Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

ACTIVITES PROFESSIONNELLES

Conseil culinaire et
Accords mets-vins


Atelier enfants et adultes 

 

Blog sur les vins de la Vallée du Rhône  logo_cdrnews.jpg 

Blog de cuisine pour enfants
Trois petits tours et cuisinons !


PARTENARIAT 
Maison d'hôte les Santolines 

 

Translation
In english
Auf Deutsch

Liens à suivre
blogs, communautés et sites...

Pour ne rien manquer
 
twitter.jpg Follow Me on Pinterestfacebook.jpg

PANEM ET CIRCENSES !

Jeux glou et miam
de la blogosphère
 

Jeux à retrouver ici

24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:44
L'achat d'une noix de coco fraîche fut une réelle découverte pour les filles : comment on la regarde droit dans ses trois yeux pour cruellement les lui percer ! Comment on verse peu à peu l'eau de la noix de coco dans un verre, jusqu'à plus soif  ; comment certaine l'a apprécié quand l'autre faisait la grimace ; comment on la casse à coup de marteau et on en extrait la blanche substance un peu grasse et humide, si douce au palais ; et finalement, comment on la prépare, on la cuisine, on la râpe, on en fait des copeaux, on la grille à sec ou on la caramélise... Quelle aventure cette noix de coco !

Cette première recette, c'est juste pour les grands (à cause du Rhum) ! Une salade craquante de chou rouge et de noix de coco, avec quelques raisins secs de Corinthe et une vinaigrette au Rhum... Une pure gourmandise végétale qui se traduira aisément par une version sans alcool... Et excellente pour la santé ! Saviez-vous que le chou rouge cru contient bien plus d'actifs antioxydants que le cuit ? On s'en douterait à voir la couleur de l'eau de cuisson ! Tous les anthocyanes y passent... Bon appétit et bonne santé !

NB Le Rhum utilisé est du rhum vieux agricole de Guadeloupe...



Ingrédients (pour deux)
- 150 grammes de chou rouge
- 1 cuillère à soupe de raisins de Corinthe
- 20 grammes de noix de coco râpée
pour la vinaigrette au Rhum
- 1 cuillère à soupe d'huile d'amande douce
- 1 cuillère à café de rhum vieux (+ 1 cuillère à soupe pour faire gonfler les raisins)
- 1 cuillère à café de vinaigre balsamique blanc
- piment d'Espelette
- sel, poivre


Préparation
Faire gonfler les raisins secs dans une eau chaude additionnée de rhum.
Couper le chou rouge en lamelles et la noix de coco en copeaux. Assembler les ingrédients de la salade et réserver.
Mélanger les ingrédients de la vinaigrette et en arroser la salade.

Partager cet article

Repost 0
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 08:34
La caillette est une spécialité du Sud-Est de la France, sorte de petit pâté à base de viande de porc et d'herbes enfermé dans une crépine. Pour en savoir plus sur cette spécialité du terroir, allez voir par là, mais sachez qu'il en existe plusieurs. Par exemple, celle du Var, préparée par Jupiter est surtout composée de foie de porc. Mais celle, très poétique, de Garance, est un tant pour tant charcutier ! Et oui, comme il y a le tant pour tant pâtissier (50% de sucre glace, 50% de poudre d'amandes), il y a le tant pour tant charcutier, spécial caillettes : 50% de viandes et 50% de produits végétaux, herbes/légumes/fruits (châtaignes)... C'est ainsi dans la plupart des recettes ardéchoises. En Drôme, on met en revanche davantage de viande. Et du côté de la Belgique, il y celle de Philou au fameux Péket (avec du porc, du veau et du chou frisé) !

Photo Lavande

chou-de-bruxelles

Pour la quinzaine du chou de Bruxelles que j'accueille, le légume vedette de Lavande étant parti en balade, voici une façon de cuisiner ce petit chou vert tout à fait intéressante, surtout pour ceux qui n'aiment pas trop : dans une caillette "pintadée" ! De la viande de porc, un blanc de pintade, des choux de Bruxelles et des châtaignes auxquels on aura ajouté des herbes potagères, et voici de merveilleuses caillettes un rien sophistiquées mais qui sentent bon le terroir !
C'est bien avec cette recette que j'espère séduire Lavande qui n'a pas vici !

Pour respecter le "tant pour tant charcutier", j'aurais du mettre un peu plus de choux de Bruxelles mais mon stock avait été trop largement entamé avec cette recette notamment... Manquait un peu de sel (j'avais goûté la farce à cru et elle m'était apparue salée, je n'ai donc pas mi de sel du tout !), cela se sentait peu à chaud mais une fois les caillettes refroidies, le manque de sel s'est fait
sentir plus cruellement !
Mais la saveur subtile du chou de Bruxelles combinée à celle de la châtaigne (un mariage que j'adore), associée au mélange de viandes, c'est très réussi !


Ingrédients (pour 7 ou 8 caillettes)
- 300 grammes de choux de Bruxelles
- 150 grammes de châtaignes
- 110 grammes de pintade (1 blanc) + foie
- 300 grammes de foie de porc
- 200 grammes de poitrine fraîche de porc
- 30 grammes de feuilles de céleri
- 8 petites feuilles de sauge + 25/30 à poser sur les caillettes lors de la cuisson
- 1 cuillère à soupe de romarin ciselé
- 3 branches de thym
- 10 grammes de lard gras (pour la cuisson)
- crépine de porc
- sel, poivre

Caillettes juste sorties du four


Préparation
Cuire les choux de Bruxelles à la vapeur, laisser refroidir et les hacher. réserver un peu de bouillon de cuisson.
Cuire les châtaignes, les peler et les hacher grossièrement.
Hacher le foie de porc et la moitié de la poitrine fraîche au robot, le reste des viandes au couteau. Hacher les herbes potagères et les feuilles de céleri.
Mélanger les viandes, le choux de Bruxelles, les châtaignes et les herbes. Saler et poivrer.
Former des boules, les emballer dans la crépine et les ranger, bien serrées dans un plat allant au four.  On peut faire 7 ou 8 caillettes pas trop grosses.
Verser un peu du bouillon de cuisson des choux dans le fond, déposer des feuilles de sauge sur chaque caillette et parsemer de copeaux de lard gras.
Enfourner à 180°C environ 1 heure. Passer éventuellement sous le grill quelques instants en fin de cuisson.

Caillette froide


Partager cet article

Repost 0
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 08:33
Le navet cru est excellent, notamment pour la santé ; c'est un légume qui peut se décliner merveilleusement dans la cuisine japonaise, en lieu et place du daikon (ou du radis noir). Mais très piquant en bouche, il est à réserver aux bouches adultes ou adolescentes. C'est bien trop fort pour les enfants ! Et même pour les grands, le mieux est encore de l'adoucir avec une sauce légère, que l'on mélangera au navet façon rémoulade... Le truc en plus, la menthe ciselée apporte beaucoup de fraîcheur et de parfum a m'ensemble. Reste qu'en cette saison, elle est assez difficile à trouver. J'ai la chance d'en avoir toute l'année, plus ou moins belle selon la météo, mais je parviens toujours à dénicher quelques feuilles bien vertes !

Ingrédients
- 1 navet blanc (ici un long)
- 1 cuillère à soupe de feuilles de menthe ciselée
- 1 yaourt (ici kefir)
- 1 cuillère à café de miel
- 1 cuillère à café de vinaigre de cidre
- 1 cuillère à café d'huile d'olive
- sel, poivre

Préparation
Mélanger le yaourt avec le miel, l'huile et le vinaigre, saler et poivrer. Râper le navet et servir avec la sauce et la menthe ciselée.

Partager cet article

Repost 0
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 08:35
La crêpe s'est gaufré dans la galette !Il paraît que la crêpe s'est gaufrée dans la galette... Je crois bien que c'est la morue qui s'est gaufrée sur le pancake ! Mais pas seule, il y avait avec elle du lait de coco et de la coriandre. Ceci dit, se gaufrer sur des pancakes c'est tellement plus moelleux, comme un oreiller douillet ponctué de pépites vertes aromatiques... celles du citron vert. Ajoutez un nuage de chantilly douce comme le satin et épaisse comme le lin, avec la pointe nerveuse du wasabi, vous aurez alors une "fausse brandade" délicieusement alanguie qui se laissera savourer avec délectation. Ne manque plus que le croquant de quelques radis roses, qui se font hélas (au goût de la petite minette) trop rares...

Le lait de coco et la morue sont apparus sur le blog de Mijo (merci Maloud !), il n'y a pas si longtemps et bon sang, mais c'est bien sûr ! Une évidence, le mariage de ces deux là ! Il fallait bien, en grande amateur de morue, que je tente un jour. Le reste, coriandre, citron vert, wasabi, tout s'est mis en place assez vite autour, comme les pièces d'un puzzle...

Alors, Régis Garnaud, Mamina et Chef Christophe, ce pancake au citron vert, sa "brandade" de morue à la coriandre et sa chantilly wasabi ? En toute honnêteté, LUI n'a pas été fan mais il n'était pas précisément affamé. L'ensemble est il est vrai très subtil, pas de saveur tranchée comme IL aime. Mais cela compose une entrée harmonieuse et plutôt décorative...




Ingrédients
pour les pancakes citron vert (environ 7 ou 8 petits pancakes)
- 70 grammes de farine
- 120 ml de lait fermenté
- 1/2 cuillère à café de bicarbonate
- 1/2 cuillère à café de levure
- 1 grosse pincée de sel
- jus et zeste d'1/2 citron
pour la "brandade" de morue à la coriandre
- 110 grammes de morue pochée et désarêtée
- 70 grammes de lait de coco
- 1 cuillère à soupe d'huile de pistache
- 4 cuillères à soupe de coriandre ciselée
- piment d'Espelette
pour la chantilly wasabi
- 15 cl de crème liquide
- 1 cuillère à café de wasabi (ajuster la dose, selon le goût)

Préparation
Mélanger les ingrédients des pancakes et laisser reposer une petite heure.
Mixer la morue avec le lait de coco et la coriandre, ajouter un trait de jus de citron vert et du piment d'Espelette, incorporer l'huile de pistache et réserver.
Mélanger la crème et le wasabi, bien  froids, monter en chantilly et réserver au frais (très peu de temps au risque de la voir retomber...).
Cuire les pancakes, les recouvrir de "brandade" de morue à la coriandre, déposer la crème fraîche et décorer, par exemple, de citron vert et d'une feuille de coriandre.


Partager cet article

Repost 0
20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 16:00
Très énergétique (environ 300 calories aux 100 grammes, selon le gras qu'il contient), le boudin noir est un aliment d'hiver par excellence. C'est d'ailleurs en fin d'Automne, avant les festivités de Noël qu'on prépare traditionnellement le boudin.
C'est  surtout un aliment très riche en fer : 100 grammes apportent 19 milligrammes de fer héminique (plus facilement assimilable que le fer non héminique contenu dans les légumes secs), soit la totalité des besoins quotidiens de la femme non ménopausée. Il est particulièrement recommandé pour les enfants en période de croissance, les personnes âgées et les femmes enceintes, trois groupes de populations souvent carencées.  A consommer donc, en modérant sa gourmandise pour d'évidentes raisons diététiques !

Partager cet article

Repost 0
20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 08:25
Suite de ce repas sur fond de Barolo, ce joli vin piémontais de la région d'Alba (la même que la truffe blanche...) à la fois tannique et plein de fraîcheur...
Il est un chasseur dans les forêts d'Ardèche dont la femme, la gentillesse même, accommode le sanglier dans un merveilleux cassoulet. Irisa, puisque c'est elle, a eu la gentillesse de m'offrir le cuissot d'un sanglier chassé par son mari. La bête étant apparemment jeune (vu la taille de la pièce de viande), je me suis autorisée
une marinade sèche (une marinade à l'huile, et non une marinade au vin qu'elle soit cuite ou crue). Une marinade sèche et courte... Avec des herbes du soleil, origan et thym, après tout, n'a-t-il pas mangé ce genre de choses ? Avec de l'ail en chemises, car maintenant, tout le monde est accro, même la puce de 3 ans !
NB le cuissot avait été congelé par Irisa, mais dans le cas contraire, il est conseillé de laisser rassir le gibier pour qu'il s'attendrisse. Ici, la congélation a eu le même effet que pour le poulpe...

Al forno, bien grillé, le sanglier rôti aux herbes se laissera manger avec des pâtes aux fraises et au Barolo (si,si !), et des marrons confits à la poitrine fumée.
La recette est inspirée d'un cuissot rôti par Philippe Jousse (dans un HS cuisine du Chasseur Français), jeune chef aux commandes des cuisines chez Alain Chapel à Mionnay.

Très bel accord avec le vin dont l'élégante sobriété répond à la simplicité du plat. Les deux ont un côté rustique et en même temps quelque chose d'incroyablement raffiné... L'acidité surprenante (et oui, c'était mon premier Barolo, je ne me remets toujours pas de cette fraîcheur en bouche) fait saillir la saveur de la chair et (je ne sais pas si je me fais bien comprendre là...), un peu comme un exhausteur...

Côté fromage (comme sur les pâtes), impossible de faire l'impasse sur un Parmeggiano-Reggiano digne de ce nom pour terminer le Barolo en beauté. En l'occurence, il vient de chez Rodolphe le fromager. C'est chez lui que nous avons acheté nos fromages pour Noël, quel fabuleux affinage même si le goût est parfois "américain"...

Merci Irisa (et merci à ton mari) pour cette pièce de sanglier qui fut un délice ! Même les filles se sont régalées !

Ingrédients
- 1 belle pièce de jeune sanglier (1,2 kilo, avec l'os)
- origan séché
- 1 tête d'ail
- 1 trait de jus de citron sur chaque face
- huile d'olive
- 10 grammes de lard gras
- 10 grammes de beurre
- thym frais
- sel, poivre
pour les marrons confits
- 100 grammes de marrons précuits
- 20 grammes de poitrine fumée
- 1 brin de thym
- 1 cuillère à soupe de graisse de canard ou de saindoux
- sel, poivre


Préparation
Badigeonner le cuissot
(décongelé à température ambiante toute une journée) de jus de citron et d'huile d'olive, parsemer d'origan séché et laisser reposer la nuit au frais. Le lendemain, le piquer de petits morceaux de lard gras et réserver.
Pour les marrons, les faire confire dans la graisse avec les lardons de poitrine et du thym, saler, poivrer et cuire à couvert à feu très doux.
Mettre le cuissot dans un plat allant au four, saler, poivrer, parsemer de noisettes de beurre. et de miettes de thym Enfourner  avec les gousses d'ail en chemises à 210/220°C environ 1 heure et quart,  avec un fond de bouillon ou juste de l'eau, en retournant à mi cuisson et en arrosant de temps à autre, puis laisser reposer 10 minutes dans le four éteint. Découper la pièce de viande et dresser avec les marrons confits et les pâtes al dente parsemées de copeaux de parmesan.


Partager cet article

Repost 0
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 15:51
Les origines du mot "boudin" sont obscures : il est tantôt rattaché au radical bod- indiquant quelque chose d'enflé, tantôt à "bedaine", de l'ancien français "boudine", signifiant "gros ventre" ; une chose est sûre, la dénomination est liée à sa forme !


Très ancienne, la préparation du boudin vient sans doute d'un cuisinier de la Grèce antique. Considéré comme un plat "canaille" au Moyen-Age, le boudin noir était consommé dans les tavernes. La fabrication du boudin noir à des fins commerciales était interdite sous le règne de Saint-Louis car "c'est périlleuse viande" : le sang est favorable à la multiplication des bactéries ! En 1409, des "faiseurs de boudin" furent jugés pour avoir contrevenu aux ordonnances mais le procureur les autorisa à poursuivre leur fabrication durant la durée du procès, à condition qu’ils se fournissent à la Boucherie de Paris. Il est probable que la pratique se poursuivit dès lors avec la complicité des bouchers du Châtelet…

Plus tard, la production du boudin noir fut l’apanage des charcutiers ou des tripiers. Cette dernière profession a la particularité de n’exister qu’en France et de valoriser (avec les boyaudiers) exclusivement les abats rouges et blancs. Elle naît à la fin du XVIIIème siècle, période à laquelle les bouchers cèdent la production des produits "tripiers" à cette nouvelle corporation.

Le boudin noir se compose de sang et de gras de porc auxquels s’ajoutent le plus souvent des oignons (certains y mettent aussi d’autres ingrédients : crème ou lait, liqueur ou alcool, céréales, mie de pain, herbes ou légumes, aromates divers, couennes, épices, parfois même oeufs…). Le mélange est poussé dans un boyau, le plus souvent de menu ou chaudin de porc, menu ou droit de boeuf, ou baudruche, selon la spécialité, puis cuit.

Lors de la tuade peu avant Noël, on péparait une boudinée conviviale, et l'on réservait le boudin aux repas de fête.
Lors de la saignée du cochon, on récupérait le sang dans un chaudron ou un seau et on le mélangeait avec un peu de vinaigre pour éviter qu’il ne coagule ; il devait être battu jusqu’au moment de la cuisson. Les pratiques n’ont guère changé et les productions artisanales restent identiques au savoir-faire traditionnel.

Un porc de 120 à 130 kilogrammes donne généralement de douze à treize litres de sang, précieusement recueilli, mis en boyau et cuit pendant une vingtaine de minutes.

Il existe autant de types de boudins noirs qu'il existe de fabricants qui l'assaisonnent différemment. Au fil des siècles, le boudin noir a ainsi donné naissance à de très nombreuses spécialités régionales, voire locales (avec des pommes en Normandie, des châtaignes dans le centre ou de la crème à Lyon). On trouve également des spécialités mêlant sang et abats de porc comme la fressure en Vendée, le galabar dans le Sud-Ouest (sang, têtes de porc entières avec couenne et éventuellement langue, poumon, cœur additionnné de pain) ou le boutifar catalan (équivalent au précédent mais sans adjonction de pain).
Le boudin noir est un mets sans frontière que l'on retrouve dans plusieurs pays d'Europe : "Blutwurst" en Allemagne, "ugliarkis" en Russie, "morcilla" en Espagne, "sanguinaccio" en Italie…

En France, les amateurs sont légion, la production de boudins noirs s'élève à près de 15 000 tonnes par an et on ne compte plus les foires aux boudins à travers l’hexagone !

Selon un conseil qui avait déjà cours au Moyen-Age, le boudin doit être piqué avec une aiguille avant d'être cuit. Le boyau naturel est de plus en plus rare, on trouve le boudin le plus souvent dans une enveloppe synthétique qui augmente les risques d’éclatement. Pour éviter ce type de désagrément, il faut poêler dans un mélange huile-beurre, mousseux et d’une belle coloration noisette. Le boudin doit caraméliser et l’on doit obtenir une croûte pour éviter « l’explosion » tant redoutée. Le secret, c'est de le faire à feu infiniment doux.

Le boudin se déguste le plus souvent grillé à la poêle (cinq minutes suffisent généralement) ou en brochettes au four, associé à des pommes cuites, des oignons frits ou encore une onctueuse purée « maison » (les pommes de terre se marient idéalement au boudin noir, quelque soit leur préparation). Autre excellent accompagnement, le chou (vert, de Bruxelles…) qui aidera à fixer le fer apporté par le boudin. Certains l’apprécient, comme l’andouillette, assaisonné de moutarde.

Pour changer de cette consommation on ne peut plus classique, on peut le cuisiner en tarte, en feuilleté, en omelette, dans une galette de sarrasin ou en « hachis parmentier ». Marié à certains produits de la mer (coquilles St-Jacques notamment), ce produit rustique acquiert un supplément de sophistication. Il peut aussi servir de base à des farces particulièrement goûteuses ou des sauces épaissies et relevées. Idéal pour les volailles ou gibiers à plumes… Il remplace enfin le sang dans les civets...

A l'apéritif, le boudin noir se consomme en fines tranches crues, accompagné d'un verre de pommeau ou de poiré, voire de cidre. On peu aussi le déguster avec un Beaujolais, un Côtes du Rhône ou un vin rouge de Loire.


Quelques recettes et associations culinaires ?

Hachis parmentier de boudin noir

Tartine de boudin noir à la rhubarbe

Risotto au boudin noir et romarin

 Et ailleurs parmi les blogs, quelques coups de coeur...

Pomme au four au boudin

Agneau farci au boudin (testé avec un roulé d'échine de porc)

Ou encore St Jacques, boudin, endives et condiment d'agrumes

 

Partager cet article

Repost 0
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 08:25
Il y a longtemps que je ne m'étais plus essayée aux repas autour d'un vin, et je crois bien en avoir oublié un (et les recettes avec). Cette fois-ci, c'est un Barolo Parusso Mariondino 1996 à l'honneur, acheté il y a peut être 10 ans.
Le Barolo est un vin du Piémont à base de nebbiolo, un cépage très ancien, riche en tannins et en acidité et qui nécessite un élevage assez long en barriques. Le cépage semble se plaire dans le sol argilo-calcaire de la région d'Alba, entre brouillards (en italien nebbia, qui a donné son nom au cépage !), inondations et grêle.
Même région de naissance que la truffe blanche, inutile de vous dire que ces deux là sont à marier, aussi bien avec des viandes grillées ou des pasta !

Le Barolo est un vin de garde puissant mais plein  de grâce, qui n'est pas sans évoquer les vin de la vallée du Rhône pour la force et la Bourgogne pour l'élégance. La star de cette célèbre appellation (DOCG) est apparemment Angelo Gaja.

Mais c'est celui d'Armando Parusso, autre viticulteur piémontais réputé, que nous avons dégusté. Pas la meilleure cuvée mais un vin plus qu'honnête (même si LUI a été fortement déçu).
Couleur rubis, disque tuilé, le vin est "à point" ; fermé au nez, il s'ouvre (à peine) sur des parfums de "fumé" ; en bouche, les tannins sont très présents (LUI a trouvé le vin asséchant), moins fondus que ce que je pensais. Epicé et fruité, sur les fruits rouges macérés, mais surtout une étonnante fraîcheur ! C'est le premier Barolo que je bois et je ne m'attendais pas à une telle acidité qui tranche sur l'impression générale, car cela ne ressemble à rien de connu (de ma part en tout cas) en France...

Place à la première recette, une entrée très goûteuse, voluptueuse, un velours gourmand sur le palais : le risotto au boudin noir et romarin, très différent de celui de Mamina... Vous le dégusterez soit en entrée, soit pour un dîner complet, accompagné d'une salade ou d'une soupe légère.
Bon accord avec le vin, l'un ne prenant pas le pas sur l'autre, mais beaucoup de flacons iraient avec ce risotto de caractère !



Ingrédients (pour deux)
- 50 grammes de riz Arborio ou Carnaroli
- 30 grammes de boudin noir (la chair, sans le boyau)
- 1 tige de romarin
- 5 cl de Barolo
- 15 cl de bouillon de viande (ici un fond de gibier, mais un fond de volaille fera l'affaire)
- 1 échalote
- piment d'Espelette
- 2 cuillères à soupe de mascarpone
- huile d'olive
- sel, poivre

Préparation
Faire revenir l'échalote émincée dans l'huile d'olive et ajouter le riz, remuer quelques minutes, puis mouiller de vin et laisser absorber. Ajouter le bouillon au fur et à mesure, ainsi que 6 ou 7 feuilles de romarin ciselé, saler et poivrer. Ajouter le boudin en fin de cuisson en remuant bien pour l'amalgamer au riz. Rectifier l'assaisonnement. Déposer une cuillère de mascarpone, saupoudrer de piment d'Espelette et décorer de romarin.

Rendez-vous demain pour la suite du repas au Barolo c'est ici (clic)

Partager cet article

Repost 0
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 19:35
Une étude vient de confirmer ce que l'on entend depuis pas mal de temps : une alimentation trop sucrée est un facteur agravant accroissant les risques de développer un cancer du sein, surtout après la ménopause...
Une alimentation privilégiant les sucre complexes, à indice glycémique bas, sont à privilégier, ainsi qu'une activité physique, et bien sûr un dépistage régulier. Pour en savoir plus (clic).
Mais attention, la mammographie n'est pas la panacée, le dépistage par résonnance magnétique est plus sain et plus efficace (clic) !


Partager cet article

Repost 0
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 08:45
Connaissez-vous ce poème de Jean Anouilh ? Il m'avait marqué étant enfant... je vous le livre en (long) préambule, en ce dimanche...

La vive

Un enfant criait sur la plage
Il se tordait sur le sol.
On accourut du voisinage
On l’emporta hurlant, au prochain parasol.
Son petit pied gonflait de seconde en seconde.
Ses cris fendaient le cœur à tout le monde.
C’était pitié de voir souffrir cet innocent.
Un médecin passant,
D’aventure,
S’approcha. (Il ne faisait pas sérieux tout nu.)
Se penchant sur le pauvre petit corps tordu :
– C’est une vive, il faut une voiture,
Dit-il, le pharmacien
Lui fera une piqûre.
Moi, maintenant, je ne puis rien.
Il ajouta : – Hélas ! Jusqu’à l’autre marée,
Le pauvre petit va souffrir beaucoup.
Prises de panique à ce coup
Les mères affolées groupèrent leur troupeau.
Si un monstre marin était sorti de l’eau
Il ne les eût pas étonnées.
– C’est trop injuste, disaient-elles ;
Juste à la fin de la journée !
– La sale bête qu’on ne voit même pas !
– Il jouait, Madame, à deux pas
Avec sa petite pelle.
Il faisait des petits pâtés, bien gentiment !
– Pourquoi, mon dieu, pourquoi faut-il donc toujours craindre,
Lorsque l’on a des enfants ?
– Il faut se plaindre,
Dit un vieillard, au Syndicat d’Initiative.
Ils demandent assez d’argent.
Ils doivent protéger les gens !
– Il faut bien que chacun vive,
Dit la vive
Qui avait piqué l’enfant.

Jean Anouilh

La vive a donc toujours été ce poisson inquiétant, tapi dans le sable, prêt à bondir, une sorte d'animal mythologique, paré de toutes les vertus autant que du pire des maux...
Or, j'ai appris depuis qu'il était comestible et entrait dans la composition de la bouillabaisse, notamment... Et tout dernièrement, je l'ai découvert sur l'étal de ma poissonnière, tout rayé d'or... Un joli poisson, une fois qu'on lui a ôté ses épines dangereuses ! Et même à la chair goûteuse, et bon marché avec ça !

Ni une, ni deux, je repars avec ma vive sous le bras. Et que fait on d'un poisson que l'on connaît à peine, à qui 'lon vient juste d'être présenté ? On le cuisine meunière pardi ! Vapeur, cela aurait été trop triste... Et c'est une façon si rare chez moi, profitons de la simplicité de cette recette...

Ingrédients (2 adultes, 2 fillettes)
- 1 vive
- 1 cuillère à soupe de farine
- 10 grammes de beurre
- 1 peu d'huile d'olive
- jus de citron
pour le riz aux palourdes
- 200 grammes de palourdes
- 100 grammes de riz basmati
- 1 gousse d'ail
- persil
- sel, poivre

Préparation
Cuire le riz et réserver. Faire ouvrir les palourdes avec une gousse d'ail émincée. Décoquiller et réserver.
Fariner la vive et la poêler dans le mélange huile/beurre bien chaud (ou mieux, du beurre clarifié, qui ne brûle pas).
Tourner la vive au bout de 4 minutes, cuire encore 2 à 3 minutes, citronner.
Mélanger le riz, les palourdes et le persil ciselé. Servir le poisson et le riz aux palourdes aussitôt !


Partager cet article

Repost 0

Article ? Recette ?