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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 23:00

biereSamhain.jpgLa nuit du 31 décembre au 1er novembre est fêtée depuis des temps ancestraux, c'est la première nuit de l'an nouveau celte, la nuit de Samain, ou Samhain en Irlande (Samhuinn en Écosse et Sauin sur l'île de Man, nous dit Wikipédia. Elle est devenue Halloween, déformation de All Holy's Eve de l'autre côté de l'Atlantique). Cette nuit est l'ouverture vers l'Autre Monde, celui des dieux, des ancêtres, des morts... Il est de coutume de laisser nourriture et boisson sur les tables à l'attention des morts affin que ceux-ci se restaurent le temps de cette nuit magique.
La bière XI.I de Samhain est une création de la brasserie bretonne Lancelot, également productrice du Breizh Cola, une alternative à la boisson américaine (équivalent de ces Colas cantaliens). Bière brune alcoolisée (elle titre quand même 11.1° ! D'où son nom qui évoque aussi la date du 1er novembre), elle est brassée "en public et en musique", la nuit du 31 octobre au 1er novembre, après une longue fermentation haute ; c'est l'occasion d'une nuit festive de Samhain au Roc Saint André, où se trouve la brasserie. NB elle se déguste à partir du Solstice d'hiver, autre date phare du calendrier païen...
Longue en bouche, elle offre une mousse gourmande, des notes lactées et sucrées de caramel, avec une amertume salivante en fin de bouche. C'est une bière parfaitement en accord avec un plat de viande en sucré-salé, comme ce cochon laqué jus de pomme et piment d'Espelette, du magret de canard sauce chicorée-whisky et frites de courge ou cet autre magret et sa sauce gastrique au muscovado (sucre légèrement réglissé). En dessert, idéalement onctueux et caramélisé, comme une tarte tatin... 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 06:17

Selon la tradition en cours dans ma famille, on faisait boire un doigt de Champagne ou un fond de vin blanc moelleux aux plus jeunes. Par famille, comprenez parents, car chez mes grands-parents paysans, les enfants noyaient un peu de la piquette "maison" dans de l'eau, comme souvent les adultes en temps de moisson, et même le  mangeaient sous forme de miget ou migi. Associant ainsi effervescence et sucre au vin... Oui mais, du coup quand arrivent les tanins, rudes et teintés parfois d'amertume, le palais s'en trouve tourneboulé. Démarrer par des vins "faciles" est une option mais qu'est-ce qu'un vin facile ? Et qu'est-ce qu'un vin de jeune ? logo vdv68
Telle est la question que je vous ai posée comme devoir de vacances, à rendre, je vous le rappelle, aujourd'hui, dernier Vendredi du moi pour ces VdV #68.
Dans mon approche du vin auprès de mes filles, je n'ai voulu exclure aucune couleur et même leur faire goûter plusieurs vins rouges des plus tanniques afin d'éduquer leur palais à cette texture qu'elles ont pu croiser parfois dans le coing cru, bien mûr, et dans certains jus de pomme typés en fin de bouche.
Parce qu'elles aiment les fruits, j'ai privilégié des cépages et des vins où celui ci s'exprimait : les fruits rouges mûrs ou confiturés du grenache, le cassis de la syrah, la cerise du tannat, avant de leur faire goûter Bourgogne et Bordeaux, et tout en leur faisant siroter des rosés gourmands aux notes de framboise et déguster des blancs moelleux teintés de 
fruits exotiques. Mais aussi l'orange confite ou amère d'un VDN rasteau doré, la pêche ou l'abricot du viognier ou la pomme cuite et la noix d'un vin jaune... vinfruit.jpg
Déguster du vin fait partie de l'apprentissage du goût, participer à une initiation à la dégustation peut être une piste (Miss L a beaucoup aimé l'atelier de Kelly McAuliffe au printemps dernier à Cairanne, entre autres pour Kelly...), et déguster des mets avec des vins est essentiel pour faire comprendre les accords et poser les bases d'un repas réussi.

Et surtout, se promener dans les vignes ! Puis, aller à la rencontre des vignerons et vigneronnes, celles et ceux qui font le vin s'est avéré une étape de plus, on trouve d'autant plus agréable et bien fait le vin que le vigneron est sympathique. Miss L, qui sait aujour'hui cracher dans les salons et événements vineux (même si je limite les dégustations), a eu un coup de coeur pour des vignerons d'ici, Elodie Balme, Isabelle Guicharde, notre voisine aux coquelicots, Eric et Marie-Pierre, chez qui nous avions déterré les cornes (je vous raconterai), Pablo Hocht, jeune vigneron dont je vous parlerai bientôt sur Côtes-du-Rhône News, et bien sûr Jean-Pierre Serguier qui nous avait emmenées toutes trois croquer des baies au moment des vendanges. Cet attachement aux gens du vin renforce l'attrait de ce dernier.
Et pour vous, c'est quoi un vin de jeune ?
La copie est à rendre aujourd'hui mais pas de règle en bois ni de bonnet d'âne ici, je ne suis  pas chienne et j'accepterai les retardataires... Et si vous n'avez pas de blog pour publier, je vous accueille sur Saveur Passion avec plaisir !
Les Vendredi du Vin c'est aussi à suivre sur facebook groupe et page de cet événement...
 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 15:10

Vendredistes, l'heure est grave ! Ou pas.  Mais comment dire... Ai-je envie de voir mes filles pratiquer le "binge drinking" ? Sûrement pas ! Les boissons énergisantes ne sont pas non plus blanches comme la colombe. Or si une colombe ne se boit pas, la colombelle oui (proverbe gascon). Le vin se boit-il dès le plus jeune âge ? Il se déguste en tout cas, s'apprivoise, se rencontre, s'apprécie avec le temps. Apprendre que derrière le vin, il y a une plante, un paysage, un sol, des hommes qui soignent la terre, qui vinifient pour le plaisir, le leur et le notre. Et goûter le vin, le partager, le savourer autour d'un bon repas...
logo vdv68

Pour ces VdV #68, j'enfourche donc un cheval de bataille qui m'est cher, juste avant la rentrée scolaire-universitaire : quelle intitiation au vin ? Quel vin faire déguster, dans quelle circonstances, quelle appellation "facile" ou chouchou, quel type de vin, quelle couleur, chez quel vigneron, et comment... ? Quel vin pour un jeune ? Ou quel "vin de jeune" ? 20 d'jeun en 2.0.
Vous avez un mois jusqu'au dernier vendredi d'août (retardataires acceptés avec lettre d'excuse). Introduction-dissertation-synthèse, sur la base de "j'ai un jeune à la maison" (à moi ou en pension, à vous de voir), et je lui fais découvrir un univers :
- onirique
- rentable
- passionnant (ou chouette, ou trop d'la balle qui déchire sa race)
- où on se fait des potes
(rayer la-les mentions inutiles)
...
Copie à rendre sous forme de post de blog ou billet facebook*. 
Nombre de signes 50 minimum (vin de jeune mais pas vin illettré, si possible pas en langage sms mais smileys acceptés), photo requise. A suivre sur facebook comme d'habitude sur la page des Vendredis du Vin et sur la page événement des VDV #68
*
le cas échéant, je peux vous héberger sur le blog Saveur Passion... 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 05:29

Des rencontres avec des vignerons il y en a eu quelques unes mais c'était avant... Avant l'installation dans le Vaucluse, la formation en vin... Des vignerons marquant il y en a eu durant la formation, notamment à Gigondas Claude et Pierre Amadieu (Domaine Amadieu) d'une part, Louis Barruol (Château Saint Cosme) d'autre part et puis Jean-Pierre Serguier (Château Simian) à Piolenc. ce sont quatre vignerons à qui je dois beaucoup et auprès de qui ma passion du vin a grandi. Mais quand je pense à une "Rencontres du Troisième Type", puisque tel est le thème choisi par Patrick pour de ces Vendredis du Vin #67, je pense plutôt à Guy Benin, une sorte d'extra-terrestre passionné et passionnant... Du moins à l'époque car cette rencontre marquante date de 2003 déjà ! C'est surtout son fils, Marc Benin, très sympathique également, qui mène la barque et que vous aurez des chances de rencontrer désormais.

les-gravieres-du-taurou-2006.jpgNous avions alors découvert un peu par hasard quelques vins du Domaine de Ravanès, notamment la cuvée Diogène et, surtout, les Gravières du Taurou pour laquelle nous avions eu un coup de coeur et beaucoup d'émotion. C'est le fameux vin que des professionnels britanniques avaient comparé à Petrus, lui octroyant le surnom de Petrus du Languedoc ; quelques années plus tard, le vin de Marc et Guy Benin dépassait d'une courte tête le prestigieux bordelais, lors d'une dégustation à l'aveugle...


Donc, de passage non loin de Thézan les Béziers (avec certes un détour certain de notre route première mais nous étions motivés), nous nous sommes arrêtés avec un bébé, par une chaleur torride (il était alors bien agréable de gagner le caveau frais), au Domaine de Ravanès, de façon totalement spontanée. Je ne me rappelle même plus avoir appelé avant... Quoiqu'il en soit, nous avons été accueilli par un homme d'une soixantaine d'années, à l'accent pied-noir, avec une grande simplicité et une grande gentillesse. Et puis il a commencé à raconter son histoire, son arrivée dans la région, ses innovations, notamment l'implantation de cépages "bordelais" comme le Merlot dès 1972 à la base de son , plus tard Petit Verdot et le vin éponyme ainsi que la cuvée Prime Verd, les vins atypiques comme les
 vendanges tardives issues de baies passerillées pour l'Ille et Qvinteszencia de l'Ille, baies d'ugni blanc botrytisées.
J'ai surtout le souvenir précis et ému d'un
rouge en vendanges tardives suggestivement nommé Cinq Seaux d'Oeillade (100% Cinsault, et l'Oeillade cépage très proche du premier) car il n'y avait eu que très peu de récolte cette année-là en 2001, taille stricte, baies passerillées sur souche lors d'une fin de saison particulièrement belle, un octobre chaud et ensoleillé, tout était réuni pour réaliser ce vin unique. Unique ? Je ne mâche pas mes mots, mais bien ce vin suave, très parfumé, teinté de fraise écrasée et confiturée, qui me reste en mémoire. Car hélas en cave, plus. Il n'y avait eu que 300 bouteilles, je m'estime donc chanceuse d'en avoir eu une, mais peu clairvoyante de ne pas en avoir pris davantage. Unique, donc également car ce fut le seul millésime de ce vin hors norme. Il n'y en a plus jamais eu au domaine de Ravanès. Comment naissent des légendes...

le renard blanc 2006 75clGuy Benin est un "personnage", avec lequel il est difficile de ne pas discuter pendant une demi journée entière, surtout quand on est soi-même passionnée ! Il s'intéresse autant aux cépages rares qu'aux huiles essentielles, à la vinification qu'aux médecines alternatives, parle de productions irradiées autant que de biodynamie... Marc Benin, croisé récemment à Vinisud, est une personne agréable mais moins un ovni que son père, il est néanmoins à l'origine d'un certain nombre de cuvées témoignant d'une certaine créativité et d'un talent évident. NB Le domaine est passé en conversion bio en 2010.

Parmi les découvertes plus tardives, le Renard Blanc, assemblage à 70% de grenache gris et 30% de grenache blanc, à mi chemin entre les blancs de Loire et ceux de Rhône Nord, a fait l'objet d'un repas décliné sur le vin et présenté sur ce blog en 2008...

Sur ce, je vous laisse découvrir les autres Rencontres du Troisième Type des copains-copines oenophiles sur le facebook du groupe des Vendredistes et sur la page événement de ce vendredi-ci ; je vous donne rendez-vous très vite puisque je prends la prochaine présidence des Vendredis du Vin, une annonce début juillet pour laquelle vous aurez deux mois ! Copie à rendre le 29 août, bachotage ou révision, à vous de voir... A très vite !

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:21

Ma première découvert in situ des vins du Roussillon datent d'un séjour très lointain près de Perpignan, entre balades terrestres sur la route de Canet et escapades marines à Collioure. Ce sont depuis des coups de coeur en restauration pour des vins gourmands, minéraux, parfois salins, ou voluptueux vins doux qui appellent les desserts, les fromages persillés et le chocolat... Aussi, quand Iris nous conduit sur cette route vers le 66, pour ces Vendredis du Vin #66, je m'embarque. Je prends la route pour le Roussillon et pour les VdV que j'ai un peu délaissés ces derniers mois. Oui mais je prends la route virtuellement. Ou presque. Ma voiture s'est arrêtée à Montpellier, durant ce dernier Vinisud en février. Car la Vallée du Rhône (mon pied-à-terre) jointait le Roussillon, bien pratique ! Du coup avec Mike et d'autres copains, j'en ai profité pour faire le tour de vignerons/négociants à l'accent chantant et à l'enthousiasme communicatif...
vins freresparcé vdv66
Les vins des frères Parcé et fils (enfin l'un des deux seulement était présent : Marc Parcé), et la sublime gamme des vins doux Rivesaltes et Maury (sans oublier le Maury sec rouge Coume Marie de la Préceptorie, gourmand, comlexe avec un longue finale sur la minéralité de ce terroir de schistes). Et gros coup de coeur pour le rancio sec de la Préceptorie, joliment intitulé "des pierres de la préceptorie naquirent des fleurs".

picjoan collioureblanc
Puis j'ai visité les vignerons, père et fils, du domaine Pic Joan, découvert par hasard (quoique, acheter un Collioure blanc n'est jamais tout à fait un hasard : j'adore!) et que j'avais beaucoup aimé : Collioure blanc assemblage de grenache gris et blanc, le vin est fruité et floral, avec une bouche à la fois riche et tendue, très agrume, et une finale, longue et minérale ; la rencontre fut l'occasion de découvrir les autres vins du domaine, notamment le superbe Banyuls Rimage, concentré, gourmand, sans lourdeur aucune, une agréable fraîcheur...
vin_masbecha_vdv66.jpg
Et puis il y a eu la rencontre de Charles Perez, jeune vigneron du
domaine Mas Bécha,  passionné par son terroir et par l'histoire de son village. Et découverte de ses vins "familiaux" (un portrait que chaque membre de la famille pour chaque cuvée). 
 La passion et l'enthousiasme du vigneron m'ont donné envie de découvrir les Aspres (contreforts du Canigou). 
Coup de coeur pour le Côtes-du-Roussillon les Aspres 2010 "Excellence" 80% syrah, 10% grenache, 10% mourvèdre : de l'équilibre et de la finesse pour ce vin marqué par les épices et les fruits noirs, avec de très beaux tannins, édité à seulement 3000 bouteilles. Minette est l'Excellence en blanc (100% grenache blanc), dont le 2010 est ample et gras, avec des notes florales et presque lactées, subtilement épicées, vanillées. Le muscat de Rivesaltes du domaine est bien fait, très frais, une cuvée 100% plaisir à retrouver sur les millésimes 2008, 2010, 2012 ; une cuvée bisannuelle en somme !
Je termine par une belle rencontre qui fait passer de la virtualité à la réalité, avec les vins de Laurence Rousselin, notamment ses Orientales en Côtes du Roussillon, mais aussi son superbe "bébé" Muscat (il est en cours de vieillissement, excessivement prometteur), aux notes florales et de fruits exotiques, de coing, grandes subtilité et limpidité, point trop de sucre et beaucoup de plaisir là encore ! 
Je ne résiste pas à une photo de la belle vigneronne prise, non pas à Vinisud mais au salon des vins de Rue 89 (prise aux côtés de Franck Kukuc et de Céline Collet, du bistro Les bricoles à Ménilmuche).
vin portraitsLaurence vdv66 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 08:01

bulles

Un peu de bulles en cette fin d'année ? Bulles de savon et effervescence festive au programme ce soir, j'en profite pour faire un tour d'horizon des bulles ludiques, estivales, gourmandes, avec et sans alcool, d'ci ou d'ailleurs...
Champagne ? Nous avons encore bu l'excellent Zéro de Tarlant, un champagne rosé pour accompagner une tarte aux fraises et à la rhubarbe, du Taittinger servi par un vigneron d'ici lors de cet événement gastronomique, les Champagnes F.Cossy dégustés avec Sophie Cossy cet été.
Encore des vins effervescents ? Un crémant de Bourgogne de la Cave de Lugny avec des oursins ; un Bracchetto d'Acqui 2011 Sant'Evasio du Piemont, en bonne compagnie aux 110 de Taillevent ; une Clairette de Die du domaine Achard-Vincent bienvenue à l'Epiphanie ; un peu particulier, le Txakoli, l'ami des pintxos !
Autres boissons pleines de bulle ? Les excellents cidres du domaine basque Bordatto dont on ne se lasse pas, notamment Txala Parta sur un saumon fumé sauvage de Petrossian ; une bière cantalienne à la myrtille ; et même du kvas,
la "bière de pain" russe (à base de pain de seigle) au café Pouchkine ! Ajoutons le kombucha qui sera le bienvenu pour digérer ce début d'année en cas d'agapes trop riches, et l'eau royale Chateldon, qui accompagne nos repas de fête...
Bonnes bulles festives ! Et bullez bien en ce premier jour de 2014... Je vous souhaite une année pétillante, pleine d'effervescence : ayez la bulle gaie, légère et gourmande tout au long de 2014 !
pinup-champagne.jpg

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 07:47

devinisillustribus2.JPGC'est à la faveur d'un atelier de dégustation avec Bruno Boisson, excellent vigneron de Cairanne et le charmant sommelier-viking Kelly Mac Auliffe, que j'ai entendu parler d'un caviste spécialisé dans les vieux millésimes à Paris : de Vinis Illustribus. En devenant le 100ème amateur sur leur page facebook, j'ai été invitée par à venir visiter la boutique et la cave, et de repartir de surcroît avec un ou deux flacons.
L'adresse est célèbre pour avoir accueilli dans les années 1930 un caviste d'anthologie, Jean-Baptiste Besse, qui servait des noms aussi prestigieux qu'Ernest Hemingway, Peter Ustinov...
Lionel Michelin a repris l'endroit en 1994 devenu une adresse incontournable pour acquérir des vieux millésimes, des bouteilles d'anniversaire, des crus d'exception, des grands classiques mais aussi des vins plus récents, sélection de coup de coeur du caviste pour quelques vignerons et leurs vins, toutes régions confondues. De Vinis illustribus propose aussi des dégustations à thème, avec accords mets-vins ou pas.
Sous le regard de Dionysos, de vieux flacons bien protégés traversent les années.
devinisillustribus.JPG
Le premier sous-sol accueille les grands crus, le second sous-sol qui date des années 1630 abrite, lui, les millésimes anciens et rares.
Vieux millésimes...devinis_vieuxmillesimes.jpg
De vieux flacons d'Armagnac ou de Cognac... Au premier plan, l'une des plus vieilles bouteilles du caviste, une fine Champagne de 1811 ; on note l'évaporation importante qui n'a aucune incidence sur la qualité gustative de l'alcool, cela se nomme très poétiquement "la part des anges"...devinis_vieuxflacons.JPGUne très belle collection de liquoreux, de vieux Sauternes, dont Yquem (un 1955 à 950 €, pas excessif...).
devinis_sauternes.JPGOn citera encore Pétrus, la Romanée Conti entre autres, dans de vieux millésimes "anniversaire", si on a les moyens, sinon on peut toujours fantasmer devant. Ou craquer pour un grand classique...devinis_classiques.JPGPartie pour y passer une demi heure, j'y suis restée plus d'une heure. Nous y avons discuter accords mets-vins, j'y ai dégusté deux bouteilles ouvertes pour l'occasion, un Bourgogne rouge Volnay 1er cru les Caillerets de Lucien Lemoine et un vin doux naturel, un Banyuls "Quintessence" du domaine Coume del Mas savouré avec des macarons de Gérard Mulot avec Mathieu et Dominique Michelin, respectivement le fils et la femme de Lionel Michelin. devinis_degustation.jpgCe fut un moment d'exception savoureux et très intéressant, je remercie Mathieu pour son invitation.
De Vinis Illustribus
48 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève
75005 Paris
Site Internet

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:45

txakoli.JPGLe pays basque s'enorgueillit d'une longue tradition cidrière, mais produit aussi des bières -(celle-là par exemple) et des vins : Irouléguy côté français bien sûr, et côté espagnol, Rioja, vins de Navarre, et Txakoli (orthographié parfois chacoli en Espagne).
Ce dernier est un vin blanc sec légèrement effervescent, acidulé et peu alcoolisé, élaboré à base de Hondarribi Zuri entre autres, et fermenté le plus souvent en cuve inox (plus rarement dans d'anciennes cuves en bois). 

Très courant en Cantabrie (région côtière basque en Espagne), on le trouve un peu moins fréquemment en France. Il existe 3 appellations de Txakoli : Álava, Getaria et Bizkaia. Toutefois vvous en croiserez au verre dans les bars du pays basque également côté français, et en bouteille (comme ci-contre) chez les cavistes de la région.

Servi frais, avec ce pétillant plus ou moins marqué, il ouvre l'appétit et c'est un excellent compagnon des pintxos ! C'est un peu le vino verde espagnol...  Il se plaît surtout avec les coquillages, divers poissons, les anchois, le fromage de brebis ; c'est le compagnon idéal des huîtres mais aussi du pintxo de Donostia - San Sebastian : Gilda.
A suivre, demain, une recette en accord avec le Txakoli...

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 16:21

La gastronomie suit de près la religion et la Bible qui sanctifie l'agneau immolé. C'est donc très souvent cet animal que l'on savoure le dimanche de Pâques. Pour autant, dans plusieurs régions de France (notamment réputées pour leurs élevages caprins), le chevreau est LE mets pascal plus que l'agneau : Vendée-Poitou-Charentes, la Corse, l'Ardèche entre autres mettent davantage en scène le chevreau ou même la chèvre (pour en savoir plus sur le chevreau cliquez ici).
L'agneau
(sauf celui de lait) est plus goûteux, plus gras et plus fort en saveur que le chevreau, dont la chair blanche et tendre nécessite d'être condimentée ; elle est généralement relevée de notes acidulées et d'herbes, rien de tel alors que l'oseille de printemps en accompagnement !

Pour des recettes de chevreau, cliquez ici, pour un chevreau au vin rouge, ici à l'oseille avec des légumes de printemps et brochette de ses abats ou là, ce chevreau au fenouil. Pour des recettes d'agneau, vous trouverez entre autres une souris d'agneau à l'ail, l'agneau roulé au Banon et pistou d'herbes de la garrigue, une épaule d'agneau confite au vin rouge, une astuce pour le carré d'agneau en croûte d'herbe. Et pour recylcer les restes, des nems d'agneau, sauce vierge à la menthe et au citron confit.  agneaucrouteherbe1.JPGCôté vin, la chair puissante de l'agneau appelle des vins charpentés bordelais, provençal ou rhodaniens, tandis que le chevreau préfère des vins plus légers, et surtout moins tanniques, comme des Bourgogne, Beaujolais, même si la façon de le condimenter jouera bien entendu un rôle essentiel ; on peut même tenter un vin blanc du Mâconnais avec la viande blanche du chevreau, surtout cuisiné en blanquette, voire un chenin sec de Loire. NB l'an passé j'avais accompagné mon chevreau au fenouil d'un Vacqueyras blanc. Exception faite d'un cabri cuit à la broche ou grillé aux herbes du maquis, qui s'accompagnera d'un vin corse !
Pour l'agneau, on tentera de jouer l'accord régional : l'agneau de Pauillac et Bordeaux, Pauillac évidemment mais une Côte-de-Blaye conviendra aussi ; agneau de lait des Pyrénées et Collioure voire Irouléguy s'il est relevé de piment d'Espelette ; agneau de Sisteron et vin de la vallée du Rhône, un Massif d'Uchaux, un Cairanne, un Plan de Dieu, un Vacqueyras ou un Gigondas, selon l'accompagnement. En Rhône nord, une syrah des Côtes-Rôties et en Provence, le Bandol seront également de bonnes alternatives...
Et vous, êtes-vous agneau ou chevreau ?

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 08:33

Glencairn_Whisky_Glass.jpgUn grand whisky tel un single malt se boit idéalement sans glace, encore moins avec du soda ! Tout au plus, ajoute-t-on parfois une eau de source, douce, pour atténuer la force de l'alcool ; l'eau minérale est à proscrire, les sels minéreux risquant de dénaturer les saveurs du whisky. NB on conseille également l'ajout d'eau pour "libérer le bouquet" de la boisson.
La dégustation est sensiblement identique à celle d'un vin : robe, nez, bouche, longueur... l'appréciation du whisky se fait selon le même processus. Toutefois, on ne prend qu'une très petite gorgée en bouche que l'on fait rouler sur le palais pour exalter les arômes. Une quantité bien moindre que pour le vin, degré d'alcool oblige...
Pour déguster un whisky, mieux vaut éviter les traditionnels verres à whisky massif et droit pour un verre type "tulipe" (les verres à vin de ce format peuvent donc convenir). L'idéal serait le verre à Whisky Glencairn : serré à la taille, favorise la perception des particules aromatiques et en préserve les fragrances complexes.
Je vous propose maintenant d'accorder whiskys et fromages, qu'en dites-vous ?

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