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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:34

(...) "Pour les glaces (car j'espère bien que vous ne m'en commanderez que prises dans ces moules démodés qui ont toutes les formes d'architecture possible), toutes les fois que j'en prends, temples, églises, obélisques, rochers, c'est comme une géographie pittoresque que je regarde d'abord et dont je convertis ensuite les monuments de framboise ou de vanille en fraîcheur dans mon gosier." Je trouvais que c'était un peu trop bien dit, mais elle sentit que je trouvais que c'était bien dit et elle continua, en s'arrêtant un instant, quand sa comparaison était réussie, pour rire de son beau rire qui m'était si cruel parce qu'il était si voluptueux : "Mon Dieu, à l'hôtel Ritz je crains bien que vous ne trouviez des colonnes Vendôme de glace, de glace au chocolat ou à la framboise, et alors il en faut plusieurs pour que cela ait l'air de colonnes votives ou de pylônes élevés dans une allée à la gloire de la Fraîcheur. Ils font aussi des obélisques de framboise qui se dresseront de place en place dans le désert brûlant de ma soif et dont je ferai fondre le granit rose au fond de ma gorge qu'elles désaltéreront mieux que des oasis (et ici le rire profond éclata, soit de satisfaction de si bien parler, soit par moquerie d'elle-même de s'exprimer par images si suivies, soit, hélas ! par volupté physique de sentir en elle quelque chose de si bon, de si frais, qui lui causait l'équivalent d'une jouissance). Ces pics de glace du Ritz ont quelquefois l'air du mont Rose, et même, si la glace est au citron, je ne déteste pas qu'elle n'ait pas de forme monumentale, qu'elle soit irrégulière, abrupte, comme une montagne d'Elstir. Il ne faut pas qu'elle soit trop blanche alors, mais un peu jaunâtre, avec cet air de neige sale et blafarde qu'ont les montagnes d'Elstir. La glace a beau ne pas être grande, qu'une demi-glace si vous voulez, ces glaces au citron-là sont tout de même des montagnes réduites à une échelle toute petite, mais l'imagination rétablit les proportions, comme pour ces petits arbres japonais nains qu'on sent très bien être tout de même des cèdres, des chênes, des mancenilliers ; si bien qu'en en plaçant quelques-uns le long d'une petite rigole, dans ma chambre, j'aurais une immense forêt descendant vers un fleuve et où les petits enfants se perdraient. De même, au pied de ma demi-glace jaunâtre au citron, je vois très bien des postillons, des voyageurs, des chaises de poste sur lesquels ma langue se charge de faire rouler de glaciales avalanches qui les engloutiront (la volupté cruelle avec laquelle elle dit cela excita ma jalousie) ; de même, ajouta-t-elle, que je me charge avec mes lèvres de détruire, pilier par pilier, ces églises vénitiennes d'un porphyre qui est de la fraise et de faire tomber sur les fidèles ce que j'aurai épargné. Oui, tous ces monuments passeront de leur place de pierre dans ma poitrine où leur fraîcheur fondante palpite déjà. 

 

Marcel Proust (A la recherche du temps perdu, extrait)

Les mangeurs de glace, Julien Boilly

Les mangeurs de glace, Julien Boilly

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 07:11

Quand les guignes furent mangées, 
Elle s'écria tout à coup : 
J'aimerais bien mieux des dragées. 
Est-il ennuyeux, ton Saint-Cloud !

On a grand-soif ; au lieu de boire, 
On mange des cerises ; vois, 
C'est joli, j'ai la bouche noire 
Et j'ai les doigts bleus ; laisse-moi. -

Elle disait cent autres choses, 
Et sa douce main me battait. 
Ô mois de juin ! rayons et roses ! 
L'azur chante et l'ombre se tait.

J'essuyai, sans trop lui déplaire, 
Tout en la laissant m'accuser, 
Avec des fleurs sa main colère, 
Et sa bouche avec un baiser.


Victor Hugo

Quand les guignes furent mangées - Victor Hugo

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 06:15

Scène du homard dans le film de Woody Allen, Annie Hall

 

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:29

– La Valence, la belle Valence, la fraîche orange. » Les modestes poireaux eux-mêmes : « Voilà d'beaux poireaux », les oignons : « Huit sous mon oignon », déferlaient pour moi comme un écho des vagues où, libre, Albertine eût pu se perdre, et prenaient ainsi la douceur d'un « suave mari magno ». « Voilà des carottes à deux ronds la botte. – Oh ! s'écria Albertine, des choux, des carottes, des oranges. Voilà rien que des choses que j'ai envie de manger. Faites-en acheter par Françoise. Elle fera les carottes à la crème. Et puis ce sera gentil de manger tout ça ensemble. Ce sera tous ces bruits que nous entendons, transformés en un bon repas.

– Ah ! je vous en prie, demandez à Françoise de faire plutôt une raie au beurre noir. C'est si bon ! – Ma petite chérie, c'est convenu, ne restez pas ; sans cela c'est tout ce que poussent les marchandes de quatre-saisons que vous demanderez. – C'est dit, je pars, mais je ne veux plus jamais pour nos dîners que des choses dont nous aurons entendu le cri. C'est trop amusant. Et dire qu'il faut attendre encore deux mois pour que nous entendions : « Haricots verts et tendres, haricots, v'là l'haricot vert. » Comme c'est bien dit : Tendres haricots ! vous savez que je les veux tout fins, tout fins, ruisselants de vinaigrette ; on ne dirait pas qu'on les mange, c'est frais comme une rosée. Hélas ! c'est comme pour les petits coeurs à la crème, c'est encore bien loin : « Bon fromage à la cré, à la cré, bon fromage. » Et le chasselas de Fontainebleau : « J'ai du beau chasselas. » Et je pensais avec effroi à tout ce temps que j'aurais à rester avec elle jusqu'au temps du chasselas.

Marcel Proust (A la recherche du temps perdu, extrait)

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 05:57

Cependant ces jours de goûter, m'élevant dans l'escalier marche à marche, déjà dépouillé de ma pensée et de ma mémoire, n'étant plus que le jouet des plus vils réflexes, j'arrivais à la zone où le parfum de Mme Swann se faisait sentir. Je croyais déjà voir la majesté du gâteau au chocolat, entouré d'un cercle d'assiettes à petits fours et de petites serviettes damassées grises à dessins, exigées par l'étiquette et particulières aux Swann. Mais cet ensemble inchangeable et réglé semblait, comme l'univers nécessaire de Kant, suspendu à un acte suprême de liberté. Car quand nous étions tous dans le petit salon de Gilberte, tout d'un coup regardant l'heure elle disait :

– Dites donc, mon déjeuner commence à être loin, je ne dîne qu'à huit heures, j'ai bien envie de manger quelque chose. Qu'en diriez-vous ?

Et elle nous faisait entrer dans la salle à manger, sombre comme l'intérieur d'un Temple asiatique peint par Rembrandt, et où un gâteau architectural, aussi débonnaire et familier qu'il était imposant, semblait trôner là à tout hasard comme un jour quelconque, pour le cas où il aurait pris fantaisie à Gilberte de le découronner de ses créneaux en chocolat et d'abattre ses remparts aux pentes fauves et raides, cuites au four comme les bastions du palais de Darius. Bien mieux, pour procéder à la destruction de la pâtisserie ninitive, Gilberte ne consultait pas seulement sa faim ; elle s'informait encore de la mienne, tandis qu'elle extrayait pour moi du monument écroulé tout un pan verni et cloisonné de fruits écarlates, dans le goût oriental. Elle me demandait même l'heure à laquelle mes parents dînaient, comme si je l'avais encore sue, comme si le trouble qui me dominait avait laissé persister la sensation de l'inappétence ou de la faim, la notion du dîner ou l'image de la famille, dans ma mémoire vide et mon estomac paralysé. Malheureusement cette paralysie n'était que momentanée. Les gâteaux que je prenais sans m'en apercevoir, il viendrait un moment où il faudrait les digérer. Mais il était encore lointain. En attendant, Gilberte me faisait « mon thé ». J'en buvais indéfiniment, alors qu'une seule tasse m'empêchait de dormir pour vingt-quatre heures. Aussi ma mère avait-elle l'habitude de dire : « C'est ennuyeux, cet enfant ne peut aller chez les Swann sans rentrer malade. » Mais savais-je seulement, quand j'étais chez les Swann, que c'était du thé que je buvais ? L'eussé-je su que j'en eusse pris tout de même, car en admettant que j'eusse recouvré un instant le discernement du présent, cela ne m'eût pas rendu le souvenir du passé et la prévision de l'avenir. Mon imagination n'était pas capable d'aller jusqu'au temps lointain où je pourrais avoir l'idée de me coucher et le besoin du sommeil.

Marcel Proust (A la recherche du temps perdu, extrait)

 

Charles Bittinger Afternoon Tea 1912

Charles Bittinger Afternoon Tea 1912

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 16:48

Après la parenthèse sur le pancake et consors aux Etats-Unis, retour sur les grignotages "Twin Peaks", après le café, les biscuits et les griddle cakes, puis les donuts et cherry pies.
Côté salé, le sandwich au Brie est un summum de volupté pour les frères Horne !

 

 

De mon côté pas de baguette-beurre-Brie mais plutôt un "grilled cheese" Brie pomme et noix, sur une base de pain au maïs.
Ingrédients
- 2 tranches de pain au maïs par personne
- 1 à 2 tranches de Brie par personne
- 4/6 fines tranches de pomme par personne
- 1 ou 2 noix
- beurre ou huile d'olive (facultatif)
- poivre ou piment d'Espelette
Préparation
Déposer le Brie sur une tranche de pain au maïs, puis les lamelles de pomme et quelques éclats de noix, poivrer ou pimenter. Passer au grill ou faire revenir à la poêle dans un peu de matière grasse.


A demain pour un retour à la normale ! So long, agent Cooper !

 




 

 

Menu Twin Peaks (3) : Brie sandwich des frères Horne et grilled cheese Brien pomme, noix

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 06:22

Dans Twin Peaks, la série culte de David Lynch, on boit énormément de café bien sûr, mais on mange des donuts, de quoi donner du coeur au ventre aux enquêteurs, notamment à l'agent du FBI Dale Cooper et au sheriff Harry S. Truman.

 

Voici donc quelques donuts, comme dans la série. La recette de base vient de chez Sandra (le Pétrin). J'ai en revanche divisé les quantités de pâte pour un faire moins que la vingtaine de beignets de la recette initiale ! Glaçage vanille ou cacao, ou juste poudrés de sucre glace...


 

Menu Twin Peaks (2) : donuts and cherry pies

Ingrédients

pour la pâte à donuts
- 30
grammes de levure fraiche de boulangerie ou 3 cuillère à café de levure sèche
- 60 ml d'eau tiède
- 50 à 80
grammes de sucre
- 2 oeufs
- 1 cuillère à café de sel
- 340 ml de lait 
- 750
grammes de farine 
- 80 
grammes de beurre très mou

pour le glaçage
- 80 grammes de sucre glace
- extrait naturel de vanille
- 1 cuillère à café de cacao (ajuster..)
- QS extrait de vanille 
- 1 trait de jus de citron
- 1 pincée de sel
- colorant, sprinkles... 
Et huile de friture bien sûr

Menu Twin Peaks (2) : donuts and cherry pies

Préparation
Dans un grand saladier, émietter la levure fraiche puis ajouter l'eau tiède et une pincée de sucre. Délayer du bout des doigts ou au fouet, couvrir et laisser reposer 5 minutes le temps d'observer des petites bulles en surface (ou passer cette étape si vous utilisez de la levure sèche instantanée).
Verser le sucre, les oeufs battus légèrement, le sel, le lait tempéré et le 1/3 de la farine (250 g). Mélanger avec une cuillère en bois jusqu'à ce que la farine soit grossièrement amalgamée avec les liquides puis ajouter un autre tiers de farine, mélanger comme précédemment puis finir avec le reste de farine en mélangeant juste assez pour incorporer grossièrement la farine: la pâte est encore hétérogène et grumeleuse à ce stade. Ajouter le beurre coupé en très fines lamelles et continuer à mélanger. Pétrir lentement jusqu'à ce que la pâte doit devenienne de plus en plus lisse et homogène en ajoutant au besoin de la farine (ce que j'ai fait). Mettre la pâte en boule dans un saladier légèrement huilé, couvrir avec du film alimentaire et un torchon et laisser doubler de volume environ 1h.

Fariner légèrement le plan de travail et verser dessus la pâte à donuts. Etaler doucement la pâte à la main pour ne pas trop la dégazer. Poursuivre au rouleau jusqu'à une épaisseur de 1,5 cm environ (la pâte doit rester souple et gonflée dixit Sandra).
Avec un emporte-pièce de 7 à 8 cm de diamètre selon la taille désirée, découper des ronds. Pour le trou central, utiliser un bouchon métallique de bouteille (par exemple).
Fariner une surface plane type plan en bois ou très grand plateau ou plan de travail et déposer les donuts dessus en veillant à les espacer d'au moins 5 cm. Couvrir les donuts avec un linge propre et laisser lever environ 45 minutes.
Frire les beignets rapidement dans l'huile (175°C environ), déposer sur papier absorbant. Poudrer tièdes de sucre glace ou laisser refroidir avant de glacer.
Mélanger les ingrédients du glaçage (sauf le cacao) et plonger les donuts dedans, retourner sur une grille et parsemer de sprinkles. Pour les donuts cacao, ajouter le cacao à la moitié du glaçage après avoir glacé les premiers donuts. Terminer le glaçage et laisser sécher sur la grille.

 

Menu Twin Peaks (2) : donuts and cherry pies

L'autre gourmandise du film est la tarte aux cerises, cherry pie, servie au Double R diner, le restaurant de la série.
NB il existe un endroit dans Paris, inspiré de la série, où vous pourrez goûter une part de tarte arrosé d'un "damn good coffee" !
Je vous laisse avec la photo d'un mini cherry pie, dont vous trouverez la recette ici.

Menu Twin Peaks (2) : donuts and cherry pies

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 06:01

Il y a quelques temps, je rendais hommage à David Lynch, réalisateur et artiste complet, et son film Blue Velvet. Aujourd'hui je vous invite à redécouvrir la série Twin Peaks à l'aune de la gourmandise de l'agent du FBI Dale Cooper, interprété par Kyle MacLachlan, acteur "fétiche". La suite de la série a hélas été ajournée, elle est espérée pour 2017. Vivement !

Menu "Twin Peaks" (1) :  damn good coffee ! Cookies Twin Peaks et pancakes, sirop d'érable, jambon

Dale Cooper aime le café noir et fort, "damn good coffee" ! Mais tous les autres personnages de la série en boivent, beaucoup, tout le temps ! Voici un montage qui en témoigne :

 


Pour accompagner mon café, noir à la façon de l'agent Cooper, quelques biscuits "Twin Peaks" décorés des chevrons emblématiques blanc et noir et un symbole/logo que je vous laisse reconnaître.
Pour la recette des biscuits décorés, je vous renvoie à ce billet. J'avais tout d'abord réalisé un patron et puis, j'ai dessiné le décor à main levée...

Menu "Twin Peaks" (1) :  damn good coffee ! Cookies Twin Peaks et pancakes, sirop d'érable, jambon

Dans l'un des épisodes, Dale Cooper commande pour son petit déjeuner a "shortstack of griddlecakes, maple syrup, lightly heated and a slice of ham", soit une petite pile de griddlecakes, sirop d'érable et jambon. Et surtout : "Nothing beats the taste sensation when maple syrup collides with ham" dixit l'agent du FBI.
Griddlecakes sont des pancakes, autre nom mais sensiblement identiques. Certains parlent de cornmeal (farine de maïs) dans les premiers pour les différencier mais aucune certitude.

 


Pas de recette donc mais il suffit de préparer des pancakes, avec ou sans farine de maïs, de les arroser de sirop d'érable et pour les plus audacieux, d'ajouter une tranche de jambon cru grillé à la poêle, un peu comme pour le bacon au sirop d'érable canadien (il faut dire que l'action de la série se déroule non loin de la frontière canadienne). Café noir, jambon-érable : debout les morts !

Menu "Twin Peaks" (1) :  damn good coffee ! Cookies Twin Peaks et pancakes, sirop d'érable, jambon
Menu "Twin Peaks" (1) :  damn good coffee ! Cookies Twin Peaks et pancakes, sirop d'érable, jambon

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 06:42

(...) Mais mon ravissement était devant les asperges, trempées d'outre-mer et de rose et dont l'épi, finement pignoché de mauve et d'azur, se dégrade insensiblement jusqu'au pied – encore souillé pourtant du sol de leur plant – par des irisations qui ne sont pas de la terre. Il me semblait que ces nuances célestes trahissaient les délicieuses créatures qui s'étaient amusées à se métamorphoser en légumes et qui, à travers le déguisement de leur chair comestible et ferme, laissaient apercevoir en ces couleurs naissantes d'aurore, en ces ébauches d'arc-en-ciel, en cette extinction de soirs bleus, cette essence précieuse que je reconnaissais encore quand, toute la nuit qui suivait un dîner où j'en avais mangé, elles jouaient, dans leurs farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum.

La pauvre Charité de Giotto, comme l'appelait Swann, chargée par Françoise de les « plumer », les avait près d'elle dans une corbeille, son air était douloureux, comme si elle ressentait tous les malheurs de la terre ; et les légères couronnes d'azur qui ceignaient les asperges au-dessus de leurs tuniques de rose étaient finement dessinées, étoile par étoile, comme le sont dans la fresque les fleurs bandées autour du front ou piquées dans la corbeille de la Vertu de Padoue.

Marcel Proust (A la recherche du Temps perdu, extrait)

François Bonvin, nature morte aux asperges

François Bonvin, nature morte aux asperges

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 07:05

David Lynch fête cette année 70 printemps et le film Blue Velvet, 30 ans ! A cette occasion, le film devrait ressortir en salle (au printemps aux Etats Unis, à l'automne en Angleterre, quid de la France ?).
Clin d'oeil avec une histoire de bières : “Heineken ?! F**k that sh**t ! Pabst Blue Ribbon !”, réplique culte prononcée par Dennis Hopper. S'en suit une soirée "bière" décalée, dans le plus pur style du réalisateur.

La bière au ruban bleu de Milwaukee remonte au XIXème siècle : un brasseur allemand, Jacob Best, et son associé, son gendre Frederick Pabst, produisent une bière de type lager et la firme devient dans les années 1870 le second plus gros brasseur des Etats-Unis. 

Histoire de bières et Blue Velvet cake pour un double anniversaire

La marque Pabst Blue Ribbon a été dès les années 1950 porté par la publicité audiovisuelle, mais le film Blue Velvet a apporté une nouvelle et inattendue notoriété à l'internationale !

Si vous avez hâte comme moi de revoir
Blue Velvet sur les écrans, voici déjà la bande annonce officielle de la ressortie du film :

 

Et je ne résiste pas au plaisir de vous remettre en lien la recette du Blue Velvet cake ! On est fan ou on ne l'est pas...

Histoire de bières et Blue Velvet cake pour un double anniversaire

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