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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 16:24

Le Vivier est une table étoilée joliment placée en bord de Sorgue, dans un environnement bucolique à peine troublé par le murmure de l'eau qui s'écoule en mini cascade... Des restaurants fréquentés en cette fin d'été, c'est le seul que nous ne connaissions pas encore. Très bon niveau, des moments d'émotion, des choix de vin judicieux que nous avons pris au verre en suivant le choix du sommelier.
L'amuse bouche est un cromesquis de brandade sur une mousseline de pomme de terre fumée, câpres, poudre de moutarde. Bien fait, agréable, rempli bien son office.

En bord de Sorgue, au Vivier...

Entrée et plat signature, le pressé de foie gras & anguille fumée, Pedro Ximénez. Foie gras d'excellente facture, superbe texture, accompagné d'un chutney aux pomme divin et d'une gelée au Jerez Pedro Ximénez bien vue avec le duo terre-mer, déplorons toutefois l'anguille fumée quasiment absente. 
Avec un Terre Siciliane blanc 2014  "SP68" d'Arianna-Occhipinti, fruité mais sec, finale saline et bon accord avec le foie gras, dont la faiblesse est le manque flagrant d'anguille fumée. Dommage...

En bord de Sorgue, au Vivier...

L'assiette de "tapas" est en fait un assortiment de toutes les entrées, dont le foie gras ci-dessus : homard en salade fraicheur de légumes & coquillages, mousse de coco à l’arabica, excellente association je retiens le duo coco-café notamment, vraiment délicieux.
Courgette au shiso vert, tartine de hareng fumé & pomme granny, ail noir & glace au sésame. Pas goûté mais cela semblait très fin et relevé à la fois.
Cromesquis iodé au Murex, salade de fèves & pois, ail confit & mousse de lard. Pas inintéressant dans les saveurs, mais trop de cromesquis tue le cromesquis...
Bisque de homard, un classique superbe de concentration.

En bord de Sorgue, au Vivier...

Ici les enfants mangent comme les grands ! Pintade, petits légumes, raviole et poudre d'olive noir. Une fillette a beaucoup aimé et n'en a pas laissé une miette !

En bord de Sorgue, au Vivier...

Plat de viande de la grande, une selle d’agneau de pays rôtie, les ris croustillant, pois chiche à l’huile d’argan & pequillos. Très beau plat et jolie présentation, la purée de pois chiche à l'huile dargan, les palets de pequillos, les ris d'agneau sont délicieux, et la viande parfaitement cuite. Etaient servis des samoussas très bons, dixit, et une sauce à la menthe qui formait un lien délicieux entre ces éléments, plat goûteux, harmonieux en saveurs et en textures, esthétique de surccroît.

En bord de Sorgue, au Vivier...

Autre plat signature, le pithiviers de pigeon du Comtat aux cèpes et foie gras. Avec un Côtes-du-Rhône 2012 Les Cassets du domaine KA. Joli travail de cuisinier, pâte fine et farce complexe, très goûteuse, tout comme le jus de viande, classique, concentré. Un brin de modernité dans cette version que nous avons appréciée.

En bord de Sorgue, au Vivier...

Et la cuisse rôtie, à manger avec les doigts... Servie avec un bol citronné pour les rincer.

En bord de Sorgue, au Vivier...

L'un des plats de poisson, le turbot vapeur, barigoule de petits légumes à l’huile de caméline, poudre d’olive noire. Avec un Chablis 2014 du domaine Béru.
Plat sobre, féminin, léger, aérien avec une sauce savoureuse corsée par l'huile de caméline et dans laquelle a "infusé" l'artichaut, que relève également des feuilles de marjolaine. Très bon et bon accord, dans la simplicité et la vivacite d'un Chablis classique, citronné.

En bord de Sorgue, au Vivier...

Pour le dessert, texture de pêche & framboise, glace verveine, joli jeu de saveurs et de textures, harmonieuses avec un peu de peps et de craquant. La petite miss a eu le droit à une version mini de ce dessert ainsi qu'une version mini du "tout chocolat" présenté ci-dessous.

En bord de Sorgue, au Vivier...

Le "tout chocolat" associe du moelleux, du fondant du croustillant, du glacé, du craquant en version très cacaotée, et en finale, un lait au chocolat blanc et Grand Marnier.

En bord de Sorgue, au Vivier...

Un verre de Maury du Mas Amiel, des mignardises avec le café : cannelés, excellents, macarons pistache, un peu trop froids, et caramels au speculoos, agréables. Puis un vieux Rhum Matusalem de République dominicaine, 15 ans d'âge, très parfumé, doux et velouté. 

En bord de Sorgue, au Vivier...

Le vivier
800 cours Fernande Peyre
84800 L'Isle sur la Sorgue
Site Internet 

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 16:23

Encore une histoire d'amitié sur le blog, encore des retrouvailles, trois ans après qu'il ait ouvert le Relais de la Ganache à Saint Astier, j'ai retrouvé Ben (Benoît) à la tête de son propre établissement : chambres cosy, gîte équestre et surtout table créative qui fait la part belle aux produits et aux vins de sa région. Si vous passez dans ce coin, arrêtez vous chez lui, vous y serez bien accueilli, dormirez au calme et dégusterez la cuisine savoureuse de Benoît Cohen, chef et restaurateur de cet établissement plein de charme de la campagne périgourdine.

En Dordogne ? Passez la nuit et dînez au Relais de la Ganache !

Même sensibilité, exigence et soin apporté aux choix des produits de saison et locaux,  créativité, Benoît et moi nous sommes connus et rapidement appréciés quand il tenait son blog lou paladar lepet. La passion aidant, il s'est lancé en professionnel et est aujourd'hui un restaurateur de talent qui officie dans ses murs mais également en tant qu'animateur culinaire et traiteur, avec une grande maîtrise de son activité, Chapeau bas, Monsieur !
Nous y avons passé la nuit et avons profité des savoureux produits sélectionnés et cuisinés par Benoît. Au menu (28 euros), démarrons par une amuse bouche exquise, salivante, un velouté froid de champignons à l'huile de noisette (du moulin de Veyssière à Neuvic, qui presse noix et noisettes), subtile et parfumé.


 

En Dordogne ? Passez la nuit et dînez au Relais de la Ganache !

Vient ensuite de la truite marinée et cuite à 50°C. Fondante, savoureuse, cuisson à basse température parfaite, je sais que c'est un genre de cuisson totalement maîtrisée par le chef. Accompagné d'un verre de Bergerac blanc sec Epicurus à base sauvignon, bien fait qui fonctionne bien avec la truite.

En Dordogne ? Passez la nuit et dînez au Relais de la Ganache !

Le plein de légumes locaux avec cette tartelette sans pâte aux légumes de saison goûteuse sur une base d'oignons avec des aubergines fondantes, courgettes vertes et jaunes. Simplement bon, sans chichi, et des légumes bien mis en valeur.

En Dordogne ? Passez la nuit et dînez au Relais de la Ganache !

Le plat suivant montre une montée dans la gourmandise : noix de veau tranchée très fin et mariné à l'huile d'olive et condiment de citron confit, haricots verts à l'huile de noisette. Délicieux, très bien équilibré, beaucoup de finesse mais des saveurs franches. Très joli plat, et un bon accord avec le Bergerac blanc.

En Dordogne ? Passez la nuit et dînez au Relais de la Ganache !

Apogée du repas, de l'esturgeon frais de l'élevage de Neuvic (production de caviar, reportage à venir sur ce blog), idéalement acompagné d'un Pécharmant cuvée cuivrée 2009 du Château des Lys.(merlot-carbernet franc-cabernet sauvignon). L'esturgeon est cuit à l'unilatéral, accompagné d'échine de porc séchée, bouillon miso toast de cabécou fouetté, citron confit et purée de carotte au yuzu. Grand moment, très beau plat (aux pâtes près), complexe et équilibré, un mariage terre-mer avec une touche d'exotisme japonisant qui ne dénature en rien le produit. Vraiment remarquable. Ce plat mérite une étoile au michelin à mon sens et il est fort dommage que le Relais de la Ganache n'ait même pas un bib gourmand !

En Dordogne ? Passez la nuit et dînez au Relais de la Ganache !

Terminons par une pavlova fraises-yuzu très bien exécutée, sans faute, pas trop sucrée. Voilà qui clôt délicieusement ce joli repas.
Le lendemain, le petit déjeuner gourmand, copieux, mêle confitures "maison" et spécialités locales comme les biscottes de la Chateracoise, dernière biscotterie artisanale de France. Merci Ben, pour ton accueil.

En Dordogne ? Passez la nuit et dînez au Relais de la Ganache !

Relais de la ganache
La Bassonie Nord
24110 St Astier - Dordogne

http://www.laganache.fr/

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 16:40

A la faveur d'une escapade dans l'Hérault, nous avons déjeuné en famille à Octopus, table étoilée de Béziers, vantée maintes fois par Nathalie-Lavande. Trois associés - le chef MOF natif de la ville Fabien, son épouse sommelière Rachel, le maître d'hôtel Laurent -, quatre toques au Gault, une étoile au Michelin font de ce restaurant établi une adresse reconnue de la région. 

Octopus, créativité et saveur (Béziers)

Plusieurs menus au choix, le nôtre se porte vers le "mini confiance", 4 plats pour 50 euros, que nous accompagnerons de vins au verre, en accord.
Le pain, excellent, est servi que l
'on peut tartiner d'un
beurre "maison" au calamondin
En amuse bouche, des cromesquis à l'oeuf, champignons et piment d'Espelette, un "nougat" de chèvre et arachide, un croustillant au tarama "maison", légèrement fumé. Belle entrée en matière !
 

Octopus, créativité et saveur (Béziers)

Premier plat "confiance", poisson de petite pêche mariné, écume et chips de riz de Camargue, poutargue. Le poisson est ici de la daurade, délicatement marinée à l'huile d'olive au concombre, avec une belle mâche, le poisson n'étant taillé ni trop fin ni trop épais. La tuile/chips de riz est un élément récurrent dans la cuisine du chef, qui apprécie la légèreté et le croustillant qu'apporte le riz soufflé. La poutargue confère une note de puissance iodée à l'ensemble.

Octopus, créativité et saveur (Béziers)

L'entrée est délicieusement accompagnée d'un verre de vin blanc Côtes du Roussillon 2013 100% maccabeu du domaine Danjou Banessy produit en bionydamie par deux jeunes vignerons. Le vin est d'une belle finesse, tout en nuance avec une note saline bien adaptée au plat. 
Je retiens également la cuvée 100% carignan gris "la Truffière" qui semble être un vin d'exception. A suivre...
 

Octopus, créativité et saveur (Béziers)

Plat de poisson, pour moi LE plat du repas : maigre de ligne vapeur, charlottes aux herbes de mer, coques et beurre battu au thym-citron. Très intéressant duo entre les algues et le thym citron qui conduisent l'accord du second vin, un blanc du domaine de Pélissols en IGP Hérault, assemblage de muscat et chardonnay. Le nez typique du muscat, acidulé, bouche d'agrume, rond et incisif à la fois. Bel accord avec le poisson impeccablement cuit à la vapeur d'algue comme avec la sauce au thym citron. Bel accord également avec les asperges fumées qui accompagnaient le cabri dégusté par l'une des convives.

Octopus, créativité et saveur (Béziers)

Les plats des demoiselles : veau et risotto aux tomates confites et câpres pour l'une, cabri,voile de lait, avec entre autres des asperges fumées très bien condimentées.

Octopus, créativité et saveur (Béziers)

Plat de viande : pomme de ris de veau dorée morilles/épinards/parmesan. Cuisson parfaite, croustillant parmesan, morilles fondantes gorgée d'un mélange crème d'épinard-poire et jus de veau magnifique, versé en salle. Vin blanc plus gras, assemblage de cépages plus rhodaniens (roussanne, marsanne entre autres), apportant une touche oxydative bienvenue avec les ingrédients du plat, morille et parmesan bien sûr, les ris évidemment mais aussi avec la "crème" épinard-poire. Belle association même si j'ai trouvé le vin moins intéressant que les autres dégustés ce jour là. 

Octopus, créativité et saveur (Béziers)

Place aux desserts, clafoutis fraise-rhubarbe et sorbet rhubarbe pour l'une, soufflé aux fruits exotiques et rhum arrangé ("maison"), sorbet exotique pour l'autre ; pour nous c'est l'Aquarium du moment. L'Aquarium est une variation selon les humeurs du chef et les saisons de saveurs et textures présentées dans un contenant sphérique ressemblant à un aquarium. Un sorbet ou une crème glacée, biscuit éponge, diverses textures craquantes et fondantes, et décor de sucre ou de chocolat simulant le corail... Ici, c'était autour de saveurs lactées, douces et sucrées, touche de café et de caramel, éclat de riz soufflé dans un camaïeu de beiges. Pour l'accompagner, deux vins : l'Ille du domaine de Ravanès, notes grillées, torréfiées de noix, noisettes, fruits confits. Accord intéressant surtout lié à la fraîcheur incroyable du vin qui donne de la vivacité au dessert mais je lui ai préféré le Rivesaltes 1992 du domaine de Rancy, fruits rouges, notes de noyau, de cacao.

Octopus, créativité et saveur (Béziers)

Des projets, des ateliers, dans une cuisine bientôt toute neuve, à suivre sur le site du restaurant...
Ouverture du mardi au samedi.


Octopus
12, rue Boieldieu
34500 BEZIERS
Site Internet

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 07:34

Le restaurant Garance vient de recevoir une étoile décernée par le Guide rouge, l'occasion de revenir sur un repas épatant partagé il y a quelques semaines avec Ariane, diététicienne-gourmet. Où comment passer de savoureuse façon du virtuel au réel... L'accueil est chaleureux, souriant, décontracté puisque le souhait y est de "décomplexer la gastronomie et le vin"... Nous y avons passé un agréable moment de gourmandise. Seul bémol, peut être un peu cher et pas de carte.
Félicitations en tout cas au chef Guillaume Iskandar et au directeur/sommelier Guillaume Muller pour cette distinction toute fraîche !


Brioche tiède et mousse de céleri délicieusement acidulé et gourmand pour démarrer les agapes, suivi d'un velouté de courge, doux et acidulé également, avec le craquant des graines de courge. Simple et très bon. 

Garance_entree.jpg

Un peu plus de complexité aromatique sur ce poisson fumé, fenouil cru taillé très fin, poireau, légumes racines, le tout condimenté au wasabi. Bel accord avec le vin.

Garance_poisson.jpg

Poisson encore parfaite cuisson, endive crue et cuite, vin jaune, un plat très harmonieux.

Garance_poisson2.jpg

Le cochon choisi par Melle E qui était de sortie avec nous, cuissons parfaites, croustillant du lard, fondant de la viande. Accompagné d'un long salsifis caramélisé absolument divin !

Garance_cochon.jpg 

Détonnant ce dessert, un peu déconcertant aussi : mousse chocolat, sorbet et chips de topinambour, sauce sésame noir. Fan du légume marié au chocolat, un bémol sur la sauce sésame un peu (trop) salée en bouche.

Garance_dessert.jpg

Côté vin, la carte est jolie et diversifiée. Nous avons opté pour du vin au verre sélectionné par le "caviste" (appellation inédite en restauration pour désigner le sommelier, cela fait partie des charmes du restaurant Garance) : Chablis Premier cru Les Beauroys 2011 du Domaine Laroche pour Ariane et Montlouis sur Loire Les Choisilles 2013 de François Chidaine pour moi. Bons accords et surtout beaucoup de plaisir !

Garance_vins.jpg

Garance
34 rue Saint-Dominique

75007 Paris

Site Internet

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 06:42

Après la cave et le restaurant l'Oustalet à Gigondas, le chef Laurent Deconinck a lancé cet été un bar à vin baptisé Nez. Troisième site gourmand pour la famille Perrin, qui est également propriétaire de chambres d'hôtes dans le village vauclusien. Pas de parfums ici mais d'autres jolies bouteilles à siroter dans un esprit "déjeuner sur le pouce" ou "grignotages apéritifs", avec des planches de charcuterie ou de fromage de grande qualité, ainsi qu'une planche de dessert signée Jouvaud (LE pâtissier de Carpentras) pour terminer sur une note sucrée. En prime, quelques afterworks thématiques bien sentis, comme cette soirée huîtres : Gillardeau et Marennes Oléron au choix, première fraîcheur à déguster avec un Sancerre, un Saint Joseph, un Riesling ou, plus original, un IGP de Corse, tous en accord, et dans une ambiance rétro, presque musette avec un fort sympathique accordéoniste sur le parvis de cette "trattoria" à la française.
Ca tombe bien, que faites-vous ce soir ?

Quelques photos ? La mini planche d'une fillette : tomates cerises, olives picholines excellentes, amandes tout aussi fameuses, gressins maison et saucisson de porc noir de Bigorre ! De la qualité vous dis-je.
nez_miniplanche.JPG

Les huîtres Gillardeau, pain de campagne, beurre et vinaigrette à l'échalote 
nez_huitres.JPG

Deux des quatres vins dégustés 
nez_vins.JPG

La carte
nez_carte.JPG


Nez
bar à vin de l'Oustalet 
84190 Gigondas 

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 06:13

Pintxos ou tapas (lire l'article à ce sujet), il existe des règles particulières un peu décontertantes pour les néophytes, surtout d'il ne comprennnent pas ou ne parlent pas espagnol - ou basque - (pas vrai Marie-Laure ?). Lorsque vous entrez dans un bar à pintxos ou une taperia, le comptoir est déjà dressé de petites assiettes où sont posés une portion individuelle : il faut se servir soi même (comme dans un self) payer et s'installer. Mais certains bars à terrasse bénéficient d'un serveur qui vous apporte ce que vous avez commandé, pintxos et boissons. Il s'agit surtout de grignoter de façon apéritive, pas de faire un repas complet nécessairement.
Lors d'une escapade à San Sebastian (Donostia en basque, où nous étions déjà allés l'an passé), nous avons testé le bar à pintxos Tamboril, sur les conseils de la Francesa.
Au menu, des raciones et surtout des pintxos chauds et frits. Le jambon ibérique y est plutôt bon, sans être exceptionnel.
tamboril-jambon.JPG
Les croquetas sont très réussies, comme tous les pintxos frits ou panés, tempura, 
buñuelos, etc : pâte d'une grande légèreté, pintxos peu gras (en tout cas non dégulinants d'huile) et très digestes.

tamboril-croquetas.JPG
Pintxo de champignons, tout simple mais le pain qui trempe dans la sauce, exquis, Miss L a adoré !
tamboril-champi.JPG
Un dernier pour la route, farci de jambon et d'oeuf ? Milesker ! Gracias !
tamboril-pintxojambonoeuf.JPG
Bar Tamboril
Calle de Pescadería, 2
20003 San Sebastián
Site Internet

 

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 06:35

Si vous passez par Espelette, je vous conseille le bistro Pottoka*, où vous pourrez prendre un rafraichissement ou un vrai repas basque en terrasse, à base de très bons produits du coin. La spécialité de la maison est l'axoa, chaleureusement recommandé par les amateurs-connaisseurs de cuisine basque et vanté par la presse locale. La présentation est atypique mais le plat vraiment goûteux, avec de vrais piments doux verts et rouges.
pottoka_axoa.jpg


Le reste est à l'avenant, comme ce croustillant de pied de cochon, excellent.

croustillantpiedcochon.jpg

Ou encore ces tripotx, du boudin noir à base de chair d'agneau ou de mouton.
tripotx.jpg

En dessert, spécialités glacées ou le fameux gâteau basque, à moins que vous ne choisissiez comme moi pour du fromage de brebis basque (ardi gasna) servi avec la confiture de cerise noire d'Ixtassou (village voisin d'Espelette).
pottoka_brebis.jpg


*Pottok est la race des chevaux semi sauvages autochtone que l'on aperçoit en divers endroits dans le Labourd, et pas seulement sur la Rhune ; il existe un restaurant éponyme à Paris, que je recommande aussi ! Et pour dormir à Espelette , vous séjournerez à l'hôtel Chilhar.  

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 07:58

l_astrance.jpgL'Astrance. Voilà une adresse qui me fait fantasmer depuis son ouverture, en 2000 (et qui obtenait sa première étoile au guide rouge dans la foulée, la 3ème en 2007). A cette date, je m'installais dans le Vaucluse, cela ressemble à un mauvais roman rose, non ? L'an dernier j'ai raté ma réservation. Pas cette année ! Car il faut de la ténacité et une vraie colonté pour dîner chez Pascal Barbot : une adresse dans le 16ème arrondissement de Paris, vers Passy, un système de réservation mois par mois, un menu dégustation "blind" (pas de carte à l'Astrance), mais que voulez vous, quand on s'est entiché d'un chef comme celui-ci, on fait confiance, évidemment. Donc, 14 ans ans plus tard, me voici en compagnie de Marie-Pierre, attablée, encadrées par une sympathique équipe de salle dirigée par Christophe Rohat, décontractée, discrète mais très efficace, et une sommellerie dont la réputation d'excellence ne faire guère de doute : nous choisissons donc le menu dégustation et les accords avec les vins, servis au verre. Ledit menu est cet été proposé en alternance avec un menu truffe noire (d'Australie) qui me laisse dubitative, moi qui suis au coeur d'une terre trufficole, même si je sais bien que les plants de tuber melanosporum australienne viennent d'ici... Au diable, j'attends les plats signatures comme le millefeuille foie gras/champignon et la cuisine sensible du chef sur laquelle j'ai eu le temps de rêver à travers son livre magnifique. Auparavant, place aux mises en bouche, pralinés pomme verte, brioche caramélisée et crème de levure, on démarre très fort entre saveur acidulée, fermentaire et sucrée-salée. Papilles en alerte !
astrance meb 
Le mythique millefeuille champignon/foie gras/agrume, à l'esthétique parfaite. La note d'agrume, renforcé par du zeste de citron vert donne un peps formidable à l'ensemble ; servis à côté, l'huile de noisette est absolument divine et la crème de citron semble un citron confit sans le trop de sel ni le sucre, la quintessence du citron, c'est remarquable ! Pour accompagner ce mets d'anthologie, un Riesling 2010 de Marc Kreydenweiss net, droit, sur l'agrume, à la fois gras et minéral, pour un excellent accord.

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La crevette du Surinam, ail, gingembre dans son bouillon accompagné d'un croustillant à la pâte de gingembre et aux herbes. Servi

en deux temps, le plat se déguste ici avec un Sancerre blanc les Quarterons au nez exotique mais à la bouche tendue, vin très sec avec une finale extrêmement saline qui sied bien au crustacé.
astrance gambas 
La crevette du Surinam, très joli gabarit pêchée artisanalement dans les eaux douces du Surinam. Cuisson époustouflante, la crevette est ferme et fondante à la fois, le bouillon corsé, très aromatique, un pur délice.
 
007.JPG
Le croustillant d'une grande finesse, craquant, léger est plein de fraîcheur, mentholée, sur l'intense note de gingembre, un ravissement à lui seul !
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La légine, poireau, citron confit, salicorne, sauce tamarin-raisin oscille entre l'acidulé, le sucré, le salin ; découverte de ce poisson à la chair ferme et fondante qui s'effeuille un peu comme le cabillaud, poisson d'une magnifique tenue. Plat de transition, terre-mer audacieux, arrosé d'un non moins original vin orange, un bianco du toscan Massa Vecchia (Malvoisie-Vermentino-Trebbiano), aux effluves d'oranger, d'abricot, jolis amers italiens pour un accord très réussi (peut-être le meilleur ?).

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Suit une bouchée de céleri rave à l'avocat et citron séché d'Iran, raviole de lait, crabe à la pâte de piment séché. Un plat en trois temps, tout en contraste. La bouchée se déguste comme un bonbon, la raviole de lait, fine, douce, fondante, dissimule une chair de crabe puissamment aromatique, explosion en bouche : de la douceur à la force en un claquement de langue ! Un des plats les plus marquants avec le millefeuille foie gras-champignon. 
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La noix de veau du Limousin, truffe noire d'Australie, chou, noix caramélisées, crème de parmesan et jus de viande. Plat magnifique, saveurs très en accord et sous l'apparent classicisme du plat, la noix caramélisées, la feuille de sauge et la tuile croustillante (sur le veau ci-dessous) emmènent le plat un peu ailleurs... Un ailleurs sublimé avec le magnifique vin, un Pouilly Fuissé Clos de Monsieur Noly 2002 du domaine Valette, puissant, avec des notes briochées-grillées, à la fois fruité et épicé, une bouche grasse, mais d'une tension et d'une longueur époustouflantes, très joli vin pour un bel accord, conduit par les noix caramélisées et la crème de parmesan.
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Le canard de Challans, petits légumes, navet kabu, cerises farcies datte-amande-zaatar. Cuissons parfaites bien entendu, jus délicieux comme précédemment, les cerises sont des bonbons addictifs avec un goût de reviens-y ! Accord classique avec un Nuits Saint Georges 1er cru 2007 du domaine de l'Arlot.

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La "surprise" : une texture granuleuse et une saveur fromagère font penser à la ricotta mais il s'agit d'un espuma chaud de pomme de terre et fromage blanc servi avec une glace à la vanille, étonnant, amusant, gourmand.
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Le sorbet piment-citronnelle-gingembre, juste fabuleux, frais, pimenté (juste comme il faut), fruité, belle complexité que renforce la présence dans le sorbet de différentes herbes aromatiques, mais chut, secret de chef !
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La tartelette fraise, rhubarbe, jasmin, joli trio fruits-fleur avec l'impression de redécouvrir le jasmin, essence de fleur de haute qualité, très aromatique, envoûtant.
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Second dessert, les perles de tapioca au lait de coco, mangue, gingembre, safran, citron vert, avec la tuile de citron vert, qui donne l'impression de croquer dans le fruit, acidulé et pétillant comme une confiserie régressive. Les desserts sont servis avec un Riesling allemand, un Auslese 2010 de Clemens Busch, floral et exotique, mais que j'ai trouvé trop sucré sur la tartelette (un peu mieux avec le dernier volet exotique du repas). C'est l'accord qui m'a le moins convaincue.

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Nous terminons ce repas magnifique avec un lait de poule au jasmin, une madeleine bien beurrée au miel de châtaignier, un assortiment de fruits frais de saison, framboises à picorer notamment bienvenues à la toute fin de ces agapes.

L'Astrance
4, rue Beethoven
75116 Paris 
Tel 01 40 50 84 40
Site Internet 

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 07:03

Cet été 2014, j'ai convié mes copines Hélène et Gracianne à tester le restaurant Coretta ouvert par le tandem de Neva. On y va donc les yeux fermés ! Un poil cher le midi mais excellente cuisine, puisque la carte est travaillée par la talentueuse Béatrice Gonzalez. Mais le vrai "plus" de Coretta est que le restaurant est ouvert 7 jours sur 7 !
Voici pêle mêle les entrées, puis les plats que nous avons pris ce jour là, arrosés d'un verre de vin, différent pour chacune : avec le cochon, une Syrah d'Yves Cuilleron, avec le cabillaud demi sel (et la courgette) une Roussanne d'Yves Cuilleron, et avec le pigeonneau, Chinon l'Insolent. 
Anguille fumée et veau, bouillon crémeux raifort, massala. l'anguille fumée embaume, le bouillon est suave, complexe et punchy tout à la fois.
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Oeuf parfait, artichaut, aubergine, écume de chorizo.
Efficace, bien cuisiné, bon, que demander de plus ?
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Courgette, coque, champignon, émulsion de vin jaune. D'une grande précision, net et sobre à la fois, très bon là aussi.
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Cabillaud demi-sel, fenouil, radicchio, palourdes. Le cabillaud est cuit à la perfection, le mariage anisé-amer avec le caractère marin des palourdes s'accordent idéalement, notamment avec le vin.
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Carré de cochon de lait, pistache, petit pois menthe, wasabi. Ce dernier semble absent, mais le reste est tellement bien cuisiné (la photo du cochon parle d'elle même)...
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Demi pigeonneau, polenta à l'estragon, abricot, eryngii. Superbe cuisson là encore, la polenta est divine et l'ensemble est très cohérent, et gourmand !
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Pas de dessert, mais une dégustation de macarons de Pierre Hermé, et plus tard après papotage et shopping (mais chut), une tarte au chocolat partagée avec Hélène...
 
Coretta

151 bis rue cardinet
75017 Paris
Tel 01 42 26 55 55
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 05:51

Au Perreux sur Marne, non loin de Paris côté bois de Vincennes, se trouvent quelques bonnes adresses comme le restaurant les Magnolias, ou ce bar à vin ouvert depuis moins d'un an, Vintage Wine, une adresse où passer un bon moment entre grignotages "before" ou bons verres "after". Un choix de jolis vins (dont certains "nature" même si ce n'est pas forcément le créneau absolu des deux associés), les jus de fruits et nectars d'Alain Milliat, l'eau du Roi Soleil et des assiettes gourmandes : pan con tomate copieuses, sardinillas et beurre Bordier à tartiner, prosciutto (dont un truffé), jambon et chorizo ibérique, fromages divers et dessert du moment. Une petite restauration de grande qualité !

vintagewine1.JPG

Le proscitto est un pur délice et la planche de fromages de Cyrille Hardouin (fromager à Alligre, Paris), savoureuse avec une mention spéciale pour le Comté de 36 mois.

vintagewine2.JPG
Les amateurs trouveront ici en outre un large choix de vins,toutes régions confondues, ainsi que quelques bouteilles italiennes. Prix caviste (et un droit de bouchon à la bouteille pour déguster sur place).
vintagewine3.JPG

Bonne adresse, produits et vins de qualité. Un peu cher mais il y a un happy hour ! La place est ouverte de 17h00 à 2h00, pensez à réserver !

Vintage Wine
54T Avenue Georges Clemenceau
94170 Le Perreux-sur-Marne 
Tel 01 48 72 70 82
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