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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 16:14
LUI avait entendu parler en bien de l'établissement des Florets à Gigondas. Les propriétaires ont fait évoluer le site lui apportant plus de confort, une piscine, des chambres agréables, surtout aux abords de cette nature étonnante que sont les Dentelles de Montmirail.
Hélas, les informations concernant la table dataient quelque peu. Nous avions très envie d'y aller par une belle journée de fin d'automne, profiter notamment du menu homard et champignons. Un menu onéreux, quand même 60 euros ! J'en attendais évidemment beaucoup... Quelle déception ! Un service sympathique et de bons vins mais des produits pas à la hauteur et une cuisine approximative, au mieux sans grand intérêt gustatif, au pire franchement pas bon (sauf le dessert).
Les Florets à Gigondas : passons... notre chemin (ou passons... sans s'arrêter) ! Et dire que nous aurions du déjeuner à cette date chez Eric Sapet !

Homard, patate douce craquante (crue) et croustillant de poireau (frit). En fait, chair de homard marinée au citron vert et gingembre, julienne de patate douce craquante. Pas un grand intérêt gustatif. Bof-bof.
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Cappucino de cèpes parfumé à la truffe (baptisé en fait Poêlée de champignons, veloutine de cèpes,
crème fouettée à l’essence de truffe). La truffe manque de caractère et le cèpe !? Est-il surgelé, en conserve ? Pas du tout le parfum du cèpe frais de qualité, ni même du cèpe déshydraté... Vraiment pas terrible. LUI n'a pas terminé ses champignons.
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Un granité au marc de Gigondas et aux agrumes, pas désagréable mais pas vraiment justifié et beaucoup trop d'alcool au final. Là encore, on ne termine pas.
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Dos de cabillaud poêlé sur poireaux safrané, coques et crémeux d’estragon, ça se mange bien, bonne cuisson du poisson, mais là encore des poireaux frits sans grand interêt gâchent l'ensemble.
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LA déception du repas : l'intitulé est "gratiné de homard aux morilles", je m'attends un à sobre sabayon au vin blanc (idéalement du Jura), avec des MORILLES. Mais où sont-elles ? Et d'où viennent-elles ? Elles sont en plus plongées dans une sorte de sauce à l'armoricaine. Un massacre !
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Fine feuille croustillante, crème chocolat lacté, étuvée de pruneaux à l’orange, sabayon cacao. La présentation est cafouilleuse mais c'est pas mal, le sabayon au cacao est très bon.

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Le pire repas depuis longtemps et surtout d'un rapport qualité-prix en dessous de bon nombre de tables proches où nous déjjeunons toujours plutôt bien, comme Le Mas des Aigras, Côté Sud, Le Pré du Moulin, etc...


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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 16:02

Le joli village de Gordes est haut perché comme de nombreux autres de cette région provençale, on y accède par une route en lacet, pleine de charme, surtout quand elle se pare de couleurs automnales... On y reviendra mais la balade se poursuit en direction du Nord-est, vers Joucas, autre village plein de charme, truffé d'hôtels de charme, de restaurants gastronomiques.



C'est là que se niche le Mas des Herbes Blanches, un domaine Relais & Chateaux grand luxe... Pour en savoir plus, cliquez ici !


Nous étions allés une fois au Mas des Herbes Blanches il y a 10 ans, du temps d'Eric Sapet, un souvenir ébloui me concernant... Depuis quelques mois c'est Akhara Chay qui officie aux cuisines. Grande maîtrise, beau parcours (à découvrir ici), il sublime le produit en mêlant la tradition provençale et ses origines cambodgiennes et surtout thaïes ! On retrouvera l'influence du piquant, dans une cuisine à la fois élégante et nerveuse, plutôt légère, colorée et très gourmande !

Un oeil à la salle ?


Et à la terrasse...



En préambule, une visite guidée en cuisine, à laquelle je ne m'attendais guère... J'aurais bien aimer parler au chef après mais ce ne fut pas possible. J'en profite donc pour le remercier à nouveau de sa gentillesse et de son accueil !

Le chef Akhara Chay


Son second et le responsable des poissons, belle ambiance, non ?

La jeune femme chargée du garde-manger (poste spécifiquement féminin, Guislaine ?!)

Et un brillant apprenti qui vient de présenter un concours, souhaitons lui bonne chance ; il prépare ici nos amuse-bouche...

Manque à l'appel le chef pâtissier avec qui j'ai pas mal échangé, mais on ne peut pas papoter et photographier, n'est ce pas ? Les pains sont maison notamment, avec un petit pain nature, un à l'ail et le dernier aux noix.
Mais retour à l'essentiel : la cuisine d'Akhara Chay !

Un grignotage pour commencer ? Des nems exquis, une tartelette aux légumes croquants et du houmous pour de petits biscuits salés...


Côté vin ce sera un Condrieu 2007 de François Villard (oups, cuvée oubliée), qui nous semble convenir le mieux à un menu dégustation riche en poissons et crustacés, avec l'influence exotique supposée... Et c'est surtout celui dont nous avons envie ! Le vin est très bien équilibré, belle acidité, marqué par l'accacia et les agrumes, citron surtout, cela devrait fonctionner avec le menu très poissonneux donc.

L'amuse-bouche est un croustillant de sole sur une émulsion de coco thaïe, très belle entrée en matière. C'est sobre, ludique en bouche et cela titille les papilles.

Le "Marbré de foie gras de canard et faisan", fine gelée au "Beaumes de Venise" et raisin-cannelle. Bonne facture, très joli marbré, et la gelée est divine mais il en faudrait un peu plus à mon goût... Est-ce parce que nous avons discuté gibier que le chef a voulu me faire goûter cette entrée ? Merci chef en tout cas !

Le"King Crabe", momifié de Kadaif, betterave rouge aux câpres Lilliput, vert de cresson iodé. C'est LE plat. Et pour une fois nous sommes tous les deux d'accord ! Haut en couleurs, en saveurs qui créent une harmonie incroyable, un petit chef d'oeuvre.


Même quand l'assiette est terminée (vous avez vu à quel point ?), cela reste joli...



Les "Langoustines", justes dorées, crémeux de riz basmati punché au combawa. Encore un plat exquis, très fin. Le combawa est très discret, je m'attendais à une présence plus marquée, qui "punche" vraiment. Le plat est d'une grande finesse, la crème suave.

"Bar de ligne" côté peau, salsifis déglacés au vieux balsamique, copeaux de poire, roquette en sauce. Le plat est superbe, la cuisson du bar parfaite, le salsifis est comme laqué, délicieux, la poire apporte du croquant et sucre légèrement tandis que la pointe de roquette épice justement l'ensemble. Et l'assiette et si belle je vous en offre plusieurs vues !


Chair à peine opaque et peau croustillante, un délice...

Les salsifis et les fines tranches de poire croquante

Le "Jarret de veau" confit une nuit aux épices douces, cannellonis et croustillants de légumes oubliés. La viande est d'un sublime fondant et la sauce une réduction très concentrées, les épices sont là, mais douces, elles ne prennent pas le pas sur la chair. J'ai beaucoup aimé les cannellonis taillés dans la betterave, l'autre dans le céleri-rave. Le plat n'est pas avare de légume !

Les fromages affinés par Maître Bedot : une assiette est servir avec un assortiment de 5 portions, grande qualité mais 3 m'auraient suffi !


Et le pain maison...


Le dessert : "Banane Fressinette", sablé Breton enrobé au lait, palet croustillant, caramel toffee en glace, excellent, pas trop sucré à mon goût, fort jolie présentation.
NB Les tuiles rondes qui s'intercallent avec des rondelles de bananes caramélisées, sont des tuiles à la banane.

Enfin, café et mignardises...

Vraiment un excellent moment, c'est une table à recommander ! A un jet de pierre de Gordes, superbe village que je vous emmène visiter. Balade digestive oblige !
Quittons donc le Mas des Herbes Blanches...
Et quittons Joucas et son calvaire pour suivre la direction de Gordes...

Gordes est bâti à même le roc, à flanc de colline, et il est classé "un des plus beaux villages de France". Je vous laisse à une visite sans parole, juste en images...








Promenade terminée, à bientôt Gordes !

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 14:05
Bonnieux est un charmant village du Lubéron, perché en haut d'une colline, un peu comme Gordes. Le village est accueillant et touristique. On accède au sommet par une route sinueuse encombrée de belles voitures. la région est belle, et l'on comprend aisément que la famille Loubet originaire des cîmes savoyardes, ait pu rallier le Lubéron.


Au sommet se dissimule le domaine d'Edouard Loubet : la Bastide de Capelongue. Il y a conçu un véritable centre dédié au plaisir. Luxe, calme et volupté ! Au programme, un hôtel et une résidence hôtelière (location d'appartements à la "Ferme de Capelongue"), une piscine panoramique, un bassin de natation et un parc paysager de 5 ha. Et bien sûr, la remarquable table du chef !

Et voici, ci-dessous, l'entrée du restaurant et de l'hôtel... C'est dans ce havre de paix qu'Edouard Loubet, après son passage au Moulin de Lourmarin, a déposé ses bagages en 2005, avec sa famille et sa brigade. Dès 2006, le Michelin  récompense son savoir-faire et sa créativité par deux étoiles.
C'est là qu'il puise l'inspiration sauvage, dans les collines du Lubéron comme dans son potager d'herbes et de plantes aromatiques et médicinales, les "simples" qu'il récolte et dont il confectionne émulsions, sauces, condiments comme autant de touches de saveurs et de couleurs. Il porte en lui l'héritage de Marc Veyrat qui a fait naître cet amour des produits et des plantes de la nature ; c'est devenu aujourd'hui la signature d'Edouard Loubet, à la fois cuisinier, herboriste et peintre coloriste !

A l'heure de l'apéritif, avec une grande bouteille de Chateldon, car le soleil chauffe déjà suffisamment !
De gauche à droite : gazpacho et mousse de fenouil, canard fumé et laqué (mousseux), moule en persillade.


Focus sur l'étonnant canard fumé et laqué, ravissant. En bouche, le fumé est maîtrisé, la bouche est moelleuse, mousseuse presque. La laque est probablement du jus de betterave, c'est agréable mais surtout très joli !

Suite des grignotages avec des bricelets aux herbes d'une infinie délicatesse, qui se laissent croquer tout seuls !
NB Le bricelet est une sorte de gaufre très fine et craquante que l'étymologie relierait aux bretzels...

Egalement des sorte de gressini à la viande des grisons, si ma mémoire ne me fait pas défaut...

Parfait pour tremper dans une anchoiade très douce... et ses bâtons de crudité.

Après ces "copieux" grignotages (en réalité, ils ne le sont pas tant que ça...), la traditionnelle amuse-bouche, ici le fameux "melon de Villelaure, au vinaigre des 4 voleurs et aux senteurs de lavande". Le melon est délicieux.



Nous avons opté comme chez Eric Sapet, pour les deux menus, chacun le sien mais en goûtant à tout (l'un comporte 4 plats, l'autre 2, avant le poisson, la pause provençale, le plat de viande, le pré-desserts et  le dessert). Car les plats sont une telle promenade dans la nature environnante... Pour accompagner cette diversité, nous avons choisi un
vieux Sancerre minéral et oxydatif, qui a accompagné idéalement presque tous les plats et notamment ceux à base de truffe d'été. Il s'agissait des Belles Dames 1990 de Gitton.



Et une autre bouteille de Chateldon ! Il fait chaud déjà sur la jolie terrasse de la bastide d'Edouard Loubet  (le repas date du mois d'août) ! Un peu d'air vient heureusement nous caresser au passage et les effluves gourmandes nous chatouiller les narines...



Avec la boisson vient également le pain, fait maison et baptisé aux prénoms de Noé pour le pain au lait et à la polenta, et de Joseph pour celui à la farine de châtaigne et aux céréales.


Mais place aux choses sérieuses, la truffe d'été est à l'honneur du menu "Festival de Capelongue" qui débute par une "Truffe d'été en croûte relevée d'un coulis de maïs truffé, pop corn et feuilles de pimprenelle, quelques girolles crues craquantes en vinaigrette de truffe". Un plat éblouissant, acidulé, les girolles crues sont exquises, le pop corn ludique répond au maïs qui se marie délicieusement avec la truffe délicate. Un très grand plat. N'est que la pimprenelle, dont je n'ai pas trouvé l'amertume bienvenue ici...


La truffe d'été est plus délicate en bouche, plus sèche aussi, mais extrêmement parfumée. Je trouve dommage que les "paysans" de Richerenches ne popularisent pas celle d'été autant que l'hivernale !
Un focus sur l'intérieur de la "croûte", une réelle volupté que d'avoir en bouche une truffe entière ou presque !

Sur l'autre menu "Senteur de Lubéron", les festivités commencent avec un "Canard rôti, hollandaise café/pastis, chou-fleur & jus de canard, pied de fenouil craquant aux graines de cumin". La sauce anisée avec ses grains de café croquant est un pur délice. Edouard Loubet semble être resté un grand enfant qui dessine des visages dans les coulées de sauce !

Suite du premier menu, les célèbres "Carottes de Bonnieux, chaudes et froides, jus de carotte au carvi, un jus de carotte centrifugé, des sot-l'y-laisse poêlés à l'anis vert". Les tiges d'achillée millefeuille apporte une tonalité acidulée très intéressante à l'ensemble

L'achillée millefeuille
est une plante médicinale réputée pour ses propriétés cicatrisantes et antiseptiques, dont les fleurs sont très décoratives, ici jaunes.

Toujours sur le premier menu, et toujours avec de la truffe un mariage assez touffu dans l'assiette, dont on nous précise qu'il faut manger de tout en même temps : un "Coeur de tournesol à la truffe d'été, salade girolle & rémoulade de bulbes r$apés aud diamant noir, sandwhich de pomme paille croustillante". Une pensée à Mamapasta, je confirme que le coeur de la fleur de tournesol a bien une saveur et une texture d'artichaut, à tel point que c'en est confondant ! Inutile de préciser que l'accord avec la truffe est superbe, comme avec la rémoulade qui rappelle en bouche le céleri-rave. Le coulis vert est un genre de pistou de persil agréable, surtout pour l'oeil.

Dernière "entrée" du premier menu, un "Boudin blanc de volaille truffé, spaghetti de céleri bulbeux, jus à la rabasse* du Lubéron & perle d'huile". Le boudin est fondant, les arômes parfaitement complémentaire set la pistache, très présente dans ce plat, apporte le croquant nécessaire.

*La rabasse est le nom de la truffe en Provence.


En gros plan ?


Retour sur le second menu avec un
"Sandwich de crabe à la sarriette et chips d'algues nori, poulpitos grillé, aubergine confite au laurier". Un très joli plat avec un bémol de taille : le crabe s'est avéré trop salé, quelqu'un a du avoir la main lourde en cuisine... Dommage, car l'ensemble était bien équilibré.

Côté poissons, de la daurade sur le second menu, du loup sur le premier, intéressante dégustation car les cuissons sont identiques, les poissons de qualité, mais le second est nettement plus fin en bouche.
Loup saisi à la fleur de sel "souvenirs des côtes corses", légère infusion de sauge et chips d'orange
. La présentation et la recette sont d'une grande sobriété qui fait la part belle au produit, j'apprécie !



Un peu plus riche, la
"Daurade royale poêlée et grillée, asperge du pauvre au jus de cardon, haricot noir piquant comme un chili". A nouveau une cuisson parfaite, le poireau (l'asperge du pauvre !) est fondant comme le sont les haricots, le jus corsé.


Avant les viandes, la Pause provençale d'Edouard Loubet : un sorbet de céleri à la vodka,mais très relevé à la livêche, ce céleri sauvage que le chef aime apparemment beaucoup, dont il use beaucoup  mais ce n'est pas pour me déplaire, la livêche a une saveur réglissée, plus anisée que le céleri branche. Les deux ensemble, c'est excellent, dommage que je n'ai pas de livêche sous la main !

Je ne sais à quel moment nous a rejoint Tosca, une des chiennes du domaine, un voisinage tranquille, presqu'apaisant qui ne s'est interrompu qu'aux appels de deux clientes italiennes...

Place aux viandes désormais, des rognons pour le menu "Senteur de Lubéron", de l'agneau au "Festival de Capelongue". Mais un agneau fumé au serpolet, que l'on vient présenter avant la découpe et la finition du plat, dans sa grosse cocotte de fonte.

Ce "Carré d'agneau au serpolet des claparèdes, légèrement fumé et infusé en cocotte de fonte, gratin de ma grand-mère" est fabuleux, cuisson parfaite, tendreté de la chair, concentration des sucs, fumé ni trop, ni trop peu.

L'accompagnement savoyard est délicieux : le gratin de SA grand-mère, riche en crème, avec du poireau fondu dans le fond de la cocotte et de l'ail en chemise, très goûteux bien sûr mais pas trop de saison, j'aurais préféré un accompagnement plus estival...

Le "Rognon de veau sauté à la racine de chicorée, fleur et râpé lourmarinois, une tarte fine d'oignons simianes au miel de genièvre" est plus classique, avec toutefois la présentation originale des râpés lourmarinois de pommes de terre, et une belle harmonie entre l'amertume et le sucre des ingrédients.


Plus de pause provençale mais le Sancerre, ce joyeux compagnon, est là ! Un dernier verre avant les desserts (mais gardons-en un peu car il devrait bien se comporter avec le soufflé au cèdre).

Le pré-dessert est un hommage à la lavande : crème brûlée, sorbet (très peu sucré) et madeleine.


La "Truffe d’Eté Comme un Jivara, Son Anglaise Recuite au Thym, Crumble de Truffe"
, un pur délice mais nous sommes de grands fans tous les deux du mariage chocolat/truffe. C'est pourquoi IL a insisté pour déguster ce dessert-ci, ce qui n'était pas prévu à l'origine dans son menu. Mais cette petite portion (presqu'un pré-dessert) suffit amplement à son bonheur.

La "Fraise des Bois en Millefeuille de Cristalline, Jus de Chocolat Blanc à la Rose, Une Mousse, Un Régal Allégé, Framboise Cardamone
". En version pré-dessert. C'est en effet un régal tout léger, tout en transparence et ce parfum de fraises des bois ! Elles sont du Lubéron et ont une fragrance sublime.


Enfin, le mythique
"Soufflé au Cèdre des Crêtes du Haut Luberon, Crème Glacée aux Clous de Girofle, Mendiant Croquant", sans lequel je n'aurais pas pu repartir. A la hauteur de mon fantasme (le terme est à peine exagéré). Un grand moment de volupté et de voyage gourmand au coeur d'une pinède !

Evidemment des mignardises : macarons à la rose, tartelettes aux pralines roses, financiers et de très jolies meringues poudrées !

Et pour accompagner le café, de petites brochettes fruitées et une ganache noire à la gentiane, à déguster avec le petit noir brûlant mousseux qui nous est servi en même temps.


Repas terminé, nous nous promenons dans le parc, dans la boutique du restaurant. Clin d'oeil à Hélène (de Cannes) : que penses-tu de cette voiture ? Trouverait-elle grâce à tes yeux ? Nous serions bien repartis dedans...

Blague à part, si je ne suis pas rentrée en voiture de luxe, je suis repartie avec le dernier livre d'Edouard Loubet, 6 saisons en Lubéron (ainsi qu'une huile parfumée à la truffe et une confiture du chef). Si je ne l'avais pas fait, j'aurais regretté ensuite, comme je regrette entre autres le livre de William Ledeuil. On y retrouve plusieurs des plats dégustés, de superbes photos et des portraits d'amis, fournisseurs du chef... Le souvenir d'une très agréable parenthèse gourmande.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

La Bastide de Capelongue
Les Claparèdes
84480 Bonnieux
Tel
04 90 75 89 78


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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 07:11
Eric Sapet est un chef qui a une expérience assez incroyable, très diversifié, pour s'en rendre compte il suffit de lire le portrait du chef sur le site de son restaurant, La petite maison de Cucuron (ici, clic). En revenant dans sa région natale et en reprenant cette table d'un village du Lubéron, Eric Sapet a fait le choix d'une cuisine de marché, il renouvelle donc sa carte toutes les semaines (et parfois l'aménage en cours de semaine !). Ce qui lui permet de sélectionner des produits de qualité, tout en tirant les prix vers le bas.  Peu de couverts car l'endroit n'est pas très grand, c'est une maison de ville en face d'un étang poissonneux qui se trouve au centre du village de Cucuron. Dans une cuisine de 8m2, on comprend aisément que la carte soit limitée, c'est même une prouesse de sortir autant de plats différents et surtout d'aussi belle facture !


Récompensé il y a peu par une première étoile au Michelin (j'en avais parlé ici), c'est surtout à Patrick Chazallet que je dois ce déjeuner sous la tonnelle... C'est Patrick qui me l'a recommandé comme étant une des meilleures tables du coin, confirmant que je devais absolument y aller. Comme il a bien fait ! Et à mon avis, la cuisine d'Eric Sapet vaut bien deux étoiles !

Pour découvrir le plus largement le talent du chef, nous avons choisi les deux menus différents ("de la maison" à 60
et "de saison" à 40).

En amuse bouche, un gazpacho de tomate verte à la vanille, très bien équilibré et qui remplit à merveille son office. Et une coupe de Champagne (d'après LUI, du Taittinger).

Pains délicieux (pas maison, on s'en doute, vu la taille de la cuisine...)

Pour le vin, nous nous commes laissés guider par Eric Sapet qui jour le rôle tour à tour d'hôte, de maître d'hôtel et de sommelier (n'oublions pas que c'est un passionné de vins, qu'il les choisit lui même et qu'il renouvelle sa carte régulièrement). Il est d'une gentillesse, d'une générosité évidentes, il prend le temps de venir voir ses clients (dont certains sont de fidèles convives, et peut être même sont-ils devenus des amis), il discute et conseille, n'hésite pas à répondre à nos questions. C'est si rare qu'un chef prenne autant de temps avec ses clients...
Bref, pour accompagner tant le boeuf que l'agneau, direction le Languedoc, Eric Sapet nous vante le fruité et l'équilibre du Mas de l'Ecriture 2005 de Pascal Fulla.

Quenelle fondante de rouget barbet sur une fine soupe de poissons de roche servie froide . Un des plus beaux plats dégustés ! La quenelle de rouget est moelleuse, fondante et terriblement parfumée. La soupe est à l'avenant, des tranches de courgette crue apportent douceur et croquant tandis qu'un pétale de fleur de courgette décore l'ensemble. Un plat haut en couleurs et en saveurs !

Gourmandise de tomates et aubergines, brousse à l’huile d’olive, salade de tomates « ananas » de Bruno Adonis à la vanille . Le pressé de tomate/aubergine est d'un fondant sublime, tout est dosé sur le fil pour cette ode à la tomate, confite d'un côté, crue de l'autre.

Pavé d’un très gros flétan rôti, bouillon gourmand de haricots coco lié de pistou. Un plat simple mais sur un flétan de près de 25 kilos, je vous laisse imaginer l'épaisseur du pavé ! Merveilleusement cuit, et une soupe au pistou réduite à sa plus simple expression, délicieuse. Un plat tout simple qui fait la part belle aux produits.

Souris d’agneau confite dans ses sucs, purée d’artichauts à la truffé d’été tuber « aestivum » , Trois ingrédients essentiels et qui se répondent magnifiquement, la cuisson de l'agneau fondant-croustillant est parfaite, il est richement parfumé et la truffe d'été est très aromatique, plus que certaines truffes noires d'hiver (même si elle est plus "sèche" que celle d'hiver comme dit Marie).

Pièce de filet de boeuf de Simental poêlé, fricassée de girolles « clou » aux cébettes. A première vue un plat automnal mais assaisonné de poivre cubèbe, un poivre très aromatique, mentholé et qui apporte une grande fraîcheur au plat (cela m'a rappelé la sensation rafraichissante qu'apporte le pistou dans la soupe du même nom...)
Au risque de passer pour une plouc, ce poivre signé Gérard Vivès est une vraie découverte et cette typicité est très intéressante pour "réveiller" un plat !

Le fromage sélectionné par Josiane Déal (la fromagère MOF de Vaison La Romaine chez qui nous allons de temps en temps), accompagné d'un bouquet de salades « fatiguées » à l’huile d’olive de Pays. Ici le fromage était un banon que j'ai parfumé de ce même mélange poivre cubèbe/sel de Maldon et que le chef nous a fait déguster avec un Chardonnay du Jura, de chez Tissot (pensée à Olif, l'oenophile jurassien...), un vin incroyablement aromatique et très sec en même temps.
Moelleux au chocolat (très léger en cacao) avait tout pour LUI plaire ! verdict : le meilleur dessert au chocolat mangé depuis longtemps. Le moelleux ne fait aucun doute mais avec une couche fine et craquante, comme un appareil à cigarette chocolaté dessus, bien vu !

Tarte sablée aux fruits rouges, crème chantilly vanillée. J'ai plus une l'impression d'un biscuit fondant que d'une base sablée, sans doute une erreur sur la carte, mais c'était délicieux.

Dernière petite touche gourmande, avec le café, avant de repartir (avec une huile de Baux de Provence sous le coude) : panna cotta caramel accompagnée de nectarines. Panna, très "panna" si vous voyez ce que je veux dire !

Que dire si ce n'est que nous avons apprécié le charme de la tonnelle, la gentillesse du chef, l'excellent rapport qualité-prix des menus et le grand talent culinaire d'Eric Sapet, qui mériterait bien sa seconde étoile au Michelin !
Une certitude : nous y retournerons ! Et à mon tour, voici une adresse que je recommande chaudement. Mon conseil : n'oubliez pas de réserver !


La Petite Maison de Cucuron
Place de l'Etang
84160 Cucuron

Tel 04 90 68 21 99




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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 15:35
Après de longues années d’apprentissage dans les plus grandes maisons françaises (il est passé chez Paul Bocuse, Michel Bras, Antoine Westermann…), Jérôme Cazanave a repris, avec son épouse Isabelle, l’établissement Le Jarrousset en janvier 2003. Au coeur de la vallée de l’Alagnon, à mi-chemin entre Massiac et Murat, il pratique une cuisine instinctive, à base de produits frais d'Auvergne. «Je me fournis exclusivement chez les producteurs de la région, affirme-t-il. Je cuisine du veau fermier élevé sous la mère Lou Vedel Cantalou, du boeuf Salers ou Aubrac, du Porc de montagne, toutes viandes achetées sur pied, abattues et découpées par mon boucher de Pierrefort. Les escargots sont élevés à Massiac, les volailles grandissent à Chalinargues, le lapin vient de Jussac… Quant au pain, que je fabrique moi-même, il est à base de farine de seigle de la Margeride».
 Jérôme Cazanave fait partie des talentueuses "Toques d'Auvergne" et c'est également un habitué des Euéopéennes du Goût à Aurillac où il distille son savoir-faire de chef cuisinier auprès d'un public d'amateur passionnés. On peut également prendre un cours dans ses cuisines du Jarrousset !

*Interview recueillie par l'agence AB3C pour "Entreprendre en Pays d’Aurillac".

Pour la seconde fois, nous avons dîné avec plaisir au Jarrousset, après cette belle première expérience...

En apéritif, notre hôtesse nous a proposé un Macon en vendanges tardives, une curiosité car je ne savais pas que cela existait ! Ce Macon-village "quintaine" de Jean-Pierre Michel (à Clessée) s'est avéré délicieusement aromatique, plus moelleux que liquoreux, miellé avec des arômes de pomme verte, d'accacia et de pêche blanche. J'en ai gardé pour le foie gras du coup !
Puis nous avons commandé un Saint Julien Château Lagrange 2001, excellent accord avec le boeuf, la terrine de canard et les escargots. Et de la Saint Géron, eau minérale gazeuse de la région, agréable même si les bulles sont moins fines que la Chateldon...

Le farçou, des escargots de Nicole Boulet liés au beurre d’herbe, d’autres cagouilles en coquilles. C'est déjà ce qu'IL avait pris l'an passé, toujours aussi bien ! Les escargots sont excellents et le farçou très moelleux !



Le pigeon cuit en terrine, condiment framboises / betteraves coeur de sucrine et gomasio, délice de terrine très bien assaisonnée, avec le condiment mais aussi une réduction encore plus sirupeuse. Le gomasio apporte sa note torréfiée...


Un plat qui ne faisait pas partie du menu, pour nous faire patienter, mais est-ce la bonne raison ? En tout cas ce fut délicieux : queue de homard, tombée de sucrine et émulsion de carapace. Le homard breton est excellent, la sucrine est à la fois croquante et fondante, l'émulsion est concentrée, très goûteuse ! Merci chef !



Le faux filet d’ici rôti, la joue confite gingembre et cardamome. A nouveau ce qu'il avait mangé l'an dernier. Quand on aime on ne change pas, serait un peu sa devise !


Boeuf tendre (en portion bien plus conséquente que l'année passée, non ?), et la joue confite terriblement fondante et parfumée (un poil trop salée en revanche)...



Le foie gras de canard et melon snacké, cèleri et touche d’agrume. Plat très intéressant, le melon snacké est exquis et accompagne très bien le foie gras, ainsi que le genre de pâte d'agrume, un peu confit, douce-amère. La béarnaise  chaude au céleri est excellente, mais je l'ai plus appréciée sur le boeuf. Ou alors avec le foie gras, mais sans le melon.



On ne peut pa venir dans la région sans prendre de fromages n'est-ce pas ? Très bons cela va sans dire. Comme le sont les petits pains maison !


Un savarin et des citrons. 
Pâte à savarin très moelleuse (mais rien à voir avec la base hyper beurrée d'un baba), du citron crémeux et fondant et un très rafraichissant sorbet citron/pêche.


Et lui, toujours chocolat. Et framboise. RAS, bon dessert classique, le sorbet qui l'accompagne (mais pas sur la photo) est excellent.


Encore une place pour des mignardises ?
Les sablés sont très réussis, guimauves molleuses, financiers fondants, caramels mous acachuète et cannelés chocolat à la pâte de coco, façon goût de paradis...



Je ne sais pas si nous serons encore dans le Cantal l'an prochain (ce sera peut-être l'Aubrac) et si nous aurons le plaisir de revenir au Jarrousset, mais si vous passez à proximité, n'hésitez pas !

Le Jarrousset (site Internet)
RN 122
15300 MURAT




Après de longues années d’apprentissage dans les plus grandes maisons françaises (il est passé chez Paul Bocuse, Michel Bras, Antoine Westermann…), Jérôme Cazanave a repris, avec son épouse Isabelle, l’établissement Le Jarrousset en janvier 2003. Au coeur de la vallée de l’Alagnon, à mi-chemin entre Massiac et Murat, il pratique une cuisine instinctive, à base de produits frais d'Auvergne. «Je me fournis exclusivement chez les producteurs de la région, affirme-t-il. Je cuisine du veau fermier élevé sous la mère Lou Vedel Cantalou, du boeuf Salers ou Aubrac, du Porc de montagne, toutes viandes achetées sur pied, abattues et découpées par mon boucher de Pierrefort. Les escargots sont élevés à Massiac, les volailles grandissent à Chalinargues, le lapin vient de Jussac… Quant au pain, que je fabrique moi-même, il est à base de farine de seigle de la Margeride».
 Jérôme Cazanave fait partie des talentueuses "Toques d'Auvergne" et c'est également un habitué des Euéopéennes du Goût à Aurillac où il distille son savoir-faire de chef cuisinier auprès d'un public d'amateur passionnés. On peut également prendre un cours dans ses cuisines du Jarrousset !

*Interview recueillie par l'agence AB3C pour "Entreprendre en Pays d’Aurillac".

Pour la seconde fois, nous avons dîné avec plaisir au Jarrousset, après cette belle première expérience...

En apéritif, notre hôtesse nous a proposé un Mâcon en vendanges tari

Le farçou, des escargots de Nicole Boulet liés au beurre d’herbe, d’autres cagouilles en coquilles. C'est déjà ce qu'IL avait pris l'an passé, toujours aussi bien ! Les escargots sont excellents et le farçou très moelleux !



Le pigeon cuit en terrine, condiment framboises / betteraves coeur de sucrine et gomasio, délice de terrine très bien assaisonnée, avec le condiment mais aussi une réduction encore plus sirupeuse. Le gomasio apporte sa note torréfiée...


Un plat qui ne faisait pas partie du menu, est-ce parce que nous avons mentionné Patrick Chazallet auprès d'Isabelle, l'épouse de Jérôme Cazanave ? En tout cas ce fut délicieux : queue de homard, tombée de sucrine et émulsion de carapace. Le homard breton est excellent, la sucrine est à la fois croquante et fondante, l'émulsion est concentrée, très goûteuse ! Merci chef !



Le faux filet d’ici rôti, la joue confite gingembre et cardamome. A nouveau ce qu'il avait mangé l'an dernier. Quand on aime on ne change pas, serait un peu sa devise !


Boeuf tendre, surtout la joue confite...



Le foie gras de canard et melon snacké, cèleri et touche d’agrume. Plat très intéressant, le melon snacké est exquis et accompagne très bien le foie gras, ainsi que le genre de pâte d'agrume, un peu confit, douce-amère. La béarnaise  chaude au céleri est excellente, mais je l'ai plus appréciée sur le boeuf. Ou alors avec le foie gras, mais sans le melon.



On ne peut pa venir dans la région sans prendre de fromage n'est-ce pas ? Très bons cela va sans dire.


Un savarin et des citrons. 
Pâte à savarin très moelleuse (mais rien à voir avec la base hyper beurrée d'un baba), du citron crémeux et fondant et un très rafraichissant sorbet citron/pêche.


Et lui, toujours chocolat. Et framboise. RAS, bon dessert classique, le sorbet qui l'accompagne (mais pas sur la photo) est excellent.


Encore une place pour des mignardises ?
Les sablés sont très réussis, guimauves molleuses, financiers fondants, caramels mous acachuète et cannelés chocoat à la pâte de coco, façon goût de paradis...

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:10
Il y avait un petit moment que nous n'étions pas allés au Pré du Moulin, SA table préférée dans le Nord Vaucluse. 1 étoile au Michelin et un vrai pâtissier depuis un peu plus d'un an... Nous y avons emmené Melle E (sans Miss L, trop petite et ingérable...). Excellent repas une fois de plus, et un très bon vin !

Petits grignotages apéritifs (plutôt fromagers) accompagnés de Champagne pour nous et d'un jus de fraise pour elle.
L'amuse bouche : une raviole de tourteau, émulsion d'orange, il y a de la saveur et cela nous titille les papilles et l'estomac, ce plat a rempli son office !

Pour accompagner le vin un
Côtes du Roussillon Gauby 2000 incoryablement riche, un nez qui explose, la bouche à l'avenant, sur les fruits rouges et noirs confiturés, voire kirshés, mais des tannins bien fondus. La sommelière (un nouveau visage), nous l'a conseillé en précisant qu'il irait aussi avec les produits de la mer. J'étais sceptique mais en effet, sans que l'accord soit exceptionnel, il ne jure pas, neutralité avec les langoustines au pied de cochon et même avec le homard !

Salade de Homard tout en fraîcheur
, pour LUI : bon, joliment présenté, sans doute ce que Melle E a préféré (elle aime le homard, il n'y a pas de doute !)


Pour moi une Cassolette de Langoustines au pied de cochon, un plat terre-mer comme je les aime et TRES réussi, le fondant du pied de cochon avec une garniture puissante en goût, fameux !


Le très classique Pigeon de M. Durand mijoté en cocotte, farci au chou et au foie gras, un plat qu'on ne présente plus...
LUI est un inconditionnel !

J'ai pris le Ris de Chevreau mijoté aux lentilles vertes du Puy et citron vert, excellent accord de texture et de saveur. Le citron vert va bien aux ris !


Aiguillette de volaille fermière de l'Ain au citron, le plat de Melle E, très goûteux et subtilement citronné, la viande est bien tendre mais c'est portionné pour des adultes ! Elle a du en manger à peine la moitié...

Feuilleté croustillant et caramélisé aux framboises, crème légère
pour LUI et Melle E. La photo ne rend pas hommage a ce divin dessert, croustillant et oncteux en bouche à la fois.


J'ai pris un dessert plus travaillé, très (trop ?) subtil : Poire pochée et panée à la nougatine, vanille et caramel décuit à la coriandre. Caramel excellent et joliment mis en scène (n'est-ce pas Marie-Claire ?), la panure nougatine est intéressante mais trop peu à mon goût, je pense que c'est ce qui pêche dans ce dessert... néanmoins de haute qualité !


Si vous passez dans la région, ne manquez pas cette table !

Le Pré du Moulin

Route de Sainte-Cécile-les-Vignes
84830 SERIGNAN-DU-COMTAT

Pour en savoir plus, cliquez ici


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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 15:32
Côté Sud est une table de qualité à Uchaux, au Nord d'Orange dans le Vaucluse (1* au Bottin Gourmand). Le chef, Jean-Michel Besnard est un breton d'origine bien implanté dans la Provence gourmande, ses produits et ses vins, dont la carte est surtout tournée vers les vins de la Vallée du Rhône méridionale et septentrionale. La cuisine est justement créative, haute en couleur et en saveur, les cuissons respectent le produit. Nous y sommes rarement déçus car le chef connaît son affaire !

Voici quel fut notre dîner de vendredi dernier, autour d'un Saint Joseph blanc, cuvée Ro-Rée de Chèze, 2006 (nous avions surtout pris du poisson...). Très bon vin aromatique, fruité et floral, presqu'autant qu'un Condrieu (les parcelles sont apparemment voisines), mais avec une belle minéralité tout de même et autant d'acidité... Vous choisirez entre 2 menus : "garrigue" à 36 euros et "colline" à 47 euros.


Pour lui, rémoulade d'endive au crabe et raviole de homard en vinaiigrette à l'orange. Très frais, bon équilibre entre le sucré, l'iodé et l'amer.


Pour moi, un tartare de thon aux aromates et gaspacho glacé (en réalité un granité de gaspacho...), c'est frais, relevé, goûteux.


Puis, lotte rôtie et chips de chorizo, émulsion de crustacés pour lui. Excellente lotte, cuisson parfaite, saveur délicate.


Pour moi, filet de daurade et poêlée de petit 'encornets, jus aux olives noires de Nyons, cuisson parfait itou, un plat avec un peu plus de caractère parfaitement maîtrisé.

Dans le menu colline, des fromages affinés par Josiane Deal, fromagère de Vaison, MOF dont on retrouve la signature dans plusieurs tables de ce coin de Provence...


Enfin, les desserts : pour lui, crémeux chocolat/framboise, biscuit croquant, sorbet framboise. Accord classique, plutôt une réussite.


Pour moi, pêche blanche pochée à la verveine, mousse aux amandes, sorbet cassis. Excellent, grande finesse, la mousse est délicieuse et le sorbet également. Bel accord de l'ensemble et le biscuit qui accompagne, bien moelleux à l'intérieur et croquant dessus, comme un grand macaron apporte une texture supplémentaire.

L'accueil est toujours agréable, le service est discret mais efficace et l'on peut manger en terrasse dans un environnement verdoyant, où bruisse une mini cascade...


Pour en savoir plus et découvrir la carte du restaurant Côté Sud, cliquez Ici.

Côté Sud
Route d'Orange
84100 Uchaux
Tél 04 90 40 66 08


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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:00

Située entre Orange et Piolenc, la Ferme du Midi est nouvellement installée avec deux hôtes charmants : Virginie et Raphaël Devers. Ils ont repris un vieux corps de ferme et une terrain en friches, on restauré le premier, fort joliment et ont reçu l'agrément "AB" (Ecocert) pour le second. Une production de fruits et légumes bio a donc démarré ce début d'été avec de superbes salades, dont une découverte, un coup de coeur devrais-je dire : la cressonnette du Maroc, qui est en réalité une laitue, comme nous le précise JP (Olhar Feliz). A voir en situation prochainement...


Ils vendent aussi des fleurs de courgettes, une rareté dans le nord du Vaucluse et bien sûr tous les légumes de saison classique : tomates, poivrons, courgettes, aubergines, haricots verts, et aussi des melons.
Ils ont diversifiés leur offre au "magasin" attenant, directement à la ferme et proposent donc d'autres produits bio de producteurs amis : vin, confiture, miel, huile d'olive, jus de fruits. Un poulailler tout récent produit des petits oeufs de poule fermiers (vendus au poids du coup !).


On les retrouve également au marché de Piolenc, le lundi, ainsi que le mercredi, sur le "Cours" (place du marché), sur les marchés de producteurs de Camaret et de Chateauneuf du Pape (dont j'ai parlé ici).


L'intérieur entièrement refait à neuf se compose d'un espace à vivre, au rez-de-chaussée, avec un ancienne cuisinière à bois, toujours en état de marche. Vous vous imaginez le pain grillé ou les pancakes bien chaud, couvert de confiture maison ?
A l'étage,
on trouve une grande chambre de 20m2 (couchage 2 personnes, 6 0 €), ainsi qu'un appartement familial en duplex de 40m2 (4 couchages, 70 €), tous deux dotés de salles de bain privatives. Le petit déjeuner inclus se sompose de produits bio, bien évdiemment...
Un autre vaste espace pourrait bien à son tour être transformé... en gîte !


Si vous voulez venir visiter la région, Vaison La Romaine, le Mont Ventoux, Orange, Avignon, le Pont du Gard, cette chambre d'hôte peut sans doute vous intéresser...


N'hésitez pas à contacter Virginie et Raphaël de ma part.
Voici les coordonnées :

La ferme du midi
Chemin des Aigras
84420 Piolenc
Tél 04 90 66 00 96
e-mail
lafermedumidi@free.fr
site Internet :
http://www.lafermedumidi.fr/


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 16:04
Buonissima cantina ! Espressamente Illy, c'est sa cantine à LUI, mais j'aime aller y déjeuner avec les filles : gressini, pasta et tiramisu, ça fait tout leur bonheur ! La pasta est fresca et déliciosa, les cannelloni et lasagnes sont maison, les produits sont frais, les cuissons en général parfaites, que demander de plus pour une formule déjeuner à 12 euros ? Avec le café, un espresso Illy, bien sûr !

Moules, poulpe, saumon fumé, céleri branche...

Car le coin regorge de belles tables inscrites au BIB Michelin ou même étoilées mais il y a aussi de ce genre de tables plus raisonnables, sans prétention avec des produits frais où il fait bon s'asseoir parfois... La terrasse se situe derrière la mairie d'Orange, sur une place au calme, attenant à un hôtel, l'hôtel Arène (les propriétaires sont les mêmes, un charmant couple italien). A côté, une autre table, où je n'ai au demeurant jamais mangé...

Tortiglioni petits pois, champignons, lardons

Pas d'autres photos, les entrées et plats changent constamment, gage de fraîcheur ! Pour en savoir plus, cliquez ici.

Espressamente Illy
Place de Langes
84100 Orange
tél : 04 90 11 40 40


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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 15:04
Une nouvelle adresse de qualité si vous venez faire du tourisme en Provence, dans le Nord-Vaucluse... L'à propos, à la fois chambre d'hôtes, bar à vins, salon de thé, est situé en centre en ville d'Orange, à deux pas de la gare SNCF (pratique pour ceux qui viennent passer un week-end, prolongé ou pas !). Et pourtant on se croirait ailleurs !

Cet hôtel particulier entièrement restauré dissimule un grand parc planté d'arbres
magnifiques.
Les nouveaux propriétaires y ont refait à neuf la terrasse et ont créé une piscine ; à votre disposition quatre suites (60 m2) et une chambre dans un site vraiment agréable.
Au rez de chaussée, des espaces çà et là, parfait également pour des séminaires... La salle de restaurant, mais en saison, c'est tellement plus agréable de prendre son lunch sur la terrasse ! Sauf quand le mistral souffle...

Au rez- de chaussée également, une boutique de produits gourmands, artisanaux, objets d'art et d'artisanat d'art choisis avec soin : vins, foie gras, condiments, thés (ceux dégustés au salon de thé...), produits de soin et de beauté, etc...


Une vraie restauration le soir et le midi, salon de thé l'après-midi (thés exquis et délicieuses glaces), bar à vin avec dégustation au verre en cours d'élaboration, des soirées musicales à thème dans une ambiance lounge programmées pour l'été (le coup d'envoi a été donné pour la fête de la musique). C'est aussi une adresse
pour les vauclusiens, pour venir se détendre  prendre un verre, discuter dans un espace préservé en dehors de la ville...


Pour réserver cet été et venir vous balader dans la région...
L'à propos (site web ici - clic)
15, av Frédéric Mistral à Orange (Vaucluse)
Tél 04 90 34 54 91 / 06 10 33 06 32
email : info@lapropos.com

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