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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 14:34

Après le film documentaire sur les fruits et légumes, voici une autre vidéo de 1929, la suite en quelque sorte sur les conserves de viandes et de poisson. Bon visionnage !

 

retrouver ce média sur www.ina.fr

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 08:34

Le thème des semaines à venir sera celui des conserves : au naturel, au sirop, cuisinés ; fruits et légumes, ratatouille, caponata, passata, soupe de poisson...

Voici une mise en bouche intéressante et étonnante : un film documentaire muet de 1929 ! Bon visionnage.

 

retrouver ce média sur www.ina.fr

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 16:13
La scène se déroule à Saint-Didier (en Vaucluse, proche de Carpentras), dans un environnement tempéré quand la chaleur extérieur est caniculaire... C'était il y a un peu plus d'une semaine. L'on pénètre dans la boutique vers 10h00 du matin, il fait déjà près de 33°C à l'extérieur et l'on remercie le ciel et les hommes d'avoir crééé la climatisation (même si l'on sait que ce n'est pas la panacée écologique !). On traverse un hall où une fontaine bruissante rafraichit nos oreilles et réjouit nos yeux.

Un diaporama dans une salle adjacente nous raconte l'aventure familiale d'une lignée de paysans au coeur de la Provence, cultivant moultes arbres fruitiers en agriculture raisonnée : cerisiers, abricotiers et surtout amandiers ! Les amandes qui mûrissent en été et se récoltent ici en septembre, base du nougat, l'un des 13 desserts du gros repas de Noël.. La grand-mère le fabriquait en famille, sous l'oeil attentif de ses petits-fils. Ces derniers ont repris le flambeau en devenant paysans-nougatiers : ils valorisent la terre de leurs aîeux tout en fabriquant des merveilles de confiserie.

Puis, c'est l'heure de la démonstration et de la dégustation. On y voit cuire le nougat noir, le "VRAI" nougat d'ici, le plus traditionnel, élaboré seulement à base de miel (30%) et d'amandes (70%), pas tout à fait la proportion de ma recette (clic). Les frères Sylvain y ajoutent en outre du zeste d'orange et du Cognac !

Les ingrédients sont chauffés dans un chaudron, très peu de temps, à une température de 150°C. Le nougat se fait à l'oreille : on stoppe généralement la cuisson quand les amandes crépitent (un peu comme les pralines...). Le nougat noir est en fait un caramel de miel aux amandes.

Le nougat est ensuite "coulé" sur un lit de papier azyme (hostie) et rapidement applati, à la main puis à l'aide d'un rouleau (qui pèse plus de 20 kilos !).

Pas le temps d'attendre que le nougat refroidisse (contrairement au blanc), il est couvert d'une seconde feuille d'azyme et aussitôt découpé. A trop attendre, on ne pourrait plus le faire, il casserait.

La dégustation, tant attendue par certains ! La nougalette est un genre de nougatine mais à base de miel seulement (la nougatine est à base de sucre) - s'y ajoutent aussi du rhum et de la vanille ; le nougat noir dont vous avez vu la fabrication ; le nougat blanc tendre où le miel est chauffé 3 heures au bain marie (autour de 80°C), versé ensuite sur un mélange blanc d'oeuf/sucre (très peu), brassé longuement et dans lequel on incorpore les amandes ; le nougat blanc dur est élaboré sans blanc d'oeuf, il comporte juste du miel et des amandes et doit sa couleur blanche au miel qui est émulsionné durant sa cuisson lente et douce au bain-marie ; le nougat tendre aux olives, dans lequel on incorpore les olives confites par la chaleur (elles sont étuvées légèrement), on ajoute à la pâte de la poudre d'olive séchée qui la colore légèrement ; les "polissons" sont des calissons élaborés à base d'orange confite, d'amande et de miel (pas de sucre ni de melon confit).
Le tout est produit de façon artisanale et de haute qualité.

Plus tard, dans la boutique, il sera possible d'acheter des amandes, mais aussi du miel et tous les produits transformés issus de cette double production ainsi que d'un long savoir-faire confiseur.

Nougat blanc tendre, dur, noir, en barre ou en carrés... Mais aussi nougalette et polissons, et encore nougat noir tendre (j'en avais entendu parlé mais je ne savais pas alors qui en fabriquait) : pour les papés et les mamés qui ne peuvent plus croquer le nougat noir traditionnel, trop dur pour eux ; on trouve aussi du nougat blanc tendre en forme de part de gâteau et couvert de chocolat de couverture ou de fruits confits maison, très ludique !

Bien sûr des dragées à base des variétés d'amandes Ferranduel et Lauranne. Ainsi que des "dragées royales au Champagne" !

On trouve aussi de divines confitures, des fruits confits, des pâtes de fruits, diverses confiseries, des pastilles au miel et des caramels, dont j'ai fait le plein avant notre départ... On peut également y prendre un rafraichissement et manger une glace !

C'est la seconde fois que je viens chez eux, assister à leur diaporama et leur démonstration à 7 ans d'intervalle, avec autant de plaisir !
Je ne saurais trop vous recommander si vous passer près de Carpentras, de faire une halte gourmande chez les Nougatiers Sylvain à Saint Didier, et d'assister à leur présentation et leur démonstration de la fabrication du nougat.
NB
on trouve leurs produits un peu partout dans le nord Vaucluse. A défaut, rendez-vous sur leur site, ici (clic) !

Silvain frères

Route de Vénasque

84210 Saint-Didier

Tél. 04 90 66 09 57


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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 16:30
Gérald Camus, responsable avec son épouse de l'entreprise Délicefig, produit des figues depuis 35 ans et est en cours de certification AB. Inutile de dire que les fruits qu'il produit sont sains et absolument exquis ! Sur 12 ha répartis à travers diverses parcelles et étendues sur deux communes (mais surtout concentrées autour de Piolenc, à 6 km au Nord d'Orange), 8 variétés noires ou blanches, et de toutes les formes, bifères (production deux fois l'an) ou pas, sont récoltées afin d'échelonner l'offre de juin à fin octobre : longue d'Aoùt (deux tiers de la production), Bourjassotte (même variété qu'à Solliès), Barbentane, Dauphine, Pastillière, Noire de Caromb (très courante dans le Nord Vaucluse, notamment du côté de Carpentras), Madeleine, Col de Dame Noire.

On les achète au domaine, en vente directe. Mais surtout, ces figues sont soigneusement emballées et expédiées à travers toutes la France par transporteur (400 à 500 plateaux par jour !). Elles viennent  ainsi concurrencer la célèbre figue de Solliès à qui elles n'ont rien à envier !

8 variétés de figues à découvrir
Clic sur l'image pour l'agrandir

La
Longue d'août
Bifère, cette figue de forme allongée est originaire de Turquie, elle a une peau très mince, une chair rose et fibreuse très agréable, avec une saveur sucrée à maturité.



La
Noire de Caromb
Bifère provenant d'Italie, c'est un petit calibre à peau sombre de couleur bleue-violette, très sucrée qui se déguste comme un bonbon !


La Bourjassotte
Rendue célèbre par l'AOC Solliès dont elle est la principale variété, cette figue originaire d'Afrique du Nord est aisément reconnaissable à sa forme de toupie aplatie. Son gros calibre, sa peau épaisse et sa bonne tenue à la cuisson en font une des préférées des chefs.


La Barbentane
Très proche de la bourjassote, elle possède toutefois un col plus large.



La Dauphine

C'est un gros fruit précoce (on la surnomme la grosse de juillet...) à chair très juteuse, légèrement acidulée.




La Pastillière
C'est une figue élégante, à la peau bleutée et à la chair couleur framboise ; on la reconnaît à son col rosé. Cette figue unifère originaire du Japon se récolte début août.


La Madeleine
Autre bifère, et pour cause son appellation complète est "Madeleine des deux saisons", elle est très résistante au froid. De couleur dorée, elle referme une chair rose et juteuse.


La Col de Dame Noire
Originaire d'Espagne, c'est la plus tardive. On la reconnaît à son large col allongé.



La cueillette a lieu en ce moment tous les jours, sauf s'il pleut. Ces variétés sont d'ailleurs résistantes à la pluie (ce qui n'est pas le cas de mes grises de la Saint Jean !)
. Puis, c'est la mise en plateaux ou en chaudron...



Quand certains ne les occupent pas, sieste oblige...


Gérald Camus transforme aussi la plus grosse partie de sa production et propose à la vente des confitures (figue-gingembre, figue-noix, figue blanche, figue violette, mi-figue/mi-raisin), ainsi que des conserves de figues entières (pochées au sucre), des figues entières confites, des pâtes de fruits (divines !) à la figue, des nectars de figues et un vrai vinaigre de figue (et non vinaigre à la figue, il est réellement fait à partir d'une fermentation acétique du fruit !).

Du chaudron fumant...
...à la mise en pot !

Pour ceux qui habitent à proximité,  l'exploitation est située 4 impasse des Queyrons à Piolenc. Et pour découvrir tous les produits de la gamme, rendez-vous sur le site de Délicefig qui expédie partout en France !
Vous voulez joindre Gérald Camus directement c'est : fig.camus@aliceadsl.fr

Alors, figue blanche ou violette ?


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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 15:09
Poursuivons ce cycle destiné à promouvoir les producteurs de qualité de ma région... Cette fois, c'est un éleveur de chèvres près d'Orange, Monsieur Bagnol.


L'élevage c'est un sacerdoce, plus encore que les cultures agricoles. Pas de jour sans traite, pas de jour sans soin et nourriture prodigués aux bêtes. Pas de vacances donc... Le fiston de Monsieur Bagnol, actuellement en BEP "élevage" à Richerenches,  prendra-t-il la suite ? Il a l'air suffisamment motivé pour cela, et suffisamment attaché au troupeau. Car l'élevage c'est aussi et surtout une histoire d'amour entre un homme et ses animaux. Là encore, l'histoire est familiale : le grand-père était éleveur et vendait en gros sa production, le père poursuit et affine sa démarche commerciale en gérant les livraisons aux épiciers de la région, le fils vendra-t-il via Internet ?!


C'est dans le quartier Russamp que les 80 chèvres paissent et batifolent, des blanches de la race saanen et des chamoisées alpines, brunes et noires. Elles sont nourries à l'orge et à la luzerne récoltés par l'éleveur, ce qui lui permet d'avoir une totale autonomie et d'être "autosuffisant" de l'élevage au fromage ! Il cultive également du blé et du tournesol qui sont livrés à une coopérative céréalière.

Sa journée commence tôt par les livraisons dans divers points de  vente, petites épiceries du département ou restaurants, ainsi que la Ferme des 4 saisons à Orange, un groupement de producteurs indépendants qui vendent en direct. Puis, il s'occupe de la traite et travaille une grande partie de la matinée dans la fromagerie.



Sur le cheptel caprin, on dénombre 60 chèvres, environ 20 chevreaux et 2 boucs, les deux mâles reproducteurs entrent d'ailleurs en saison active dès ce mois d'août. 5 mois après, les chèvres mettront bas, soit en janvier/février (décembre/janvier est la saison creuse concernant la production laitière). Puis, les naissances vont s'accroître et la production s'intensifier durant toute la saison printanière.



Chaque chevreau tête en moyenne 3 mois (et en aucun cas, il ne doit être sevré avant 1 mois et demi), mais à 6 mois, une des "biquettes" est en âge d'être "montée" et elle tête encore sa mère !

Actuellement, la collecte représente 70 litres par jour (sur une production annuelle d'environ 20 000 litres), la trayeuse permet de traire 6 chèvres à la fois. Les bidons sont refroidis par une bouteille glacée, une astuce de Monsieur Bagnol qui permet de gagner du temps dans la fromagerie. Car il est des tâches particulièrement chronophages comme les éléments d'hygiène : nettoyage des tuyaux de la trayeuse sous pression, lavage des bidons, des entonnoirs, des clayettes, etc...


Le lait est alors filtré, puis ensemencé avec de la présure et du petit lait de la veille ; les fromages sont très légèrement salés.
 

Après 3 jours, au stade de la faisselle, l'égouttage est suivi du moulage, puis de l'affinage; les fromages démoulés encore frais sont retournés sur les clayettes matin et soir. Monsieur Bagnol vend ses fromages de chèvres frais (2 jours maximum, ils représentent 8 fromages sur 10 vendus !) ou mi-secs
1,20 €  pièce. Inutile de vous dire qu'ils sont délicieux ! Et la faisselle (qui n'est pas à la vente) est un peu aigre, mais j'aime bien cette saveur typée "à l'ancienne", redécouverte il y a peu, avec de la confiture ou cuisiné de diverses façons...



Fromagerie de Monsieur Bagnol
Quartier Russamp à Orange

Suivre le panneau "fromage de chèvre" depuis le pont de l'Aygue en sortie d'Orange, direction N7 Nord, directement  sur la gauche. On peut également récupérer une route en suivant la route des Aigras, entre Orange et Piolenc sur la N7.

NB Les blanches ne sont pas plus photogéniques mais plus dociles à la caresse (elles sont quémandeuses !) et à la photographie (elles gigotent moins...)


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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 15:09
Producteurs d'ici : une melonnière près de Piolenc...
Ce billet est le premier d'une série consacrée à des producteurs de la région de la principauté d'Orange. Coup de chapeau à des agriculteurs "à l'ancienne" qui ont appris à tirer partie d'un certain modernisme, sans sacrifier à la qualité et à la culture raisonnée, le rendement auquel accepte de se soumettre le plus grand nombre...
Ce sera aussi l'occasion de découvrir et de faire découvrir un métier, ses exigences, ses savoir-faire et ses petits bonheurs !

Commençons par un anonyme producteur de melons, excellents (précisément, il ne souhaite pas la gloire et sa rançon d'une "suspension" de sa tranquilité...).

Le melon est donc cultivé dans une melonnière ! Soit sous tunnel, soit en plein champs. Sur l'hectare cultivé, la majeure partie se fait ici en plein champs.
La culture commence par les semis aux alentours de février/mars. Les semences vantées par ce producteur proviennent des recherches de l'INRA qui ont abouties à des melons de haute qualité, fermes, goûteux et qui n'éclatent pas au soleil (la raison ? vous la saurez un peu plus loin...) : menhir et maltese sont ces deux variétés.


La culture s'effectue ici de façon raisonnée, avec seulement un apport de fumure organique et peu de traitement : un afficide contre les pucerons et du soufre contre l'oïdium. L'assolement (rotation des cultures) permet au sol de se régénérer naturellement. Cet agriculteur produit également du blé et la melonnière tourne tous les quatre ans : elle change alors d'emplacement...
D'autres nuisibles grignotent hélas les melons : rongeurs et limaces ou escargots se régalent du sucre qu'ils contiennent ! Les pièges sont sans effet et les chats voisins, trop bien nourris !

La saison de récolte s'étale de juin (les premiers melons mûrissent parfois fin mai) à mi-août. Plus tard, la melonnière pourrait produire mais les prix ne suivraient plus en raison de la production au nord-ouest (melons charentais) qui prend le relais...
Au passage, le producteur me parle d'un confrère "intensif" qui produit sur la première fleur puis laisse pourrir les fruits dans son champs car cela lui rapporterait moins ! J'en suis encore toute retournée, écoeurée !

Ici, 4 ruches (dont le producteur récolte un peu le miel pour sa famille) assurent la pollinisation, car sans abeille, pas de melon (comme pour beaucoup de fruits et légumes) ! La légende de la pollinisation à la main est un leurre, seuls les chercheurs la pratiquent !
Le melon, comme les autres cucurbitacées, a deux fleurs : une mâle et une femelle. La première est une petite fleur jaune à tige fine, la fleur femelle est renflée à sa base, comme sur la photo ci-dessous.


Ensuite, le fruit grossit, on le voit encore tout "bébé" sur la photo suivante...


La difficulté est d'anticiper sur la météo et d'arroser justement, ni trop, ni trop peu. Le melon a besoin de chaleur en journée et de fraîcheur durant la nuit. Un indice de maturité est les feuilles "sèches" qui apparaissent par endroits dans la melonnière car le melon dégage alors un gaz qui fait jaunir les feuilles...



La récolte se fait avec peu de main d'oeuvre, contrairement à d'autres fruits et légumes : ici, tout se fait à 2 ou 3 : les "rabatteurs" coupe les melons mûrs au sécateur et les disposent au centre d'allées dessinées pour le passage d'une machine agricole : elle passe et celui qui l'actionne ramasse les melons "rabattus".


Les melons passent à la calibreuse, sont stockés et vendus en direct à des épiciers du coin et des restaurants comme le Mas des Aigras. Peu d'intermédiaires donc pour un melon de qualité. Et parfois, il en vend quelques plateaux directement à des gens qu'il connaît, des privilégiés en somme !

Dernière chose : pour choisir un bon melon, ce qui compte c'est avant tout le poids, lui ne se fie à rien d'autre : un bon melon est un melon lourd. Et les melons "éclatés" par le soleil, ce qui pour moi était un indice de fruit sucré et savoureux, est désormais proscrit par Bruxelles, amende à la clé pour tout contrevenant qui vendrait des melons fendillés !

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 06:11
La psalliote (le fameux champignon de Paris ! Du grec psalis, qui signifie "voûte") est dans la nature un champignon courant qui pousse dans les champs et les pâturages. Depuis les premières tentatives de culture potagère et agricole, la production s'est accrue et modernisée mais le principe a peu évolué...

La culture a lieu soit en « meules », à l'ancienne, soit en caisses (méthode moderne). Le mycélium se développe dans le compost, constitué de fumier de cheval et de paille. Les premiers champignons apparaissent de deux à quatre semaines après l'ensemencement ; les meules et les caisses sont alors recouvertes d'une fine couche de "terre de gobetage", mélange de pierre de tuffeau broyé et de tourbe, indispensable à la fructification du mycélium. C'est sur ces couches que le champignon de Paris pousse, d'où son nom de "champignon de couche" !
champignons
Les premiers champignons apparaîtront 3 semaines plus tard. Pendant la période fructifère, les champignons poussent par séries ou "volées". Les grosses récoltes du début vont s'amenuiser jusqu'à la dernière volée ; la récolte durera en moyenne de 50 à 100 jours, avec une productivité de 30 kg/m2 en moyenne. Une fois la dernière volée de champignons ramassée, le compost est épuisé. On lui donne alors le nom de "corps de meule". Il sera sorti des caves et pourra, à l'occasion, faire le bonheur des jardiniers...

L'aspect des sites de production mis à part (galeries souterraines), la culture du champignon ressemble dans ses grandes lignes à toute industrie agro-alimentaire : contrôle qualité, maîtrise des rendements, gestion des stocks et amélioration génétique sont plus que jamais à l'ordre du jour.
La souche mère du mycélium sera régulièrement remplacée et améliorée. Des unités de recherche, comme l'INRA, ont engagé divers programmes de création variétale, visant notamment l'amélioration de la vigueur mycélienne sur paille de blé, la précocité de fructification et l'adaptation au goût du consommateur.

C'est ainsi qu'est cultivée, depuis une trentaine d'année, la pleurote, obtenue à partir de sélections génétiques et de croisements multiples pour proposer aux producteurs toute une gamme de champignons aux formes et couleurs diversifiées.
Un autre objectif des chercheurs a été de concevoir un champignon de Paris toujours plus blanc : le blanc, ça se vend mieux ! Ce n'est qu'au bout de 10 ans de recherche que l'on a pu obtenir des hybrides susceptibles de concurrencer les souches mises au point au départ en Hollande, également gros producteur et principal « compétiteur » de la France.

Par ailleurs, l'industrie biotechnologique s'intéresse de près, et depuis plusieurs années déjà, aux bénéfices « santé » du champignon, source de composés à activité anti-cancer, anti-virale, immunostimulante, hypocholestérolémiante et hépato-protectrice. La Chine et le Japon utilisent leurs propriétés médicinales depuis des centaines d'année ; certains composés dérivés de champignons, comme le lentiane extrait du shii-také (autre champignon cultivé), employé dans le traitement de certains cancers et déficiences immunitaires, sont des produits pharmaceutiques aujourd'hui reconnus.

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 19:58
Il n'y a qu'à regarder sur vos blogs, le dernier KKVJKJ (cest ça où je me trompe ?) porte précisément sur un recette de pain façonné ou surprise ! Dans la presse et sur le Net, on lit de plus en plus d'articles sur l'art de la panification, le sandwich, etc... Ce n'est pas Sandra (le pétrin) ou Fidji qui me contrediront...

Pour preuve, l'événement à venir, qui connaît un succès grandissant : le salon de la boulangerie (qui se tiendra du 11 au 14 février 2007 à la porte de Versailles) est un miroir de notre passion pour le pain, qui est pour plus de 80 % d'entre nous avant tout un plaisir gourmand : d'aliment de base jadis, il a désormais essentiellement une fonction d'accompagnement de nos repas.

Si au début du XIXème siècle, la consommation de pain était de 900 grammes par jour, elle s'est effondrée à 140 grammes (190 en moyenne en milieu rural). Or les nutritionnistes conseillent une consommation quotidienne de 200 à 250 grammes par jour, cette ration normale apportant 25 % de nos besoins énergétiques.


Et pourtant, 9 Français sur 10 achètent du pain chaque jour ou plusieurs fois par semaine. Sain et populaire, cet aliment est considéré comme indispensable à l'équilibre alimentaire par une bonne moitié d'amateurs.

Les Français n'arrivent qu'en neuvième position des plus gros consommateurs de pain en Europe, les premiers étant les Allemands.

Les boulangers ont revu leur copie entre le pain blanc croustillant et à la mie souple et  bien blanche des années 1960 (issus d'un pétrissage à outrance, de doses de levure importantes et d'une fermentation au final trop importante) et un retour à des pains moins raffinés, plus "complets" du point de vue de la farine utilisée et issue d'un pétrissage moins intense et d'une fermentation plus courte, gages d'une meilleure digestibilité !

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 06:42

©José Nicolas
A l’époque de la maturation, qui s’étend de novembre à mars, le trufficulteur, accompagné d’un chien ou d’un porc selon les régions, entame sa quête à travers la truffière. L’animal, attiré par l’odeur caractéristique de la truffe, fouille la terre de ses pattes ou de son groin pour extraire les tubercules, que le maître s’empresse de ramasser avant que l’animal ne les mange ; il s’agit surtout du cochon pour qui la truffe est une véritable gourmandise (que le truffier remplace aussitôt par des fèves pour satisfaire l’appétit du glouton) mais il arrive aussi que les chiens croque leur récolte !

Pour que le cavage (nom donné à cette fouille) soit un succès, le chien doit être habitué voire dressé dès don plus jeune âge (les éleveurs conseillent de démarrer la sensibilisation canine avant 5 mois) ; on leur fait renifler la truffe (parfois on en badigeonne les mamelles de leur mère !) et lorsque l’essai est transformé on les récompense de caresse et de friandises, il en existe d’ailleurs parfumées à la truffe pour l’apprentissage du cavage... Dès qu’ils sont aguerris, les chiens truffiers peuvent se revendre à des prix prohibitifs, de 1500 à 4500 euros, voire plus s’il s’agit de champion s de concours de cavage !
 
 
 
 
 
 
 

"Malgré sa longue pratique du métier, malgré l'arôme du tubercule qu'il cherche, le rabassier ne peut deviner la truffe, qui mûrit l'hiver sous terre, à un pan ou deux de profondeur ; il lui faut le concours du chien ou du porc, dont l'odorat scrute les secrets du sol. Eh bien, ces secrets, divers insectes les connaissent, mieux encore que nos deux auxiliaires. Pour découvrir la tubéracée dont se nourrit leur famille de larves, ils possèdent un flair d'exceptionnelle perfection."
Cette analyse tirée des Souvenirs entomologistes de Jean-Henri Fabre montre qu'il existe d'autres "truffiers" plus inédits encore...

Le
rabassier
peut ainsi également pratiquer la chasse à la mouche : On s'avance en balayant le sol avec une baguette, face au soleil, et l'on repère l'endroit d'où s'envolera l’insecte venu pondre sur la truffe ; en suivant des mouches "rabassières" (Helomyza tuberivora) ou des mouches rousses (Suilla Gigantea), le trufficulteur parvient à proximité des larves de l’insecte, jusqu’aux truffes… 

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 08:49
A Apt, il reste quelques artisans qui savent nous régaler de fruits colorés et généreux, confits dans les règles de l'art.
Parmi ces meilleurs "faiseurs" se trouvent Denis Ceccon (voir photo XXL) qui à la suite de son père Jean, reproduit le geste traditionnel ; il ne dispose pas de vente en ligne, non plus de site Internet mais expédie dans toute la France ses fruits confits, nougats et confitures (Tél : 04 90 74 21 90 - hors saison, la boutique n'est ouverte que les fins de semaine).

La maison Marcel Richaud
est la plus ancienne confiserie artisanale d'Apt, là encore, pas de présence sur le Web et uniquement de la vente directe de fruits confits et de calissons (Tél : 04 90 74 43 50).

Outre le grand industriel Kerry Aptunion et ses diversifications alimentaires, il existe à Apt une usine qui produit également à grande échelle et qui exporte en Europe et en Asie : la maison Léopold Marliagues remonte aux années 1870, date à laquelle son propriétaire a acheté une fabrique datant déjà de 1830. Inutile de dire que l'actuelle fabrication s'inpire fortement du savoir-faire d'antan ! Pas de site mais on peut commander soit par téléphone soit par mail.
(Tél : 04 90 74
15 30, courriel : leopold.marliagues@wanadoo.fr)

Il existe d'autres artisans-confiseurs dans le pays d'Apt comme la confiserie Saint Denis ouverte depuis 2004 aux Beaumettes, commune située près de la capitale des fruits confits...
(tél : 04 90 72 37 92).

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