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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 15:22

rosiersfleur.JPGCe n'est pas le premier restaurant de ces vacances en pays basque mais il y a une corrélation directe avec le plat présenté ce matin, de grosse langoustine, risotto à la menthe glaciale et au citron vert. Car il ressemble à l'un des mets dégustés à Biarritz, au restaurant Les Rosiers dont je vous recommande le très sympathique accueil, un rien impertinent, et la cuisine à 4 mains d'Andrée Rosier, MOF cuisinier et son mari Stéphane. La première y élabore les plats chauds, le second les entrées froides et les desserts.  Andrée Rosier est un jeune mais grand chef qui peut se targuer d'avoir réussi un des concours de cuisine les plus difficiles : elle est finaliste du MOF ouvrier en 2007, une première pour une femme. Cette native de Bayonne a fait ses premières armes et une partie de son cursus à l'Hôtel du Palais à Biarritz (Villa Eugénie, Hippocampe) sous la houlette de Jean-Marie Gautier, aux mêmes dates que Stéphane Rosier du reste... Le couple a ouvert Les Rosiers en 2008 qui recueille sa première étoile au Michelin dès 2009.

Le restaurant se situe dans un quartier résidentiel de Biarritz, situé entre la Négresse et l'Hippodrome. Le cadre est charmant, entre teintes pastel et tableaux hauts en couleur peints par Stéphane Rosier, souvent sur le thème du piment d'Espelette.

La cuisine est précise, les cuissons sont juste parfaites, les saveurs tranchées mais avec de très belles alchimies. Les produits sont de qualité et de saison, mettent en valeur le terroir basque de façon subtile. Beaucoup de produits de la mer qui ont, je crois, la faveur d'Andrée Rosier.

Une coupe de Champagne rosé Ayala nous a mis en appétit avec une "tartine" de pain suédois, mousse de fromage frais aux herbes et saumon, un petit délice...rosiersaperitif.JPG

En amuse bouche, un velouté froid façon Du Barry aux moules, simple, sobre, qui remplit bien son office...rosiersamusebouche.JPG

Le crabe et l’avocat en fine gelée de crustacés, caviar d’aquitaine, mousse de lait acidulé et mouillette au citron confit : un classique légèrement revisité avec une gelée délicieusement concentrée, le caviar goûteux, les "mouillettes" très fines tiennent plus de la dentelle et sont délicieusement croustillantes, peut être pourraient-elles être plus marquées en citron confit, mais c'est une opinion toute personnelle...rosiersentree.JPG


Langoustines rôties, risotto de petits pois à la menthe poivrée et pamplemousse, émulsion de carapaces : les langoustines sont une merveille, le risotto est cuit al dente et reste un peu croquant (je le fais en général un peu plus moelleux), mais les saveurs sont excellentes, un bémol toutefois, le pamplemousse n'est pas vraiment intégré au risotto, un suprême est juste posé, dommage que la recette n'aille pas plus loin... L'émulsion est une grande réussite.rosierslangoustinerisottopoismenthe.JPG

A partir de là, mes photos sont floues, la fatigue et le vin probablement :  le Jurançon sec Domaine Cauhapé 2007 Henri Ramonteu (j'apprécie que les Rosiers citent les vignerons...) très bien avec la langoustine surtout, ira idéalement avec le plat de poisson. Pour le pigeonneau, ce sera un Pessac Léognan Château Mancédre "les griottes" 2004.

Aiguillettes de Saint Pierre poêlées et roulées à la chapelure de piquillos et chorizo, cannelloni d’aubergine et d’artichaut, marinière à l’huile de pignons de pin, pour moi. Remarquable cuisson là encore, grande finesse, le plat est travaillé avec des produits phares et forts de la gastronomie basque mais tout en subtilité, en féminité oserais-je dire. Gros coup de coeur pour les cannelloni délicieusement relevés de pignons torréfiés.rosierstpierre.JPG


Suprêmes de pigeonneaux de Mendionde rôtis, cuisses confites, toast d’abattis, cocotte de pommes de terre nouvelles, sablé à la sarriette et romarin pour lui. Gourmand, sublime cuisson des suprêmes juste rosés, tendres et fermes, une merveille, la cuisse confite est à l'avenant et la tartine, toute délicate offre une expression féminine du genre. rosierpigeonneau.JPG

Dégustation de fromages et son pain aux cerises, excellent avec quelques découvertes outre l'ardi gasna traditionnel (et sa confiture de cerises noires Ixtassou), et quelques autres d'ici et d'ailleurs, notons un chèvre crémeux (argh impossible de retrouver le nom).

Côté dessert, j'ai pris celui du menu découvertes qui me convenait tout à fait : confit de fraises au fromage blanc pressé et éclats de meringue, quenelle de glace au "yaourt-rhubarbe", servi avec un genre d'arlette, assez bon, frais, peu sucré et gourmand.rosiersdessertfraise.JPG

Lui a préféré un dessert chocolaté, un moelleux au chocolat, cœur fondant à la confiture de lait, glace caramel au beurre demi-sel, tuile de cacahuète : bien fait mais le coeur de confiture de lait est passé inaperçu ; très bonne glace en revanche. Mille excuses pour la piètre qualité des photos...rosiersdessertchoc.JPG

Les Rosiers
32 avenue Beau-Soleil 64200 Biarritz
Tél : 05 59 23 13 68

Pour en savoir plus sur le restaurant les Rosiers, cliquez ici.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 14:27

Le restaurant Le Gaigne, mi bistrot-mi gastro se situe rue Pecquay à deux pas du centre Beaubourg à Paris. Le chef, Mickaël Gaignon, officie seul à son piano, juste aidé d'un plongeur. Une prouesse vu la qualité des mets proposé. L'accueil charmant, on le doit à sa femme, l'ambiance est conviviale, sans chichi, pour des couples en goguette ou des amis gourmets, comme moi et mon amie Caroline.

Voici deux ans bientôt que le jeune couple s'est installé dans ce quartier animé. La carte est gourmande, avec des produits souvent bio, de saison, ainsi que des "sentinelles" Slow-food comme la lentilles de Saint Flour par exemple, et le restaurant propose le soir un menu dégustation de 5 plats (2 entrées - 2 plats - 1 dessert) à 42 € sans vins ou à 53 € avec trois verres de vin et un digestif accompagnant le dessert. Ce menu de dégustation change chaque mois et la carte évolue en fonction du marché. A noter aussi un menu déjeuner très attractif ! Evidemment, mieux vaut réserver. Et si possible respecter l'heure indiquée lors de la réservation...

NB Le Gaigne c'est le surnom donné par Frédéric Anton chez qui le jeune chef a fait ses armes (passé chez Pierre Gagnaire également).


Un compte-rendu de notre dîner, ça vous dit ? Désolée pour la piètre qualité des photos...


legaigneentree.JPG

Taboulé  façon "Le Gaigne", Gaspacho de Romaine à la muscade, médaillon de volaille au chèvre frais. Une entrée fraîche et printanière, un délice en bouche, le taboulé est très bien relevé, goûteux. Le roulé de volaille est bien parfumé à l'estragon, on cherche juste un peu le chèvre...

Avec les entrées et le poisson est servi du Touraine blanc Vieilles vignes du domaine de la Charmoise 2009 H. Marionnet, un vin très agréable, à la fois minéral et floral. Féminin comme on dit maintenant !


legaigneentree2.JPG

Asperges rôties au parmesan, oreilles de cochon à la sauge en tempura, jeunes pousses. Encore un avant-goût de printemps, les asperges sont parfaitement cuites, les oreilles un peu trop craquantes au goût de mon amie mais très parfumées. La pâte tient plus du beignet que de la tempura mais l'assiette est gourmande, le mariage de saveurs plaisant.


legaigneplat.JPGFilet de Barbue farci d'une duxelles de champignons, fèves, racine de lotus poêlée. Le poisson est bien cuit, les classiques champignons sont relevés de racines de lotus, une curiosité. C'est croquant quand le poisson ferme ets fondant en bouche.

Bizarrement, les fèves sont servies séparément...


legaigneplat2.JPGMagret de Canard frotté aux épices, "Hambourger" de navets et steak haché de canard au mendiant. Aux arachides en fait de mendiants, mais arachides fraîches et juste torréfiées. Bémol, les arachides sont trop grossièrement hachées. Et pour mon amie, c'est la viande qui es hachée un peu trop gros dans le "hambourger". Dommage, car le navet est fondant, légèrement caramélisé. Et le magret (on cherche vainement les épices) très bien cuit est surmonté de navet cru mais très doux. Le plat est accompagné d'un Vin de Pays des Côtes de Gascogne rouge 2007 "Les Marcottes" - Domaine Pellehaut, un vin épicé bien équilibré, tannins bien marqués, un ensemble agréable en bouche, très bon accord avec le canard.



legaignedessert.JPG

Le Baba de Madame Rhubarbe. Le repas se termine sur une note d'incroyable fraîcheur, le dessert forme comme une boucle avec l'entrée, très fraîche elle aussi. Il fait oublier les quelques imprefections du repas : très peu sucré, avec la crème fouettée parfumée au romarin, c'est un pur délice.
Les saveurs sont franches, un délicieux moment. La liqueur de rhubarbe (A. Pierson) n'apporte que son côté sucré mais casse la pureté du dessert. Mieux vaut déguster la liqueur après...


Des imperfections certes (n'oublions pas que le chef est seul), mais beaucoup de plaisir, à un prix, très-très doux sur Paris. Je vous recommande cette table pleine de belles surprises.


12 rue Pecquay 75004 PARIS
Tél : 01.44.59.86.72
M° Rambuteau

Site Internet restaurant Le Gaigne

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 15:24
Fin de saison de la chasse, mais en plein dans la saison de la truffe même si ce n'est pas la meilleure année pour le diamant noir...
On l'a à peine quitté (clic) qu'on le retrouve aussitôt (ou presque) dans son fief à Cucuron. Qui ? Eric Sapet ! Mais c'est parce qu'on l'aime ! Si on s'écoutait on irait chaque semaine, vu qu'il change ses menus tous les mercredi ! Une cuisine du marché, très gourmande, généreuse, en phase avec le chef !

Nous y étions allés cet été, si ça vous intéresse, c'est par là. Sinon, je vous guide à travers un menu très "chasse" avec une belle surprise hors menu, juste pour nous et ça, ça fait plaisir !
Hélène, je préfère de loin manger avec Eric Sapet qu'avec Eva Longoria !

Crème de carotte au sésame, tourteau. Très frais, gourmand, léger, la verrine remplit bien son office de mise en bouche.

cucuron_fev10_amusebouche.JPG

L'entrée qui a suivi n'était pas à la carte. On le doit à la gentillesse du chef avec qui j'avais parlé de gibier (c'est un expert, allez voir sur Fureur des vivres) et qui nous avait proposé de nous préparer une "tartine" ! La bécasse n'est pas un plat rare pour qui a des chasseurs dans son entourage. Encore faut-il savoir la préparer avec la maestria d'Eric Sapet ! Car une tartine à sa façon c'est à tomber à genou !
Tartine de bécasse à sa façon, tartine d'abats et foie gras, poitrine cuite comme un canard au sang, cuisse en petit pâté feuilleté aux champignons et foie gras. Exceptionnel ! La tartine est fabuleuse, la poitrine tendre, le pâté très gourmand et la truffe, même si elle est cette année plus faible en arôme, est un plaisir renouvelé.

cucuron_fev10_tartinebecasse.JPG
J'hésitais entre un Hermitage, un Saint Estèphe voire un Chateauneuf (même si cela me semblait trop puissant a priori), Eric Sapet nous conseille un Calon Ségur 2005, "friand" comme il dit, aux tannins bien fondus. Le fait est qu'il se marie à merveille avec la bécasse comme avec le second plat de viande.

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Entre deux, un plat de poisson, avec lequel, le vin n'arrivera même pas tout à fait à jurer. Et pourtant l'intulé aurait pu faire penser à un plat très iodé. Mais il est crémeux et équilibré, moelleux et sans créer de véritable harmonie, le vin passe...Il s'agit d'un Filet de rouget juste saisi, risotto noir Vénéré, sauce oursinade relevée de copeaux de poutargue. Le poisson est merveilleusement cuit, nacré, fondant en bouche, le Vénéré est al dente mais dans une sauce oursinade tellement voluptueuse...

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Vient enfin le
lièvre à la royale, mais revu et corrigé, adouci par le chef. Le lièvre vient d'Ecosse, c'ets la fin de la saison, c'est probablement un rude gaillard mais sous la main du maître sa chair ferme s'est métamorphosée en un délice fondant, imprégné de sa sauce (après une cuisson de combien d'heures, ça se compte en dizaines !).

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Le foie gras représente un gros tiers du plat ; avec la farce et la chair du lièvre, ces trois éléments forment une alchimie des plus moelleuse, la sauce est d'une fabuleuse concentration et en même temps, le tout est très doux en bouche (pour ceux qui connaîtraient la saveur d'un lièvre ou d'un vrai garenne musculeux qui a couru la campagne ! En l'occurence ici les landes écossaises...), la polenta qui accompagne est suave, presque coulante, comme une purée un peu liquide. Encore de la truffe qui gagne à être dégustée avec la polenta ou dans la sauce crémeuse. Elle est coupée en bâtonnets vous avez remarqué ? Cela permet d'exhaler la saveur du diamant noir. Un truc d'Eric Sapet à retenir !

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Truffe encore, dans un reblochon ! Eric Sapet en avait parlé lors de ce dîner (clic) où nous savourions un brie truffé.  J'étais sceptique, je dois bien l'avouer, j'avais peur que le reblochon soit trop "expressif" pour la truffe. Que non, c'est tout le contraire, franchement, quelle révélation ! Le reblochon a justement suffisamment de répondant et fait apparaître le brie un poil "mièvre". Il y a un véritable échange entre le reblochon et la truffe. C'est un mariage que je vous recommande et là encore, je dis : merci chef !

cucuron_fev10-reblochontruffe.JPG

Viennent deux desserts (IL s'est permis la fantaisie de demander celui de l'autre menu !) et il a choisi mon favori (qui donc est devenu le sien !) : une
Crêpe fourrée d'une mousse de citron de Menton, nage d'agrumes. De ce que j'ai pu en goûter, c'est parfaitement équilibré avec un biscuit moelleux à l'amande amère sous la crêpe...

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A moi, le Millefeuille aux pommes, confiture de lait et pomme verte. Agréable en bouche, ça croustille et c'est fondant. Mais surtout, je craque pour le sorbet à la pomme verte ! Même s'ils sont taillés à la minute, comment fait-on pour garder les bâtonnets de pomme verte si verts. Ils ne semblent pas s'oxyder, ne semblent pas citronnés. Un truc là aussi sûrement, mais le chef ne va pas tout nous dire d'un seul coup !
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Si vous avez encore faim, vous aurez en plus une généreuse panna cotta au coulis de cassis. Rien que pour le coulis, j'en salive et la texture de la panna cotta était très "panna" !

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Dernier point non évoqué lors de mon billet de cet été, l'eau gazeuse est une eau gazéifiée sur place. Plus écologique...

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Profitez des derniers menus "truffes" et allez rêver devant sa carte hebdomadaire en cliquant ici !

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 13:57
On se félicite d'avance de la révélation de François Roboth concernant la troisième étoile décernée par le Michelin à Gilles Goujon qui la mérite assurément !

Son établissement, l'Auberge du vieux puits, est situé dans le petit village de Fontjoncouse, perché sur de belles collines un peu sauvages dans les Corbières. Un site magnifique mais un peu isolé, ce qui fut sans doute un frein pour une troisième étoile...
Le chef y prépare une cuisine classique, basée sur les produits de terroir, des recettes traditionnelles joliment revisitées, c'est un de nos chefs chouchous et nous y allons chaque année.
Pour découvrir l'Auberge du vieux puits, vous pouvez lire ce billet...

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 16:14
LUI avait entendu parler en bien de l'établissement des Florets à Gigondas. Les propriétaires ont fait évoluer le site lui apportant plus de confort, une piscine, des chambres agréables, surtout aux abords de cette nature étonnante que sont les Dentelles de Montmirail.
Hélas, les informations concernant la table dataient quelque peu. Nous avions très envie d'y aller par une belle journée de fin d'automne, profiter notamment du menu homard et champignons. Un menu onéreux, quand même 60 euros ! J'en attendais évidemment beaucoup... Quelle déception ! Un service sympathique et de bons vins mais des produits pas à la hauteur et une cuisine approximative, au mieux sans grand intérêt gustatif, au pire franchement pas bon (sauf le dessert).
Les Florets à Gigondas : passons... notre chemin (ou passons... sans s'arrêter) ! Et dire que nous aurions du déjeuner à cette date chez Eric Sapet !

Homard, patate douce craquante (crue) et croustillant de poireau (frit). En fait, chair de homard marinée au citron vert et gingembre, julienne de patate douce craquante. Pas un grand intérêt gustatif. Bof-bof.
florets1

Cappucino de cèpes parfumé à la truffe (baptisé en fait Poêlée de champignons, veloutine de cèpes,
crème fouettée à l’essence de truffe). La truffe manque de caractère et le cèpe !? Est-il surgelé, en conserve ? Pas du tout le parfum du cèpe frais de qualité, ni même du cèpe déshydraté... Vraiment pas terrible. LUI n'a pas terminé ses champignons.
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Un granité au marc de Gigondas et aux agrumes, pas désagréable mais pas vraiment justifié et beaucoup trop d'alcool au final. Là encore, on ne termine pas.
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Dos de cabillaud poêlé sur poireaux safrané, coques et crémeux d’estragon, ça se mange bien, bonne cuisson du poisson, mais là encore des poireaux frits sans grand interêt gâchent l'ensemble.
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LA déception du repas : l'intitulé est "gratiné de homard aux morilles", je m'attends un à sobre sabayon au vin blanc (idéalement du Jura), avec des MORILLES. Mais où sont-elles ? Et d'où viennent-elles ? Elles sont en plus plongées dans une sorte de sauce à l'armoricaine. Un massacre !
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Fine feuille croustillante, crème chocolat lacté, étuvée de pruneaux à l’orange, sabayon cacao. La présentation est cafouilleuse mais c'est pas mal, le sabayon au cacao est très bon.

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Le pire repas depuis longtemps et surtout d'un rapport qualité-prix en dessous de bon nombre de tables proches où nous déjjeunons toujours plutôt bien, comme Le Mas des Aigras, Côté Sud, Le Pré du Moulin, etc...


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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 16:02

Le joli village de Gordes est haut perché comme de nombreux autres de cette région provençale, on y accède par une route en lacet, pleine de charme, surtout quand elle se pare de couleurs automnales... On y reviendra mais la balade se poursuit en direction du Nord-est, vers Joucas, autre village plein de charme, truffé d'hôtels de charme, de restaurants gastronomiques.



C'est là que se niche le Mas des Herbes Blanches, un domaine Relais & Chateaux grand luxe... Pour en savoir plus, cliquez ici !


Nous étions allés une fois au Mas des Herbes Blanches il y a 10 ans, du temps d'Eric Sapet, un souvenir ébloui me concernant... Depuis quelques mois c'est Akhara Chay qui officie aux cuisines. Grande maîtrise, beau parcours (à découvrir ici), il sublime le produit en mêlant la tradition provençale et ses origines cambodgiennes et surtout thaïes ! On retrouvera l'influence du piquant, dans une cuisine à la fois élégante et nerveuse, plutôt légère, colorée et très gourmande !

Un oeil à la salle ?


Et à la terrasse...



En préambule, une visite guidée en cuisine, à laquelle je ne m'attendais guère... J'aurais bien aimer parler au chef après mais ce ne fut pas possible. J'en profite donc pour le remercier à nouveau de sa gentillesse et de son accueil !

Le chef Akhara Chay


Son second et le responsable des poissons, belle ambiance, non ?

La jeune femme chargée du garde-manger (poste spécifiquement féminin, Guislaine ?!)

Et un brillant apprenti qui vient de présenter un concours, souhaitons lui bonne chance ; il prépare ici nos amuse-bouche...

Manque à l'appel le chef pâtissier avec qui j'ai pas mal échangé, mais on ne peut pas papoter et photographier, n'est ce pas ? Les pains sont maison notamment, avec un petit pain nature, un à l'ail et le dernier aux noix.
Mais retour à l'essentiel : la cuisine d'Akhara Chay !

Un grignotage pour commencer ? Des nems exquis, une tartelette aux légumes croquants et du houmous pour de petits biscuits salés...


Côté vin ce sera un Condrieu 2007 de François Villard (oups, cuvée oubliée), qui nous semble convenir le mieux à un menu dégustation riche en poissons et crustacés, avec l'influence exotique supposée... Et c'est surtout celui dont nous avons envie ! Le vin est très bien équilibré, belle acidité, marqué par l'accacia et les agrumes, citron surtout, cela devrait fonctionner avec le menu très poissonneux donc.

L'amuse-bouche est un croustillant de sole sur une émulsion de coco thaïe, très belle entrée en matière. C'est sobre, ludique en bouche et cela titille les papilles.

Le "Marbré de foie gras de canard et faisan", fine gelée au "Beaumes de Venise" et raisin-cannelle. Bonne facture, très joli marbré, et la gelée est divine mais il en faudrait un peu plus à mon goût... Est-ce parce que nous avons discuté gibier que le chef a voulu me faire goûter cette entrée ? Merci chef en tout cas !

Le"King Crabe", momifié de Kadaif, betterave rouge aux câpres Lilliput, vert de cresson iodé. C'est LE plat. Et pour une fois nous sommes tous les deux d'accord ! Haut en couleurs, en saveurs qui créent une harmonie incroyable, un petit chef d'oeuvre.


Même quand l'assiette est terminée (vous avez vu à quel point ?), cela reste joli...



Les "Langoustines", justes dorées, crémeux de riz basmati punché au combawa. Encore un plat exquis, très fin. Le combawa est très discret, je m'attendais à une présence plus marquée, qui "punche" vraiment. Le plat est d'une grande finesse, la crème suave.

"Bar de ligne" côté peau, salsifis déglacés au vieux balsamique, copeaux de poire, roquette en sauce. Le plat est superbe, la cuisson du bar parfaite, le salsifis est comme laqué, délicieux, la poire apporte du croquant et sucre légèrement tandis que la pointe de roquette épice justement l'ensemble. Et l'assiette et si belle je vous en offre plusieurs vues !


Chair à peine opaque et peau croustillante, un délice...

Les salsifis et les fines tranches de poire croquante

Le "Jarret de veau" confit une nuit aux épices douces, cannellonis et croustillants de légumes oubliés. La viande est d'un sublime fondant et la sauce une réduction très concentrées, les épices sont là, mais douces, elles ne prennent pas le pas sur la chair. J'ai beaucoup aimé les cannellonis taillés dans la betterave, l'autre dans le céleri-rave. Le plat n'est pas avare de légume !

Les fromages affinés par Maître Bedot : une assiette est servir avec un assortiment de 5 portions, grande qualité mais 3 m'auraient suffi !


Et le pain maison...


Le dessert : "Banane Fressinette", sablé Breton enrobé au lait, palet croustillant, caramel toffee en glace, excellent, pas trop sucré à mon goût, fort jolie présentation.
NB Les tuiles rondes qui s'intercallent avec des rondelles de bananes caramélisées, sont des tuiles à la banane.

Enfin, café et mignardises...

Vraiment un excellent moment, c'est une table à recommander ! A un jet de pierre de Gordes, superbe village que je vous emmène visiter. Balade digestive oblige !
Quittons donc le Mas des Herbes Blanches...
Et quittons Joucas et son calvaire pour suivre la direction de Gordes...

Gordes est bâti à même le roc, à flanc de colline, et il est classé "un des plus beaux villages de France". Je vous laisse à une visite sans parole, juste en images...








Promenade terminée, à bientôt Gordes !

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 14:05
Bonnieux est un charmant village du Lubéron, perché en haut d'une colline, un peu comme Gordes. Le village est accueillant et touristique. On accède au sommet par une route sinueuse encombrée de belles voitures. la région est belle, et l'on comprend aisément que la famille Loubet originaire des cîmes savoyardes, ait pu rallier le Lubéron.


Au sommet se dissimule le domaine d'Edouard Loubet : la Bastide de Capelongue. Il y a conçu un véritable centre dédié au plaisir. Luxe, calme et volupté ! Au programme, un hôtel et une résidence hôtelière (location d'appartements à la "Ferme de Capelongue"), une piscine panoramique, un bassin de natation et un parc paysager de 5 ha. Et bien sûr, la remarquable table du chef !

Et voici, ci-dessous, l'entrée du restaurant et de l'hôtel... C'est dans ce havre de paix qu'Edouard Loubet, après son passage au Moulin de Lourmarin, a déposé ses bagages en 2005, avec sa famille et sa brigade. Dès 2006, le Michelin  récompense son savoir-faire et sa créativité par deux étoiles.
C'est là qu'il puise l'inspiration sauvage, dans les collines du Lubéron comme dans son potager d'herbes et de plantes aromatiques et médicinales, les "simples" qu'il récolte et dont il confectionne émulsions, sauces, condiments comme autant de touches de saveurs et de couleurs. Il porte en lui l'héritage de Marc Veyrat qui a fait naître cet amour des produits et des plantes de la nature ; c'est devenu aujourd'hui la signature d'Edouard Loubet, à la fois cuisinier, herboriste et peintre coloriste !

A l'heure de l'apéritif, avec une grande bouteille de Chateldon, car le soleil chauffe déjà suffisamment !
De gauche à droite : gazpacho et mousse de fenouil, canard fumé et laqué (mousseux), moule en persillade.


Focus sur l'étonnant canard fumé et laqué, ravissant. En bouche, le fumé est maîtrisé, la bouche est moelleuse, mousseuse presque. La laque est probablement du jus de betterave, c'est agréable mais surtout très joli !

Suite des grignotages avec des bricelets aux herbes d'une infinie délicatesse, qui se laissent croquer tout seuls !
NB Le bricelet est une sorte de gaufre très fine et craquante que l'étymologie relierait aux bretzels...

Egalement des sorte de gressini à la viande des grisons, si ma mémoire ne me fait pas défaut...

Parfait pour tremper dans une anchoiade très douce... et ses bâtons de crudité.

Après ces "copieux" grignotages (en réalité, ils ne le sont pas tant que ça...), la traditionnelle amuse-bouche, ici le fameux "melon de Villelaure, au vinaigre des 4 voleurs et aux senteurs de lavande". Le melon est délicieux.



Nous avons opté comme chez Eric Sapet, pour les deux menus, chacun le sien mais en goûtant à tout (l'un comporte 4 plats, l'autre 2, avant le poisson, la pause provençale, le plat de viande, le pré-desserts et  le dessert). Car les plats sont une telle promenade dans la nature environnante... Pour accompagner cette diversité, nous avons choisi un
vieux Sancerre minéral et oxydatif, qui a accompagné idéalement presque tous les plats et notamment ceux à base de truffe d'été. Il s'agissait des Belles Dames 1990 de Gitton.



Et une autre bouteille de Chateldon ! Il fait chaud déjà sur la jolie terrasse de la bastide d'Edouard Loubet  (le repas date du mois d'août) ! Un peu d'air vient heureusement nous caresser au passage et les effluves gourmandes nous chatouiller les narines...



Avec la boisson vient également le pain, fait maison et baptisé aux prénoms de Noé pour le pain au lait et à la polenta, et de Joseph pour celui à la farine de châtaigne et aux céréales.


Mais place aux choses sérieuses, la truffe d'été est à l'honneur du menu "Festival de Capelongue" qui débute par une "Truffe d'été en croûte relevée d'un coulis de maïs truffé, pop corn et feuilles de pimprenelle, quelques girolles crues craquantes en vinaigrette de truffe". Un plat éblouissant, acidulé, les girolles crues sont exquises, le pop corn ludique répond au maïs qui se marie délicieusement avec la truffe délicate. Un très grand plat. N'est que la pimprenelle, dont je n'ai pas trouvé l'amertume bienvenue ici...


La truffe d'été est plus délicate en bouche, plus sèche aussi, mais extrêmement parfumée. Je trouve dommage que les "paysans" de Richerenches ne popularisent pas celle d'été autant que l'hivernale !
Un focus sur l'intérieur de la "croûte", une réelle volupté que d'avoir en bouche une truffe entière ou presque !

Sur l'autre menu "Senteur de Lubéron", les festivités commencent avec un "Canard rôti, hollandaise café/pastis, chou-fleur & jus de canard, pied de fenouil craquant aux graines de cumin". La sauce anisée avec ses grains de café croquant est un pur délice. Edouard Loubet semble être resté un grand enfant qui dessine des visages dans les coulées de sauce !

Suite du premier menu, les célèbres "Carottes de Bonnieux, chaudes et froides, jus de carotte au carvi, un jus de carotte centrifugé, des sot-l'y-laisse poêlés à l'anis vert". Les tiges d'achillée millefeuille apporte une tonalité acidulée très intéressante à l'ensemble

L'achillée millefeuille
est une plante médicinale réputée pour ses propriétés cicatrisantes et antiseptiques, dont les fleurs sont très décoratives, ici jaunes.

Toujours sur le premier menu, et toujours avec de la truffe un mariage assez touffu dans l'assiette, dont on nous précise qu'il faut manger de tout en même temps : un "Coeur de tournesol à la truffe d'été, salade girolle & rémoulade de bulbes r$apés aud diamant noir, sandwhich de pomme paille croustillante". Une pensée à Mamapasta, je confirme que le coeur de la fleur de tournesol a bien une saveur et une texture d'artichaut, à tel point que c'en est confondant ! Inutile de préciser que l'accord avec la truffe est superbe, comme avec la rémoulade qui rappelle en bouche le céleri-rave. Le coulis vert est un genre de pistou de persil agréable, surtout pour l'oeil.

Dernière "entrée" du premier menu, un "Boudin blanc de volaille truffé, spaghetti de céleri bulbeux, jus à la rabasse* du Lubéron & perle d'huile". Le boudin est fondant, les arômes parfaitement complémentaire set la pistache, très présente dans ce plat, apporte le croquant nécessaire.

*La rabasse est le nom de la truffe en Provence.


En gros plan ?


Retour sur le second menu avec un
"Sandwich de crabe à la sarriette et chips d'algues nori, poulpitos grillé, aubergine confite au laurier". Un très joli plat avec un bémol de taille : le crabe s'est avéré trop salé, quelqu'un a du avoir la main lourde en cuisine... Dommage, car l'ensemble était bien équilibré.

Côté poissons, de la daurade sur le second menu, du loup sur le premier, intéressante dégustation car les cuissons sont identiques, les poissons de qualité, mais le second est nettement plus fin en bouche.
Loup saisi à la fleur de sel "souvenirs des côtes corses", légère infusion de sauge et chips d'orange
. La présentation et la recette sont d'une grande sobriété qui fait la part belle au produit, j'apprécie !



Un peu plus riche, la
"Daurade royale poêlée et grillée, asperge du pauvre au jus de cardon, haricot noir piquant comme un chili". A nouveau une cuisson parfaite, le poireau (l'asperge du pauvre !) est fondant comme le sont les haricots, le jus corsé.


Avant les viandes, la Pause provençale d'Edouard Loubet : un sorbet de céleri à la vodka,mais très relevé à la livêche, ce céleri sauvage que le chef aime apparemment beaucoup, dont il use beaucoup  mais ce n'est pas pour me déplaire, la livêche a une saveur réglissée, plus anisée que le céleri branche. Les deux ensemble, c'est excellent, dommage que je n'ai pas de livêche sous la main !

Je ne sais à quel moment nous a rejoint Tosca, une des chiennes du domaine, un voisinage tranquille, presqu'apaisant qui ne s'est interrompu qu'aux appels de deux clientes italiennes...

Place aux viandes désormais, des rognons pour le menu "Senteur de Lubéron", de l'agneau au "Festival de Capelongue". Mais un agneau fumé au serpolet, que l'on vient présenter avant la découpe et la finition du plat, dans sa grosse cocotte de fonte.

Ce "Carré d'agneau au serpolet des claparèdes, légèrement fumé et infusé en cocotte de fonte, gratin de ma grand-mère" est fabuleux, cuisson parfaite, tendreté de la chair, concentration des sucs, fumé ni trop, ni trop peu.

L'accompagnement savoyard est délicieux : le gratin de SA grand-mère, riche en crème, avec du poireau fondu dans le fond de la cocotte et de l'ail en chemise, très goûteux bien sûr mais pas trop de saison, j'aurais préféré un accompagnement plus estival...

Le "Rognon de veau sauté à la racine de chicorée, fleur et râpé lourmarinois, une tarte fine d'oignons simianes au miel de genièvre" est plus classique, avec toutefois la présentation originale des râpés lourmarinois de pommes de terre, et une belle harmonie entre l'amertume et le sucre des ingrédients.


Plus de pause provençale mais le Sancerre, ce joyeux compagnon, est là ! Un dernier verre avant les desserts (mais gardons-en un peu car il devrait bien se comporter avec le soufflé au cèdre).

Le pré-dessert est un hommage à la lavande : crème brûlée, sorbet (très peu sucré) et madeleine.


La "Truffe d’Eté Comme un Jivara, Son Anglaise Recuite au Thym, Crumble de Truffe"
, un pur délice mais nous sommes de grands fans tous les deux du mariage chocolat/truffe. C'est pourquoi IL a insisté pour déguster ce dessert-ci, ce qui n'était pas prévu à l'origine dans son menu. Mais cette petite portion (presqu'un pré-dessert) suffit amplement à son bonheur.

La "Fraise des Bois en Millefeuille de Cristalline, Jus de Chocolat Blanc à la Rose, Une Mousse, Un Régal Allégé, Framboise Cardamone
". En version pré-dessert. C'est en effet un régal tout léger, tout en transparence et ce parfum de fraises des bois ! Elles sont du Lubéron et ont une fragrance sublime.


Enfin, le mythique
"Soufflé au Cèdre des Crêtes du Haut Luberon, Crème Glacée aux Clous de Girofle, Mendiant Croquant", sans lequel je n'aurais pas pu repartir. A la hauteur de mon fantasme (le terme est à peine exagéré). Un grand moment de volupté et de voyage gourmand au coeur d'une pinède !

Evidemment des mignardises : macarons à la rose, tartelettes aux pralines roses, financiers et de très jolies meringues poudrées !

Et pour accompagner le café, de petites brochettes fruitées et une ganache noire à la gentiane, à déguster avec le petit noir brûlant mousseux qui nous est servi en même temps.


Repas terminé, nous nous promenons dans le parc, dans la boutique du restaurant. Clin d'oeil à Hélène (de Cannes) : que penses-tu de cette voiture ? Trouverait-elle grâce à tes yeux ? Nous serions bien repartis dedans...

Blague à part, si je ne suis pas rentrée en voiture de luxe, je suis repartie avec le dernier livre d'Edouard Loubet, 6 saisons en Lubéron (ainsi qu'une huile parfumée à la truffe et une confiture du chef). Si je ne l'avais pas fait, j'aurais regretté ensuite, comme je regrette entre autres le livre de William Ledeuil. On y retrouve plusieurs des plats dégustés, de superbes photos et des portraits d'amis, fournisseurs du chef... Le souvenir d'une très agréable parenthèse gourmande.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

La Bastide de Capelongue
Les Claparèdes
84480 Bonnieux
Tel
04 90 75 89 78


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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 07:11
Eric Sapet est un chef qui a une expérience assez incroyable, très diversifié, pour s'en rendre compte il suffit de lire le portrait du chef sur le site de son restaurant, La petite maison de Cucuron (ici, clic). En revenant dans sa région natale et en reprenant cette table d'un village du Lubéron, Eric Sapet a fait le choix d'une cuisine de marché, il renouvelle donc sa carte toutes les semaines (et parfois l'aménage en cours de semaine !). Ce qui lui permet de sélectionner des produits de qualité, tout en tirant les prix vers le bas.  Peu de couverts car l'endroit n'est pas très grand, c'est une maison de ville en face d'un étang poissonneux qui se trouve au centre du village de Cucuron. Dans une cuisine de 8m2, on comprend aisément que la carte soit limitée, c'est même une prouesse de sortir autant de plats différents et surtout d'aussi belle facture !


Récompensé il y a peu par une première étoile au Michelin (j'en avais parlé ici), c'est surtout à Patrick Chazallet que je dois ce déjeuner sous la tonnelle... C'est Patrick qui me l'a recommandé comme étant une des meilleures tables du coin, confirmant que je devais absolument y aller. Comme il a bien fait ! Et à mon avis, la cuisine d'Eric Sapet vaut bien deux étoiles !

Pour découvrir le plus largement le talent du chef, nous avons choisi les deux menus différents ("de la maison" à 60
et "de saison" à 40).

En amuse bouche, un gazpacho de tomate verte à la vanille, très bien équilibré et qui remplit à merveille son office. Et une coupe de Champagne (d'après LUI, du Taittinger).

Pains délicieux (pas maison, on s'en doute, vu la taille de la cuisine...)

Pour le vin, nous nous commes laissés guider par Eric Sapet qui jour le rôle tour à tour d'hôte, de maître d'hôtel et de sommelier (n'oublions pas que c'est un passionné de vins, qu'il les choisit lui même et qu'il renouvelle sa carte régulièrement). Il est d'une gentillesse, d'une générosité évidentes, il prend le temps de venir voir ses clients (dont certains sont de fidèles convives, et peut être même sont-ils devenus des amis), il discute et conseille, n'hésite pas à répondre à nos questions. C'est si rare qu'un chef prenne autant de temps avec ses clients...
Bref, pour accompagner tant le boeuf que l'agneau, direction le Languedoc, Eric Sapet nous vante le fruité et l'équilibre du Mas de l'Ecriture 2005 de Pascal Fulla.

Quenelle fondante de rouget barbet sur une fine soupe de poissons de roche servie froide . Un des plus beaux plats dégustés ! La quenelle de rouget est moelleuse, fondante et terriblement parfumée. La soupe est à l'avenant, des tranches de courgette crue apportent douceur et croquant tandis qu'un pétale de fleur de courgette décore l'ensemble. Un plat haut en couleurs et en saveurs !

Gourmandise de tomates et aubergines, brousse à l’huile d’olive, salade de tomates « ananas » de Bruno Adonis à la vanille . Le pressé de tomate/aubergine est d'un fondant sublime, tout est dosé sur le fil pour cette ode à la tomate, confite d'un côté, crue de l'autre.

Pavé d’un très gros flétan rôti, bouillon gourmand de haricots coco lié de pistou. Un plat simple mais sur un flétan de près de 25 kilos, je vous laisse imaginer l'épaisseur du pavé ! Merveilleusement cuit, et une soupe au pistou réduite à sa plus simple expression, délicieuse. Un plat tout simple qui fait la part belle aux produits.

Souris d’agneau confite dans ses sucs, purée d’artichauts à la truffé d’été tuber « aestivum » , Trois ingrédients essentiels et qui se répondent magnifiquement, la cuisson de l'agneau fondant-croustillant est parfaite, il est richement parfumé et la truffe d'été est très aromatique, plus que certaines truffes noires d'hiver (même si elle est plus "sèche" que celle d'hiver comme dit Marie).

Pièce de filet de boeuf de Simental poêlé, fricassée de girolles « clou » aux cébettes. A première vue un plat automnal mais assaisonné de poivre cubèbe, un poivre très aromatique, mentholé et qui apporte une grande fraîcheur au plat (cela m'a rappelé la sensation rafraichissante qu'apporte le pistou dans la soupe du même nom...)
Au risque de passer pour une plouc, ce poivre signé Gérard Vivès est une vraie découverte et cette typicité est très intéressante pour "réveiller" un plat !

Le fromage sélectionné par Josiane Déal (la fromagère MOF de Vaison La Romaine chez qui nous allons de temps en temps), accompagné d'un bouquet de salades « fatiguées » à l’huile d’olive de Pays. Ici le fromage était un banon que j'ai parfumé de ce même mélange poivre cubèbe/sel de Maldon et que le chef nous a fait déguster avec un Chardonnay du Jura, de chez Tissot (pensée à Olif, l'oenophile jurassien...), un vin incroyablement aromatique et très sec en même temps.
Moelleux au chocolat (très léger en cacao) avait tout pour LUI plaire ! verdict : le meilleur dessert au chocolat mangé depuis longtemps. Le moelleux ne fait aucun doute mais avec une couche fine et craquante, comme un appareil à cigarette chocolaté dessus, bien vu !

Tarte sablée aux fruits rouges, crème chantilly vanillée. J'ai plus une l'impression d'un biscuit fondant que d'une base sablée, sans doute une erreur sur la carte, mais c'était délicieux.

Dernière petite touche gourmande, avec le café, avant de repartir (avec une huile de Baux de Provence sous le coude) : panna cotta caramel accompagnée de nectarines. Panna, très "panna" si vous voyez ce que je veux dire !

Que dire si ce n'est que nous avons apprécié le charme de la tonnelle, la gentillesse du chef, l'excellent rapport qualité-prix des menus et le grand talent culinaire d'Eric Sapet, qui mériterait bien sa seconde étoile au Michelin !
Une certitude : nous y retournerons ! Et à mon tour, voici une adresse que je recommande chaudement. Mon conseil : n'oubliez pas de réserver !


La Petite Maison de Cucuron
Place de l'Etang
84160 Cucuron

Tel 04 90 68 21 99




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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 15:35
Après de longues années d’apprentissage dans les plus grandes maisons françaises (il est passé chez Paul Bocuse, Michel Bras, Antoine Westermann…), Jérôme Cazanave a repris, avec son épouse Isabelle, l’établissement Le Jarrousset en janvier 2003. Au coeur de la vallée de l’Alagnon, à mi-chemin entre Massiac et Murat, il pratique une cuisine instinctive, à base de produits frais d'Auvergne. «Je me fournis exclusivement chez les producteurs de la région, affirme-t-il. Je cuisine du veau fermier élevé sous la mère Lou Vedel Cantalou, du boeuf Salers ou Aubrac, du Porc de montagne, toutes viandes achetées sur pied, abattues et découpées par mon boucher de Pierrefort. Les escargots sont élevés à Massiac, les volailles grandissent à Chalinargues, le lapin vient de Jussac… Quant au pain, que je fabrique moi-même, il est à base de farine de seigle de la Margeride».
 Jérôme Cazanave fait partie des talentueuses "Toques d'Auvergne" et c'est également un habitué des Euéopéennes du Goût à Aurillac où il distille son savoir-faire de chef cuisinier auprès d'un public d'amateur passionnés. On peut également prendre un cours dans ses cuisines du Jarrousset !

*Interview recueillie par l'agence AB3C pour "Entreprendre en Pays d’Aurillac".

Pour la seconde fois, nous avons dîné avec plaisir au Jarrousset, après cette belle première expérience...

En apéritif, notre hôtesse nous a proposé un Macon en vendanges tardives, une curiosité car je ne savais pas que cela existait ! Ce Macon-village "quintaine" de Jean-Pierre Michel (à Clessée) s'est avéré délicieusement aromatique, plus moelleux que liquoreux, miellé avec des arômes de pomme verte, d'accacia et de pêche blanche. J'en ai gardé pour le foie gras du coup !
Puis nous avons commandé un Saint Julien Château Lagrange 2001, excellent accord avec le boeuf, la terrine de canard et les escargots. Et de la Saint Géron, eau minérale gazeuse de la région, agréable même si les bulles sont moins fines que la Chateldon...

Le farçou, des escargots de Nicole Boulet liés au beurre d’herbe, d’autres cagouilles en coquilles. C'est déjà ce qu'IL avait pris l'an passé, toujours aussi bien ! Les escargots sont excellents et le farçou très moelleux !



Le pigeon cuit en terrine, condiment framboises / betteraves coeur de sucrine et gomasio, délice de terrine très bien assaisonnée, avec le condiment mais aussi une réduction encore plus sirupeuse. Le gomasio apporte sa note torréfiée...


Un plat qui ne faisait pas partie du menu, pour nous faire patienter, mais est-ce la bonne raison ? En tout cas ce fut délicieux : queue de homard, tombée de sucrine et émulsion de carapace. Le homard breton est excellent, la sucrine est à la fois croquante et fondante, l'émulsion est concentrée, très goûteuse ! Merci chef !



Le faux filet d’ici rôti, la joue confite gingembre et cardamome. A nouveau ce qu'il avait mangé l'an dernier. Quand on aime on ne change pas, serait un peu sa devise !


Boeuf tendre (en portion bien plus conséquente que l'année passée, non ?), et la joue confite terriblement fondante et parfumée (un poil trop salée en revanche)...



Le foie gras de canard et melon snacké, cèleri et touche d’agrume. Plat très intéressant, le melon snacké est exquis et accompagne très bien le foie gras, ainsi que le genre de pâte d'agrume, un peu confit, douce-amère. La béarnaise  chaude au céleri est excellente, mais je l'ai plus appréciée sur le boeuf. Ou alors avec le foie gras, mais sans le melon.



On ne peut pa venir dans la région sans prendre de fromages n'est-ce pas ? Très bons cela va sans dire. Comme le sont les petits pains maison !


Un savarin et des citrons. 
Pâte à savarin très moelleuse (mais rien à voir avec la base hyper beurrée d'un baba), du citron crémeux et fondant et un très rafraichissant sorbet citron/pêche.


Et lui, toujours chocolat. Et framboise. RAS, bon dessert classique, le sorbet qui l'accompagne (mais pas sur la photo) est excellent.


Encore une place pour des mignardises ?
Les sablés sont très réussis, guimauves molleuses, financiers fondants, caramels mous acachuète et cannelés chocolat à la pâte de coco, façon goût de paradis...



Je ne sais pas si nous serons encore dans le Cantal l'an prochain (ce sera peut-être l'Aubrac) et si nous aurons le plaisir de revenir au Jarrousset, mais si vous passez à proximité, n'hésitez pas !

Le Jarrousset (site Internet)
RN 122
15300 MURAT




Après de longues années d’apprentissage dans les plus grandes maisons françaises (il est passé chez Paul Bocuse, Michel Bras, Antoine Westermann…), Jérôme Cazanave a repris, avec son épouse Isabelle, l’établissement Le Jarrousset en janvier 2003. Au coeur de la vallée de l’Alagnon, à mi-chemin entre Massiac et Murat, il pratique une cuisine instinctive, à base de produits frais d'Auvergne. «Je me fournis exclusivement chez les producteurs de la région, affirme-t-il. Je cuisine du veau fermier élevé sous la mère Lou Vedel Cantalou, du boeuf Salers ou Aubrac, du Porc de montagne, toutes viandes achetées sur pied, abattues et découpées par mon boucher de Pierrefort. Les escargots sont élevés à Massiac, les volailles grandissent à Chalinargues, le lapin vient de Jussac… Quant au pain, que je fabrique moi-même, il est à base de farine de seigle de la Margeride».
 Jérôme Cazanave fait partie des talentueuses "Toques d'Auvergne" et c'est également un habitué des Euéopéennes du Goût à Aurillac où il distille son savoir-faire de chef cuisinier auprès d'un public d'amateur passionnés. On peut également prendre un cours dans ses cuisines du Jarrousset !

*Interview recueillie par l'agence AB3C pour "Entreprendre en Pays d’Aurillac".

Pour la seconde fois, nous avons dîné avec plaisir au Jarrousset, après cette belle première expérience...

En apéritif, notre hôtesse nous a proposé un Mâcon en vendanges tari

Le farçou, des escargots de Nicole Boulet liés au beurre d’herbe, d’autres cagouilles en coquilles. C'est déjà ce qu'IL avait pris l'an passé, toujours aussi bien ! Les escargots sont excellents et le farçou très moelleux !



Le pigeon cuit en terrine, condiment framboises / betteraves coeur de sucrine et gomasio, délice de terrine très bien assaisonnée, avec le condiment mais aussi une réduction encore plus sirupeuse. Le gomasio apporte sa note torréfiée...


Un plat qui ne faisait pas partie du menu, est-ce parce que nous avons mentionné Patrick Chazallet auprès d'Isabelle, l'épouse de Jérôme Cazanave ? En tout cas ce fut délicieux : queue de homard, tombée de sucrine et émulsion de carapace. Le homard breton est excellent, la sucrine est à la fois croquante et fondante, l'émulsion est concentrée, très goûteuse ! Merci chef !



Le faux filet d’ici rôti, la joue confite gingembre et cardamome. A nouveau ce qu'il avait mangé l'an dernier. Quand on aime on ne change pas, serait un peu sa devise !


Boeuf tendre, surtout la joue confite...



Le foie gras de canard et melon snacké, cèleri et touche d’agrume. Plat très intéressant, le melon snacké est exquis et accompagne très bien le foie gras, ainsi que le genre de pâte d'agrume, un peu confit, douce-amère. La béarnaise  chaude au céleri est excellente, mais je l'ai plus appréciée sur le boeuf. Ou alors avec le foie gras, mais sans le melon.



On ne peut pa venir dans la région sans prendre de fromage n'est-ce pas ? Très bons cela va sans dire.


Un savarin et des citrons. 
Pâte à savarin très moelleuse (mais rien à voir avec la base hyper beurrée d'un baba), du citron crémeux et fondant et un très rafraichissant sorbet citron/pêche.


Et lui, toujours chocolat. Et framboise. RAS, bon dessert classique, le sorbet qui l'accompagne (mais pas sur la photo) est excellent.


Encore une place pour des mignardises ?
Les sablés sont très réussis, guimauves molleuses, financiers fondants, caramels mous acachuète et cannelés chocoat à la pâte de coco, façon goût de paradis...

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:10
Il y avait un petit moment que nous n'étions pas allés au Pré du Moulin, SA table préférée dans le Nord Vaucluse. 1 étoile au Michelin et un vrai pâtissier depuis un peu plus d'un an... Nous y avons emmené Melle E (sans Miss L, trop petite et ingérable...). Excellent repas une fois de plus, et un très bon vin !

Petits grignotages apéritifs (plutôt fromagers) accompagnés de Champagne pour nous et d'un jus de fraise pour elle.
L'amuse bouche : une raviole de tourteau, émulsion d'orange, il y a de la saveur et cela nous titille les papilles et l'estomac, ce plat a rempli son office !

Pour accompagner le vin un
Côtes du Roussillon Gauby 2000 incoryablement riche, un nez qui explose, la bouche à l'avenant, sur les fruits rouges et noirs confiturés, voire kirshés, mais des tannins bien fondus. La sommelière (un nouveau visage), nous l'a conseillé en précisant qu'il irait aussi avec les produits de la mer. J'étais sceptique mais en effet, sans que l'accord soit exceptionnel, il ne jure pas, neutralité avec les langoustines au pied de cochon et même avec le homard !

Salade de Homard tout en fraîcheur
, pour LUI : bon, joliment présenté, sans doute ce que Melle E a préféré (elle aime le homard, il n'y a pas de doute !)


Pour moi une Cassolette de Langoustines au pied de cochon, un plat terre-mer comme je les aime et TRES réussi, le fondant du pied de cochon avec une garniture puissante en goût, fameux !


Le très classique Pigeon de M. Durand mijoté en cocotte, farci au chou et au foie gras, un plat qu'on ne présente plus...
LUI est un inconditionnel !

J'ai pris le Ris de Chevreau mijoté aux lentilles vertes du Puy et citron vert, excellent accord de texture et de saveur. Le citron vert va bien aux ris !


Aiguillette de volaille fermière de l'Ain au citron, le plat de Melle E, très goûteux et subtilement citronné, la viande est bien tendre mais c'est portionné pour des adultes ! Elle a du en manger à peine la moitié...

Feuilleté croustillant et caramélisé aux framboises, crème légère
pour LUI et Melle E. La photo ne rend pas hommage a ce divin dessert, croustillant et oncteux en bouche à la fois.


J'ai pris un dessert plus travaillé, très (trop ?) subtil : Poire pochée et panée à la nougatine, vanille et caramel décuit à la coriandre. Caramel excellent et joliment mis en scène (n'est-ce pas Marie-Claire ?), la panure nougatine est intéressante mais trop peu à mon goût, je pense que c'est ce qui pêche dans ce dessert... néanmoins de haute qualité !


Si vous passez dans la région, ne manquez pas cette table !

Le Pré du Moulin

Route de Sainte-Cécile-les-Vignes
84830 SERIGNAN-DU-COMTAT

Pour en savoir plus, cliquez ici


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