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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 22:35
Les beignets sont une tradition dans la plupart des pays européens et se sont exportés un peu partout sur le globe...
En Allemagne et en Autriche, les Krapfen étaient des gourmandises dégustées avant la période de Carême  (Fastenzeit)
depuis le Moyen-Age, comme en France ; alors truffés de fromage et de lard, ils le sont désormais de crème, de confiture ou encore de raisins secs. A noter les boules de Berlin, fourrés de confiture et ronds comme des balles... On trouve également Brandteigkrapfen qui ressemblent beaucoup aux churros espagnols.

En Espagne, les churros se dégustent tout au long de l'année et sont de toutes les fêtes. Ces longs boudins striés (ils nécessitent l'utilisation d'une churreria, sorte de seringue, pour réaliser cette forme emblématique), frits dans la matière grasse, se couvrent de cannelle ou se trempent à l'occasion dans le typique chocolat ibérique, si épais qu'il en devient presque une crème ! En Andalousie, on trouve des churros en forme de roues ou de spirales appelés "callentitos".
Il s'est imposé sur tout le continent américain à commencer par les pays hispanophones... Le Mexique bien sûr mais aussi l'Argentine, le Vénézuela, Cuba, le Brésil et les Etats-Unis. Il y est devenu un beignet percé et rempli de confiture, chocolat ou dulce de leche
En Provence,
un cousinage rapproche le chichi fregi (beignet de foire) des churros espagnols. Au Portugal, il y a les farturas, serpentins frits couverts de cannelle ressemblant aussi aux churros, et parfois fourrés de crème ou de confiture.

L'Italie regorge de beignets assez atypiques comme les fritole (ou frittelle), à base de grappa et de raisins secs, couramment dévorées au Carnaval de Venise, les crespelles, tantôt crêpes, tantôt beignets, les zeppole en forme d'anneaux
ou encore les struffoli, billes de pâte frites préparées pour Noël, les crostoli ressemblant aux ganses ou oreillettes.
En Sardaigne, on accompagne
les frisgioli de vin de muscat pour Carnaval ainsi que les seadas, à base de pecorino et généralement recouverts de miel. Il existe encore d'autres variétés de beignets sur cette île sauvage, difficiles de toutes les répertorier, citons encore les acciuleddi, origliette, zinuzedde...

En Pologne, on déguste les paczki le jeudi qui précède les mercredi des cendres, avant le Carême, il existe aussi des beignets proches de nos merveilles, les chrusciki. En Solvénie, les krofi en forme d'anneaux se dégustent pour la période précédent le carême ; les khrusty ukrainiens, également des anneaux, se dégustent, eux, sans occasion spéciale...


Les diples
grecs, entre crêpes et beignets recouverts de miel et de cannelle, sont servis à Noël, après une période de 40 jours de jeûne (on y revient !)... Et à Chypre, on trouve des anneaux couvert d'amandes et de cannelle, les glytzista, ainsi que des bourekia, plutôt dégustés à Pâques, sont frits puis couverts d'un sirop vanillé.
C'est pour le Jour de l'an que l'on prépare les Olliebollen en Hollande et en Belgique.
En Islande, on savoure les kleinurs, forme d'hommage aux geysers de cette île volcanique. En Finlande, on mange le tippaleipä, entrelacement de fils de pâte frits et saupoudrés de sucre accompagné d'Hydromel (sima) le 1er mai, jour de Vappu.
Quant aux drop scones écossais, on les mange comme les autres scones, pour tea-time !

Cette liste n'est pas exhaustive, on pourrait citer entre autres, les awwamaat libanais, les balushai indiens ou les you tiao chinois...

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Published by Nathalie Merceron - dans Ailleurs
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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 13:35
La tradition du beignet est largement répandue à travers l'hexagone et on le rencontre à la croisée de tous les chemins de campagne... On leur donne des surnoms triviaux ou poétiques, c'est selon : croquignoles, fantaisies, noeuds d'amour, crottes d'ânes, baisers de jeune fille, frivoles, merveilles, roubignaux, pognons, jacques, et j'en passe... A chaque région, à chaque hameau, à chaque famille, sa dénomination et sa recette ! En voici un florilège... assorti de quelques recettes. A suivre...

Dans le lyonnais, on trouve la célèbre bugne, dont le nom est une variation du vieux mot buyne, dirctement lié au terme culinaire de beignet... Une fête, une confrérie et un site Internet lui sont même dédiés (http://www.la-bugne.com) ! Dégustée dans toute la région Rhône-Alpes,  la bugne lyonnaise est découpée en forme de rectangles, de losanges ou de noeuds.

En Provence, il y a les ganses niçoises, en forme de "nouettes", et les oreillettes, en forme... d'oreilles sont très croustillantes ! On trouve également parfois les bugnes, ainsi qu'à Lyon, notamment les bugnes d'Arles...
En Alsace, le beignet de carnaval était jadis en forme de poire ; le
fasenachtskiechle est aujourd'hui de forme carrée ou arrondie. Il existe aussi la roussette de Strasbourg, les traditionnels beignets en pâte levée fourrés de confiture, sachankala, beignets en forme de petites cuisses, damfnudla ou dampfluta, beignets à la vapeur encore fabriqués dans les familles courageuses (la recette est dangereuse : il faut faire frire les beignets dans l'huile puis verser de l'eau dessous pour les faire gonfler à la vapeur !).

tourtisseaux.jpgEn Charentes, en Anjou et dans le pays nantais, on trouve les bottereaux, de forme géométrique et à base de pâte à brioche ! D'un "pays" à l'autre, on les appelle encore tourtisseaux, croquignolles ou merveilles...
Merveilles encore dans le Bordelais et en Gascogne (à noter les merveilles landaises, cuites au four et non frites dans l'huile), dans le Quercy. En Bourgogne idem.
En Auvergne, on parle de guenilles, en Corse, il existe les fritelles ou frappes, beignets ronds fourrés de pomme, citron et raisins secs, les galani (crostoli).

Recette des ganses (d'après les Carnets de cuisine de Nice et du pays gavot) :
- 250 grammes de farine
- 1 cuillère à café de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 2 oeufs
- 50 grammes de sucre en poudre
- 80 grammes de beurre mou
- lait pour délayer la pâte
- huile d'olive pour la friture
- sucre glace à volonté en fin de cuisson
Cette recette est à considérer par la cuisinière comme une simple base. Chacun peut la modifier selon ses goûts et ses envies : battez les blancs d'oeufs en neige si vous les désirez plus légères, supprimez la levure si vous voulez une ganse plus dense, rajoutez de l'eau de fleur d'oranger ou du marc pour les connaisseurs... On peut dire qu'il existe autant de variantes que de cuisinières. Dans une jatte, versez la farine tamisée, le sucre, la pincée de sel, la levure, le beurre mou coupé en dés puis les oeufs bien battus en omelette. Malaxez du bout des doigts jusqu'à obtenir une boule bien souple et homogène. Si la pâte est difficile à travailler, rajoutez un peu de lait : cela dépendra de la grosseur de vos oeufs. Couvrez votre jatte d'un torchon et laissez la pâte reposer à température ambiante pendant 30 minutes.

Détaillez cette boule en 3 pour pouvoir plus facilement l'étaler.
A l'aide d'un rouleau, abaissez la pâte en une feuille d'un millimètre d'épaisseur. Découpez des lanières de formes et tailles différentes avec une roulette en buis de manière à former des ganses. Vous pouvez également découper des triangles : donnez une coup de roulette à sa base, glissez la pointe à l'intérieur et plongez-les dans l'huile bouillante. Les ganses doivent devenir dorées avant de les retirer. Déposez-les alors dans une assiette sur du papier absorbant et saupoudrez-les immédiatement et généreusement de sucre glace...

Recette des fasenachtskiechle (http://www.sdv.fr/pages/alainh/beign.htm)
- 500 grammes de farine
- 75 grammes de beurre
- 20 grammes de
levure de bière 
- 25 cl de lait tiède
- 3 cuillères à soupe de sucre
- 2 oeufs
- 1 pincée de sel
Dans le creux de la farine tamisée, ajoutez les différents ingrédients, bien pétrir pour obtenir une pâte souple et aérée, abaissez d’environ 2 cm d’épaisseur. Coupez en carrés, losanges ou en ronds (à l’aide d’un verre). Laissez-les lever pendant 2 ou 3 heures, suivant la température de la pièce, jusqu’à ce qu’ils soient bien gonflés. Dorez dans une friture moyennement chaude, égouttez et saupoudrez de sucre et de cannelle ou de sucre glace. Ces beignets se dégustent tels quels.

Recette des rousettes de Strasbourg
(http://jorgedebrito.ifrance.com/jorgedebrito/cuisine/ptgateau.html)
- 300 grammes de farine
- une pincée de sel
- 50 grammes de sucre
- 200 grammes de crème fraîche
- 3 oeufs
-1 cuillère à soupe de kirsch
- 100 grammes de beurre
Tamisez la farine avec le sel dans une jatte. Ajoutez le sucre, la crème et les oeufs entiers. Parfumez au kirsch et pétrissez avec les mains pour avoir une pâte homogène. Etalez cette pâte au rouleau en formant un rectangle. Au milieu, mettez le beurre dans le rectangle de pâte et étalez doucement au rouleau en veillant à ce que le beurre ne s'échappe pas; repliez de nouveau en trois et laissez reposer au frais le pâton obtenu qui a la forme d'un petit rectangle à 3 épaisseurs de pâte. Tournez le pâton d'un quart de tour pour l'étaler au rouleau dans l'autre sens (comme pour une pâte feuilletée). Recommencez l'opération deux fois (on donne trois tours en tout). Laissez reposer au frais pendant 1 h. Abaissez alors finement au rouleau et découpez la pâte en petits rectangles que vous fendrez au milieu. Plongez-les dans de la friture chaude mais, non bouillante et laissez dorer et gonfler. Egouttez soigneusement, saupoudrez de sucre en poudre et servez avec de la gelée de coing ou une autre confiture de votre choix.

Recette des frappes corses 
- 400 grammes de farine
- 1 sachet de levure
- 2 oeufs
- une pincée de sel
- 1 citron râpé
- 1 verre de lait
- 50 g de sucre
- 50 g de sucre glace à saupoudrer (après friture)
Faire un puits avec la farine y incorporer tour à tour la levure, le sel, le citron râpé, les 50 g de sucre, les deux oeufs, ajouter peu à peu le lait au mélange et travailler avec les doigts.
Étaler la pâte obtenue sur la table farinée. Bien l'aplatir et découper des losanges de pâte que vous inciserez au centre. Ensuite, passer une des pointes du losange dans la fente de manière à réaliser une création. Mettre à frire dans l'huile bouillante, une fois levée et dorer.

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Published by Nathalie Merceron - dans Usages et traditions
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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 12:36

Une salade fruitée, pleine de fraîcheur, un petit avant-goût printanier avant l'heure (mais en Provence, il fait déjà si beau !), j'adore et vous ?
Ici ça a été un flop ! Les fruits en salade salée ne sont pas du goût de tout le monde... De plus la saveur n'était sans doute
pas assez affirmée ! Evidemment, ma menthe n'a pas repris et elle a trop triste mine pour valoriser quelque plat que ce soit, je n'en avais pas mis assez. J'en serai donc réduite à en acheter ailleurs (moins bonne hélas). A refaire, j'ajouterais également du concombre, mais je n'en avais plus... Quoi d'autre pour en faire une salde plus savoureuse ? Votre conseil ?

Ingrédients
- 2 gros blancs de seiche
- 8 crevettes
- 2 avocats
- 1 citron vert
- 1 orange
- 1 kiwi
- 1 carotte
- quelques feuilles de salade verte
- vinaigre
- huile d'olive et de colza
- sucre
- nuoc-nam
- sauce de soja
- worcester sauce
- menthe, persil
- sel, poivre

Préparation
Fairse sauter les blancs de seiche détaillés en lamelle dans l'huile d'olive, rapidement. Dès qu'ils sont cuits stopper et mettre à refroidir dans un plat. "Zester" le citron vert et ajouter le ainsi que le jus à la seiche.
Peler kiwi et orange, décortiquer les crevettes, couper les avocats en gros morceaux et les ajouter au mélange précédent. Peler la carotte et la tailler en fines languettes (à l'économe).
Préparer la sauce : 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, 2 de colza, 1 de vinaigre, 1 de sucre, 1 de nuoc nam, 1 cuillère à café de sauce de soja et 1 de worcester sauce.
Mélanger lsur les feuilles de salade ensemble et servir bien frais.

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Published by Nathalie Merceron - dans Recettes - Saveurs marines
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 19:30
















Des lasagnes de poisson, il y avait lontemps que je n'en avais plus fait. Très longtemps, j'ai fait régulièrement des lasagnes de saumon au basilic. Puis, je me suis lassée...
Là j'avais cette petite idée en tête de lasagnes à la crème de poireau, l'association évidente était des produits de la mer. Du tacaud ? C'est LUI qui l'a acheté sur le marché de matin. Je lui avais demandé un poisson à chair blanche. Ma foi, pourquoi pas... IL a aussi acheté des moules,
j'ai utilisé leur bouillon pour aromatiserla baéhamel.
Et pour accompagner ces lasagnes marines, une sauce légère aux moules bien sûr !

Ingrédients
- 300 grammes de filet de tacaud
- 15 moules
- 4 ou 5 lasagnes sèches (j'ai utilisé des "bio" sans précuisson)
- 2 poireaux (cuits à la vapeur !)
- 3 cuillères à soupe de lait de coco
- 1 botte de coriandre
- 30 grammes de beurre
- 2 cuillères à soupe de farine
- 20 dl de lait
- 5 cl de vin blanc sec
- 1 cuillère à soupe de "crème de soja"
- 1 échalote
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- curry
- sel et poivre

Préparation

Mixer le poireau avec le lait de coco. Faire ouvrir les moules sur feu vif. Préparer la béchamel ajouter une cuillère à soupe de bouillon de moule et du curry. Faire revenir l'échalote dans le beurre.
Dresser les lasagnes dans un plat à gratin : l'huile d'olive puis les échalotes, une couche de poisson, une couche de crème de poireau, la coriandre ciselée, de la béchamel, des pâtes, à nouveau du poisson, du poireau, de la béchamel, des pâtes. Terminer par de la béchamel et du parmesan râpé.
Enfourner 25 minutes à 200°C, passer au grill 2 ou 3 minutes, puis laisser à four éteint 5 minutes.
Pendant la cuisson, mettre une noix de beurre dans une casserole, mouiller avec une cuillère de bouillon de moule et le vin blanc sec, ajouter la crème de soja et enfin les moules.
Quand les lasagnes sont cuites, servir bien chaud accompagnées de la sauce aux moules.

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Published by Nathalie Merceron - dans Recettes - Saveurs marines
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 15:00
C'est bientôt mardi gras, dernier jour avant le Carême, qui débute le "mercredi des cendres", soit exactement 40 jours avant le dimanche de Pâques. Pendant toute la période de Carême, l'église chrétienne voulait que l'on fît maigre. Les matières grasses interdites étaient celles à base de porc (dans les premiers temps, le beurre était autorisé pour Carême, ce n'est que par la suite qu'il vint concurrencer directement le saindoux et le lard dans la cuisine des "jours gras").

Ce jour là, il est d'usage de faire des crêpes et des beignets pour utiliser les matières grasses interdites durant le Carême (on jeûne et on prie comme dans d'autres religions monothéistes...) ainsi que les oeufs (que l'on ne récoltera dès lors que pour la Pâques). Jadis, il s'agissait de banquets mémorables réunissant famille et amis autour d'une grande tablée et de festins riches composés de viandes et de pâtisseries.

Cette tradition religieuse (comme toutes les fêtes catholiques du calendrier) se calque sur une célébration d'origine païenne : la période de Carnaval qui démarre traditionnellement de l'épiphanie pour se terminer donc à mardi gras, existe depuis l'antiquité romaine, résurgence des "orgies" du type Saturnales, Bacchanales etc...
Comme existe déjà à cette période le beignet, dont voici la recette (empruntée à Apicius): "Prenez de la fleur de farine, cuisez-la dans de l'eau chaude de façon à obtenir une bouillie très épaisse que vous étalerez sur une assiette. Quant cela aura refroidi, coupez en cubes... et faites frire dans la meilleure huile. Retirez, arrosez de miel, saupoudrez de poivre. Ce sera meilleur si on remplace l'eau par du lait". Il s'agit d'une sorte de chou frit, l'équivalent de notre pet de nonne en somme ! Contraitrement à une idée reçue, ce ne sont donc pas les Arabes qui ont inventé le beignet, même s'ils l'ont popularisé durant le Haut Moyen-âge...

Cette période en est très friande en Occident et le beignet revêt des formes multiples : pipefarces (au fromage), mistembecs (au sirop), rissoles (raviolis frits), beignets soufflés ou venteux surnommés "pets".
Les noms de beigne et beignet remonterait du reste au XIVème siècle, le premier désignant une bosse suite à un coup (buyne d'origine vraisemblablement préromane), c'est encore un terme employé de nos jours - on dit aussi une "bigne" -. Son dérivé, le beignet, est ainsi dénommé parce qu'il est enflé, bosselé...

Au XVème siècle en Italie on confectionne les "frictelle pieni di vento" selon la recette suivante : "Prenez de la fleur de farine, de l’eau, du sel, du sucre; pétrissez cette pâte qui ne doit pas être trop dure. Amincissez-la au rouleau et découpez-la en petits morceaux. Jetés, dans l’huile chaude, ils gonflent à son contact".
Les bugnes lyonnaises sont préparées de la même façon. A la même période, on trouve des beignets et rissoles de sureau, de pommes, de laurier, de sauge et même de riz.

A la Renaissance, Lancelot de Casteau, queux des princes-évêques de Liège établit la recette des "bugnolles" : de la crème est bouillie avec du beurre ; on y verse la farine, en mélangeant bien le tout. Puis on incorpore des oeufs à la pâte. On prélève des petites quantités de celle-ci à la cuillère et on les frit dans du beurre.
Très à la mode à l'époque, c'est une pratique désormais abandonnée (très difficile car le beurre se dénature à partir de 100°C). On ne frit plus aujourd'hui que dans l'huile (ou la végétaline !).


Principale source : L'Europe à table de Liliane Plouvier

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Published by Nathalie Merceron - dans Mémoire
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 13:48

La typicité de son terroir avec beaucoup de fraîcheur : un vin agréable et facile à boire, chaleureux comme tous les vins de la région. Ce Côte du Rhône est tout à fait représentatif de l'appellation. Issu de grenache majoritaire agrémenté de cinsault et syrah, provenant de sols argilo-calcaires allant de la plaine au coteau, le vin est élevé en cuve afin de privilégier les arômes primaires.

La robe est d'un rouge soutenu avec des reflets framboise, limpide, avec un nez fruité de cerise mûre et de prune. C'est la prune que l'on retrouve en bouche, légèrement épicée (de la vanille, un peu de poivre), après une attaque pleine de fraîcheur, l'acidité contrebalançant bien la chaleur de l'alcool qui se dévoile ensuite. Les tannins sont veloutés. Pas d'amertume, une longueur en bouche honorable et un ensemble bien équilibré.

Il convient bien aux viandes de boeuf mijotées ou aux grillades, mais attention, c'est un vin qui se boit TRES facilement !

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Published by Nathalie Merceron - dans Vin et autres boissons
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 07:37




















Alors qu'est-ce que c'est à votre avis (voyons s'il ressemble à son modèle...), le jaune d'oeuf devait "sculpter" les muscles saillants de la tête mais cela s'est quelque peu déplacé à la cuisson. Vous y voyez quelque chose ?
Voici la recette empruntée au site supertoinette.

Ingrédients
- 600 grammes de farine
- 10 grammes de sel
- 10 grammes de sucre
- 20 grammes de levure (fraîche ou sèche)
- 25 cl d'eau tiède
- 30 grammes de sésame

Préparation
Mélanger la farine, le sucre et le sel. Creuser le centre et y ajouter de l'eau et la levure. Attendre une dizaine de minutes. Quand des bulles apparaissent à la surface, la levure est prête.
Pétrir en ajoutant de l'eau tiède au fur et à mesure (en images ici, mais je n'ai pas respecté l'ensemble du fraisage...). Laisser reposer une à deux heures.
Quand la pâte a bien gonflé, l'aplatir pour obtenir une galette et disposer une grosse moitié de sésame. Pétrir à nouveau afin de bien répartir les graines dans tout le pâton. Donner lui sa forme définitive et couvrir de sésame, badigeonner de jaune d'oeuf et laisser reposer encore une bonne heure.
Cuire à 210°C durant 20 à 30 minutes.

Une autre vue ?

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 20:18

N'importe quel cheesecake peut faire l'affaire, j'ai juste testé un parfum "caramel" mais sans conviction concernant le résultat... La couleur est, en revanche, assez jolie et l'accord avec les poires au gingembre, délicieux ! Une voluptueuse rencontre !
Cela n'a malheureusement pas rencontré le succès escompté car le gingembre est un peu trop audacieux pour les jeunes palais et LUI n'a pas apprécié non plus. Alors, je me suis dévouée : j'ai tout mangé. Rassurez-vous pas tout le cheesecake, juste les poires (si elles n'apprécient pas le piquant du gingembre, les filles adorent le gâteau...).

Ingrédients
- 100 grammes de biscuits (petit beurre)
- 2 cuillères de poudre d'amande
- 65 grammes de beurre
- 300 grammes de fromage blanc
- 2 oeufs
- 10 grammes de sucre
- caramel (à base de 3 cuillères à soupe de sucre et 1 filet d'eau)
- 1 poire
- 1 demi cuillère à café de gingembre en poudre ou un peu de gingembre frais râpé
- 5 grammes de beurre

Préparation
Concasser les biscuits et mélanger avec la poudre d'amande et le beurre. Mettre dans un moule à fond détachable en tassant légèrement. Mettre au frais.
Préparer le caramel. Mélanger le fromage blanc, les oeufs, le sucre et le caramel.
Cuire le cheesecake à 190°C pendant environ 45 minutes. Laisser refroidir et démouler.
Cuire la poire avec un peu d'eau et le beurre. Ajouter le gingembre et laisser confire.
Servir le cheesecake avec des morceaux de poires et arroser de leur sirop épicé.

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Published by Nathalie Merceron - dans Recettes - Plaisirs sucrés
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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 19:57
Pour une minette qui n'aime (toujours) pas le fromage, une version chapelure/thym et pour celle qui adore ça, j'ai ajouté du parmesan.

Ingrédients
- 2 belles escalopes de veau
- 1 oeuf battu
- chapelure
- thym
- parmesan
- sel, poivre

Préparation
Tremper les escalopes dans l'oeuf, puis dans le mélange chapelure/thym/parmesan. Mettre au frais un quart d'heure et mettres dans l'huile bien chaude. Baisser ensuite le feu et laisser cuire une dizaine de minutes (selon épaisseur de l'escalope).

Bon un peu pressée entre l'atelier pâtisserie de ce matin et le repas du bébé, je n'ai pas laissé reposer les escalopes au frais avant de les cuire comme je le fais habituellement. Du coup la panure n'a pas bien tenu... Sur la photo, on a l'impression que la viande est frippée du coup ! On dirait presque une omelette !

Mais c'était tout de même délicieux.

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Published by Nathalie Merceron - dans Recettes - Pour les minettes
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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 14:28
Après l'allaitement, voici venue l'époque de la diversification alimentaire. Ce peut être à 5/6 mois ou plus tard selon le choix de chacun. Les recommandations offisielles insistent pour qu'elle ne démarre pas avant 4 mois ! Quand on pense à ce qui était édicté à nos propres mères... En seulement 3 ans ces règles de nutrition infantiles ont déjà à nouveau évolué ! Alors qu'en sera-t-il dans 3, 5, 10 ans ? Par ailleurs, les conseils diffèrent d'un pédiatre à l'autre, d'une PMI à un centre hospitalier... Tout cela est à prendre avec d'infinies précautions.

Toujours est-il que cette étape est cruciale et conditionne l'alimentation future de l'actuel bébé. Comme toujours, et après le lait infantile, les géants de l'agro-alimentaire proposent moultes farines de céréales, petits pots de légumes et de fruits, desserts lactés, au rayon frais comme en épicerie pour nourrisson... Il paraît que ces préparations sont tout à fait respectables. Sans doute mais mieux vaut les utiliser de façon exceptionnelle, en dépannage.

Rien de vaut une purée ou une compote maison, préparée avec amour et des produits frais (ou congelés...) en privilégiant les cuissons à la vapeur. On conseille de donner un même aliment plusieurs jours d'affilée afin d'identifier d'éventuelles allergies et d'habituer bébé peu à peu, en douceur, à de nouveaux goûts (on démarre généralement par la carotte). La boisson idéale est l'eau (on peut de temps à autre donner un peu de jus de fruit dilué, à réserver aux jours de fête, en aucun cas des sodas !). Plus tard vient la soupe du soir
complète(souvent vers 9/10 mois), associant carotte, pomme de terre, raves et verdure.

Pour véritablement éduquer le goût, il est essntiel de démarrer très tôt (si le nourrisson a été sensibilisé in utero ou durant l'allaitement, grâce à une alimentation maternelle diversifiée, ce sera plus facile) ; ne pas hésiter à multiplier les tentatives en proposant autre chose que les sempiternels haricots verts-brocolis : l'épinard peut tout à fait être accepté en petites proportions avec de la pomme de terre, les salades vertes apportent leur lot de chlorophylle et les cucurbitacées de jolies couleurs, des textures fondantes et saveurs douces que bébé apprécie généralement. Mixer des oignons ou de l'ail, ajouter à l'eau de cuisson des herbes aromatiques favoriseront aussi l'éveil gustatif de l'enfant...

Il est préférable d'attendre toutefois avant de donner des légumes difficiles à digérer : pas de choux, d'artichaut ou de topinambour avant un an... idem pour les légumes secs. certains sources recommandent des viandes maigres jusqu'à un an également. Et bien sûr pas de fritures ! Attention aussi aux fruits exotiques qui peuvent être source d'allergies (notons que les kiwis sont désormais produits en France donc assurent une meilleure innocuité que ceux provenant de l'étranger)

Mais potagers et vergers sont suffisamment étendus pour offrir une diversité de saveurs à nos enfants. Même en respectant les saisons, on peut leur proposer des goûts variés aptes à faire évoluer ce sens, ainsi que l'odorat ; une expérience sensorielle propre à les faire progresser sur tous les plans...

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Published by Nathalie Merceron - dans Conscience et science
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