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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 08:40
Au début des années 80, Isabelle Forêt lançait le premier guide du vin écrit par une femme pour les femmes, "Elles & Bacchus". Une mini-révolution de palais dans un monde encore trop masculin... Aujourd'hui, "Fémivin", le guide du vin au féminin, est une référence avec laquelle il faut compter ! L'ouvrage propose une initiation au vin, des conseils pratiques et les meilleurs accords mets-vins. Des coups de coeurs de femmes cavistes viennent compléter la sélection de vins de l'auteur, de quoi offrir à la gente féminine des crus à la hauteur de leurs exigences émotionnelles et sensorielles... Car les femmes ne ressentent pas le vin de la même façon que les hommes, lire à ce sujet le billet sur les femmes et le vin...

Journaliste, conférencière, dégustatrice, organisatrice d'événements, Isabelle Forêt est encore co-fondatrice et rédactrice en chef du site www.winewomanworld.com, dédié à la consommation féminine de vins mais aussi aux femmes qui font le vin et que l'on découvre à travers des portraits d'oenologues, de cavistes, de vigneronnes...

"A la façon d'un magazine, ce site vous apportera chaque jour toutes les informations indispensables pour vivre votre passion du vin au féminin. Dégustations, visites de propriétés, de vignobles, conseils pratiques, recettes, portraits, séjours découverte, sujets choc, promotions, jeux, petites annonces et bien d'autres rubriques vous attendent dans les pages de ce magazine interactif, créé par une femme pour les femmes."

Elle co-organise également un concours international de dégustation  réservé aux femmes, professionnelles et amateurs (j'y reviendrai...).

Pour Saveur Passion, Isabelle Forêt a accepté de répondre à quelques questions...



Dites-nous en quelques mots ce qui vous a conduit vers l'univers du vin...

J’ai été initiée au vin dès mon enfance par une Grand’mère passionnée elle-même qui m’a transmis sa passion et ses connaissances. J’ai lu beaucoup de livres sur l’œnologie, le vin et la viticulture.

J’ai eu l’opportunité d’écrire un jour un livret qui devait accompagner une vidéo sur le vin dans un coffret. Au fil de mes rencontres et interviews je n’ai rencontré que des femmes douées, passionnantes ce qui m’a donné l’envie d’aller plus loin et d’écrire le premier guide du vin au féminin « Elles et Bacchus » au début des années 80.

 
Pourquoi des guides spécifiquement féminins ?

Mon Guide du vin au féminin, qui a connu un grand succès dès sa première sortie, en 2002 répond a une attente des consommatrices, de plus en plus nombreuses à affirmer leurs goûts et à fréquenter les rayons vins, ce qui représente aujourd’hui  75% des achats en France. C’est un guide non pas "féministe" mais où les vins sont sélectionnés pour les femmes, dans un langage simple et accessible, avec une multitudes de rubriques pratiques qui n’existent dans aucun guide.


La féminisation du vin est-elle plus avancée dans le reste du monde ?

Non, c’est un phénomène mondial de société, aujourd’hui ce dernier bastion masculin est tombé, tous les métiers du vin sont pratiqués par les femmes et elles sont de plus en plus nombreuses dans toutes les disciplines, qu’elles pratiquent avec talent. L’Australie a même une femme ministre du vin (de la viticulture).


Comment sélectionnez-vous ? Votre équipe est-elle uniquement composée de femmes ?

Je contacte les vignerons et vigneronnes, je vais partout dans toutes les régions viticoles, je participe aux manifestations viticoles, aux salons professionnels, il m’arrive même d’acheter les vins, puis au restaurant je suis curieuse, j’en goûte plusieurs. Enfin, j’ai un vrai réseau, des sommelières, des cavistes, des œnologues et dégustatrices qui me font part de leurs découvertes. Je travaille toute seule sur mon guide.

 
Que pensent les professionnels hommes (vignerons, sommeliers, oenologues, cavistes...) de votre démarche ?

Ils sont respectueux de mon travail car ils me connaissent depuis plus de 20 ans.

Je participe à beaucoup de dégustations professionnelles, je suis membre de nombreux jurys et j’organise moi-même des dégustations comparatives hommes/femmes.

 
Quels vins apprécient les femmes, selon votre expérience ?

Le nez féminin est particulièrement subtil, privilégiant des vins qui procurent des émotions, des arômes fruités, des vins soyeux, veloutés, riches en matière aromatique, moins tanniques que ceux qui relèvent du choix traditionnel masculin. Les femmes n’apprécient pas les vins boisés, les jus de barrique.

 
Comment séduire une femme avec un vin ?

D’abord en lui laissant le privilège de le choisir. Pour les moments d’intimité offrir à une femme un verre de muscat Beaumes de Venise comme « after-calin ».

 
Et vous, vers quels vins vous porte votre goût ?

J’aime tous les vins qui me procurent un vrai plaisir gustatif, des émotions, qu’ils soient blancs, rosés, rouge ou liquoreux. J’aime les vins très aromatiques qui ont de la matière, du corps et du caractère avec des tanins enrobés.

 
Et puisque, comme les femmes, ils sont l'avenir du vin, comment initier les jeunes (et notamment les jeunes filles/jeunes femmes) ?

Notre devoir est de leur apprendre à faire la différence entre ce qui est bon et dangereux pour leur santé, de dissocier le vin des alcools.

Redonnons au vin ses symboles, communiquons sur ses bienfaits sur la santé lorsqu’il est bu avec modération.

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 07:19
Vous avez découvert ses rognons, laissez-moi vous parler de LUI, quand il se met en cuisine. Beaucoup d'hommes se reconnaîtront sans doute, et nombre de femmes reconnaîtront le leur...

Concentration et calme s'emparent de LUI aussitôt, pénétré de l'idée qu'IL va (chef d')oeuvrer. IL s'enferme pour échapper au regard féminin et ne pas être dérangé par les minettes. En reclus, IL se penche sur son livre de cuisine qu'IL suivra à la lettre, sans déroger à l'ingrédient introuvable en cette saison ou aux ustensiles nécessaires à la réussite de sa recette ! Le plan de travail doit être à sa mesure : place, place ! Place nette qui plus est ! Mais le sera-t-elle encore après ?

IL pèse tout, au gramme près, minute tout, à la seconde près et surveille ses feux de cuisson avec une attention de tous les instants. L'oeil vif, la main leste et les doigts agiles courent sur le "piano", ajustant les harmonies culinaires comme des notes de musique...
Quoi ? cela bouillonne un peu trop ? Cela chuchote depuis un peu trop longtemps ? Cela grille un peu trop vite ? Branle-bas de combat ! Tout le monde sur le pont, IL se précipite sur le torchon et les maniques, soulève les couvercles, vérifie la texture d'une sauce, la tenue d'une viande d'un regard inquiet.

Un stress de sportif LE pousse durant la totalité de sa prestation. Et comme IL tient à rester de maître d'oeuvre de A à Z, impossible de venir LUI prêter main forte ! Au contraire, dès que la porte s'ouvre, IL s'agace, se hérisse, suinte l'énervement, crispe ses mains moites et nous ordonne de sortir... Que faire sinon obtempérer ?
De temps à autre fuse un râle ou un juron, atténué par le crépitement de l'huile ou le ronronnement du four.

Puis vient le temps du service... Plus à son aise, IL apporte fièrement sa création, attend notre approbation voire nos applaudissements. IL prend ses filles à témoins : "Est-ce que Papa cuisine aussi bien que Maman ?" ou plus exactement "N'est-ce pas que Papa cuisine aussi bien que Maman ?". Il est souvent content de LUI, à peine critique et consensuel avec LUI-même !! Toujours beaucoup moins sévère qu'avec moi...
ET quand IL est un peu moins sûr de LUI, IL met l'humour au service de sa cuisine : "Enfin de la vraie gastronomie dans cette famille !"

Petite liste de SES essais
(je ne cite ici ni les omelettes, ni les pâtes) : terrine de lapin à l'estragon, rognons à la moutarde,  petits farcis (farcis avec beaucoup de chair à saucisse et peu de légumes, chez moi c'est l'inverse !), coquille St Jacques à la crème, pomme de terre sautées, escalope de veau et poisson panés, boeuf en daube, brochettes de boeuf, rôti de boeuf, de porc et de toute bête pouvant être rôtie ! Vous remarquerez, pas de sucré, surtout de la viande, et plutôt de la rouge, saignante, rosée !!
A noter : parfois nous faisons la cuisine ensemble, alors c'est un peu la foire d'empoigne. "Tu as pris le poivre", "Où est l'huile d'olive ?", "Décales-toi, tu me gênes"... Mais finalement nous formons plutôt un bon tandem, complémentaire, en cuisine comme pour le reste !

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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 06:47

Avec le grenoblois Bernard Mure-Ravaud, Rodolphe Le Meunier est aujourd'hui officiellement le meilleur fromager du monde ! A seulement 31 ans, il vient en effet de remporter l'International Caseus Award au SIRHA, le Bocuse d'Or version fromage.


Jeune, charmant, passionné, généreux, enthousiaste, brillant, autodidacte curieux
, décontracté mais concentré quand il s'agit de son métier, à la fois sportif et sensible (je parle de sa fibre artistique)... Les qualificatifs ne manquent pas pour parler de ce touche-à-tout (désolée pour la gente féminine, je ne saurais dire s'il est encore célibataire !).

Il a
grandi en Touraine, au milieu des odeurs de fromages de chèvre que son père affinait et a poursuivi avec lui l'aventure, qu'est aussi venue partager sa soeur. Une histoire de famille vieille de trois générations puisque sa grand-mère élevait des chèvres...

Après un IUT "tech de co" à Tours, il créée un commerce de vente en détail en 2000. Il n'a alors que 25 ans, pas de formation spécifique mais avec lui le meilleur atout : la passion et une curiosité sans borne ! Il y a également tout ce que son père lui a enseigné et ce qu'il a appris sur le tas : tout !

Le secret de l'affinage réside selon lui dans les échanges bactériologiques qui font évoluer une pâte, qui modifient les fragrances... "Quand on veut devenir fromager, on peut aussi bien faire des études de chimie (...) Un nez aussi serait un bon fromager" conclut-il.

A la vente au détail des débuts, Rodolphe Le Meunier ajoute l'affinage et investit dans 400 m2 de cave (sur 2000 m2 de bâtiments !).
Puis il ajoute à son arc une nouvelle corde : l'activité de traiteur. Au menu, livraison de plateaux de fromages, présentation digne des plus grands
noms de la pâtisserie (dont il s'inspire) et concepts gastronomiques innovants tels ceux qu'il a présentés au SIRHA ou au MOF (Meilleur Ouvrier de France).
Citons la mousseline de Brie de Meaux aux truffes (un classique), l'étonnant espuma de
Selles sur Cher  sur gelée de betterave (photo ci-contre) ou encore des sushis au fromage !



"Le fromage peut être gelé, chauffé, on peut en faire
des mousses..." explique Rodolphe Le Meunier qui prône la créativité et la dimension artistique, pour toujours mieux valoriser le produit. Il s'inspire donc de tout, y compris d'un repas gastronomique chez un client prestigieux, un de ses meilleurs souvenirs gastronomiques récents, m'a-t-il confié ! C'était à l'automne dernier, au Domaine des Hauts de Loire à Onzain (41) ; dans le menu dégustation, manifestement sublime, Rodolphe a été emballé par les oeufs à la neige farcis d'un jaune coulant et de caviar d'Aquitaine, servi en entrée, et par le granité de persil à la vodka, siroté au milieu du repas.

Son mot d'ordre, l'inspiration ! Il la trouve dans tous les domaines de la gastronomie, mais aussi dans les arts ou la musique, qu'il pratique du reste
: il joue du piano dans un jazz band de copains, autour d'un verre de vin et d'un plateau de fromages (d'où l'intitulé de son blog : "fromages en jazz"). Il s'intéresse à toutes les formes d'art, musique bien sûr mais aussi littérature et poésie, peinture, sculpture... Il a même étudié cette dernière pour concevoir ses mises en scène fromagères spectaculaires. 

Eclectique, boulimique de couleurs et de saveurs, cet étonnant jeune homme a le souci de l'excellence et de la suite dans les idées... Déjà lauréat du Concours National des Fromagers, finaliste des Meilleurs Ouvriers de France en 2004, il présente à nouveau le MOF cette année : épreuve écrite dans 10 jours et pratique dans un petit mois ! Alors, sitôt son prestigieux prix en poche, il se remet déjà sur les rails...
"C'est ce que je n'aime pas, travailler non stop. En deux ans, j'ai pris deux semaines de vacances !" Pour décompresser, Rodolphe se précipite dès qu'il peut (et que la météo l'autorise) sur un plan d'eau du Cher, près de chez lui, où il pratique le ski nautique.
Le Meunier. Rodolphe Le Meunier. Il ne manque plus que le saut en parachute et la F1 !

Il faut dire que les concours, c'est un peu comme pratiquer le trapèze sans filet... Au SIRHA ce fut un succès : "17 de moyenne sur les 18 membres du jury, j'ai même entendu dire que deux ou trois nous auraient mis 20/20 !". Car la présentation fut à la hauteur, un accord réussi entre un vieux comté, un caviar osciètre et un vin jaune, le tout sur fond de poème récité devant le jury pour raconter la grande aventure du célèbre fromage, composé comme une symphonie par le talentueux Rodolphe (à lire sur son blog). "Personne ne s'attendait à ça." Ni l'association que même Michel Troisgros, Président d'honneur du jury, n'aurait osée, ni la mise en scène théâtrale.
N'oublions pas son partenaire Bernard Mure-Ravaud :"mon co-équipier a assuré comme un chef ! Il a réussi à garder le comté à bonne température pendant une heure et demi ! Il l'a même ventilé avec un papier !  Pareil pour le vin et le caviar."

Rodolphe Le Meunier sait faire feu de tout bois et s'est formé en informatique pour s'offrir un nouvel outil : un site de vente en ligne. Ce n'est pas seulement un web marchand mais un véritable outil interactif, avec une dimension humaine réelle : une webcam permet de dialoguer avec les clients qui peuvent, eux, visualiser les caves et les fromages qu'ils sélectionneront ensuite. Il livre aujourd'hui partout dans le monde et les New-Yorkais amateurs ne sont qu'à 48 heures de leurs fromages favoris !
L'international est son nouveau cheval de bataille, un de ses objectifs étant de promouvoir le fromage français et sa profession d'affineur. Son sacre récent lui a d'ailleurs en quelques jours apporté de nouveaux clients et des connexions web provenant du monde entier.

Ambitieux et volontaire, Rodolphe a de nombreuses cartes à jouer, tout l'avenir devant lui et déjà plusieurs projets parmi lesquels écrire un livre et ouvrir une boutique à l'étranger. Alors on est sûr d'avoir de ses nouvelles bientôt ! Bonne chance pour le MOF, Rodolphe...
                                                                               





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