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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 06:23
A la bonne franquette... se dit d'un plat simple et sans chichis. Cette expression datée du XVIIème siècle  (des mazarinades, on trouve aussi "à la franquette", ou encore "à la flanquette") viendrait du terme "franc", qui comporte un double sens : celui de direct, net, lié à la franchise, qui exprime ce qu'il pense. Et celui de libre, sans obligation. Bref, pas de façon pour ce plat estival, rapide et goûteux, avec des petites seiches bien fraîches surtout ! Leur encre, un peu de citron, un rien de piment et la pasta, colorée et parfumée, vive le safran !



Ingrédients
- 4 ou 5 petites seiches (supions, chipirons...)
- l'encre de l'une d'elles
- 1 grosse gousse d'ail
- pâtes à volonté
- 8/10 filaments de safran
- QS curcuma (pour renforcer la couleur jaune !)
- crème liquide
- huile d'olive
- piment d'Espelette
- 1 citron jaune
- sel, poivre

Préparation
Vider les seiches, notamment leur poche d'encre, avec délicatesse (attention, elle se perce facilement !), Couper en lamelles et hacher les tentacules, grossièrement.
Faire cuire les pâtes al dente et ajouter le safran en fin de cuisson, après égouttage, avec un trait de crème liquide, ainsi que le curcuma. Réserver à couvert.
Faire revenir l'ail émincé dans l'huile d'olive, y jeter les seiches, cuire rapidement à feu vif en ajoutant l'encre.
Saler, poivrer, ajouter un peu de piment d'Espelette, un trait de citron jaune et servir avec les pâtes safranées.


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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 15:07
Parmi les grignotages de cet apéritif, il y avait des bouchées moelleuses aux crevettes, tant vantées à cette amie qui était présente. Inutile de dire qu'en version mini, elles ont eu autant de succès chez les petits que chez les grands !
Celles-là sont sobres dans leur "aromatisation" : ail et persil plaisent à tous, contrairement à la coriandre ou à la citronnelle que j'adore dans ces petites choses. Simple et rapide à faire, je vous les recommande, c'est délicieux, aussi bien tiède que froid ! Et si vous souhaitez varier les plaisirs, vous pouvez jeter à oeil à celles-ci, au lait d'amande et à l'aneth, ou bien ces autres-là, au lait de coco et à la coriandre...



Ingrédient
- 200 grammes de crevettes cuites
- 4 oeufs
- 1/2 oignon
- 2 gousses d'ail
- 2 cuillères à soupe
- 25 cl de lait
- 3 cuillères à soupe de flocons d'avoine
- sel, poivre

Préparation
Hacher grossièrement les crevettes. Faire chauffer le lait et y faire gonfler les flocons d'avoine. Faire revenir l'oignon et l'ail émincés, battre les oeufs et travailler comme des oeufs brouillés pendant 3 minutes. Laisser refroidir puis ajouter les flocons, les crevettes et le persil ciselé. Saler et poivrer. Faire cuire dix minutes à 190°C dans des moules souples. Laisser refroidir avant de démouler les mini (ils sont plus "fragiles" que les plus gros).


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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 19:14
Pas de secret dans cette success-story, du travail, du travail, du travail ! Et une histoire familiale. Et un honneur à défendre. Et un bout de femme décidée, pleine de caractère, de dynamisme et d'humanité.
Une égérie question cuisine. Je suis tombée sous son charme il y a 5 ans (elle venait de reprendre officiellement la maison Pic depuis deux ans) et c'est toujours pour moi un modèle. Modèle de chef et modèle de femme (est-ce aussi parce que nous avons le même âge, que son fils a le même âge que ma grande ?).
Quelle force mentale et quelle énergie il faut, quelle poigne aussi, pour devenir femme-cuisinier dans un monde d'hommes (et ce sans machisme exacerbé, je vous prie de le croire) ! C'est naturellement Anne-Sophie PIC que je cite quand on me demande (y compris sur 750 g) qui est mon chef "chouchou"...

Couverture du livre "Au nom du père"

Bref, après 5 ans, nous avions plusieurs choses à fêter et IL nous offert la nuitée et le dîner chez PIC. Un retour excitant en dépit d'une route chargée sur l'Autoroute du Soleil, dans les deux sens. L'accueil est sans faille, nous sommes juste jubilatoires d'arriver enfin ! Petit oeil envieux devant la collec' de Guides Michelin (voir chez Marie...).
Pas de SCOOK (son école de cuisine ouverte en début d'année et que j'avais annoncé ici), dommage, cela aurait été avec elle, mais le samedi c'est journée complète et ce n'était pas possible mais je ne désespère pas d'y aller...
Sourire en coin aussi quand je tends les clés de ma vieille 104 décatie au voiturier, puis le même monte notre unique et léger bagage jusqu'à une chambre luxueuse. Matières nobles, sobriété contemporaine, literie fabuleuse, et salle de bain vaste (juste un bémol : la porte est en face du lit et la nuit, la lumière est un poil agressive ; les toilettes ne sont pas séparées). En images :

Coté verso du lit, un grand bureau...



La salle de bain, dotée d'une grande baignoire ET d'une douche à jets...


Le coin cosy...


La touche en plus à notre arrivée : deux éclairs framboise/chocolat nous sont offerts pour nous souhaiter la bienvenue. Premier contact délicieusement fondant avec la "patte" de Philippe Rigolot, le pâtissier de haut vol de la maison Pic. Un nuage mousseux et une compotée fruitée et acidulée à l'intérieur : un pur délice, dégusté sur le balcon-terrasse !
La terrasse...


avec vue sur le 7


Eclair chocolat-framboise


Puis, farniente atour de la piscine... L'endroit (situé en centre ville de Valence) est étonnamment calme. Pas un bruit, de quoi s'assoupir, ce que je fais, je n'ai pas honte de le dire !



Plus tard dans la soirée, nous étions installés dans la salle de restaurant. Premier détail curieux, on nous déplie la serviette pour nous la poser sur les genoux ! Pas d'apéritif afin de profiter pleinement du repas car je me lance dans le menu "Actualités". LUI n'a pas l'estomac de me suivre, il prendra à la carte...
Pour accompagner ce repas, je préfère m'en remettre au sommelier qui nous propose une demi-bouteille de Condrieu, puis une demi-bouteille de Crozes Hermitage 2006 d'Alain Graillot.

Commence alors la valse des amuse-bouche : de bas en haut, dans l'ordre de dégustation : bouchée foie gras/pêche, tout dans la nuance, accord très fin ; ensuite quelque chose de très frais autour du chou-fleur, accompagné d'herbes ; un classique avocat /crevette grise à la sauce anglaise ; un étonnant croustillant mentholé avec sa petite bille verte, on termine là sur la fraîcheur, très ludique.



Puis la sacro-sainte crème brûlée au foie gras, mousse de granny smith et pop-corn, fabuleux, nuancé, la crème brûlée pas le moins du monde écoeurante et la saveur de la pomme verte avec le foie gras, quelle réussite cette mise en bouche !



Viennent ensuite les premières entrées : de mon côté, les petits pois et le caviar d'Aquitaine, crémeux vert tendre, caviar rafraîchi à la crème glacée d'oignons doux des Cévennes. Une gelée crémeuse très fraîche avec une petite dominante "verte", presqu'amère, la note marine des perles noires et craquantes et cette crème glacée à l'oignon apporte le sucré. Le tout avec une grande subtilité.



Pour LUI, la langoustine de petite pêche, en tartare et rôtie à la plancha, bouillon à l’agastache. J'aurai le droit à la même en version mini...  Ce bouillon est une merveille, accompagné de radis divers, il a un petit côté asiatique délicieux mais il est emporté par le vin. Le sommelier nous apporte un Cote de Lubéron qui sans être extraordinaire, convient mieux au plat, qui ne l'écrase pas.


Et la version mini...


Vient ensuite le turbot de Bretagne, à la vapeur, texture de navets à la menthe fraîche, beurre mousseux au rhum vieux agricole. Quelle merveille que cette sauce, et là encore, la menthe apporte beaucoup de fraîcheur au plat, et ici encore, de la nuance, de la finesse et beaucoup d'élégance ; la cuisson, autant celle du poisson que du légume, est superbe ! Et là, le Condrieu se défend mieux, mais je subodore qu'il sera parfaitement en accord avec le prochain poisson, à la cardamome...



LUI peut enfin goûter au pigeon fermier de la Drôme, rôti entier au poêlon, côtes de rhubarbe et céleri fondantes, foie gras, jus au poivre de Madagascar. IL reste sur ces positions et pour confirmer l'accord avec la rhubarbe n'est guère emballé par ce légume et son acidité... Cuissons parfaites et bel accord entre la rhubarbe et le céleri.



De mon côté, voici que s'avance le dernier plat de poisson : le saint-pierre de petitx bateaux, meunière à la cardamome noire, tian revisité au laurier. Le tian est présenté comme un carré de légumes fondants, avec comme un crémeux parfumé au laurier.



Avant la viande, une verrine de melon rafraîchi à l'anis vert, avec son granité d'Eyguebelle (liqueur de plantes entre génépi et chartreuse), pour avoir testé moi-même ce mariage melon/anis vert/absinthe, j'adore ! Simple, frais, et probablement digestif (en tout cas c'est le but supposé)...

La pièce de viande de ce menu très "poisson" est l'agneau de lait de Lozère, côte et selle rôties au sautoir, crémeux de banon, pissaladière à la feuille de roquette. Terrain connu après un agneau de Sisteron farci aux banon et herbes de la garrigue... Mais ici, le banon sert de base crémeuse (et agar-agarisée, en tout cas légèrement gélifiée) à la fausse pissaladière, sans pâte donc. Très léger une fois de plus, goûteux cela va sans dire mais très subtil. Cuisson parfaite de l'agneau rosé (z'avez qu'à voir la photo !).



Au programme des fromages, un très beau plateau, bien affiné. Je goûte certains comme le chèvre local, le lavor, le bleu de Thermignon (ne vaut pas le bleu d'Auvergne...), un brebis corse aux herbes excellent et surtout un incomparable Langres (d'autres belles croûtes lavées que LUI a testé). Quel parfum de vache ! Accompagnés de pains rustiques (après un pain aux algues absolument divin et dont je n'avais pas parlé, honte à moi, idéal accompagnement d'un menu typé "mer").



Vous prendrez bien un pré-dessert ? Oh, oui ! Surtout s'il s'agit d'une mousse de fromage blanc, sorbet thé et nuage d'agrume ! De la douceur et de la fraîcheur au palais avec l'acidulé du calamancy (calamandin, kalamansi, beaucoup d'orthographes et de dénominations voisines pour ce mini citron vert très parfumé, d'origine indonésienne), parfait pour introduire le sucré dans la place !



Et ses mini bouchées sucrées... Fruits exotiques/café/chocolat, bouchée chocolat apalco, macaron cassis/violette, coque chocolat blanc/fraise/menthe/chamallow (j'adore ce dernier !)



SON dessert, chocolaté ! Le chocolat alpaco et les fruits exotiques, ganache montée chocolat, raviole coulante
sorbet aux fruits exotiques. Exquis croustillant, délicieuse ganache, juste parfait et noir à souhait !


Et la fraise mara des bois et le romarin, jus et confit de fraise, biscuit roulé pistache, sorbet romarin. Conquise par le sorbet que je vais sûrement m'empresser de reproduire ! Dans le tube-cigarette craquant, le jus de fraise, à faire couler sur l'écume et le sorbet romarin. C'est beau, c'est bon, je suis sous le charme. Du coup, j'ai encore plus envie d'aller prendre un cours, avec Anne-Sophie ou son chef pâtissier ? C'est la question !!


Et pour digérer ? Une infusion à la verveine, accompagnée de petites barres chocolatées, ganache mentholée, ainsi que deux délicieuses pâtes de fruit à la passion, divines !


En substance, ce repas fut magnifique, tout en délicatesse, en subtilité. Trop "lisse" pour LUI, qui préfère les saveurs plus "marquées", c'est sans doute là qu'il faut voir le caractère féminin de la cuisine d'Anne-Sophie Pic. Personnellement, j'y ai été très sensible, charmée, comme un cocon très doux, des saveurs et des textures peines de finesse. Je n'ai toutefois peu noté de changement dans la cuisine par rapport à 2003, la Dame avait déjà beaucoup de maturité culinaire. Sa troisième étoile, c'est juste le temps qu'on lui a laissé pour confirmer sa réussite. Les étoiles, ce sont surtout celles que je gardent dans ma tête, mes yeux, mon coeur et sur mes papilles !

Croyez-le ou non, en remontant, nous attend encore un petit cadeau : un coffret de 4 chocolats pralinés et 4 pâtes de fruits, les filles seront ravies !



Le lendemain matin, le petit déjeuner est plantureux et travaillé, bien entendu, tout est fait maison, pain, viennoiseries, yaourt aigre, crème à la fleur d'oranger et coulis de fruits rouges. Avec un bon café, un jus d'orange et de fraises mara des bois ainsi que des framboises fraîches. Côté viennoiseries, des beignets fabuleux à la framboise, des roulés à la crème de pistache (comme une pâtissière mais très peu sucrée et pistache écrasée/concassée), des croissants croustillants et du pain baguette ainsi que du pain aux céréales. Et pour tartiner : beurre Bordier, confitures fraise et abricot, pâte à tartiner chocolat-noisettes. Après cela, nous voilà parés pour la journée !



Roulé à la pistache



Crème à la fleur d'oranger, coulis de fruits rouges...



Et aussi, un mini panettone, avec lequel nous sommes repartis, aussi un petit cadeau pour les filles...


MAISON PIC - Restaurant gastronomique *** - Hôtel **** Luxe
285 avenue Victor Hugo, 26000 Valence - Drôme
Tél. +33 4 75 44 15 32 - Fax +33 4 75 40 96 03
site web http://www.pic-valence.fr




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Published by Tiuscha - dans Gîte et couvert
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 06:30
Suite (en pointillé) de l'apéritif très chouette de la semaine, avec une crème, façon brûlée, de chèvre aux pétales de tomate confite, parfumée aux herbes de la garrigue. Et pour ceux qui aiment, vous retrouverez dans la journée la recette des crackers aux graines et ceux au romarin et piment d'Espelette, d'après celle de Valérie de B comme bon, sur le blog Trois petits tours et cuisinons ! (clic ici). Franc succès auprès des enfants (ça craque, ça croque !)... Les deux fonctionnent d'ailleurs assez bien, même si j'ai choisi d'accompagner ces crèmes de foccacia !


Ingrédients (pour 6 ou 7)
- 4 jaunes d'oeufs
- 400 ml de crème liquide
- 80 grammes de chèvres mi-sec, bien parfumés
- quelques pétales de tomates confites maison
- 1 brin de thym
- 1 brin de sarriette

- sel, poivre
pour les tomates confites
- 5 ou 6 petites tomates
- thym, sarriette, basilic, origan, selon ce que l'on a !
- 1 gousse d'ail
- huile d'olive
- fleur de sel ou gros sel

Préparation
Faire confire les tomates coupées en rondelles et épépinées, parsemées d'ail émincé, d'herbes ciselées, arrosées d'huile d'olive et salées au gros sel, environ 4 heures à 90°C.
Faire fondre les chèvres dans la crème. Mixer avec les jaunes d'oeufs, saler et poivrer. Verser dans des petits pots en verre ou autres mini contenants en glissant quelques morceaux de tomate confite, puis enfourner à 100°C environ 50/60 minutes.

Laisser refroidir et réserver au frais. Décorer de pétales de tomate confite au moment du service.


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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 06:35
Pour 7 adultes et au moins autant d'enfants voraces (mais qui eux, se contentent souvent de tomates cerises et de chips de pommes de terre), et pour un apéritif qui s'éternisent dans la nuit, mieux vaut que quoi avoir grignoter !

C'est ainsi que je me suis mise en cuisine les jours précédents pour tout ce qui est biscuits secs (gressins, crackers...), et dès l'aube pour les tartinades, crèmes, bouchées apéritives...
Au programme donc, gressins au thym, crackers au romarin et piment d'Espelette, crackers aux petites graines (pavot, sésame), bouchées moelleuses aux crevettes, clafoutis salés à la morue, poivron et olives noires (solution de repli car plus le temps de faire une brandade), rillettes de maquereau aux épices indiennes, tartinade "canaille" de lentilles vertes du Puy, et comme une crème brûlée de chèvre aux tomates confites, accompagnée de focaccia au romarin et à la fleur de sel.
Oubliées les moules farcies, sur la carreau le crabe dans sa gelée acidulée, exit la soupe de tomate, par manque de temps.


Car mon mixer plongeant, non content de happer ce que je lui à donne à moudre, en a eu après mon doigt qu'il a gracieusement entaillé en 5 ou 6 endroits. Oups, pas de tartinade sanguinolente en vue ! Mais quand même première pause forcée de 30 minutes facilement. Nouvelle pause forcée, plus longue quand le médecin me conseille de passer parce que la salle d'attente s'est vidée. Oui mais il faut attendre quand même... Une grosse heure dans la vue, pas de point et je repars avec un gros pansement (il fallait voir le regard ahuri voire inquiet des filles !). Et une prescription de vaccin antitétanique...

Des brûlures j'ai eu mais des coupures avec un robot, jamais. Ceci dit, c'est le plus familier, il m'est d'une utilité quotidienne alors la familiarité, la confiance, le train-train, la vie quoi ! Mais prenez garde vous aussi que les lames sournoises de votre mixer ne vous assaillent un jour, celui où vous y attendez le moins, celui où précisément vous n'avez pas le temps que cela vous arrive. Vais je le punir pour autant ? M'effrayer ? Faire des cauchemards ? Que nenni ! Je vais l'empoigner pas plus tard que tout à l'heure, le regarder dans le blanc de son oeil de cyclope et lui signifier qu'il n'a carrément pas intérêt à recommencer !

Cette mets-aventure est arrivée sur la tartinade "canaille" de lentilles vertes du Puy, alors, à tout seigneur, tout honneur !



Ingrédients
- 200 grammes de lentilles vertes du Puy
- 2 cornichons malossol
- 1 cuilère à soupe bombée d'estragon ciselé
- 1 cuillère à soupe de moutarde + 1 cuillère à café pour la cuisson les lentilles
- laurier pour la cuisson des lentilles
- sel, poivre

Préparation
Cuire les lentilles avec laurier et moutarde. Garder un peu de jus de cuisson (3 ou 4 cuillères à soupe devraient suffire, à noter que j'ai prélévé deux grosses cuilllères à soupe de lentilles pour la salade du midi).
Mixer avec les malossol et l'estragon, en essayant de garder de fins morceaux. Ajouter la moutarde et réctifier l'assaisonnement. Servir sur des bouchées craquantes d'Ikéa (que paraît-il, on ne trouve plus) ou en tartinade sur du pain ou des crackers.


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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 06:18
Ce risotto nero, à l'encre de seiche, peut être servi en entrée ou en plat principal, chaud ou juste tiède, le contraste des couleurs est fort agréable, et surtout il réunit des ingrédients que j'apprécie beaucoup : morue, poivron. Il fonctionnerait aussi bien évidemment avec de la seiche, du calamar, ou encore un poisson à chair blanche. Simple et sobre mais il sait faire de l'effet sur une table !

Ingrédients (pour 2 ou 3)
- 100 grammes de riz
- 1 sachet d'encre de seiche
- 1 échalote
- 1 petite gousse d'ail
- 5 cl de vin blanc
- 30 cl de fond de poisson maison
- 1/2 poivron rouge
- 80 grammes de morue dessalée
- piment d'Espelette
- huile d'olive
- sel, poivre

Préparation
Pocher la morue dans un mélange lait/eau, puis désarêter et en effeuiller 80 grammes.
Faire revenir l'échalote et l'ail émincés dans l'huile d'olive et ajouter le riz, remuer quelques minutes, saler, poivrer, puis mouiller de vin et laisser absorber. Ajouter l'encre de seiche, puis le fond de poisson en plusieurs fois.
Passer le poivron rouge sous le grill et le peler. Mixer avec un trait d'huile d'olive, saler, poivrer et assaisonner de piment d'Espelette. Réserver.
Tiédir la morue et le coulis de poivron. Dresser le risotto, déposer les pétales de morue en rosace desssus, parsemer de piment d'Espelette, décorer d'une olive noire et ajouter le coulis de poivron.


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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 16:16
Le Jarousset est situé près de Murat, à quelques kilomètres du village médiéval. Nous y avons séjourné précisément pour avoir le plaisir de dîner dans cette table recommandée par Patrick Chazallet., notamment lors des Européennes du goût 2007. Jeune Toque d'Auvergne, Jérôme Cazanave y avait animé un atelier de cuisine qui mettait en valeur, tout comme sa cuisine au Jarrousset, les produits du terroir avec juste ce qu'il faut de créativité.

L'émotion a été au rendez-vous, avec un peu de déception malgré tout. Il maîtrise sa carte, mais ce sont les à-côtés (grignotages de début et de fin de repas) qui pêcheraient plutôt, dommage car les entrées et les plats sont enthousiasmants ! Du brio, de la justesse et une cuisson parfaite des viandes comme des légumes.


A l'apéritif, j'ai voulu tester son célèbre "gentiane fizz", pour afficionados seulement, c'est très amer bien sûr (IL a fait la moue en disant "berk-berk-berk"). Très jolie couleur !

Passons sur la mise en bouche, soupe de melon et mousse de roquette, qui ne  m'a pas emballée, pour entrer de plein fouet dans le coeur du  sujet, les entrées !

LUI a pris "le farçou, des escargots de Nicole Boulet liés au beurre d’herbes, d’autres cagouilles en coquilles", sublime, le farçou est une crêpe épaisse verte parfumée à l'ail et au persil, des escargots moelleux, cuits à point, une chapelure croquante. Très joli plat, bien équilibré, des saveurs classiques, un pur délice pour les amateurs de gastéropodes !


J'ai choisi la "raviole ouverte d’oreilles de cochon, calamar, chorizo, haricot Tarbais", bel accord, l'oreille de cochon (c'était une première... un baptême quoi !) est moelleuse, les Tarbais fondants, la sauce a un je ne sais quoi d'acidulé qui rend ce plat nerveux. Il pourrait être amélioré mais c'est très agréable ! Jolie entrée.



Puis, LUI est allé naturellement sur "le bœuf du père Joffrois, le rumsteck rôti, la joue braisée lentement au vin rouge, cardamome et gingembre confit". La viande est superbe, les cuissons parfaites, le mariage avec le gingembre confit (que j'avais déjà expérimenté avec bonheur) trouve une autre voie avec la cardamome, celle du paradis ! Petits pois croquants et fèves fondantes accompagnent ce très beau plat.



J'ai suivi avec "les ris d'agneau d’ici, des curcubitacés de toutes les formes", plus moelleux que croustillants, très agréables en bouche mais l'intitulé est étrange car les légumes se composent de courgettes vertes et jaunes, radis, pois gourmands et haricots verts. Bien cuisinés et glacés ! Là, se trouve la vraie surprise du plat, le choc des températures, très plaisant choc ! Autant que l'acidulé de la précédente entrée, ces légumes "glacés" secouent ce plat au départ convenu. Très chouette !


Le tout arrosé par un Saint Pourçain, pas mal, sans plus... Mais, place aux fromages, évidemment formidables ici ! Un bleu d'Auvergne divin, fourme de Montbrison, Salers affiné et de la tomme d'Estaing, pittoresque village de l' aveyronnais.


Les desserts enfin, LUI a hésité et contre toute attente a quand même pris un dessert : "dans un pot, crème brûlée à la vanille bourbon et framboises au jus", classique, délicieux, sans surprise. Dégusté avec un cidre traditionnel de la région !!



J'ai évidemment fait honneur à l'une des célébrités du restaurant : "la tubologie de cornets de Murat, mousse fromage blanc vanillée", une variation du fameux "cornet de Murat", arrosé d'une infusion de mélisse...


Extraordinaire finesse des trois pâtes qui composent cette variation, l'écume de fromage blanc à la grenadine est superbe, la glace au caramel étonnante (je me suis demandée s'il n'y avait pas de l'arachide !) et la mousse au fromage blanc vanillée, un nuage, m'a laissée perplexe en raison de son côté aigrelet. Mon palais n'est pas habitué sans doute...



Allez-y si vous passez dans cette jolie région (les paysages entre Murat et Riom sont époustouflants de beauté sauvage), le chef réserve de belles surprises...

Pour davantage de renseignements, cliquez ici.


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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 06:34
Voici une entrée (qui peut se décliner en version amuse-bouche), inspirée de la crème brûlée au poivron de Mercotte. Cette crème prise de poivron parfumée au thym est plus salée que sucrée, en tout cas pas caramélisée, et cuite avec des moules entières. Ensuite, vous les servez tièdes ou froides, c'est délicieux !



Ingrédients (pour deux petites crèmes)
- 1/2 poivron rouge pelé
- 2 petits jaunes d'oeuf
- 5 cl de crème
- 15/20 moules cuites et décoquillées, dont 2 pour la présentation
- 2 beaux brins de thym + 2 petits pour la présentation
- sel, poivre

Préparation
Mixer le poivron avec la crème et le jaune d'oeuf, y émietter le thym. Verser dans deux coupelles, ajouter les moules et enfourner à 100°C environ 1 heure.


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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 06:40
Comme l'an dernier, cette excursion cantalienne s'est déroulée à vitesse "V", nous y allions en fait pour récupérer une grande scout. Ayant laissé les deux petits monstres à une amie, nous avons levé les voiles de Piolenc pour nous retrouver immanquablement dans les bouchons annoncés. Voyage forcément fatigant, St Flour "zappé", nous y retournerions vraisemblablement le lendemain...

Juste une petite salade au passage, rien d'extraordinaire, un truc vite prêt et relevé pour tenir le choc du voyage !


Ingrédients (pour une personne)
- 1/2 blanc de poulet (cuit à la vapeur)
- 1 petite betterave cuite
- 1/3 chou rave cuit
- 1 cuillère à café de mélisse ciselée
- 1 grosse cuillère à soupe de chutney d'oignons rouges* (maison)

Préparation
Couper les ingrédients en gros dés, ajouter le chutney et la mélisse, mélanger et déguster frais ! Si le soleil d'été vous en laisse la possibilité !
*Il date de l'an passé, j'en avais congelé une partie (rarissime, en général je mets en conserve). Inutile de demander la recette, je ne l'avais pas publiée, elle est aux orties de ma mémoire...

Arrivée dans Murat, où nous avons dormi dans un hôtel charmant, familial, plein d'âme, même si un peu vieillot, il y avait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien dans un hôtel de ce niveau. Voici la vue que nous avions de la chambre.


Au sommet, une admirable et gigantesque vierge veille sur le destin de ce petit village médiéval situé sur la route de Riom (le pays de la gentiane)...
Les Breuils est tenu par un couple charmant, un peu âgé, soucieux de calme et de sérénité mais fort accueillant !
Le petit déjeuner eétait simple mais délicieux : pain croustillant, viennoiseries fraîches, confitures savoureuses. Dans le hall, près d'un cofortable salon doté d'une vaste cheminée, des livres et des jeux de société. Familial, vous dis-je. L'hôtel des Breuils est ouvert de mai à octobre, il offre 12 chambres dans le corps principal de cette vieille bâtisse du début du XXème siècle, et une piscine couverte dans les gîtes qui avaient été conçus pour le tourisme mais qui sont depuis réservés à un usage privé. Pour en savoir plus, cliquez ici !

Le soir nous avons dîné au Jarrousset, situé à quelques kilomètres à l'extérieur de Murat (billet à suivre), et le lendemain nous avons pris la route, direction Riom, puis Antignac.


C'est à chaque fois le même enchantement sur cette route entre Murat et Riom, une splendeur, des paysages vallonnés où paissent vaches et chevaux. Une nature que l'on imagine préservée mais Marion s'est chargée de détromper ma naïveté de midinette... On a bien du mal à imaginer l'usage des pesticides dans cet environnement "sauvage", on a même du mal à en imaginer l'intérêt !


On y croise plusieurs variétés mais la reine de ces contrées est assurément la Salers, la belle rouquine, l'Acajou ! Celle de cette pièce de viande délicieuse que l'on dégustera le lendemain dans un "bistrot" de St Flour, les Iles du Cantal, restaurant qui propose une cuisine simple et de terroir.


Accompagné d'un bon aligot, ce fut un excellent repas, et de quoi prendre des forces pour le trajet du retour de cette expédition express. Au passage, nous avons rapporté un peu de charcuterie, du fromage bien sûr et les pois blonds de la Planèze. Ainsi que
, chez l'excellent caviste de St Flour, du vin de Boudes et Saint Pourçain, plus le cidre dégusté chez Jérôme Cazanave la veille...

Mais place aux stars des montagnes cantaliennes !


L'heure du petit déjeuner pour ces dames et leurs petits, et l'unique taureau de ce troupeau. Le nez enfoui dans les hautes herbes, activant leurs mâchoires, levez donc la tête et montrez votre minois !


Venez regarder un peu plus de ces paysages majestueux chez Lilo, elle en vient aussi de ces belles montagnes !

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Published by Tiuscha - dans Ballade
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 16:32
Comme l'an dernier, nous sommes en balade : nous sommes allés chercher une grande au pays des scouts, c'est à dire dans le Cantal. En route nous verrons de belles rousses (quand Mamina s'enchantait devant de jolies blondes...).
Nous rendrons visite à la Maison du Massif Central et d'autres boutiques de St Flour, et notamment repartirons avec les pois blonds (après les lentilles blondes) de la Planèze.
Et encore nous dînerons ici, au Jarrousset à Murat. Nous n'avions pas anticipé ce dîner l'an dernier, par manque de temps surtout. Mais cette table vantée par Patrick Chazallet mérite toute notre attention, n'est-ce pas ? Jérôme Cazanave qui fait partie des Toques d'Auvergne, a un joli parcours et des plats "excitants". L'émotion sera-t-elle au rendez-vous ?


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