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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 06:33

marcon_paysvellave.JPGConnaissez-vous le pays vellave cher à Régis Marcon et à Jacques, son fils ? C'est la patrie de la lentille du Puy et de la verveine du Velay, aux confins de l'Ardèche "au beurre" et aux portes de l'Auvergne. Une région de collines verdoyantes, plantées de conifères...
marcon_paysvellaveplan.jpgSaint-Bonnet-le-Froid est un petit village frontalier entre Velay et Vivarais (du nom d'un des menus proposés à la table de Régis Marcon), où la burle hivernale souffle la neige en congères glacées mais qui offre une nature généreuse, entre regismarcon_champignon.JPGfleurs sauvages et multiples champignons forestiers, creuset de la cuisine d'ici...
Le lieu-dit Larsiallas où se niche l'hostellerie "Relais & Chateaux" et le restaurant 3* de Régis et Jacques Marcon, marque une frontière naturelle, une ligne de partage des eaux  entre Méditerrannée et Atlantique : sur un versant part le Doux, dont les eaux rejoignent le Rhône, puis la mer Méditerrannée ; sur l'autre, la Saint-Bonnette se jettera dans la Dunières, affluent de la Loire... C'est là que le père et le fils ont grandi et vécu, donnant peu à peu une nouvelle impulsion au village et créant une formidable entreprise qui emploie plus de 60 personnes : outre le site de Larsiallas, vous trouverez le restaurant-salon de thé La Coulemelle, la boulangerie-pâtisserie , un second hôtel Le Clos des Cîmes, le village de vacances les Russules, et un caviste, la Cave Marcon. La Chanterelle, la Coulemelle, les Russues, vous l'aurez compris, vous le savez sans doute déjà, c'est ici la patrie des champignons, vrais et factices (comme celui qui vous accueille devant l'hôtel à Larsiallias, voir photo ci-dessus) !marcon hotel

Mais entrons dans l'hôtel Relais & Chateaux, certifié Ecolabel depuis 2009... Tout est pensé ici pour être en harmonie avec l'environnement, jusqu'au béton qui pourrait laisser perplexe mais qui a le pouvoir de conserver la chaleur ou la fraîcheur, cet excellent conducteur de calories est un choix écologique pour l'hôtel semi-enterré ; les chambres presque troglodytiques se situent sous terre mais offrent une vue étendue à toute la vallée ! En sous-sol, l'on découvre à travers un étonnant diaporama l'intimité de la "Maison Marcon", qui vit au rythme de saisons entre la foire aux Champignons et les "sorties aux herbes" qu'organise Régis Marcon pour ses équipes.
 

Ci-dessous, une photo tirée du diaporama chez Régis et Jacques Marcon 

marcon_diaporama.JPG

L'espace est "meublé" de colonnes comme des forêts enchantées, les murs sont peints de champs de plein été, des effets lumineux habillent les volumes... et les chambres prennent des noms de pierres précieuses : quartz, améthyste, jade... marcon_soussol.jpgEn descendant encore d'un niveau, l'on parvient à l'espace bien-être : bassin d'eau naturelle, cerné de plantes aquatiques, sauna, massage sur mesure (pied, visage, dos...), le tout dans un envoûtant parfum de verveine. Un moment de détente dans un silence apaisant.marcon bassinDans la chambre, spacieuse avec son lit "king-size", le silence est rompu par une musique composée sur mesure, une ode à la nature environnante. Là aussi, la terrasse s'ouvre sur la vallée et les forêts, comme la salle de bain, luxueuse, dotée d'un espace douche et d'une grande baignoire ronde, avec vue "panoramique".  Les produits de soins et de beauté y sont mis à disposition en grands contenants et non en conditionnements jetables individuels, pour d'évidentes raisons écologiques. Et là encore, la verveine règne en maître !marcon sdbPassons la porte du restaurant, sobrement décoré, avec une vue à nouveau sur la nature, d'où nous verrons la lune, pleine et jaune, ainsi que de faux astres lumineux : les lumières clignotant au plafond de la salle de restaurant forment comme des étoiles dans le ciel, une idée poétique et... lumineuse ! Le service est effectué par une équipe de 12 personnes (20 en cuisine), dont Régis Marcon, qui aime à faire le tour des tables pour raconter et expliquer sa cuisine, les champignons et les fleurs des champs ; il n'est pas rare de le voir réaliser une découpe en salle voire servir !
Nous optons pour le menu "découverte", Entre Velay et Vivarais : pas moins de 9 amuse-bouches, 6 plats, fromage, desserts, mignardises et confiseries. De quoi donner la mesure du talent de Régis et Jaques Marcon !marcon amusebouchesPremière vague d'amuse-bouche (un peu dans le désordre) : cromesquis de Saint-Nectaire et sucette de Comté ; cornet croustillant de houmous de lentilles ; huître pochée en gelée de pomme verte, toast ail et perles de tapioca (savoureux, très frais, hélas non photographié) ; crémeux de champignons et brunoise de fenouil croquant, mousserons et trompettes de la mort : nous entrons dans le vif du sujet avec cette amuse-bouche aux champignons !marcon amusebouches2Entre l'huître et le crémeux de champignons, assiette colorée de 4 amuse-bouches (avec les indications sur un calque joliment décoré, en rappel !) : crêpe sarrasin, saumon et carotte ; tomate et pistou (bonbon gélifié à l'eau de tomate et pistou) ; melon et jambon ; tête de veau gribiche (revisitée avec des saveurs asiatiques, sauce soja et croustillant sucré comme une nougatine).marcon_ecrevisse.JPGPremière entrée : Sur un parfum de cistre, des préparations d'été aux écrevisses, gelée crème, petites pousses et fleurs. Une version très fraîche avec tomate, coulis et eau parfumée à l'aspérule odorante, des herbes sauvages comme la pimprenelle, l'oxalys et l'oseille sauvage, des queues d'écrevisses. Découverte fracassante de l'aspérule odorante dans l'eau de tomate : cette fleur s'utilise séchée en infusion pour parfumer d'une note d'amande ; à la fois florale et fruitée, elle doit faire merveille en bouillon, en sorbet ou crème glacée. Gros coup de coeur !marcon_ecrevisse2.JPGEn version tiède, ci-dessus, la crème d'écrevisse et sa gelée a été SON coup de foudre, beaucoup de saveur, concentrée, puissante presque, parfumée à la cistre, plante légèrement anisée (on la surnomme "fenouil des Alpes"). Sont servies également de très fines tuiles végétales de courgette, aubergine et fleur de courgette, croustillantes à souhait (à l'arrière-plan).marcon_foiegraschou_pho.JPGDeuxième entrée : Herbes et légumes d'été, le chou farci au foie gras, légumes et herbes d'été comme un pho (le pot-au-feu vietnamien). Les herbes ciselées sont parsemées en salle et le bouillon fumant versé aussitôt. Le plat est très parfumé, à la fois fluide et dense, il allie la légèreté digeste du pho et la consistance gourmande d'une épaisse tranche de foie gras, fondante et goûteuse dans sa feuille de chou, délicieux !marcon_homard.JPGTroisième entrée : Chanterelles communes et homard, ragoût de girolles et homard au basilic safrané à la façon d'une bouillabaisse. Excellent mariage entre les deux produits, associé à la saveur safranée de la bouillabaisse, servi avec un fin croûton circulaire et d'une rouille d'une infinie légèreté, tout comme l'émulsion mousseuse...marcon_omblechevalier.JPGPlat de poisson : Omble chevalier et verveine, omble chevalier croûté, beurre noisette à la verveine, mousserons des prés. Parfaites cuissons, joli plat mais qui manque un peu de verveine à mon goût. Avec les entrées et le poisson, nous avons bu un Clos Vougeot 1er cru 2009 Le clos blanc de Vougeot Monopole du Domaine la Vougeraie (en demi bouteille), alliant minéralité et rondeur avec beaucoup de finesse.
marcon_infusionchampignon.jpgParenthèse avec l'infusion de champignons et feuille de tanaisie, herbe réputée pour ses vertus digestives. Pas un plat à proprement parler, mais une préparation "signature", étonnante, très agréable et tellement parfumée !marcon_canard.JPGPlat de viande : Canard de Challans, canard rôti aux myrtilles d'ici, poivre de kampot, parmentier de cuisse à la pistache. Là encore, excellente cuisson de la viande comme des légumes, la myrtille sauvage fait merveille avec le canard ; la sauce est dressée en salle et la mini casserole laissée pour se resservir à l'envi !Détail gourmand : un cigare très fin farci d'abats du volatile. marcon_canard2.JPGLe parmentier est une mousse siphonnée de polenta, fabuleusement fine et légère qui dissimule la chair confite et parfumée, le croquant de la pistache en plus. Divin. Surtout en dégustant le Côte-Rôtie Bassenon 2008 de Cuilleron, vin gourmand sur le fruit, aux tanins souples, parfait avec le canard.marcon_fromages.JPGFromages (au choix, faisselle sucrée ou salée, plateau de fromages, assiette travaillée de Bleus : j'ai choisi la dernière) : sorbet bleu, pomme verte et céleri ; toast de chèvre aux fines herbes ; bleu d'Auvergne, gelée de fraise et poivron ; croustillant de bleu. Ludique, gourmand, pour amateurs de pâtes persillées cuisinées !marcon_sorbetherbes.JPGQuelques pré-desserts ? Le premier est un sorbet aux herbes (menthe, basilic, persil et estragon) sur un mesclun, pomme verte et amandes, des notes subtilement sucrées pour préparer les papilles ! Le sorbet est excellent, plein de fraîcheur. En arrière-plan, un genre de lait de poule à la châtaigne et à la poire Williams, savoureux, là encore.marcon_mignardises.JPGEn même temps, arrivent des mignardises : chou praliné digne des plus grands pâtissiers, sablé au sucre, financier pistache et myrtille, sablé framboise et thym citron, pâte de fruits châtaigne et verveine (coups de coeur pour ces deux friandises).marcon_dessertmorille.JPGLe dessert : pour moi, Banane, pêche et morille, charlotte banane et pêche au caramel de morille, crème glacée au sucre brûlé (en fait glace au caramel de gingembre, servi avec le même caramel de morille que dans la charlotte). Dessert surprenant mais la banane et la morille se marient décidément très bien et le caramel de morille est un pur délice qui n'est pas sans rappeler celui de truffe noire.marcon_chocolatchicoree.JPGPour lui, Chocolat et chicorée, l'exquisit au chocolat Saint Domingue, biscuit croquant, granité chicorée (traduisez millefeuille). Haut niveau là aussi. A noter, plutôt qu'un granité c'est une glace crémeuse qui a été servie...marcon_caviarlentille.JPG

Mais la ronde sucrée ne s'arrête pas là, il y avait encore une compotée de mirabelle à la reine des prés (une fleur que j'aime beaucoup) et le mythique caviar de lentilles agrume et vanille (une version voisine du confit de lentille dégustée il y a quelques 4 ou 5 ans), une vraie friandise à manger à la cuillère, comme le vrai caviar !  Et quelques chocolats en dégustation : palet chocolat-café et praliné aux cèpes, accompagnés d'un petit verre de Griottines® (sans parler des chocolats qui nous attendaient dans la chambre). Pour terminer ce formidable repas, une infusion de verveine s'imposait !marcon_petitdej.JPG

Le lendemain matin, juste avant une rapide visite des cuisines (spacieuses avec de grandes baies vitrées sur la nature), nous avons pris un petit déjeuner composé de salade de fruits de saison, fromages, jus d'orange pressé, pains et viennoiserie, avec deux confitures savoureuses et un miel exceptionnel (parfait avec le beurre, voire le chèvre frais). Et du beurre en forme de champignons !marcon_petitdejbeurre.jpgNous n'avons pas quitté la maison Marcon sans faire un tour à la boulangerie du village, nous en sommes repartis avec un pain de seigle encore tiède, un cake aux myrtilles sauvages, une brioche aux amandes caramélisées entre autres... Nous avons également fait des emplettes à la Cave Marcon qui recèle de jolis flacons.
Le pays vellave regorge de richesses naturelles, de chemins de randonnée pleins de charme et d'un duo de chefs de très grand talent. Ce fut un joli cadeau pour nos 10 ans de mariage (avec une petite  participation des Fromages AOP d'Auvergne, suite à certain concours de cuisine...) Quand reviendrons-nous ? J'aimerais découvrir le Printemps d'ici, ses premières fleurs et plantes sauvages, ses morilles fraîches et son boeuf fin gras du Mézenc voisin !
marcon_paysvellave2.JPG

Régis et Jacques Marcon
Larsiallas
43290 St-Bonnet-le-Froid
Tél 04 71 59 93 72
Site Internet

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 05:27

Si vous visitez le Grand Palais ou comme nous, le Palais de la Découverte, vous pouvez démarrer la journée de façon gourmande en prenant un petit-déjeuner au Ladurée des Champs-Elysées, dans un site orné de dorures et d'étoffes épaisses, copie du site originel de la Madeleine (qui offre le même démarrage savoureux au petit matin !). ladureeboissons.JPG
Au programme : thé, café ou chocolat épais à l'ancienne (très épais et très crémeux, pour amateurs seulement !), jus d'orange ou de pamplemousse fraîchement pressé au choix, accompagné de pain et mini viennoiseries : pain au chocolat, croissant, brioche ronde au sucre perlé. A moins qu'une grosse faim ne vous pousse vers une version plus "continentale" avec des oeufs (cuit à votre goût pochés, brouillés, frits..). L'adresse est ouverte à partir de 7h30 en semaine, 8h30 le week-end. Et pour un futur petit creux, n'oubliez pas les croissants aux noix ou les pains au chocolat et à la pistache, deux fameuses viennoiseries !ladureeviennoiserie.JPG

Ladurée Champs-Elysées
75, avenue des Champs Elysées 
75008 Paris
Tél : 01 40 75 08 75
Site Internet

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 05:36

Quand Paris somnole au mois d'août et que bon nombre de boutiques gourmandes ferment leurs portes, Hugo & Victor garde son corner macarons et chocolat du Printemps et sa pâtisserie so chic du Marché Saint-Honoré ouverts pour l'été. Et c'est tant mieux pour les gourmands ! Nous avons dégusté quelques spécialités, que nous nous sommes partagé avec bonheur. A noter l'ensemble très bien emballé, avec des stickers pour maintenir les cartons sur lesquels reposent les pâtisseries, ainsi que serviettes et couverts, si d'aventure, nous avions souhaité les grignoter au Palais Royal...
Revue de poèmes à dévorer et d'envolées lyriques gustatives...hugovictor_eclairchocolat.JPGL'éclair au chocolat : la pâte à chou est parfait et la crème chocolat, aussi fondante qu'une ganache, très puissante en chocolat, est exquise.hugovctor_tartelettepamplemousse.JPG

La tartelette au pamplemousse, façon part de tarte (une des signatures de H&V, cette forme ludique) : l'amertume légère du fruit est adoucie par la crème pâtissière, très bon résultat plein de fraîcheur.hugovictor_religieuseverveine.JPG
La religieuse à la verveine : très verveine avec la crème pâtissière parfumée et le sucre à la verveine dont est ponctué le glaçage, j'ai adoré, mais la présence en bouche pourrait en décontenancer plus d'un : pour amateur de verveine (dont je suis) !hugovictor_parisbrestpeche.JPG
Le Paris-Brest à la pêche (et celui à la framboise, mon coeur a balancé entre les deux..) : joli feuilletage bien caramélisé et croustillant, la pâte à chou toujours parfaite, la saveur de la pêche est sans doute un peu trop subtil mais la crème fouettée vanillée est redoutablement bonne. A refaire, je choisirais la framboise, plus de personnalité à mon goût, qui sied mieux à cette pâtisserie... hugovictor_chocolats.JPG
Quelques chocolats pour finir ? Trés décoratifs, leur garniture est majoritairement caramellée, ce qui donne des confiseries un peu trop sucxrées à mon goût ; à noter le chocolat moucheté de vert, au caramel et à la menthe qui nous a le plus séduit avec Melle E.

Pour acheter en ligne les merveilles d'Hugo et Victor, et trouver les coordonnées de tous les points de vente de cette pâtisserie qui a le vent en poupe, cliquez ici.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 05:15

Hier, nous sommes allées, Melle E et moi visiter le Palais Garnier et nous en avons profité pour déjeuner au Restaurant de l'Opéra, en gourmandes assumées ! L'architecture peut surprendre, décontenancer voire choquer les adeptes de clacissisme. Personnellement, le style moderne en rouge et blanc, aux formes voluptueusement arrondies, me heurte moins que la pyramide de verre qui coupe net les perspectives du Louvre, lorsqu'on s'en approche depuis le passage Richelieu... Cette architecture toute féminine signée Odile Decq met en valeur la cuisine du talentueux isérois Christophe Aribert et de son chef exécutif Yann Tanneau.restaurant_opera_salle.JPG
Point de vue sur la salle de restaurant (NB les volutes blanches du plafond du rez-de-chaussée, dissimulent un second étage de service, soit environ 150 couverts en tout !), les sièges à la Dali très confortables, une salle lumineuse et un éclairage tamisé le soir. Et la terrasse, dont les parisiens peuvent profiter lorsque le soleil pointe le bout de son nez...
restau_opera_terrasse.JPGNous avons pris chacune un plat et un dessert : pour Mademoiselle, la bavette : rôtie, échalotes, chou-fleur cuit et cru, antésite, ail léger, gratin du Vercors. L'ensemble est bien assorti, entre une créativité maîtrisée et un clin d'oeil au terroir du chef. Le jus de viande à l'antésite est à tomber ! A noter, un serveur bien attentionné a pré-coupé la viande, voyant l'embarras de la demoiselle... Le service est ici au top, l'accueil excellent, attentionné mais décontracté, le maître d'hôtel qui s'est occupé de notre table s'est avéré charmant, courtois, intéressant dans ses propos et à l'écoute.restaurant_opera_bavette.JPG
J'ai pris le pata negra : côte rôtie, miel de l'Opéra, sureau, réglisse, olive noire et émulsion de polenta. Excellente cuisson, le pana negra rôti est servi rosé, tendre à souhait avec un gras délicieux, l'émulsion mousseuse de polenta est une jolie trouvaille, j'ai évidemment aimé la touche réglissée (même si j'ai préféré la sauce à l'antésite), Quant au miel récolté sur le toit de l'Opéra, sa réputation n'est pas du tout usurpée, il est excellent, subtil et aromatique à la fois !restaurant_opera_patanegra.jpg
Le dessert de la miss, la pêche, melba classique rôtie entière au four, groseille et glace vanille, très joli contraste de température et de textures, avec un peu de crumble sur la glace, et du craquant de la pistache.restau_opera_pechemelba.JPGEt pour moi, café gourmand entre deux opéras :
l'un, classique chocolat-café-amande, l'autre contemporain, chartreuse jaune, noix, lait, croque chocolat au pan massala, en mini bouchées, avec un excellent nougat au chocolat, un sablé à la farine torréfiée et une mini guimauve ; un assortiment gourmand, bien réalisé.restau_opera_cafegourmand.JPG
Le tout, deux plats, deux desserts, demi-bouteille d'eau et un verre de vin (Julienas 2010, moyen et servi trop froid ; il n'y a pas de sommelier), pour un peu plus de 100 euros, un peu cher, notamment si l'on compare avec le Mini Palais, autre table de musée qui offre une cuisine bistro chic, tandis que L'Opéra Restaurant  propose une cuisine plus élaborée, qui connaît un succès grandissant depuis son ouverture fin juin.
Une curiosité anecdotique : le "lave-main" en forme de vague éclairé en blanc lors du savonnage et en rouge lors du rinçage...

L'Opéra Restaurant
PLace Jacques Rouché
75001 Paris
Tel 01 42 68 86 80
Site Internet



  

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 06:32

C'est au carrefour entre Travaillan, Rasteau, Cairanne et Sablet que se situe Coteaux et Fourchettes, restaurant ouvert en septembre dernier au coeur du vignoble de l'appellation Plan de Dieu. Encadrée de vignes, la table se double d'un caveau dans lequel on peut trouver tous les vins figurant à la carte, très intéressant !
Edit 5 février 2012 : Coteaux et Fourchettes vient de glaner un Bib gourmand auprès du Guide Rouge ! cyrilglenot.JPGCoteaux et Fourchettes est géré par le chef de cuisine Cyril Glemot (croisé à Vaudieu au printemps dernier) et le sommelier Romain Gaillard. A venir une salle de coteauxfourhcette-vin.JPGconférence pour les entreprises et des chambres d'hôtes (et en période de Chorégies, ce ne serait pas du luxe !).

La cuisine de Cyril Glemot y est créative, gourmande, colorée, avec d'excellents produits (bons approvisionnements, pains "maison", affichage de l'origine des viandes...) ; deux menus pour au total un choix entre 4 entrées, 4 plats et 4 desserts, la carte étant renouvelée environ tous les 15 jours... Les vins (d'ici mais aussi de Languedoc, de Côtes-du-Rhône septentrionales, d'Alsace) y sont bien sélectionnés, et bien recommandés par Romain Gaillard.
Ce jour-là, nous avions optés pour le menu Fourchettes (45 euros avec le fromage), du veau façon "sudiste" et du rouget ont orienté mon choix vers un Cairanne blanc, pour finalement tester le vin recommandé par le sommelier : Côte-du-Rhône blanc Comtesse Madeleine 2010 du Château de Montfaucon. Vin équilibré, fin, pas exceptionnel et assez court en bouche mais qui s'est avéré un bon partenaire durant le repas...

Après quelques grignotages apéritifs, dont d'excellentes olives marinées "maison", l'amuse-bouche est une panna-cotta au magret de canard, émulsion de wasabi, plutôt agréable, et remplit bien son office...

 

coteauxfourchette_amusebouche.JPG

La première entrée est une soupe glacée de melon au Muscat de Beaumes de Venise, langoustines rôties et jambon serrano : accords classiques avec de beaux produits, la langoustine rôtie diffuse des saveurs caramélisées dans la soupe de melon, délicieux ! Excellent trio.coteauxfourchette_langoustine.JPG

Secconde entrée, un duo de foie gras de canard, chutney d'ananas, façon croque-monsieur : une tranche de foie gras mi-cuit au sel (maison), une autre poêlée (en fait c'est le mi-cuit qui est poêlé, très réussi !), le chutney manque peut-être un peu de peps mais le foie gras est très bon.coteauxfourchettefoiegras.JPG

Vient ensuite le rouget poêlé sur sa peau, tomate confite au citron, tempura de fleur de courgette et beurre d'agrumes acidulés. Le rouget (de Méditerranée) est superbe, bon produit, chair épaisse, bien cuit. L'appareil des courgette fait plus beignet que tempura, le beurre d'agrume cisèle l'ensemble. Le pistou qui relève les légumes (dés de courgette) pourrait être un peu plus puissant, mais c'est une question de goût...coteauxfourchette_rouget.JPG

Et la côte de veau rôtie, cannelloni de bohémienne de légumes au chèvre frais, jus réduit au thym : le veau (origine drôme) est d'une grande qualité et la cuisson très bien exécutée. Le chèvre apporte de la saveur et de la puissance aux légumes, le tout est très goûteux, très joli plat !couteauxfourchettecoteveau.JPG

Les fromages signés Josiane Deal (fromagère MOF de Vaison), sont très bons, avec un bon accord avec le vin,  à signaler notamment un brebis affiné exceptionnel.

Côté dessert, je choisis la déclinaison des olives confites où je retrouve avec plaisir le parfait glacé au Maury aux olives noires confites dégusté à Vaudieu, aux côtés d'un mini clafoutis et d'une crème de mascarpone façon tiramisu... Les deux autres éléments de la variation sont agréables mais je garde mon coup de coeur pour ce duo Maury/olives confites, toujours aussi bon ! Dégusté avec un verre de Rasteau VDN La Collière, très bon accord.035.JPGAutre dessert, un classique revisité : fondant de chocolat Guanaja au coeur de fruits rouges sur une compotée de fraises flambées au Grand Marnier, dessert remarquable encore et divinement accompagné d'un verre de Maury blanc du Mas Amiel, une première. Même si j'ai une préférence pour le Maury rouge...coteauxfourchette_fondantchoc.JPGUn petit tour en cuisine (qui compte 4 personnes dont le chef, et 3 en salle)... Les petits pains sont prêts à être enfournés pour le prochain service.coteauxfourchette_pains.jpg

Coteaux et Fourchettes
Croisement de la Courançonne

84290 Cairanne
Tél : 04 90 66 35 99

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 14:44

C'est à Vaudieu que j'avais rencontré Julien Pilati issu d'une famille de pâtissiers, traiteur à l'Isle sur la Sorgue et qui a lancé, il y a tout juste un an, un restaurant-salon de thé à Avignon, Entre amis (il sera d'ailleurs à nouveau lundi à Chateauneuf pour la finale 2011 des Rencontres Gourmandes...). C'est donc tout naturellement que j'ai proposé à mon amie Caroline de passage pour Altera rosa d'aller y grignoter quelque chose avant qu'elle ne reprenne son train. J'avais été agréablement surprise par la qualité de la pâtisserie dégustée à vaudieu mais il est vrai que les circonstances imposaient l'exigence de la qualité !

Le site est meublé dans un style épuré, design, avec des éclairages verts à la fois dynamisant et zénifiants, selon le moment de la journée...

entreamis.jpg

Nous avons toutes les deux pris l'entremets tout cacahuète, accompagné d'un sorbet griotte pour elle, d'une crème glacée caramel pour moi. Ainsi que deux exceptionnels chocolats à l'italienne. Si vous ne connaissez pas le cioccolato, ou le chocolate espagnol qui lui ressemble comme un frère, il s'agit de  boisson au chocolat dense, très épais, nourrissant, délicieux. Entre amis propose une carte d'une dizaine de cioccolate parfumés ; j'ai pris chocolat-café, elle chocolat-orange-cannelle. Il nous faudra un thé vert-ginseng ensuite pour désaltérer et pour le coup de fouet de la fin de journée !

entreamis_entremetscacahuetesorbetgriotte.jpg

L'entremets se compose (à vue de nez, et sauf erreur de ma part) d'une dacquoise, d'une pâte de cacahuète, d'un croustillant praliné cacahuète (ou nougatine cacahuète), avec de gros morceaux, et d'un biscuit (cacahuète aussi je pense). Les morceaux de cacahuète sont les bienvenus, l'ensemble est fin, gourmand, pas trop typé. Une pâtisserie de bonne facture. Il nous faudra revenir, peut-être avec les filles, quand Miss L sera plus sage à table...

entreamis_entremetscacahuete.jpg

Entre amis
11, rue de la balance

84000 Avignon
Tel 09 81 82 47 39
site Internet Entre Amis

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:13

J'ai croisé ce jeune couple à Vaudieu, elle est en cuisine, il est en salle, sommelier de formation. Personne d'autre qu'eux, Christine et Pierre Teste, dans une maison vigneronne du XVIIème siècle, toute en pierres, au coeur d'un village tranquille du Gard, près de Bagnols sur Cèze, non loin d'Orange. On s'y rend pour y découvrir une cuisine de saison, cuisine de marché aux couleurs du Sud, métissée d'influences asiatiques, le couple ayant vécu en Thaïlande et bourlingué en Asie du Sud-Est et en Indonésie (entre autres...). maisongaujacchristine.JPG

Mais cette semaine, c'est du "pur" thaï, mettons des recettes originales, mais un peu adoucies pour le palais occidental. Un peu fusion, herbes et épices dépaysantes, un rien de piment et beaucoup de parfum !

Installés dans une cour intérieure à l'ombre d'un parasol, nous avions vue et nez sur la cuisine, règne de Christine... Pour cette découverte (pour LUI) ou redécouverte de la cuisine thaïe (pour moi, habituée au Blue Elephant il y a une vingtaine d'années...), le choix se portait entre deux menus, l'un express à 14 €, l'autre plus étoffé à 27 €.maisongaujacmenuthai.JPG

Nous optons pour le second avec panachage des entrées et desserts pour profiter au maximum de cette cuisine riche en émotion. Pour chacun des plats, le menu précise alors l'intitulé thaï et les descriptif en français. Nous accompagnerons le repas d'un vin du languedoc. Pierre sélectionne pour nous un rouge du domaine Le Conte des Floris 2007, cuvée Baslatique, fruité et épicé qui a du répondant et qui collera avec les entrées et le plat principal ! Avec les desserts, ce sera un Coteau-du-Layon sans trop de sucre et bien fruité lui aussi.

En amuse bouche, un peu de satay de poulet, concombre pimenté et sauce arachide, ça arrache un peu, dixit. Mais il finit la sauce à la cuillère :)maisongaujacstay.JPG

Première entrée, Yam wun sen, salade de vermicelles de soja, porc au lait de coco, gambas ; u pur délice de saveurs acidulées et douces à la fois.maisongaaujacsaladevermicelle.JPG

 

Seconde entrée, Larb gai, fraîcheur de poulet, coriandre, menthe et citron vert ; l'intitulé "fraîcheur" n'est pas usurpé, c'est la qualité première du plat, bienvenue par cette chaleur de midi...maisongaujacfraicheur.JPG

Le plat, Ped yang, canard rôti, coriandre, gingembre, pâte de soja, oyster sauce ; un condiment plus qu'une sauce, délicieusement concentré fait toute la puissance de ce plat, les légumes apporte craquant et fraîcheur.maisongaujaccanard.JPG

les desserts, Khao neow mamuang, riz glutineux au lait de coco, mangue sorbet, purée et fruit ; le sorbet et la purée à tomber, j'aurais préféré le riz plus "gluant".maisongaujacrizglutineux.JPG

Et Sapparot khing som makrut, carpaccio d'ananas, noix de coco, gingembre confit, sorbet citron vert gingembre ; l'ananas est tranché très fin, fort agréable, la noix de coco est légèrement confite et garde son croquant naturel, le gingembre confit est très bon et le tout est bien rafraîchi par le sorbet, très bon dessert !maisongaujacanans.JPG

Un peu frustrée car il a fallu repartir vite, sans avoir le temps de papoter, en ayant avalé un café à vitesse "V". Vivement Vaudieu, le 6 juin, pour avoir un peu plus de temps...

Si vous êtes dans le coin et si vous avez envie de découvrir cette cuisine, n'hésitez pas, foncez, c'est jusqu'à la fin de la semaine ! Mais gageons, qu'il y aura d'autres sessions de cuisine thaï... Et pour avoir goûté la cuisine de Christine, j'ai de toutes façons envie d'y retourner.

La Maison
Rue du Presbytère
30330 Gaujac
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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:04

Il y avait bien 10 ans que je n'avais plus mangé de grenouilles, je savais donc que je prendrais ce plat, lors de notre dîner en tête-à-tête au Pré du Moulin la semaine dernière. Un délicieux appel d'air dans un restaurant à 10 minutes de chez nous, que nous apprécions, tant pour le service que la table, plutôt classique, ça ne se refuse pas ! J'ai déjà retracé ici un repas, pas tous, loin s'en faut, il y a eu aussi des rendez-vous familiaux, notamment les 50 ans de mariage de mes beaux-parents, je vous invite à me suivre pour ce dîner-ci, où Lui a pris le menu des prés et moi, à la carte... 

Chateldon (notre préférée) pour les bulles très fines et désaltérantes et Nuits-Saint-Georges blanc 2007 "les Terres blanches", une relative rareté qui s'est avéré une merveille avec les cuisses de grenouilles... Un nez sur l'agrume et les fleurs blanches, il développe en bouche le même type d'arômes, avec une belle concentration, à la fois complexe et plein de fraîcheur.

En amuse-bouche, un velouté de petits pois, huile d'olive et petits croûtons, ces derniers sont hélas un peu détrempés en arrivant. Ils gagneraient à être mis dans l'assiette en salle.premoulin2011misebouche.JPG

La raviole ouverte à la truffe du Tricastin et artichaut sauté à cru, excellente et surtout pas chiche en truffe, il y a là une belle truffe entière ! Les champignons qui enrichissent le plat volent un peu la vedette à l'artichaut, pourtant délicieux quand on le croque avec la truffe. Seul bémol...premoulin2011ravioletruffe.JPG

Foie gras chaud de canard, coulis de betterave pour Lui, foie parfaitement cuit, fondant et croustillant ; j'aime le coulis, soyeux, voluptueux, terrien mais pas trop. Quelques bâtonnets croquants d'asperge verte (dans le sud on en trouve à la table de nombreux restaurants, mais où la trouvent-ils ? Pas pensé à demander... je vous épargne la photo, vraiment trop moche)

 

Un plat "surprise" dans son menu (j'ai beaucoup aimé le principe), qui sera servi pour nous deux (j'ai aimé l'attention) : noix Saint-Jacques poêlée, topinambour, cébette. La Saint-Jacques vient de la baie de Saint Georges, certaines sont énormes, bien charnues, beaucoup de finesse en bouche et cuites à la perfection. Probablement son plat préféré ce soir-là...premoulin2011saintjascquestopinambour.JPG

Poêlée de ris de chevreau aux lentilles vertes du Puy et citron vert, très fin, plus "blanc" en bouche que les ris de veau, avec la touche de citron vert qui aurait pu relever davantage, mais le plat est bon et bien accompagné par le vin. Même si l'apothéose, pour moi, c'est l'accord avec les grenouilles !premoulin2011rischevreau.JPG

Poêlée de belles grenouilles façon meunière et citron vert, rien à dire, quand on aime, c'est parfait. Les grenouilles viennent des Dombes, c'est donc un plat un peu cher, mais une fois par décennie...premoulingrenouille.JPG

Fromages pour lui, très bons, puis les desserts :

Barre passion lactée et finger chocolat, bon duo, manque un poil de finesse mais ne faisons pas la fine bouche, c'est un beau et bon dessertpremoulin2011passionchocolat.JPG

Chocolat glacé au thé, rafraîchi à la menthe, dessert soyeux, gourmand et plein de fraîcheur, très agréable en fin de repas !premoulin2011dessertglacechoc.JPG

Des grignotages sucrés encore, et un café pour moi. Très bon repas.

 

Le Pré du Moulin

Route de Sainte-Cécile-les-Vignes
84830 Sérignan du Comtat 

Tel : 04 90 70 14 55 

Site Internet du Pré du Moulin

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 16:43

Nous avons le même âge et il exerce dans "ma ville", en tout cas celle où j'ai presque toujours vécu de ma naissance à mon "exil" dans le Vaucluse, bref les trois quarts de ma vie ! C'est mon quatrième repas chez lui, j'en avais fait deux, tout au début, à l'ouverture de son restaurant, un autre il y a 5 ou 6 ans, et il y a une dizaine de restaurant_magnolias.jpgjours, avec ma chère amie Caroline (avec qui j'y étais allée aussi précédemment). Lui, c'est Jean Chauvel et son restaurant, les Magnolias, dont il est propriétaire et chef de cuisine, est situé au Perreux sur Marne en région parisienne, non loin de Vincennes. Il s'est installé aux côtés de sa femme (charmante, un accueil très chaleureux), qui s'occupe notamment du service en salle, et s'est fait une réputation d'OVNI, celle d'un jeune chef un peu excentrique dans sa cuisine : il joue d'associations étonnantes, à l'occasion de design culinaire, et créait des appellations ludiques et à rallonge pour ses plats, tantôt fantastiques, tantôt poétiques, qui en agaçaient plus d'un, mais qui l'amusaient (et moi aussi !).

Depuis quelques temps, l'esprit du restaurant s'est recadré sur une cuisine de marché, avec des plats qui changent chaque semaine. Les intitulés sont de fait plus sobres, et diront certains, plus efficaces. Le chef met en valeur le produit, dans des associations toujours aussi surprenantes, mais il me semble que la créativité débridée a fait place à une inventivité plus "cadrée". Maturité ?

Il existe avec ses fournisseurs un respect et une fidélité comme, notamment,  avec ce "ciseleur" de légumes, ce maraîcher-jardinier bio du Cher qu'est Arnaud Lasserre ou encore le plus médiatique Joël Thiebault. Mais pas que. Il fait la part belle également aux artisans d'art, tel le souffleur de verre Céline Coquart (Lazzaroni Verre) qui crée, sur-mesure, les contenants ludiques du restaurant.

Lors de ce dîner, mon amie Caroline m'a convaincue de prendre le menu "dégustation" au bout duquel je n'étais pas sûre d'arriver. Et grosse erreur, nous avons en plus commencé par du Champagne ! Les desserts n'ont sans doute pas été appréciés à leur juste valeur, et j'ai à peine bu le dernier verre de vin...

magnoliasmisebouche.JPG

En amuse-bouche : à gauche, un consommé de canard et à droite, une cuillère de carottes toniques, acidulées et son haddock fondant (on déguste en sens inverse !)

magnoliasfoiegras

Premier plat en duo, ci-dessus Foie gras de canard confit au piment doux d'Espelette, "ail - papaye" adoucis au tamarin accompagné de pourpier d'hiver. Du craquant, un peu d'amertume (le jus vert) et d'acidulé, entrée en matière remarquée ! Avec un bémol sur la papaye un peu "transparente".

Et, ci-dessous, un sublime velouté de chou-fleur et langoustine et sa paille de pomme de terre et foie gras, accompagné d'un Côte de Gascogne 2009 Domaine Chiroulet "La Côte d'Heux".magnoliasveloutechoufleurlangoustine.JPG

Puis, le premier plat de poisson, un excellent Maquereau de ligne de nos côtes poêlé au shiso rougi de "betterave - hibiscus", sucré-salé avec une pointe d'acidité, avec un Domaine Jean Fournier 2008 "Les champs Forey" qui ferait aimer le Bourgogne aligoté ! magnoliasmaquereaubetterave.JPG

Puis, une langoustine et son guacamole-chorizo, pas mal sans plus (j'ai même oublié de photographier !)

Plus intéressant, les Saint-Jacques normandes nouées de patate douce aux parfums de "cédrat - mimolette" servi avec une vinaigrette passion, bel équilibre avec des saveurs inattendues mais complémentaires, très beau plat, un de mes favoris. magnoliasstjacquesmimolette.JPG

En duo avec la pétoncle d'Ethel au beurre safrané, plus classique et bon :magnoliaspetoncles.JPG

Le gadgetissime jambon-beurre à boire (comme chez Eric Fréchon), dans un contenant amusant qui rappelle un peu les pipes à opium. Comme pour la paille de foie gras et d'autres supports à venir, le chef travaille avec le souffleur de verre Céline Coquart qui les crée sur commande ! Cette "boisson" ludique offre réellement lea saveur du jambon-beurre, voire même du croque-monsieur, sa version chaude. Car le liquide arrive chaud et on râpe du pain toasté dessus. magnoliasjambonbeurreboire.JPG

La daurade royale aux agrumes accompagnée de sa tranche de butternut et d'une lamelle d'ail Aomori formaient un mariage harmonieux et d'une limpidité remarquable. Bon accord avec le vin.magnoliasdaurade.JPG

Suivie d'une dégustation dont on ne ferait presque qu'une bouchée : un cube de risotto croustillant et son émulsion ananas, j'ai beaucoup aimé l'acidulé du fruit sur le croustillant-fondant du risotto au parmesan.magnoliasrisottoananas.JPG

Avant de reprendre les hostilités, un "trou normand" à la façon de Jean Chauvel : jus de pomme verte au limoncello qui remplit bien son office. A nouveau un contenant insolite (qui me rappelle par trop les pipettes à médicament de mes filles).magnoliastrounormand.JPG

La viande : canette de Chalans, chou confit, châtaigne, jus réglissé (désolée pour la photo), dégusté avec un vin de Pays de l'Hérault Domaine les Terrasses d'Elise 2008 cuvée XB. D'un premier abord décontertant par sa puissance aromatique, véritable explosion en bouche dominée par la réglisse avec un caractère presqu'animal ! Tanins fondus, notes de musc, rondeur et accord excellent avec le plat. Quant au plat, la cuisson du canard est parfaite, le jus concentré et j'adore surtout le chou mariné (presque lacto-fermenté), sur le dessus.magnoliascanard.JPG

L'accompagnaient une purée de pomme de terre traditionnelle, délicieuse, et un macaron à la moutarde, totalement addictif.magnoliasmacaronmoutarde.JPG

Pas de photo, c'est dommage, à l'heure du fromage : le brie de Meaux à la main de Bouddha et sirop de Liège était épatant.

Vient le temps des desserts, et pour démarrer, un pousse-pousse au litchee, sorbet rafraichissant, histoire de faire "place nette" sur les papilles et in vivo ! Toujours un support du maître verrier...magnoliasorbetlitchee.JPG

Puis, un "classique" du restaurant, le Saint-Honoré à boire. Un peu redondant avec le jambon-beurre ; régressif mais j'adhère moins.magnoliassthonoreboire.JPG

Le cube chocolat, "farci" de poire au safran, joli montage et les feuilles de chocolat sont parfaites. Dessert agréable.magnoliascubechoc.JPG

D'autres gourmandises sucrées encore dont le Mont-blanc de mangue enseveli de lait d’amande givré de meringue à la fleur d’oranger (ci-dessous), la meringue, un peu trop grosse, en fait un dessert un peu trop sucré. Dommage, cela aurait pu être mon préféré. magnoliasdessertmeringue.JPG

En fin de repas, d'autres mignardises mais impossible d'en avaler une, je goûte juste la ludique barbe-à-papa à la menthe poivrée, appréciée !

Merci encore pour l'accueil qui nous a été réservé, merci pour la gentillesse de Madame Chauvel, d'autant que nous avons fait une fois de plus la fermeture (avec mon amie Caroline nous sommes un peu coutumières du fait car nous nous voyons peu souvent)

 

Les Magnolias

48 avenue de bry
94170 Le Perreux s/Marne
tél : 01 48 72 47 43(pour réserver et connaître la carte qui ne figure pas sur Internet)

Pour en savoir plus, cliquez ici.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 15:56

Nous étions deux ce midi-là, dans le soleil inattendu d'un début février, appareil-photo en main et regard admiratif sur l'architecture du Grand Palais, telles deux touristes anonymes. C'est devant cette satue que nous nous sommes retrouvées, elle et moi, en route vers le restaurant Mini Palais installé au sein du Grand Palais, le prestigieux musée parisien. Mis en place par Eric Fréchon, le chef du Bristol a installé son ancien second Pascal d'Aboville aux commandes, désormais chef exécutif du Mini Palais.

grandpalais.JPG

En route vers cette table où elle avait réservé pour midi pile, première partie de service. Plutôt bien, nous étions les premières, de quoi nous mettre à notre aise, prendre quelques photos des lieux, un mobilier et un décor sobre dans les teintes beige/marron sur lequel se détache quelques éléments en plâtre, reproduction de statuaire grecque. Par correction, je demande toujours si les photos sont autorisées. M'en aura-t-elle voulu de cette franchise ? Car quelques minutes plus tard, le manager des lieux revient en nous répondant par la négative ; la seule photo que vous aurez du restaurant sera celle de son entrée majestueuse, face au Pont Alexandre III :minipalais.JPG

Passons sur notre déception première ; après tout, l'endroit n'était que prétexte à une belle rencontre... Une coupe de Champagne Deutz et une gougère d'anthologie plus tard (et du beurre Bordier tartiné), tout va bien ! Elle choisit le plat et le dessert, je préfère l'entrée et le plat. Pour l'un comme pour l'autre, ils nous en a coûté 28 euros chacune, plutôt bon rapport qualité-prix dans le coin ! Vous y trouverez une cuisine de marché sans chichi, à base de produits de saison, à mi chemin entre bistrot et gastro...

J'ai donc commencé par une terrine de boudin noir, très fine et bien relevée (signée Philippe Camdeborde ?). Puis nous avons dégusté un sandre à la juste saveur de poisson de rivière (pas trop puissant...) et parfaitement cuit, avec une sauce au vin rouge subtile, le tout accompagné d'un Pouilly fumé, bien en accord. Le dessert était décliné sur le mode pistache-cacao, pas mal aussi. Nous avons lorgné aussi du côté du baba au rhum géant que je me serais bien vue prendre finalement... A priori, mieux vaut réserver mais après une expo, c'est chouette de trouver le Mini Palais à deux pas ! Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

Les tables des musées ont le vent en poupe depuis un moment déjà, que ce soient de vrais restaurants où l'on déjeune, ou juste des salons de thé. J'ai un faible pour celui très chouette du musée Jacquemart-André, dont j'adore la déco. On mange japonais/fusion dans un décor art moderne au Tokyo eat, restaurant du Palais de Tokyo (qui accueille par ailleurs le Nomyia, où j'aimerais bien aller...), il y a aussi le Saut du Loup (la terrasse surtout) du Musée des Arts Décoratifs ou encore le Georges à Beaubourg.

Et pour la vue, les Ombres du Musée du Quai Branly et bien sûr, les restaurants de la Tour Eiffel, le fameux Jules Verne ou le 58 (emmenez-y vos enfants !). Le prochain ? Le très attendu restaurant de l'Opéra Garnier, dont on ignore le nom du chef, mais ce ne sera pas Nicolas Le Bec (dommage) ; l'ouverture est espérée pour l'été, j'espère bien y aller après la visite du  musée avec ma fille aînée, danseuse classique passionnée !

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