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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 06:32

C'est au carrefour entre Travaillan, Rasteau, Cairanne et Sablet que se situe Coteaux et Fourchettes, restaurant ouvert en septembre dernier au coeur du vignoble de l'appellation Plan de Dieu. Encadrée de vignes, la table se double d'un caveau dans lequel on peut trouver tous les vins figurant à la carte, très intéressant !
Edit 5 février 2012 : Coteaux et Fourchettes vient de glaner un Bib gourmand auprès du Guide Rouge ! cyrilglenot.JPGCoteaux et Fourchettes est géré par le chef de cuisine Cyril Glemot (croisé à Vaudieu au printemps dernier) et le sommelier Romain Gaillard. A venir une salle de coteauxfourhcette-vin.JPGconférence pour les entreprises et des chambres d'hôtes (et en période de Chorégies, ce ne serait pas du luxe !).

La cuisine de Cyril Glemot y est créative, gourmande, colorée, avec d'excellents produits (bons approvisionnements, pains "maison", affichage de l'origine des viandes...) ; deux menus pour au total un choix entre 4 entrées, 4 plats et 4 desserts, la carte étant renouvelée environ tous les 15 jours... Les vins (d'ici mais aussi de Languedoc, de Côtes-du-Rhône septentrionales, d'Alsace) y sont bien sélectionnés, et bien recommandés par Romain Gaillard.
Ce jour-là, nous avions optés pour le menu Fourchettes (45 euros avec le fromage), du veau façon "sudiste" et du rouget ont orienté mon choix vers un Cairanne blanc, pour finalement tester le vin recommandé par le sommelier : Côte-du-Rhône blanc Comtesse Madeleine 2010 du Château de Montfaucon. Vin équilibré, fin, pas exceptionnel et assez court en bouche mais qui s'est avéré un bon partenaire durant le repas...

Après quelques grignotages apéritifs, dont d'excellentes olives marinées "maison", l'amuse-bouche est une panna-cotta au magret de canard, émulsion de wasabi, plutôt agréable, et remplit bien son office...

 

coteauxfourchette_amusebouche.JPG

La première entrée est une soupe glacée de melon au Muscat de Beaumes de Venise, langoustines rôties et jambon serrano : accords classiques avec de beaux produits, la langoustine rôtie diffuse des saveurs caramélisées dans la soupe de melon, délicieux ! Excellent trio.coteauxfourchette_langoustine.JPG

Secconde entrée, un duo de foie gras de canard, chutney d'ananas, façon croque-monsieur : une tranche de foie gras mi-cuit au sel (maison), une autre poêlée (en fait c'est le mi-cuit qui est poêlé, très réussi !), le chutney manque peut-être un peu de peps mais le foie gras est très bon.coteauxfourchettefoiegras.JPG

Vient ensuite le rouget poêlé sur sa peau, tomate confite au citron, tempura de fleur de courgette et beurre d'agrumes acidulés. Le rouget (de Méditerranée) est superbe, bon produit, chair épaisse, bien cuit. L'appareil des courgette fait plus beignet que tempura, le beurre d'agrume cisèle l'ensemble. Le pistou qui relève les légumes (dés de courgette) pourrait être un peu plus puissant, mais c'est une question de goût...coteauxfourchette_rouget.JPG

Et la côte de veau rôtie, cannelloni de bohémienne de légumes au chèvre frais, jus réduit au thym : le veau (origine drôme) est d'une grande qualité et la cuisson très bien exécutée. Le chèvre apporte de la saveur et de la puissance aux légumes, le tout est très goûteux, très joli plat !couteauxfourchettecoteveau.JPG

Les fromages signés Josiane Deal (fromagère MOF de Vaison), sont très bons, avec un bon accord avec le vin,  à signaler notamment un brebis affiné exceptionnel.

Côté dessert, je choisis la déclinaison des olives confites où je retrouve avec plaisir le parfait glacé au Maury aux olives noires confites dégusté à Vaudieu, aux côtés d'un mini clafoutis et d'une crème de mascarpone façon tiramisu... Les deux autres éléments de la variation sont agréables mais je garde mon coup de coeur pour ce duo Maury/olives confites, toujours aussi bon ! Dégusté avec un verre de Rasteau VDN La Collière, très bon accord.035.JPGAutre dessert, un classique revisité : fondant de chocolat Guanaja au coeur de fruits rouges sur une compotée de fraises flambées au Grand Marnier, dessert remarquable encore et divinement accompagné d'un verre de Maury blanc du Mas Amiel, une première. Même si j'ai une préférence pour le Maury rouge...coteauxfourchette_fondantchoc.JPGUn petit tour en cuisine (qui compte 4 personnes dont le chef, et 3 en salle)... Les petits pains sont prêts à être enfournés pour le prochain service.coteauxfourchette_pains.jpg

Coteaux et Fourchettes
Croisement de la Courançonne

84290 Cairanne
Tél : 04 90 66 35 99

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 14:44

C'est à Vaudieu que j'avais rencontré Julien Pilati issu d'une famille de pâtissiers, traiteur à l'Isle sur la Sorgue et qui a lancé, il y a tout juste un an, un restaurant-salon de thé à Avignon, Entre amis (il sera d'ailleurs à nouveau lundi à Chateauneuf pour la finale 2011 des Rencontres Gourmandes...). C'est donc tout naturellement que j'ai proposé à mon amie Caroline de passage pour Altera rosa d'aller y grignoter quelque chose avant qu'elle ne reprenne son train. J'avais été agréablement surprise par la qualité de la pâtisserie dégustée à vaudieu mais il est vrai que les circonstances imposaient l'exigence de la qualité !

Le site est meublé dans un style épuré, design, avec des éclairages verts à la fois dynamisant et zénifiants, selon le moment de la journée...

entreamis.jpg

Nous avons toutes les deux pris l'entremets tout cacahuète, accompagné d'un sorbet griotte pour elle, d'une crème glacée caramel pour moi. Ainsi que deux exceptionnels chocolats à l'italienne. Si vous ne connaissez pas le cioccolato, ou le chocolate espagnol qui lui ressemble comme un frère, il s'agit de  boisson au chocolat dense, très épais, nourrissant, délicieux. Entre amis propose une carte d'une dizaine de cioccolate parfumés ; j'ai pris chocolat-café, elle chocolat-orange-cannelle. Il nous faudra un thé vert-ginseng ensuite pour désaltérer et pour le coup de fouet de la fin de journée !

entreamis_entremetscacahuetesorbetgriotte.jpg

L'entremets se compose (à vue de nez, et sauf erreur de ma part) d'une dacquoise, d'une pâte de cacahuète, d'un croustillant praliné cacahuète (ou nougatine cacahuète), avec de gros morceaux, et d'un biscuit (cacahuète aussi je pense). Les morceaux de cacahuète sont les bienvenus, l'ensemble est fin, gourmand, pas trop typé. Une pâtisserie de bonne facture. Il nous faudra revenir, peut-être avec les filles, quand Miss L sera plus sage à table...

entreamis_entremetscacahuete.jpg

Entre amis
11, rue de la balance

84000 Avignon
Tel 09 81 82 47 39
site Internet Entre Amis

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:13

J'ai croisé ce jeune couple à Vaudieu, elle est en cuisine, il est en salle, sommelier de formation. Personne d'autre qu'eux, Christine et Pierre Teste, dans une maison vigneronne du XVIIème siècle, toute en pierres, au coeur d'un village tranquille du Gard, près de Bagnols sur Cèze, non loin d'Orange. On s'y rend pour y découvrir une cuisine de saison, cuisine de marché aux couleurs du Sud, métissée d'influences asiatiques, le couple ayant vécu en Thaïlande et bourlingué en Asie du Sud-Est et en Indonésie (entre autres...). maisongaujacchristine.JPG

Mais cette semaine, c'est du "pur" thaï, mettons des recettes originales, mais un peu adoucies pour le palais occidental. Un peu fusion, herbes et épices dépaysantes, un rien de piment et beaucoup de parfum !

Installés dans une cour intérieure à l'ombre d'un parasol, nous avions vue et nez sur la cuisine, règne de Christine... Pour cette découverte (pour LUI) ou redécouverte de la cuisine thaïe (pour moi, habituée au Blue Elephant il y a une vingtaine d'années...), le choix se portait entre deux menus, l'un express à 14 €, l'autre plus étoffé à 27 €.maisongaujacmenuthai.JPG

Nous optons pour le second avec panachage des entrées et desserts pour profiter au maximum de cette cuisine riche en émotion. Pour chacun des plats, le menu précise alors l'intitulé thaï et les descriptif en français. Nous accompagnerons le repas d'un vin du languedoc. Pierre sélectionne pour nous un rouge du domaine Le Conte des Floris 2007, cuvée Baslatique, fruité et épicé qui a du répondant et qui collera avec les entrées et le plat principal ! Avec les desserts, ce sera un Coteau-du-Layon sans trop de sucre et bien fruité lui aussi.

En amuse bouche, un peu de satay de poulet, concombre pimenté et sauce arachide, ça arrache un peu, dixit. Mais il finit la sauce à la cuillère :)maisongaujacstay.JPG

Première entrée, Yam wun sen, salade de vermicelles de soja, porc au lait de coco, gambas ; u pur délice de saveurs acidulées et douces à la fois.maisongaaujacsaladevermicelle.JPG

 

Seconde entrée, Larb gai, fraîcheur de poulet, coriandre, menthe et citron vert ; l'intitulé "fraîcheur" n'est pas usurpé, c'est la qualité première du plat, bienvenue par cette chaleur de midi...maisongaujacfraicheur.JPG

Le plat, Ped yang, canard rôti, coriandre, gingembre, pâte de soja, oyster sauce ; un condiment plus qu'une sauce, délicieusement concentré fait toute la puissance de ce plat, les légumes apporte craquant et fraîcheur.maisongaujaccanard.JPG

les desserts, Khao neow mamuang, riz glutineux au lait de coco, mangue sorbet, purée et fruit ; le sorbet et la purée à tomber, j'aurais préféré le riz plus "gluant".maisongaujacrizglutineux.JPG

Et Sapparot khing som makrut, carpaccio d'ananas, noix de coco, gingembre confit, sorbet citron vert gingembre ; l'ananas est tranché très fin, fort agréable, la noix de coco est légèrement confite et garde son croquant naturel, le gingembre confit est très bon et le tout est bien rafraîchi par le sorbet, très bon dessert !maisongaujacanans.JPG

Un peu frustrée car il a fallu repartir vite, sans avoir le temps de papoter, en ayant avalé un café à vitesse "V". Vivement Vaudieu, le 6 juin, pour avoir un peu plus de temps...

Si vous êtes dans le coin et si vous avez envie de découvrir cette cuisine, n'hésitez pas, foncez, c'est jusqu'à la fin de la semaine ! Mais gageons, qu'il y aura d'autres sessions de cuisine thaï... Et pour avoir goûté la cuisine de Christine, j'ai de toutes façons envie d'y retourner.

La Maison
Rue du Presbytère
30330 Gaujac
Site Internet de la maison

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:04

Il y avait bien 10 ans que je n'avais plus mangé de grenouilles, je savais donc que je prendrais ce plat, lors de notre dîner en tête-à-tête au Pré du Moulin la semaine dernière. Un délicieux appel d'air dans un restaurant à 10 minutes de chez nous, que nous apprécions, tant pour le service que la table, plutôt classique, ça ne se refuse pas ! J'ai déjà retracé ici un repas, pas tous, loin s'en faut, il y a eu aussi des rendez-vous familiaux, notamment les 50 ans de mariage de mes beaux-parents, je vous invite à me suivre pour ce dîner-ci, où Lui a pris le menu des prés et moi, à la carte... 

Chateldon (notre préférée) pour les bulles très fines et désaltérantes et Nuits-Saint-Georges blanc 2007 "les Terres blanches", une relative rareté qui s'est avéré une merveille avec les cuisses de grenouilles... Un nez sur l'agrume et les fleurs blanches, il développe en bouche le même type d'arômes, avec une belle concentration, à la fois complexe et plein de fraîcheur.

En amuse-bouche, un velouté de petits pois, huile d'olive et petits croûtons, ces derniers sont hélas un peu détrempés en arrivant. Ils gagneraient à être mis dans l'assiette en salle.premoulin2011misebouche.JPG

La raviole ouverte à la truffe du Tricastin et artichaut sauté à cru, excellente et surtout pas chiche en truffe, il y a là une belle truffe entière ! Les champignons qui enrichissent le plat volent un peu la vedette à l'artichaut, pourtant délicieux quand on le croque avec la truffe. Seul bémol...premoulin2011ravioletruffe.JPG

Foie gras chaud de canard, coulis de betterave pour Lui, foie parfaitement cuit, fondant et croustillant ; j'aime le coulis, soyeux, voluptueux, terrien mais pas trop. Quelques bâtonnets croquants d'asperge verte (dans le sud on en trouve à la table de nombreux restaurants, mais où la trouvent-ils ? Pas pensé à demander... je vous épargne la photo, vraiment trop moche)

 

Un plat "surprise" dans son menu (j'ai beaucoup aimé le principe), qui sera servi pour nous deux (j'ai aimé l'attention) : noix Saint-Jacques poêlée, topinambour, cébette. La Saint-Jacques vient de la baie de Saint Georges, certaines sont énormes, bien charnues, beaucoup de finesse en bouche et cuites à la perfection. Probablement son plat préféré ce soir-là...premoulin2011saintjascquestopinambour.JPG

Poêlée de ris de chevreau aux lentilles vertes du Puy et citron vert, très fin, plus "blanc" en bouche que les ris de veau, avec la touche de citron vert qui aurait pu relever davantage, mais le plat est bon et bien accompagné par le vin. Même si l'apothéose, pour moi, c'est l'accord avec les grenouilles !premoulin2011rischevreau.JPG

Poêlée de belles grenouilles façon meunière et citron vert, rien à dire, quand on aime, c'est parfait. Les grenouilles viennent des Dombes, c'est donc un plat un peu cher, mais une fois par décennie...premoulingrenouille.JPG

Fromages pour lui, très bons, puis les desserts :

Barre passion lactée et finger chocolat, bon duo, manque un poil de finesse mais ne faisons pas la fine bouche, c'est un beau et bon dessertpremoulin2011passionchocolat.JPG

Chocolat glacé au thé, rafraîchi à la menthe, dessert soyeux, gourmand et plein de fraîcheur, très agréable en fin de repas !premoulin2011dessertglacechoc.JPG

Des grignotages sucrés encore, et un café pour moi. Très bon repas.

 

Le Pré du Moulin

Route de Sainte-Cécile-les-Vignes
84830 Sérignan du Comtat 

Tel : 04 90 70 14 55 

Site Internet du Pré du Moulin

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 16:43

Nous avons le même âge et il exerce dans "ma ville", en tout cas celle où j'ai presque toujours vécu de ma naissance à mon "exil" dans le Vaucluse, bref les trois quarts de ma vie ! C'est mon quatrième repas chez lui, j'en avais fait deux, tout au début, à l'ouverture de son restaurant, un autre il y a 5 ou 6 ans, et il y a une dizaine de restaurant_magnolias.jpgjours, avec ma chère amie Caroline (avec qui j'y étais allée aussi précédemment). Lui, c'est Jean Chauvel et son restaurant, les Magnolias, dont il est propriétaire et chef de cuisine, est situé au Perreux sur Marne en région parisienne, non loin de Vincennes. Il s'est installé aux côtés de sa femme (charmante, un accueil très chaleureux), qui s'occupe notamment du service en salle, et s'est fait une réputation d'OVNI, celle d'un jeune chef un peu excentrique dans sa cuisine : il joue d'associations étonnantes, à l'occasion de design culinaire, et créait des appellations ludiques et à rallonge pour ses plats, tantôt fantastiques, tantôt poétiques, qui en agaçaient plus d'un, mais qui l'amusaient (et moi aussi !).

Depuis quelques temps, l'esprit du restaurant s'est recadré sur une cuisine de marché, avec des plats qui changent chaque semaine. Les intitulés sont de fait plus sobres, et diront certains, plus efficaces. Le chef met en valeur le produit, dans des associations toujours aussi surprenantes, mais il me semble que la créativité débridée a fait place à une inventivité plus "cadrée". Maturité ?

Il existe avec ses fournisseurs un respect et une fidélité comme, notamment,  avec ce "ciseleur" de légumes, ce maraîcher-jardinier bio du Cher qu'est Arnaud Lasserre ou encore le plus médiatique Joël Thiebault. Mais pas que. Il fait la part belle également aux artisans d'art, tel le souffleur de verre Céline Coquart (Lazzaroni Verre) qui crée, sur-mesure, les contenants ludiques du restaurant.

Lors de ce dîner, mon amie Caroline m'a convaincue de prendre le menu "dégustation" au bout duquel je n'étais pas sûre d'arriver. Et grosse erreur, nous avons en plus commencé par du Champagne ! Les desserts n'ont sans doute pas été appréciés à leur juste valeur, et j'ai à peine bu le dernier verre de vin...

magnoliasmisebouche.JPG

En amuse-bouche : à gauche, un consommé de canard et à droite, une cuillère de carottes toniques, acidulées et son haddock fondant (on déguste en sens inverse !)

magnoliasfoiegras

Premier plat en duo, ci-dessus Foie gras de canard confit au piment doux d'Espelette, "ail - papaye" adoucis au tamarin accompagné de pourpier d'hiver. Du craquant, un peu d'amertume (le jus vert) et d'acidulé, entrée en matière remarquée ! Avec un bémol sur la papaye un peu "transparente".

Et, ci-dessous, un sublime velouté de chou-fleur et langoustine et sa paille de pomme de terre et foie gras, accompagné d'un Côte de Gascogne 2009 Domaine Chiroulet "La Côte d'Heux".magnoliasveloutechoufleurlangoustine.JPG

Puis, le premier plat de poisson, un excellent Maquereau de ligne de nos côtes poêlé au shiso rougi de "betterave - hibiscus", sucré-salé avec une pointe d'acidité, avec un Domaine Jean Fournier 2008 "Les champs Forey" qui ferait aimer le Bourgogne aligoté ! magnoliasmaquereaubetterave.JPG

Puis, une langoustine et son guacamole-chorizo, pas mal sans plus (j'ai même oublié de photographier !)

Plus intéressant, les Saint-Jacques normandes nouées de patate douce aux parfums de "cédrat - mimolette" servi avec une vinaigrette passion, bel équilibre avec des saveurs inattendues mais complémentaires, très beau plat, un de mes favoris. magnoliasstjacquesmimolette.JPG

En duo avec la pétoncle d'Ethel au beurre safrané, plus classique et bon :magnoliaspetoncles.JPG

Le gadgetissime jambon-beurre à boire (comme chez Eric Fréchon), dans un contenant amusant qui rappelle un peu les pipes à opium. Comme pour la paille de foie gras et d'autres supports à venir, le chef travaille avec le souffleur de verre Céline Coquart qui les crée sur commande ! Cette "boisson" ludique offre réellement lea saveur du jambon-beurre, voire même du croque-monsieur, sa version chaude. Car le liquide arrive chaud et on râpe du pain toasté dessus. magnoliasjambonbeurreboire.JPG

La daurade royale aux agrumes accompagnée de sa tranche de butternut et d'une lamelle d'ail Aomori formaient un mariage harmonieux et d'une limpidité remarquable. Bon accord avec le vin.magnoliasdaurade.JPG

Suivie d'une dégustation dont on ne ferait presque qu'une bouchée : un cube de risotto croustillant et son émulsion ananas, j'ai beaucoup aimé l'acidulé du fruit sur le croustillant-fondant du risotto au parmesan.magnoliasrisottoananas.JPG

Avant de reprendre les hostilités, un "trou normand" à la façon de Jean Chauvel : jus de pomme verte au limoncello qui remplit bien son office. A nouveau un contenant insolite (qui me rappelle par trop les pipettes à médicament de mes filles).magnoliastrounormand.JPG

La viande : canette de Chalans, chou confit, châtaigne, jus réglissé (désolée pour la photo), dégusté avec un vin de Pays de l'Hérault Domaine les Terrasses d'Elise 2008 cuvée XB. D'un premier abord décontertant par sa puissance aromatique, véritable explosion en bouche dominée par la réglisse avec un caractère presqu'animal ! Tanins fondus, notes de musc, rondeur et accord excellent avec le plat. Quant au plat, la cuisson du canard est parfaite, le jus concentré et j'adore surtout le chou mariné (presque lacto-fermenté), sur le dessus.magnoliascanard.JPG

L'accompagnaient une purée de pomme de terre traditionnelle, délicieuse, et un macaron à la moutarde, totalement addictif.magnoliasmacaronmoutarde.JPG

Pas de photo, c'est dommage, à l'heure du fromage : le brie de Meaux à la main de Bouddha et sirop de Liège était épatant.

Vient le temps des desserts, et pour démarrer, un pousse-pousse au litchee, sorbet rafraichissant, histoire de faire "place nette" sur les papilles et in vivo ! Toujours un support du maître verrier...magnoliasorbetlitchee.JPG

Puis, un "classique" du restaurant, le Saint-Honoré à boire. Un peu redondant avec le jambon-beurre ; régressif mais j'adhère moins.magnoliassthonoreboire.JPG

Le cube chocolat, "farci" de poire au safran, joli montage et les feuilles de chocolat sont parfaites. Dessert agréable.magnoliascubechoc.JPG

D'autres gourmandises sucrées encore dont le Mont-blanc de mangue enseveli de lait d’amande givré de meringue à la fleur d’oranger (ci-dessous), la meringue, un peu trop grosse, en fait un dessert un peu trop sucré. Dommage, cela aurait pu être mon préféré. magnoliasdessertmeringue.JPG

En fin de repas, d'autres mignardises mais impossible d'en avaler une, je goûte juste la ludique barbe-à-papa à la menthe poivrée, appréciée !

Merci encore pour l'accueil qui nous a été réservé, merci pour la gentillesse de Madame Chauvel, d'autant que nous avons fait une fois de plus la fermeture (avec mon amie Caroline nous sommes un peu coutumières du fait car nous nous voyons peu souvent)

 

Les Magnolias

48 avenue de bry
94170 Le Perreux s/Marne
tél : 01 48 72 47 43(pour réserver et connaître la carte qui ne figure pas sur Internet)

Pour en savoir plus, cliquez ici.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 15:56

Nous étions deux ce midi-là, dans le soleil inattendu d'un début février, appareil-photo en main et regard admiratif sur l'architecture du Grand Palais, telles deux touristes anonymes. C'est devant cette satue que nous nous sommes retrouvées, elle et moi, en route vers le restaurant Mini Palais installé au sein du Grand Palais, le prestigieux musée parisien. Mis en place par Eric Fréchon, le chef du Bristol a installé son ancien second Pascal d'Aboville aux commandes, désormais chef exécutif du Mini Palais.

grandpalais.JPG

En route vers cette table où elle avait réservé pour midi pile, première partie de service. Plutôt bien, nous étions les premières, de quoi nous mettre à notre aise, prendre quelques photos des lieux, un mobilier et un décor sobre dans les teintes beige/marron sur lequel se détache quelques éléments en plâtre, reproduction de statuaire grecque. Par correction, je demande toujours si les photos sont autorisées. M'en aura-t-elle voulu de cette franchise ? Car quelques minutes plus tard, le manager des lieux revient en nous répondant par la négative ; la seule photo que vous aurez du restaurant sera celle de son entrée majestueuse, face au Pont Alexandre III :minipalais.JPG

Passons sur notre déception première ; après tout, l'endroit n'était que prétexte à une belle rencontre... Une coupe de Champagne Deutz et une gougère d'anthologie plus tard (et du beurre Bordier tartiné), tout va bien ! Elle choisit le plat et le dessert, je préfère l'entrée et le plat. Pour l'un comme pour l'autre, ils nous en a coûté 28 euros chacune, plutôt bon rapport qualité-prix dans le coin ! Vous y trouverez une cuisine de marché sans chichi, à base de produits de saison, à mi chemin entre bistrot et gastro...

J'ai donc commencé par une terrine de boudin noir, très fine et bien relevée (signée Philippe Camdeborde ?). Puis nous avons dégusté un sandre à la juste saveur de poisson de rivière (pas trop puissant...) et parfaitement cuit, avec une sauce au vin rouge subtile, le tout accompagné d'un Pouilly fumé, bien en accord. Le dessert était décliné sur le mode pistache-cacao, pas mal aussi. Nous avons lorgné aussi du côté du baba au rhum géant que je me serais bien vue prendre finalement... A priori, mieux vaut réserver mais après une expo, c'est chouette de trouver le Mini Palais à deux pas ! Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

Les tables des musées ont le vent en poupe depuis un moment déjà, que ce soient de vrais restaurants où l'on déjeune, ou juste des salons de thé. J'ai un faible pour celui très chouette du musée Jacquemart-André, dont j'adore la déco. On mange japonais/fusion dans un décor art moderne au Tokyo eat, restaurant du Palais de Tokyo (qui accueille par ailleurs le Nomyia, où j'aimerais bien aller...), il y a aussi le Saut du Loup (la terrasse surtout) du Musée des Arts Décoratifs ou encore le Georges à Beaubourg.

Et pour la vue, les Ombres du Musée du Quai Branly et bien sûr, les restaurants de la Tour Eiffel, le fameux Jules Verne ou le 58 (emmenez-y vos enfants !). Le prochain ? Le très attendu restaurant de l'Opéra Garnier, dont on ignore le nom du chef, mais ce ne sera pas Nicolas Le Bec (dommage) ; l'ouverture est espérée pour l'été, j'espère bien y aller après la visite du  musée avec ma fille aînée, danseuse classique passionnée !

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:02

Serge Chenet a longtemps été  aux commandes du Prieuré à Villeneuve les Avignon. Maître Cuisinier de France et Maître Ouvrier de France 1993 (MOF), il est aujourd'hui chef de cuisine et propriétaire d'un établissement dans le Gard à Pujaut, un mas transformé en restaurant : Entre vigne et garrigue. Le nom annonce bien la couleur, voyez plutôt le paysage :

entrevignegarriguevue.JPG

Rencontré lors de cet atelier d'accord mets-vins autour du safran, je n'avais pas eu encore l'occasion de déjeuner chez Serge Chenet. La cuisine y est précise, sur le produit, notamment de Provence, et respectueuse des saisons. Le confort et la décoration y sont sobres et élégants (j'aime les tonalités prune&chocolat).entrevignegarriguesalle.JPG

En mise en bouche, un velouté de topinambour, crème truffée, chips croustillante, belle entrée en matière avec un joli mariage de texture et de température. Lui a pris le menu

entrevignegarrigueamusebouche.JPG

Kadaïf de gambas et saumon rôti, aubergine à la provençale et salade d’herbes fraiches, vinaigrette marbrée : beaucoup de saveur, du croutillant, plat très bien fait, l'aubergine est très moelleuse.

entrevignegarriguesaumongambas.JPG

Crème de cèpes, Quenelle de volaille truffée, Foie gras confit et poireaux : le foie gras est d'un fondant infini et d'une belle fraîcheur, la quenelle très légère en bouche, le tout très aromatique mais on est ici très proche de la mise en bouche, sans doute le seul bémol.

entrevignegarriguequenelle

Filet de rouget de Méditerranée, Risotto au vieux parmesan et jus de palourdes : superbes produits, cuisson pârfaite, une mention pour les petites chips de poisson sur le dessus, au paprika ou à l'encre de seiche, sorte de tuiles croustillantes et aromatiques, très ludiques.

entrevignegarriguerouget.JPG

Pour le repas accompagner un Croze-Hermitage 2009 de Laurent Combier, un vin qui sans avoir beaucoup de caractère, est très bien fait et se boit facilement ! J'ai choisi un millésime jeune pour mieux servir le perdreau entouré de fruits... Il a également bien accompagné la quennelle truffée et le rouget-parmesan, autant que le cochon.

entrevignegarriguevin.JPG

“Le perdreau rôti “, compote de chou rouge et figues, coing, marron : encore une belle cuisson, du fruité mais peu de sucre, la figue entre sous forme d'un coulis, subtil dans la cuisson du chou rouge.

entrevignegarrigueperdreau-copie-1.JPG

Coup de coeur pour cette côte de cochon du Ventoux en tranche épaisse et la poitrine rôtie, légumes oubliés et purée de céleri :deux cuissons, grillée et laquée, avec une chips de panais très réussie et les légumes confits (salsifi, panais...)

entrevignegarriguecochon.JPG

Une sélection de fromages affinés de Josiane Deal a précédé cet ananas rôti aux fines épices, sorbet noix de coco et ses bugnes vanillées. La glace est crémeuse, délicieuse, et l'ananas est parfait.

entrevignegarrigueananas.JPG

Pour moi, une poêlée de fruits d’automne « en mille feuille craquant » au praliné, sorbet poire : assez bon "millefeuille" à base d'apapreil à tuile ; en revanhce, le sorbet poire n'est pas à mon goût.

entrevignegarriguefruitpraline.JPG

Un petit tour digestif autour du restaurant ? Il fera bon de revenir s'attabler en terrasse à la belle saison...

entrevignegarrigueterrasse.JPG

Coup d'oeil aux sièges noueux, très à mon goût...

entrevignegarriguechaisebois.JPG

Un dernier aperçu ?

entrevignegarriguevue2.JPG

Entre Vigne et garrigue

Mas Saint Bruno - Chemin des falaises - 30131 Pujaut

Tel 04 90 95 20 29

Site Internet

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 17:32

Le séjour organisé par les Champagnes de Vignerons s'est déroulé pour une grande partie à l'Assiette Champenoise (2 étoiles Michelin) tout près de Reims, à Tinqueux. "Calme, luxe et raffinement", un tryptique non usurpé dans un cadre haut de gamme qui mêle l'ancien au design, autre passion du maître des lieux avec la cuisine. Arnaud Lallement a repris le restaurant de son père pour le hisser à un haut niveau de perfection hôtelière et culinaire. La bâtisse est ancienne et superbe mais elle a bénéficié de plusieurs "coups de jeune", tout comme la cuisine que le chef a agrandi il y a 5 ans : les blogueuses culinaires ont travaillé dans une magnifique cuisine de 200 m2 !

Les cheminées à l'éthanol donne le ton, dès l'entrée dans l'hôtel, puis on en retrouve dans la salle de restaurant.lallementchemineeethanol.JPG

Le magnifique lustre ancien cotoie des panneaux lumineux dont l'éclairage se teinte de différentes couleurs...

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... et d'autres effets lumineux, comme ces lampadaires extérieurs ludiqueslallementlampeext.JPG

Le confort des lieux est amplifié par l'effet matelassé sur les murs, comme dans la salle de bar : ambiance intimiste, fauteuils profonds, vous prendrez bien une flûte de Champagne ? L'Assiette Champenoise propose plusieurs espaces confortables, cosy de jour ou lounge de nuit... 55 chambres spacieuses pour la suite, grand confort, toutes personnalisées, avec les petits attentions qu'on apprécie comme le chocolat du soir... NB elles seront remises à neuf en début d'année mais garderont cette personnalisation que j'ai trouvé très agréable.lallementcoinbar.JPG

Look at ! Refreshing...lallementbar.JPG

 

L'Assiette Champenoise, le petit-déjeuner

Le petit déjeuner en salle, le matin, riche et gourmand, dressé sur de superbes cuisinières anciennes. Très affable, la serveuse du mardi matin nous a accueilli tout sourire (la groupie avait reconnu Mamina !), nous proposant un éventail de thés natures ou parfumés. Vous préférez un café ou un double espresso ? Pas de souci. Et un large choix de jus de fruits.lallementanciennecuisiniere.JPG

Des gourmandises autant salée que sucrées, ci-dessous la charcuterie mais il y avait aussi un savoureux plateau de fromages.lallementpetitdejsale.JPG

Viennoiseries, salade de fruits, pommes au four, cakes, pudding...

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Mon choix de gourmande : des fruits frais, un riz au lait onctueux à l'orange confite, une pomme au four et un palmier.lallementpetitdejgourmand.JPG

 

L'Assiette Champenoise, le déjeuner

Un verre de Champagne Dehours pour accompagner le début de notre repas...lallementdejchampagne.JPG

En amuse bouche, des bouchées craquantes au poivron un peu pimentées, des gougères au parmesan et des cromesquis au foie gras qui explosent en bouche. Très bon accord avec le Champagne, un brut à majorité de pinot meunier, assez complexe, beaucoup de fraîcheur et de rondeur en bouche. Suivait une crème de panais , émulsion de châtaigne,  copeaux de châtaigne crue, excellent, plein de douceur et le croquant "tererux" de la chataigne  est savoureux, avec un faux air de truffe, ludique.lallementdejmisebouche

Suit une trilogie "foie gras" composé d'une raviole de fois gras dans une émulsion citronnée, vraiment fin. Le foie gras n'est pas trop cuit et le citron bien dosé apporte beaucoup de fraîcheur en bouche.

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Pour amateur de foie gras, la mousse au siphon en est la quintessence, la saveur pure du foie. Dans le fond du verre, quelques noix de macadamia grillées et légèrement caramélisées, subtiles, pas trop sucrées. lallementdejsiphonfoiegras.JPGEnfin, un foie gras mi-cuit à la gelée de Bouzy (vin rouge de la région de Champagne), fondant, un peu acidulé ; il est accompagné d'une meringue salée, un peu trop sucrée...lallementdejfoiegrasgeleebouzy.JPG

Pour accompagner cette trilogie, un pain brioché feuilleté à la fleur de sel, viennoiserie salée assez addictive ! NB les pains sont tous faits maison.lallementdejbrioche.JPG

Le plat : du cabillaud divinement cuit et une crème mousseuse au vin jaune (au siphon)

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L'accompagnaient des légumes oubliés en émulsion de Chateau-Chalon (vin jaune donc, bémol : des légumes un peu trop acides à mon goût)

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Le dessert est une merveille pour chocophiles ! Un carré chocolat Jivara sur pralin, coulant chocolat et feuille d'argent ; fondant et croustillant, avec un sublime glaçage coulant.

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Et un crumble chocolat, sous une écume chocolat avec un sorbet chocolat. très bel ensemble tout chocolat. Gros coup de coeur dans cette coupe pour le sorbet avec un cru très typé (pas assez connaisseuse pour vous dire quoi...)

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Les sucreries d'Arnaud Lallement sont arrivées avant le dessert (sic) et impossible d'y résister ! De la barbe à papa, des cannelés, des mini choux au chocolat...

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Parmi ces friandises régressives, il y avait encore des sucettes, des nougats, des arlettes... Et encore caramels et chocolats !

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Et que dire de la guimauve aux fruits de la passion ? Divine, est-il possible de s'arrêter ? Dominique a obtenu la recette, à suivre chez elle...

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Ce déjeuner "léger" (dixit le chef) était une mise en bouche, augurant des agapes du dîner !

Mais auparavant que diriez-vous d'une balade en cuisine ? Poussons la porte...lallemententreecuisine.JPG

Ici aussi, c'est grand luxe, quel plaisir de cuisiner ici, en dépit de la chaleur des feux ! L'ambiance est ici sereine, concentrée, rien d'étonnant qu'une partie du personnel (en cuisine comme en salle) soit fidèle, parfois depuis 10 ans ! C'est le cas notamment du chef de salle dont nous avons tous apprécié le professionnalisme autant que la passion du métier.lallementcuisine.JPG

En cuisine, on apprécie tout autant les qualités de Laurent et Nicolas, les deux seconds qui ont donné un coup de main aux blogueuses. On sent une entente non feinte et une confiance réciproque. Ces deux-là assureront la coordination et le contrôle qualité de la cuisine du paquebot Disney Dream, en alternance avec le chef.lallementcuisine2.JPGCar Arnaud Lallement a été choisi parmi plusieurs chefs de l'hexagone pour prendre en charge la cuisine du restaurant français haut de gamme, le Rémy (65 couverts). Une opération de prestige pour une cuisine de haute volée !arnaudlallement

L'Assiette Champenoise, le dîner

Le dîner a été composé autour de différents Champagnes de Vignerons.

En amuse-bouche, le chef propose une mousse de fenouil, émulsion crustacée, pleine de légèreté et de saveur, elle remplit parfaitement son office ! La note de crustacée se marie divinement avec le blanc de blancs Pierre Moncuit, qui s'avère également un partenaire idéal avec les Saint-Jacques à l'émulsion de wasabi frais (une curiosité : Arnaud Lallement travaille la racine de wasabi, fraîchement râpée).lallementdinerstjacques.JPG

On verse en salle l'émulsion de wasabi sur les noix de Saint Jacques...

Suivent des gnocchi au vin jaune, betteraves croquantes, Comté fondant, en parfait accord avec un assemblage Chardonnay/pinot noir de Jacques Copin, Brut Millésime 2003. Il conviendra également avec le bar aux cébettes et radis.lallementdinerpoisson.JPG

Mais avec la tourte de pigeonneau (sublimement cuit, une vraie gourmandise), un blanc de noirs Michel Arnould conviendra mieux. 100% de pinot noir pour un Champagne vineux qui s'accorde idéalement avec les viandes, y compris le gibier, surtout à plume, ou des chairs jeunes et tendres.

Pour le dessert, tout en légèreté, une mandarine en chaud-froid, meringue amande, on nous propose un rosé Serge Mathieu. Le dessert est délicieux avec la pointe d'amertume de la compote entière du fruit, mais cette dernière créée une amertume sur le Champagne, dommage. Suit, comme au déjeuner, la folle ronde des confiseries. Je ne craquerai que pour la guimauve (notez que j'ai tout goûté le midi !)

NB la lumière s'est tamisée en fin de repas, je ne suis donc pas capable de vous proposer des photos qui rendent hommage au chef...lallementderniereguimauve.JPG

Allez, encore un peu de guimauve ? Irrésistible, comme l'établissement d'Arnaud Lallement...

Pour en savoir plus sur les Champagnes de Vignerons (et le Champagne en général...), cliquez ici.

 

L'Assiette Champenoise

40, avenue Paul Vaillant-Couturier
51430 Tinqueux
Tel 03 26 84 64 64

Site Internet


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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 15:32

Les Santolines, c'est une nouvelle maison d'hôte qui s'est ouverte peu avant l'été. Mais l'histoire a débuté il y a un an, quand Geneviève m'a contactée via le blog. Elle venait de s'installer à Piolenc, dans le même village que moi et cherchait un grossiste en pâtisserie. Geneviève adore la cuisine, nous étions tout de suite sur la même longueur d'ondes... Le temps a passé jusqu'à ce mail de juin, j'ai alors découvert que ce couple venus de Champagne passer leur retraite en Provence, se sont offert une deuxième vie active en lançant cette chambre d'hôte, deux chambres à dire vrai, dans un environnement calme et verdoyant avec une belle piscine et un espace pour les enfants. Un petit paradis pour des vacances reposantes ou un pied-à-terre pour découvrir ce coin de la Provence, à vous de voir ! Geneviève est une charmante hôtesse et une très bonne cuisinière qui se fera un plaisir de vous proposer, ponctuellement, un service de table d'hôte ! Quant à son mari, excellent bricoleur, il lui même rénové l'une des chambres, Bali, et devrait prochainement mettre à neuf la chambre Bamako.

Geneviève, certains la connaissent probablement en tout cas sur Facebook, car elle suit avec assiduité de nombreux blogs de cuisine sur lesquels elle trouve inspiration et recettes qui enchanteront ses convives !

Je vous laisse découvrir les Santolines en images, mais si vous voulez en savoir plus, cliquez ici. Et retrouvez Geneviève sur son blog ou sur Facebook...

 

Chambre Bali, d'inspiration indonésienne, avec un sublime lustre en nacre (auquel ma photo n'a su rendre hommage)santolineschambrebali.JPG

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Chambre Bamako, inspiration africaine, les tissus ont été chinés là-bas en prévision de cette chambre d'hôte, un projet qui tenait à coeur à Geneviève et qu'elle a mûri ses 10 dernières années...santolinesbamako.JPG

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L'extérieur, arboré, plein de charme...

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La piscine, avec des brassards, bouées et autres jouets gonflables (ou pas) pour vos enfants, et au fond, une cuisine d'été, très bien équipée avec une grande plancha. NB il y a même un sauna !

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L'espace de jeu pour enfants : balançoires, mini toboggan, cabane à secrets, hamac...

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La cuisine d'extérieur... Vous pourrez y prendre votre petit déjeuner, voire y dîner

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Les Santolines

18 chemin des grandes combes - 84420 PIOLENC
Tel 33(0)961278098 - 33(0)608628369 - Site Web

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 14:50

Le Temps de Vivre est un restaurant d'un hameau relié au village d'Uchaux, au coeur des vignes du Nord Vaucluse. A sa tête, Thierry Bonfante ; c'est un chef d'ici qui a exercé également en Suisse (on trouve quelques vins suisses sur sa carte des vins) ; j'avais eu l'occasion de le croiser et d'échanger avec lui sur les accords mets-vins, lors de cet événement.

Il propose une cuisine de saison et de terroir, parfois revisitée (de façon intelligente et sobre), avec notamment un très intéressant menu du déjeuner en semaine à 18 €, 10 € pour le menu enfant et un choix de vin au verre. Boissons et mets fluctuent selon le marché, la saison et l'inspiration du chef. Lors de ce repas, j'ai eu la chance qu'on me propose de la Petite Arvine au verre, le serveur a eu le nez creux ! Il s'agit d'un vin de Patrick Chabrier, vigneron du Gard, près d'Uzès, qui a planté ce cépage en Valais. Très minéral et un peu salin, aux notes d'agrumes, le vin suisse a très bien accompagné l'entrée, un hareng-pomme à l'huile revisité. Pour le poisson/ratatouille/pistou, un rosé d'ici convenait assez bien, en l'occurence, un verre de Dentelle 2009 du domaine Rouge-Bleu (75%grenache-25%carignan), à Sainte-Cécile-les-Vignes.

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Le pavé de boeuf des filles, tendre et bien cuit, sur son écrasée de pomme de terre. Très bon, mais déplorons l'absence de légumes dans le menu enfant.

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Hareng, pomme à l'huile : une version revisitée avec un écrasée de pomme de terre tiède et un hareng remariné, très fin, un balsamique réduit.

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Merlu, ratatouille : très belle cuisson du poisson servi avec un vrai pistou, excellent.

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Figues rôties, glace vanille : classique, mais goûteux, un sirop un peu trop sucré toutefois. Juste de la glace pour les filles qui étaient un peu déçues.

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Le Temps de Vivres

Hameau Les Farjons - 84100 Uchaux
Tel 04 90 40 66 00

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