère à soupe de menthe ciselée

- 1 cuillère à soupe de coriandre ciselée (idem, en mélange avec la renouée-clic)


Préparation

Couper l'agneau en cubes de 2 cm environ. Dans une cocotte, faire colorer les cubes d'agneau dans le mélange huile/beurre. Assaisonner et ajouter l'échalote grossièrement émincée, la carotte coupée en rondelles, les os. Puis ajouter les épices, le concentré de tomate, le fond de veau, le vin blanc et 1 litre d'eau. Laisser cuire 35 minutes.

Réserver la viande et faire réduire vivement la sauce (en garder environ 50 cl). Remettre la viande et réserver au chaud (environ 100°C au four).

Couper les oignons nouveaux en quartiers et faire revenir dans le mélange huile/beurre, sans coloration, jusqu'à ce qu'ils soient translucides. Ajouter les fruits secs et à coque et faire compoter doucement.

Ajouter le ras-el-hanout et l'huile d'argan et en fin de cuisson, les herbes ciselées.

Entretemps, cuire les fèves et les asperges al dente. Enelever les peaux des fèves et couper les asperges en tronçons. Remettre dans une casserole avec le beurre, un peu de sucre et de sel, mouiller d'un peu d'eau et cuire à feu vif.

En fin de cuisson, ajouter les herbes ciselées.

remettre la compotée de fruits secs et l'étuvée de légumes dans le plat d'agneau et remettre au four 10 minutes à 200°C, à couvert, pour que les saveurs se mélangent bien.

Servir avec de la semoule (ou le riz à la rose). Parsemer d'herbes (qui manquaient un peu chez moi...)

 

tajineagneauericsapet2.jpg

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 05:13

Avec le piacentino ennese présenté avant-hier, je vous propose deux tartines à l'italienne, une bruschetta et un crostino. Pour connaître la différence ente les deux, c'est par là... Une bruschetta aux artichauts marinés, roquette et piacentino ennese et un crostino gratiné aux courgettes et au piacentino ennese.

A défaut, vous pouvez remplacer par un autre pecorino, pepato par exemple, ou du parmiggiano reggiano.

 

Envie d'une bruschetta sucrée pour le petit déjeuner, je suggère celle-ci.

Après un retour voyageur et virtuel dans la cuisine d'un chef français demain, nous repartirons en Italie jeudi, en Vénétie précisément et aussi plus au Nord encore...


crostinobruschettapiacentioennese.jpg


Bruschetta aux artichauts marinés, roquette et piacentino enneses (pecorino allo zafferano)


Ingrédients

- 2 tranches de pain

- artichauts marinés à l'italienne

- quelques feuilles de roquette

- quelques copeaux de pacentino ennese

- huile d'olive


Préparation

Faire griller les tranches d epain, les arroser d'un filet d'huile, déposer la roquette, les morceaux d'artichaut et des copeaux de piacentino ennese.


Crostino gratiné aux courgettes et au piacentino ennese


Ingrédients

- 2 tranches de pain

- 1 courgette

- quelques copeaux de pacentino ennese

- huile d'olive

- sel, poivre


Préparation

Faire revenir les courgette dans un peu d'huile d'olive, saler et poivrer. Faire griller à peine les tranches de pain, poser les courgettes, les copeaux de piacentino ennese et remmettre sous le grill quelques instants.

Servir aussitôt, ainsi que les bruschette.

 

bruschettaartichautroquettepiacentino.jpg

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 06:33

Quand le Mistral souffle vraiment, mais vraiment fort, on est glacé, même s'il fait chaud dehors, d'où cette recette de vitello tonnato revisité servi plus tiède que froid ! Plus légère en plus que l'original puisque sans la mayonnaise, la sauce est ici plus liquide aussi. La même deux jours plus tard quand le Mistral était tombé, mais mangée froide, était également délicieuse (toujours sans mayonnaise !).

Le Vitello tonnato, pour ceux qui ne connaîtraient pas est un plat mijoté de veau servi froid avec une sauce au thon mélangée à une mayonnaise, citronnée et avec des câpres bien sûr ! C'est un plat typique piémontais, de cette région au Nord-Ouest de l'Italie au pied des Alpes, plat d'été, qui rime avec farniente à l'italienne, terrasse et soleil !

NB la roquette n'est que pour moi qui l'adore, quand les autres membres de la famille la déteste...


vitellotonnatorevisite.jpg


Ingrédients (4/5 personnes)

- 350 grammes de noix de veau

- 100 grammes de thon à l'huile

- 3 anchois au sel

- 1/2 citron jaune

- 1/2 feuille de laurier

- 2 ou 3 brins de thym

- 1 cuillère à soupe bombée de câpres (enfin au goût...)

- 10 cl de vin blanc sec

- 30 cl de fond de veau ou à défaut de fond de volaille

- des pâtes (ici tagliatelles artisanales italiennes, sinon celle de votre choix)

- quelques feuilles de roquette (pour 1 personne !)

- 1 oignon nouveau

- 1 gousse d'ail nouveau

- câpres à queue

- piment d'Espelette

- huile d'olive

- sel, poivre


Préparation

Faire revenir l'oignon et l'ail nouveaux émincés. Réserver quand ils sont tendres. Faire revenir dans l'huile d'olive du thon, la noix de veau. Ajouter le thon, les anchois rapidement dessalés, le thym et le laurier, le citron jaune pelé à vif et coupé en quartier, remettre aoignon et ail, mouiller de vin blanc et de fond de viande.

Couvrir et mijoter à feux doux 1h30 environ, jusqu'à ce que la viande soit cuite et tendre.

Passer et conserver la moitié du jus pour la cuisson des pâtes, mixer le reste du jus et les ingrédients (thon, etc, sauf la viande), puis ajouter les câpres. Remettre la viande dans la sauce.

Cuire les pâtes dans un mélange eau/jus de cuisson, égoutter et servir avec la sauce au thon le veau, ajouter des feuilles de roquette, des câpres à queue et quelques morceaux de citron pelé à vif. Poudrer de piment et servir  tiède ou froid !

 

vitellotonnatorevisite2.jpg

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 07:10

L'Italie est vraiment "l'autre pays du fromage", quelle profusion de spécialités, j'en découvre constamment ! On trouve sur l'étal d'un revendeur de produits italiens sur le marché d'Orange un très bon lard aux herbes et des fromages d'assez bonne facture. Nous y avons trouvé un genre de pecorino allo zafferano, fromage de brebis au safran, mais pepato , poivré aussi donc.

 

piacentinoennese


On trouve des pecorinos (je sais, au pluriel, on dit pecorini !) au safran en Toscane, mais ici, il s'agit d'un fromage de brebis originaire de Sicile, le piacentino ennese ou piacentino Enna, du nom de la Province dans laquelle est produit ce fromage (en sicilien, piacintinu ennesi).Cette régione de sicile est également productrice de safran, qui est ajouté lors de la caséification (au moment du caillage, le safran se dissout dans le caillé...).

Le piacentino ennese bénéficie d'une protection "transitoire" depuis 2007, en attendant un DOP officiellement reconnu par l'Europe.


Pour en savoir plus (mais en langue italienne), voir la présentation du piacentino ennese par Antonio Ferrari (propriétaire d'un bar à fromage à Padoue).

 


Le saviez-vous, les Siciliens truffent leurs fromages de brebis de plein de choses gourmandes, on trouve ainsi le pecorino pepato, avec ou sans safran, mais aussi des fromages à la roquette, au poivron, aux olives, aux câpres, aux noix ou encore aux pistaches !

Je vous rappelle que tous les fromages à base de lait de brebis s'appellent "pecorino", alors pour des spécialités comme le piacentino ennese, il faut "creuser"...

Sinon vous aviez cette spécialité d'Ombrie, au centre de l'Italie : le pecorino al tartufo (clic)


Le mariage safran/poivre dans ce piacentino ennese est étonnant et le safran bien marqué. Il  lui confère une saveur délicatement typée et une couleur jaune qui sort de l'ordinaire, du plus bel effet sur un plateau de fromages ! Il est délicieux en l'état mais aussi à cuisiner... A suivre. 

Bon dimanche !

 


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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 15:43

Le belgissime Philou (un cuisinier chez vous) organise un quizz gourmand à base de photos de blogs de cuisine, certains bien connus, d'autres moins. Il faut reconnaître le blog qui se cache derrière chaque photo. Pas si difficile que ça, quoique, il peut y avoir des surprises !

C'est par là que ça se passe, amusez-vous bien et bonnes découvertes !

 

 

mais qui

 

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 06:28

Une pizza de plus, on carbure souvent à la pizza en ce moment, c'est rapide et il y a peu de vaisselle ensuite ! Toujours le même argumentaire... C'est gourmand, pas toujours anti-diététique et les filles adorent, même Melle E qui n'aime pas la saucisse. Mais il faut dire qu'ici c'est de la saucisse de veau avec 20% de porc seulement, tout cela a de quoi lui plaire forcément. Elle est artisanale, c'est mon boucher de Sérignan qui la fait ainsi que les saucisses de porc natures, aux olives ou aux herbes, les merguez et autres saucisses d'hiver comme celle de couenne. De bons produits à base d'une matière première de qualité et bien assaisonnée. La charcuterie, c'est son dada, près de 30 spécialités charcutières, c'est de plus en plus rare. Il est aussi très fort pour les produits traiteurs et il fume lui même poisson (saumon) et cochon. François Murat a aujourd'hui un site tout neuf, auquel j'ai mis un peu ma patte.

Mais revenons à notre pizza aux saucisses de veau, tomates cerises et fleurs de thym, avec de l'oignon nouveau et de l'origan frais, elle est parfumée, haute en couleur et fleurie !

 

Des saucisses version printanière ? Il y en a dans ce risotto et avec des fleurs de thym, il y a eu cette amusante et jolie tarte-kaléidoscope de Printemps (clic)


pizzasaucisseveautomatecerisefleurthym.jpg


 

Ingrédients

- la pâte à pizza de votre choix (moi je suis toujours à ma pâte à pain au levain)

- 2 saucisses de veau

- 10/12 tomates cerises, selon la taille

- 1 boule de mozzarella

- 1 petit oignon frais

- passata bio (coulis de tomate)

- origan frais

- thym frais et fleurs de thym

- sel, poivre


Préparation

Abaisser la pâte et étaler la passata, l'origan et le thym, l'oignon frais émincé, déposer les tomates cerises et les saucisses coupées en morceaux, la mozzarella.

Enfourner à 230°C environ 15/20 minutes, ajouter les fleurs de thym en fin de cuisson et servir.

 

pizzasaucisseveautomatecerisefleurthym2.jpg

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 14:46

L'agriculture biologique est avant tout destinée à protéger l'environnement de ses multiples pollutions mais quel atout pour notre santé ? Y a t-il des études qui prouvent scientifiquement que le bio, c'est bon pour la santé ?

En l'espèce, la rapport de l'Afssa, déjà vieux de 7 ans, montrait que si globalement, les nutriments apportés par l'alimentation et non bio étaient équivalents, les risques de contamination par les métaux lourds ne le sont pas.

Il y a globalement moins d'eau, moins de nitrates et plus de polyphénols dans les fruits et légumes bio.

Pour compenser, il suffirait de manger plus de légumes et fruits, y compris non bio.


Et trouver de telles études n'est pas chose aisée... Encore les lobbies de l'industrie agro-alimentaire et des semenciers, comme pour le cas "OGM". Mais quid du risque santitaire ?

Car a contrario, une alimentation "riche" en pesticides peut, elle,  avoir des conséquences sur la santé. Et l’agriculture contemporaine - non bio - est une grande utilisatrice de produits de synthèse (et rappelons que la France est la plus grande consommatrice de pesticides), dont certains sont des cancérigènes certains ou probables, et d’autres sont considérés comme de perturbateurs endocriniens ou comme des neurotoxiques par l’Union Européenne et/ou par des agences nationales et internationales. Le Centre international sur le cancer a classé cancérigènes une vingtaine de pesticides, parmi lesquels l’arsenic, le DDT, le captafol ou le dibromure d’éthylène.


C'est l'OPECST (Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques) qui devait plancher sur les risques sanitaires des pesticides. En gros, on sait qu'on ne sait pas, ou on ne sait pas trop ce qu'on sait... «Les effets sanitaires des intoxications aigües sont bien connus. En revanche, il est très difficile d’établir des relations de cause à effet pour les intoxications chroniques», confirme le sénateur Etienne, professeur de rhumatologie dans le civil (source Journal de l'Environnement). Balivernes, plusieurs études ont été menées, notamment à l'étranger, qui prouvent une corrélation entre des maladies immuno-déficientes et des expositions directes aux pesticides les premiers touchés étant les agriculteurs eux-mêmes, ainsi que leurs familles. Les enfants sont en particulier touchés. Mais quid des "contaminations" indirectes, via la nourriture non bio ? Et quid aussi des abeilles ? Car combien de temps tiendrions-nous sans elles ?


Une des dernières études en date vient de prouver que les enfants qui absorbent plus certains pesticides "organosphosphorés" (ceux qui détruisent le système nerveux de parasites), développeraient davantage de troubles de l'attention, voire de l'hyperactivité (étude parue dans le journal de recherche Pediatrics).

Ces pesticides se trouvent sur les fruits et légumes traités (attention aux jus de fruits non bio, on n'y pense jamais assez !), dans des pesticides domestiques (utilisés à la maison ou au jardin), mais aussi dans certains produits cosmétiques et mêmes certaines lotions anti-poux !

NB une précédente étude avait mis en lumière un lien entre pesticides et maladie de Parkinson...

 

Dans le Vaucluse, les vignerons et agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se convertir dans le bio, à suivre pour voir si tout ce bio est vraiment bio... et bon ! Bon pour la santé et bon au goût.


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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 06:03

Suite du repas d'hier avec la salade annoncée de lentilles au maquereau fumé et citron confit. Tout simple, rapide et délicieux. On utilise les tiges et les fleurs de ciboulette, puisque ces dernières ont la saveur de l'échalote en plus d'être décoratives ! Le citron confit apporte sa saveur délicieuse dont je ne me lasse pas ! Un plat complet qu'accompagnera une assiette de crudités, une salade verte ou la panna cotta aux petits pois et à la sarriette d'hier !

 

Une idée de légumes au citron confit ? Voyez ces poireaux (clic) et je vous confie mon best de l'été dernier, le caviar d'aubergine au citron confit.


saladelentillecitronconfitmaquereaufume.jpg


Ingrédients

- 1 beau filet de maquereau fumé

- 100 grammes de lentilles vertes (ou blondes si vous en croisez...)

- 2 ou 3 fleurs de ciboulette (la fausse échalote !)

- 3 ou 4 tiges de ciboulette

- 2 cuillères à soupe de moutarde

- 1/4 de citron confit

- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive citronnée

- 1 gousse d'ail frais (facultatif)

- laurier (pour la cuisson des lentilles)

- piment d'Espelette

- sel, poivre


Préparation

Cuire les lentilles dans l'eau salée avec le laurier et une cuillère à soupe de moutarde.

Laisser refroidir et mélanger avec le reste de la moutarde, l'huile citronnée, la ciboulette ciselée, le citron confit coupé en petits morceaux, l'ail frais émincé finement, les fleurs de ciboulette, le piment d'Espelette au goût.

Vérifier l'assaisonnement et servir avec le maquereau fumé poudré de piment d'Espelette.


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