750 grammes
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTIVITES PROFESSIONNELLES

Conseil culinaire et
Accords mets-vins


Atelier enfants et adultes 

 

Blog sur les vins de la Vallée du Rhône  logo_cdrnews.jpg 

Blog de cuisine pour enfants
Trois petits tours et cuisinons !


PARTENARIAT 
Maison d'hôte les Santolines 

 

Translation
In english
Auf Deutsch

Liens à suivre
blogs, communautés et sites...

Pour ne rien manquer
 
twitter.jpg Follow Me on Pinterestfacebook.jpg

PANEM ET CIRCENSES !

Jeux glou et miam
de la blogosphère
 

Jeux à retrouver ici

18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 15:08

Le soba-cha (そば茶 ), vous connaissez ? J'ai découvert ce produit sur la toile tout récemment lors de mon "spécial sarrasin" : un thé de sarrasin (et non d'un thé au sarrasin !). Il s'agit de graines de sarrasins torréfiées à infiuser comme le thé.NB il existe aussi une boisson à base d'orge grillée, assez proche : le mugicha.

Actions oxydante, détoxifiante, reminéralisante garanties ! La boisson est aussi riche en fibreet provoque une sensation de satiété, parfait dans le cadre d'n régima alimentaire (lire les atouts diététiques du sarrasin). A ne pas confondre avec les cha-soba, qui sont à l'inverse des soba (nouilles de sarrasin) au thé vert ! On trouve cette boisson au Japon ou on peut la préparer soi-même, éventuellement en mélange avec du thé, comme elle. En France, on peut acheter le soba-cha chez Jugetsudo (By Maruyama Nori), la maison de thé japonais, soit à Paris soit en ligne, chez Toraya à Paris également, et peut être dans des restaurants japonais.

Qui a déjà goûté le soba-cha ?

Partager cet article

Repost0
27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 14:23

Parce qu'il n'y a pas un mais des gazpachos, voici les principaux que l'on trouve en Espagne et alentours, différents selon leur origine géopraphique. Et pour en savoir plus sur l'histoire du gaspacho, cliquez ici.

- le gazpacho andalou, le plus connu, provient de la province de Malaga mais on le trouve dans toute l'Andalousie ; il se consomme froid et se compose de tomates, poivron (rouges et/ou verts), concombre, pain, huile, vinaigre, ail, eau froide. A voir en version granité, ici.

- le salmorejo (spécialité de Cordoue) associe tomates, poivrons rouges, pain, huile, vinaigre, ail, eau froide ; on y ajoute des oeufs durs hachés. On ajoute parfois su jmabon cru ou du thon...

- la porra antequerena (dont le nom rappelle la porrée médiévale ; se mange à Antequera, aux portes de l'Andalousie), se compose d'ingrédients identiques au précédent, mais les proportions ne sont plsu les mêmes : moins d'eau et plus de pain : on ne la boit pas, on la mange à la cuillère. Elle peut être servie avec des oeufs durs aussi, du jambon ou des lardons.On trouve aussi la dénomination "club".

- le cojodongo, spécialité de Caceres ou de Badajos (Estremadure), est aussi une préparation plus épaisse composée d'une sauce rappelant l'aïoli, composée des ingrédients de base ail, vinaigre, pain et huile d'olive, dans laquelle on mélange des légumes (tomates, poivrons, oignons, concombre) coupés en petits morceaux. On peut aussi y ajouter poulet, lapin, oeufs...

- le gazpacho verde, spécialité de la région de Huelva, se compose d'ail, huile d'olive, vinaigre, pommes de terre ou pain, salade et/ou herbes.

ajoblanco2.jpg- l’ajo blanco est le plus ancien, réalisé sans tomate mais avec des amandes broyées, très aillé, huile d'olive et vinaigre bien sûr (ou citron), parfois servi avec des raisins pelés ou des raisins secs. On le déguste autour de Malaga, en Andalousie mais aussi beaucoup dans la région de l’Axarquia (à l'est de Malaga). La recette, d'après Alberto Herraiz, est par là

- l'ajo colorao est typique de la région de Murcia et Almeria, il contient pommes de terre, piments séchés (en fait poivron choricero), tomates, ail, huile d'olive, cumin et pimenton, c'est plutôt une purée épaisse qui ne semble pas contenir de vinaigre...

- la pipirrina n'est pas un gazpacho, ou alors c'en est un solide ! Il s'agit d'une salade composée des mêmes ingrédients que le gazpacho andalou, le salmorejo ou le club...

  Cas particulier :

- la gazpacho manchego (originaire de la Manche) est un ragoût chaud de gibier  accompagné de pain azyme.Du côté de Jumilla (ou Elche), on trouve un gazpacho semblable à base de lapin et d'escargots, gazpacho jumillano et le gazpacho de Yecla ets plutôt réalisé à base de poisson. Quand il est végétarien, il est dit gazpacho viudo (veuf)

- Le gazpachuelo est une soupe chaude à base de pain et/ou pommes de terre, de mayonnaise, légèrement vinaigrée. Il s'agit d'une recette de pêcheurs de la région de Malaga. Pour en avoir un exemple de recette, cliquez ici.

Ailleurs... Le salmorejo des Canaries est comme un salmorejo classique qui devient une sauce pour des poissons et des viandes. Et bien sûr, dans le sud du Portugal, on trouve le gaspacho (s au lieu de z !) alentejano qui ressemble beaucoup au gazpacho andalou, avec de l'origan séché en plus.

Partager cet article

Repost0
26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 15:08

Le gazpacho est une soupe froide relevée d'ail, d'huile d'olive et de vinaigre, dans laquelle on incorpore traditionnellement du pain, selon le principe d'une nourriture paysanne à la fois mets et boisson, qui se retrouve dans de nombreux pays, surtout en période de moisson. Le mot gazpacho vient probablement de la racine mozarabe caspa qui évoque des restes, morcaux désagrégés, ceux de pain qu'il contient (certains y voient le suffixe hébreu gazaz qui signifie rompre en morceaux)... On estime que le "gazpacho" aurait  longtemps été un hyperonime (un terme générique) pour désigner toutes sorte de préparation à base de pain, d'huile et de vinaigre.

La spécialité espagnole trouverait ses origines bien plus loin que ce qu'on imagine mais on peut l'associer à deux préparations antiques : la posca des soldats romains, un tonique rafraichissant à base d'eau et de vinaigre, et le salmorium, sorte de pâte à base de pain, d'ail et d'huile. Ce dernier a évidemment donné son nom au salmorejo, version voisine du gazpacho andalou. Même si la recette est, elle, plus proche de l'ajo blanco, qui incorpore de l'amande aux autres ingrédients (influence arabo-andalouse). JP (Olhar feliz) cite aussi la sala cattabia d'Apicius, qui a aussi probablement donné naissance à la panzanella italienne...

Reste que les origines sont modestes et paysannes, le plat est rustique et a probablement subi les influences des invasions romaines et arabes. Historiquement, le gazpacho est un mets  froid du Sud de l'Espagne. Le gazpacho manchego (de la Manche) est attesté sous le nom de galliano dans Don Quichotte de Miguel de Cervantès (début du XVIIème siècle). Ce dernier est un ragoût de viandes diverses, gibiers surtout, dans lequel on émiette du pain sans levain (il prendra le nom de gazpacho oranais chez les "pieds-noirs" espagnols, du temps de l'occupation ibérique de l'Algérie).

gazpachoexpressglaceail2.jpgIl faut attendre les cultures de tomates et poivrons, venus du nouveau monde, pour que naisse le gazpacho andalou que nous connaissons. Et ce n'est qu'au XIXème siècle que celui-ci est popularisé au Nord de l'Espagne, puis à l'étranger, sous l'influence d'Eugenia de Montijo, épouse de Napoléon III ; originaire de Grenade, elle aurait contribué à faire connaître le gazpacho jusqu'à Paris et Londres dans les années 1850, et son ami Prosper Mérimée le mentionne dans ses Lettres d'Espagne sous la dénomination de "salade de piment" ainsi que dans Carmen (nouvelle qui a ensuite inspiré à Georges Bizet le plus célèbre opéra français).  Théophile Gautier en donne également la recette.

Plus récemment, c'est dans le film de Pedro Almodovar, Femmes au bord de la crise de nerf (1988) qu'on peut découvrir le B-A-BA du gazpacho.

Aujourd'hui, le gazpacho laisse une grande part à la créativité, les chefs espagnols et basques jouant de textures et de saveurs en mêlant fruits et légumes, et en ponctuant ces soupes "chic" de fruits de mer, jambon ou autre gourmandises et grignoter. A noter, deux ouvrages signés Alberto Herraiz, le chef du restaurant parisien El Fogon : Gazpacho, 10 façons de le préparer, aux Editions de l'Epure, et Toute l'année gazpacho, Ed Alain Ducasse, avec 65 recettes dont certaines réalisées par Juan Mari Arzak, Ferrán Adría, Alain Passard ou encore Alain Dutournier. Dernière minute : Alberto Herraiz devrait lancer prochainement une gamme de gazpachos  espérons-le, créatifs (source Capital-M6).

Les règles d'or pour réussir un bon gazpacho : choisir de bons produits, fruits et légumes à maturité, huile d'olive de qualité, et idéalement vinaigre de Xérès ; le préparer à l'avance pour laisser les saveurs se mêler et éviter d'en diluer le goût avec des glaçons d'eau ! Sans oublier que, si certains ingrédients sont cuits, le gazpacho est, lui, une soupe crue.

Pour un petit lexique des différents gazpachos, revenez demain !

Partager cet article

Repost0
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:36

Spécialité du Nord de l'Italie, la polenta est la base d'une cuisine paysanne et montagnarde vieille de 4 siècles !

Arrivé d'Amérique du Sud, le maïs a essaimé à travers l'Italie jusque dans le Sud de la France (où il a été davantage employé à l'alimentation des palmipèdes). En remontant vers les Alpes, le maïs est devenu semoule dont on faisait bouillies et galettes depuis le Comté de Nice et la Savoie jusqu'en Bulgarie et en Roumanie, en passant par la Suisse. C'est d'ailleurs à cela que fait allusion la polenta dont l'étymologie renvoie aux racines latines puls qui évoque une bouillie d'orge et pollen, qui signifie fleur de farine. Le pulmentum antique était  une sorte de purée obtenue avec les grains de farro ou de blé torréfiés et cuits dans un chaudron en bronze.

On trouvait aussi jadis de la bouillie de farine de châtaigne, comme encore aujourd'hui en Corse, où elle s'appelle précisément aussi "pulenta".

Plus tard, la polenta a été réalisée avec d'autres céréales, mil (millet), épeautre, sarrasain (polenta tarragna) ou encore le Farro, cette céréale cousine de l'épeautre (cf pulmentum), courante au XVème siècle en Italie, dont Bartolomeo Sacchi, dit Platina, fait mention dans De honesta voluptati et valetutdine.

A son arrivée du Nouveau Monde, le "Mahiz" a été testé en culture avant d'être cultivé à grande échelle en Vénétie vers 1550, puis s'est propagée dans le Frioul où la polenta est devenue ingrédient chic et innovant pour la bourgeoisie avant d'être délaissée. Elle est ensuite restée l'alimentation de base des paysans, pauvre en nutriment, causant indirectement des épidémies de pellagre.

Pour la petite histoire, une des injures des italiens du Sud est de nommer ceux du Nord "Polentino", c'est à dire "mangeur de polenta" ! On retrouve ce juron "polenta" dans le Pinocchio de Carlo Collodi (lire l'extrait ici) !

Plusieurs moutures et plusieurs couleurs...  

pignolettorosso.jpgLes épis de maïs sont récoltés et séchés avant égrenage. Les grains sont moulus  avec plusieurs mouture, intégrale (complète, donc avec) ou plus fine. En Italie, cette mouture fine s'appelle "farine de maïs" (chez nous, c'est "semoule de maïs", voir l'article de Silvia). On distingue la "polenta bramata", semoule standard grossièrement moulue  la pierre, ou la "fioretto", plus fine. Le stade suivant est celui de la "polenta fumetto"  qui s'utilise en pâtisserie ou en boulange.

On trouve en Vénétie, la polenta bianca  issue d'une variété de maïs blanc, rare, à la mouture plus fine que la classique bramata, et dans le Piémont, il existe une polenta rossa à base d'une ancienne variété de maïs rouge, pignoletto rosso (mais la polenta est, elle, jaune). En vallée bergamasque, la polenta est nera, nommée "taragna", à base de farine de maïs et de farine de sarrasin.  
A noter, la France connaît aussi des spécialités proches de la farine de polenta :  en Languedoc, il y a le millas  sucré et en Franche Comté, plusieurs spécialités à base de farine de maïs grillé, appelée "farine de gaudes".

 "A fà la polenta ghe voeur l’oli de gombed", dit le dicton en dialecte lombard : "pour faire de la polenta, il faut de l’huile de coude" ! De façon traditionnelle, la polenta se fait dans une bassine de cuivre en remuant activement et longuement la farine de maïs dans l'eau chaude, avec juste ce qu'il faut d'huile d'olive et parfois, de fromage (comptez une heure !). Un peu comme le risotto, le principe est de "mantecare", remuer à la spatule. La polenta doit être souple, moelleuse, plus ou moins liquide et crémeuse selon le plat qu'elle accompagne et selon la région où on la prépare... Dans le Frioul, on mange la polenta plutôt épaisse, mais plus au sud, delle est plus fluide,  servie crémeuse. Elle accompagne divinement les civets, le gibier, on en prépare parfois des grosses "frites" ou on s'en sert de base d'antipasti, de fausses bruschette ou de pizze...
canettechampignonpolenta2.jpg
Parmi les spécialités, citons la "polenta e osei" (et petits oiseaux cuisinés en sauce), un plat de la région de Bergame ; la "polenta tannée" ou "grasse" à réserver aux durs froids d'hiver dans les montagnes italiennes : mélange de polenta et de fontina fondue, gratiné au beurre et au fromage vieux (grana padano par exemple) ; la "polenta ai ciccioli", mêlant à la polenta cuite au chaudron, des morceaux de viande et de graisse de porc cuits, salés et séchés, en Lombardie et Emilie-Romagne ; dans le Trentino, on prépare une polenta à base de pomme de terre enrichie d'oignons frits et de charcuteries locales, comme en Sicile où, selon les sources, la frascatula se fait tantôt avec, tantôt sans, souvent avec des légumes, parfois des saucisses ou de la pancetta ;  la polenta pasticciata, spécialité du Nord de l'Italie, est un gratin préparé comme des lasagnes qui  fait alterner des couches de polenta cuite et découpée en carrés et un ragoût de viande, ou des légumes, le tout est ensuite passé au four ; la polenta frite est plutôt originaire de Campanie et de la région napolitaine, comme les scagliozzi napolitains, même si aujourd'hui on en fait un peu partout...

 

Pour en savoir plus aussi sur la riziculture italienne et l'art du risotto, cliquez ici !


Partager cet article

Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 07:10

L'Italie est vraiment "l'autre pays du fromage", quelle profusion de spécialités, j'en découvre constamment ! On trouve sur l'étal d'un revendeur de produits italiens sur le marché d'Orange un très bon lard aux herbes et des fromages d'assez bonne facture. Nous y avons trouvé un genre de pecorino allo zafferano, fromage de brebis au safran, mais pepato , poivré aussi donc.

 

piacentinoennese


On trouve des pecorinos (je sais, au pluriel, on dit pecorini !) au safran en Toscane, mais ici, il s'agit d'un fromage de brebis originaire de Sicile, le piacentino ennese ou piacentino Enna, du nom de la Province dans laquelle est produit ce fromage (en sicilien, piacintinu ennesi).Cette régione de sicile est également productrice de safran, qui est ajouté lors de la caséification (au moment du caillage, le safran se dissout dans le caillé...).

Le piacentino ennese bénéficie d'une protection "transitoire" depuis 2007, en attendant un DOP officiellement reconnu par l'Europe.


Pour en savoir plus (mais en langue italienne), voir la présentation du piacentino ennese par Antonio Ferrari (propriétaire d'un bar à fromage à Padoue).

 


Le saviez-vous, les Siciliens truffent leurs fromages de brebis de plein de choses gourmandes, on trouve ainsi le pecorino pepato, avec ou sans safran, mais aussi des fromages à la roquette, au poivron, aux olives, aux câpres, aux noix ou encore aux pistaches !

Je vous rappelle que tous les fromages à base de lait de brebis s'appellent "pecorino", alors pour des spécialités comme le piacentino ennese, il faut "creuser"...

Sinon vous aviez cette spécialité d'Ombrie, au centre de l'Italie : le pecorino al tartufo (clic)


Le mariage safran/poivre dans ce piacentino ennese est étonnant et le safran bien marqué. Il  lui confère une saveur délicatement typée et une couleur jaune qui sort de l'ordinaire, du plus bel effet sur un plateau de fromages ! Il est délicieux en l'état mais aussi à cuisiner... A suivre. 

Bon dimanche !

 


Partager cet article

Repost0
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 06:18

Deux fromages achetés lors de mon séjour parisien dans une épicerie italienne de la région parisienne : Saro Sapori, déjà évoquée sur ce blog.

 

pecorinotartufo.jpg

Le premier est un pecorino à la truffe noire (certains marient truffe noire et blanche), pecorino umbro, de cette région centrale de l'Italie que l'on nomme Ombrie et réputée pour ses truffes. Fromage à pâte molle ou demi dure à base de lait entier de brebis (pecora en italien) , son affinage est de 3 semaine environ. Il est de forme cylindrique, avec un diamètre entre 15 et 22 cm, une hauteur de 7 à 11 cm et un poids qui varie entre 0,75 et 3,50 kg. La croûte se présente de couleur jaune et varie selon les traitements (tomate, cendre, huile d'olive). Le pecorino tartufato umbro fait partie des "pecorino toscano" qui bénéficie d'une appellation d'origine depuis 1996 (DOP en Italie).

NB il existe une multitude de pécorino différents depuis le Romano et le Sardo, pour les origines diverses, en passant par le pepato (au poivre).

Le fromage est très fin et la saveur de la truffe bien présente, un fromage plutôt festif...


Le second est un gorgonzola, fromage persillé et crémeux à base de lait de vache de la Lombardie (Gorgonzola est une ville lombarde) et du Piémont. Il est également protégé depuis 1996. Il faut compter un affinage de 5 à 7 semaine et la meilleure période de dégustation est d'avril à septembre, mais on peut en trouver quasiment toute l'année... Extrêmement crémeux, c'est un superbe fromage de table, mais en cuisine, il fait de sublimes sauce, enrichit un risotto, une pizza (comme celle-ci) et se marie idéalement à la polenta.

 

gorgonzola.jpg

Partager cet article

Repost0
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 19:17
Cela se passe dans l'émirat de Dubaï, ceci explique cela. Suite aux plaintes de clients musulmans, le plat intitulé "coq au vin" sur la carte d'un restaurant n'aura plus droit de cité... avec du vin dedans !
E
xit  également la crêpe Suzette, les bananes flambées, le soufflé au Grand Marnier... Toutes les préparations à base d'alcool sont proscrites de Dubaï.
Certains restaurateurs envisagent d'enlever le coq au vin de leur carte, d'autres de trouver un plat de substitution. sans vin. En tout état de cause, il ne pourra plus s'agir de "coq au vin".

Partager cet article

Repost0
9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 15:40
beso.jpgBillet people, une fois n'est pas coutume...
Eva longoria vient d'ouvrir son second restaurant à Las Vegas, après le premier Beso de L.A. avec le chef Todd English. Certaines des recettes figurant à la carte sont d'elle, comme la "tortilla soup" et le guacamole.
Jenifer Aniston envisagerait, elle aussi, de lancer un restaurant mexicain à New-York. Après le restaurant cubain de Jennifer Lopez, Madre's à Pasadena, on reste dans l'ambiance latino !

Pour jeter un oeil à la carte "Valentine Day", cliquez ici. Et pour la recette de la tortilla soup d'Eva Longoria, c'est tout de suite !

Ingrédients
6 tomates Roma
1/2 tasse d'huile d'olive
Sel et poivre au goût
1 oignon moyen coupé en dés
1/2 botte de céleri, coupés en dés
1 piment pasilla coupé en dés (piment du Mexique)
1 piment jalapeño, coupé en dés (piment du Mexique)
1/4 de tasse d'ail, hachées
6 tasses de bouillon de poulet copieux
1/2 tasse de jus de lime
1/2 cuillère à café de poivre de cayenne
2 cuillères à café de poudre de chili
2 cuillères à café de cumin en graines
1 cuillère à soupe de paprika
1 feuille de laurier
2 poitrines de poulet désossé, coupé en lanières
2 cuillères à soupe feuilles de coriandre fraîche
Chips de tortilla, avocat, jalapeños et crème sure pour garnir

Préparation
Préchauffer le four à 350 degrés F. Dans un bol, mélanger les tomates avec la moitié de l'huile, 1 cuillère à café de sel et une pincée de poivre noir. Étaler sur une lèchefrite et faire rôtir de 25 à 30 minutes.
Entretemps, dans une marmite , faire revenir l'oignon, le céleri, les poivrons et l'ail dans l'huile restante à feu moyen. Remuer souvent jusqu'à ce que le mélange devienne translucide.

Ajouter le bouillon de poulet, le jus de lime, le cayenne, la poudre de chili, le cumin, le paprika et le laurier. Porter à ébullition, puis réduire à frémissement. Laisser mijoter 20 minutes.


Retirer du four les tomates grillées et ajouter au bouillon. Ajouter les lanières de poitrine de poulet et laisser mijoter 10 minutes.

Mixer jusqu'à une consistance lisse.  Assaisonner avec le sel et le poivre, au goût.


Servir très chaud dans de grands bols, garnir avec de l'avocat haché, croustilles tortilla, jalapeños haché et la crème sure. Autres suggestions pour garnir : oignons rouges coupés en dés,  coriandre hachée, salsa verde, poulet coupé en dés. Ajustez les épices et les assaisonnements à votre goût.

beso_tortillasoup.jpg


Recette et photo trouvées ici.


Partager cet article

Repost0
27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 15:39
Il existe différentes plats en Europe qui s'apparentent au pot-au-feu français, avec un principe indentique de viande cuite dans un bouillon : le tafelspitz autrichien, le bollito misto italien, le cocido espagnol, le cozido portugais, le hochepot flamand, l’irish stew irlandais, le bortsch slave ou même le hovezy maso tchèque, entre autres ! Nul ne saurait dire si le plat français a inspiré ces recettes cousines, au gré des campagnes militaires, des migrations de populations ou des échanges commerciaux ou si ce plat ancien est né d'une inspiration commune...

De la même façon qu'il existe des spécialités culinaires voisines à travers l'Europe, ce plat emblématique et éminemment populaire trouve des variantes dans différentes régions de France avec des viandes spécifiques (porc, volaille…), des accompagnements légumineux ou céréaliers distincts, des mélanges condimentaires et aromatiques variés qui font la richesse des spécialités inspirées du pot-au-feu. La garbure gasconne s'élabore à base de confit d’oie ou de canard, on ajoute souvent des cochonnailles dans la fleischsupp alsacienne, le lard seul fait office de viande dans la bréjaude limousine, l’elzekaria basque, à mi chemin entre cassoulet et pot-au-feu est à base de haricots, le kig ha farz breton  mêle bœuf et porc cuits dans un potage de sarrasin... sans oublier la potée, typiquement auvergnate !
Il en va de même dans les autres pays ; ainsi, en Espagne, le cocido est le mets générique, comme le pot-au-feu en France, mais on trouve en Gallicie  une version classique, le caldo gallego, et
pour les fêtes de fin d’année, l’escudella i carn d’olla, sorte de cocido de Noël ! Une version plus festive en somme...


Partager cet article

Repost0
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:06
Quelle différence entre muffin anglais*, crumpet, pikelet et scottish pancake, aussi nommé drop-scone ? Ce sont 4 variétés britanniques fort proches, avec des recettes sensiblement identiques. Un cousinat qui ne facile pas la distinction entre ces spécialités, dont les 3 dernières ressemblent à des crêpes plus ou moins épaisses.

*ainsi nommé par les américains pour les différencier du gâteau sucré, muffin US* qui s'oppose lui aux cupcakes, pour connaître la différence entre ces deux derniers, cliquez ici !



Si le muffin est un pain courant an Angleterre, où on le mange plutôt au goûter, avec le thé, c'est aux Etats Unis que cet "english muffin" se déguste au petit déjeuner voire au déjeuner en sandwich ; mais traditionnellement, on le tartine de beurre, de crème ou de marmelade...
Son étymologie est incertaine mais le nom pourrait venir du bas allemand muffen signifiant petit gâteau ou encore du français mouflet qui signifie pain moelleux et dodu... Le muffin date peut être du Xème siècle où l'on trouve au Pays de Galle une sorte de gâteau au levain cuit sur des pierres chaudes et nommé Bara Maen. Les muffins sont cités dans Shakespeare cites muffin et toasts, et, sous la Renaissance, ils donnent leur nom à un chapeau "muffin hat" (voir ci-contre).

Mais les muffins sont surtout populaire au XVIIIème et XIXème siècle ; ils étaient vendus frais et encore chauds à la criée par l'homme à muffin (aussi le surnom donné à l'un des premiers tueurs en série anglais !). Il en reste une chanson pour enfant intitulée The Muffin Man :


Do you know the muffin man,
The muffin man, the muffin man,
Do you know the muffin man,
Who lives in Drury Lane?

Yes I know the muffin man,
The muffin man, the muffin man,
Yes I know the muffin man,
Who lives in Drury Lane?

Traduction :
Connaissez-vous l'homme à muffins,
The Muffin Man, l'homme à muffins,
Connaissez-vous l'homme à muffins,
Qui vit dans Drury Lane?

Oui, je connais l'homme muffin,
The Muffin Man, l'homme à muffins,
Oui, je connais l'homme muffin,
Qui vit dans Drury Lane.



Quant au crumpet (crempog en gallois), le mot anglais est à rapprocher du breton krampouez qui signifie crêpe (d'une étymologie celtique voire gauloise qui évoque quelque chose de cuit avec une croûte...). Il existe par ailleurs un mot gallois aux assonances proches : crampoeth (omelette). Le crumpet est une crêpe très épaisse, plutôt salée, cuite sur plaque ou à la poêle, en général sur une seule de ses faces.
Le scottish pancake (ou drop-scone) est une crêpe épaisse également mais deux fois plus fine que le crumpet, il ressemble davantage au pancake américain.
Le pikelet est l'équivalent du drop-scone en Australie, en Nouvelle Zélande mais c'est aussi le nom qu'on lui donne dans le Nord de l'Angleterre. En revanche, ce qui est nommé pikelet en Inde semble s'apparenter au crumpet !
Entre le crumpet et les deux autres, la cuisson semble déterminante car l'appareil a l'air d'être le même : on cuit le crumpet avec un anneau métallique (comme un emporte-pièce, une nonnette...), du coup la pâte est contenue, lève au lieu de s'étaler. Le crumpet est donc logiquement plus épais que le pikelet et le scottish pancake...

Une recette revisitant le cucumber sandwich so british à base de muffin ? C'est ici (clic) !

Partager cet article

Repost0

Article ? Recette ?