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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 15:19

La chaleur écrasante n'a pas empêché les quelques 700 personnes qui se sont retrouvées il y a 3 semaines tout juste sur la place de Gigondas au pied des majestueuses Dentelles de Montmirail. 4ème édition de l'événement mets-vins Gigondas sur Table.

Le rosé de Gigondas a su rafraîchir le début de soirée et plus tard, accompagner certains des mets proposés par les chefs et artisans vauclusiens présents autour de 41 vignerons et négociants de Gigondas : Cyril Glémot de Coteaux et fourchettes (Cairanne), Jean-Paul Lecroq de la Table de Sorgues (Sorgues), Michel Philibert du Gajulea (le Barroux), Philippe Zemour du Bistro Du'O (Vaison) ; 1 fromagère, Josiane Déal (Vaison) ; 1 pâtissier, André Sube (Camaret). Sans oublier Caroline Chochois, chocolatière à Gigondas... Côté rouge, de très jolis flacons ont pu être dégustés et certains "mauvais millésimes" y ont gagné une meilleure considération...

Gigondas sur Table, 4ème !

Les vignerons (ci-dessus Christine et Eric Saurel) du domaine Montirius se sont mis en place au son de l'orchestre, auquel participèrent plus tard les enfants de Louis Barruol du Château de Saint Cosme (le fameux James de cette cuvée...) 
Voici un résumé en images de la soirée.

Gigondas sur Table, 4ème !

Dégustées avec un Gigondas rosé comme celui de Pierre Amadieu par exemple, les moules Suzarelle de Mamie Germaine, par Michel Philibert ; légèrement gratinées, tomatées et safranées, c'est un bel accord pour une mise en bouche type tapa à la provençale. Plus tard, le confit de poitrine de cochon du Ventoux aux épices s'accordera délicieusement avec un Gigondas rouge plutôt épicé, typé Syrah (il y en a !), ou un vin assez jeune et solaire, les tanins et l'alcool étant atténués par le gras du cochon... Parmi les découvertes, un Gigondas nature, sans soufre ajouté au domaine des Grandes Serres, réellement atypique, sans doute plus à l'aise avec un boeuf séché type cecina ou un steack...

 

Gigondas sur Table, 4ème !

Philippe Zemour proposait un tataki de thon rouge, mousseline de carotte et vinaigrette thaï, parfait avec un autre Gigondas rosé, ainsi qu'un crémeux au fois gras de canard, réduction de vin de Gigondas aux épices douces, à accompagner d'un vin jeune et fruité/épicé, ou mieux, un Gigondas rouge très "grenache" comme la cuvée Lieu Dit du domaine des Bosquets par exemple.

Gigondas sur Table, 4ème !

Chez Cyril Glémot, on pouvait déguster un sublime bonbon de boeuf mariné au pistou, rémoulade de chou fleur au magret fumé, exquisément fondant, avec un très bel équilibre de saveur. Mon coup de coeur de la soirée ! Je lui ai trouvé dans le Gigondas rouge 2010 du domaine du Cayron un partenaire idéal, en adéquation avec le fumé du magret et à la saveur du pistou.

Gigondas sur Table, 4ème !

Toujours chez Cyril Glémot, un coeur de carré de veau laqué à la badiane, taboulé de boulghour aux petits pois, dont les notes épicées, notamment la fraîcheur anisée, s'est fort bien mariée avec le Gigondas rouge 2012 "Terre des Aînés" de Montirius.

Gigondas sur Table, 4ème !

Sur le stand de Jean-Paul Lecroq, un classique qui sied à merveille au Gigondas rouge, comme le 2010 de Saint Gayan par exemple, aubergine grillée et confit d'agneau de pays parfum de thym, et un mets plus atypique et plus délicat à accorder : poularde et foie gras façon maki-sushi aux pommes de terre. La note iodée de l'algue nori et le parfum de truffe d'été rendait un mariage bien moins évident mais j'ai trouvé avec le Gigondas rouge 2009 de Raspail Ay, au nez de truffe et à la bouche bien fondue, un accord très satisfaisant.

Gigondas sur Table, 4ème !

Place ensuite aux fromages de Josiane Déal, un picodon de Dieulefit, de la fourme d'Ambert et du Laguiole, dégustés avec un Gigondas rouge 2008 du domaine du Pourra ou le 2008 du domaine de Longue Toque. Millésime jugé en son temps comme insuffisamment taillé pour la garde mais qui a réservé de belles surprises. Et que dire de l'improbable 2002 du domaine du Pourra encore ! Ces vins ont su garder leur capital fraicheur lié au terroir minéral et en alitude, balayé par le mistral, de l'appellation Gigondas, qui réserve plus bien des plaisirs dans ses anciens flacons, y compris sur des "mauvaises" années...

 

 

 

Gigondas sur Table, 4ème !

Les desserts d'André Sube, macaron au chocolat, verrine abricot-romarin, chou Paris-Brest, tartelette aux framboises, et les chocolats de Caroline Chochois, praliné craquant et ganache au thym ont délicieusement clôturé la soirée.
Ci dessous, on reconnaît Julien
Bréchet à gauche et Cyril Glémot à droite.
 

Gigondas sur Table, 4ème !

Merci à Deborah Perrin ainsi qu'aux vignerons et aux chefs. Petite pensée à nouveau pour l'ami Lincoln qui aurait du être présent ce soir là... 
Ne manquez pas l'an prochain si vous êtes dans le Nord Vaucluse, cet événement qui fêtera donc sa 5ème édition avec un succès inégalé et gageons, de belles et bonnes choses à découvrir !

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 07:00

Le jambonneau est traditionnellement plutôt cuit au bouillon mais pour une fois j'ai choisi de le cuire au four avec du vin rouge et de la moutarde, puis de dégraisser la sauce, la réduire et d'ajouter de la tomate pour un accord avec un Gaillac rouge 2011 du Château de Rhodes. Assemblage en bio de cépages locaux (Duras, Braucol, Prunelard), ce vin est plutôt charpenté, un peu rustique avec un fruit bien présent, et des notes d'épices qui autorisent plus d'un mariage.... Il conviendrait bien à du boudin noir, des chairs relevées comme le canard (en confit pour rester régional ou pourquoi pas un cassoulet), ou en saison, une moussaka... Les saveurs du sud/sud-ouest lui vont bien, le cas de ce mariage avec la sauce tomatée du jambonneau ; le gras de la couenne lisse l'alcool et le cochon s'accorde pas mal avec les saveurs de fruits noirs et d'épices, un peu comme avec la syrah...
Déguster avec l'accompagnement de votre choix, ici du riz blanc, réclamé par une petite miss...
NB je ne suis pas seule, il n'y a donc pas que du cru en ce moment. Mais il y en aura à nouveau dans la semaine. Demain, chocolat et praliné au rendez-vous des gourmands pour les 12 ans de Melle E.

Ingrédients
- 1 jambonneau
- 1 verre de vin rouge (le même)
- 300 ml de bouillon de volaille
- 1 cuillère à soupe de moutarde à l'ancienne
- une poignée d'origan
- 1 cuillère à soupe de sauc soja
- 5 cuillères à soupe de sauce tomate
- poivre
Préparation
Badigeonner le jambonneau de moutarde, réserver une petite heure.
Dans une cocotte, poser le jambonneau, ajouter les herbes, le vin rouge, la saucesoja et le bouillon de volaille. Enfourner à 170°C environ 3 heures, monter à 180°C la dernière heure. Cuire la viande en l'arrosant régulièrement de son jus. Réserver la viande. Dégraisser la sauce une fois refroidi et la graisse figée. Transvaser la sauce dans une petite casserole, laisser réduire et ajouter la sauce tomate. réserver. Remettre la viande et la graisse dans la cocotte et faire réchauffer au four. 

Jambonneau au vin rouge, réduction tomate avec un Gaillac rouge

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 07:41

Surtout consommée en été, la bière tente une percée de l’automne au printemps, poussée en avant par les brasseurs qui rivalisent d’imagination pour la mettre sur le devant de la scène culinaire. Cette désaisonnalisation passe également par deux temps forts, comme le lancement de la bière de Noël et celle de Mars. Mais loin d’être un seul événement marketing, la « bière de Mars » correspond à une tradition ancienne : on la fête chaque année dès le début du Printemps, depuis 6 siècles !
biereMars.jpg

Tradition du Nord, la bière de Printemps a vu le jour à Arras en 1394 ; c’était la première bière de garde à sortir des fûts, après celle de Noël, née d’un brassage hivernal des dernières récoltes d’orge (variétés de printemps : Alexis, Prima, Scarlett, Cork, Nevada) et de houblon : elle était conservée 3 mois dans la fraîcheur des caves, avant d’être dégustée aux premiers jours du Printemps. Au XIVème siècle, lorsque les premières barriques de ce brassin étaient livrées aux tavernes, leur arrivée était annoncée par un bouquet de genévrier suspendu au-dessus de la porte ; la fête commençait alors. Et tandis que les tonneaux de la bière de mars se vidaient, le brasseur préparait une nouvelle bière de garde destinée à être consommée pendant l’été. Aujourd’hui, cet héritage brassicole renaît, double hommage au savoir-faire ancestral des hommes et au rythme naturel des saisons...

Ailleurs, dans les autres pays de tradition brassicole, on trouve également des bières de Printemps comme la Märzen allemande ou la spring beer anglaise ; en Suisse Romande on la nomme « bière des rameaux » et en Irlande, la bière de mars se superpose aux festivités de la Saint Patrick, patron de l’Irlande autant que des brasseurs ! D’une belle couleur dorée à ambrée, la bière de mars est douce et fraîche ; elle présente une légère amertume et une mousse aérienne. Elle titre 4,5 à 5,5° maximum et on la sert bien fraîche à l’apéritif et autour de 8°C à table.
Elle doit être brassée en faible quantité (limitée à 60 000 hl) avec des orges récoltées entre le 14 juillet et le 15 août, et elle est servie surtout à la pression, entre le 1er (mais depuis quelques années, on en trouve aussi en grandes surfaces). A la fermentation, les bières de mars développent des arômes divers selon l’origine des levures et des houblons ; les brasseurs rivalisent d’imagination pour faire naître des fragrances typées : caramel, parfums floraux, miel, épices...

Autant de diversité selon les brassins autorise de nombreux mariages gastronomiques : la bière de mars se marie idéalement avec des fruits de mer et poissons, cuits, crus ou fumés, accompagnés le cas échéant d’une sauce légère. Elle accompagne également la cuisine chinoise, en particulier les sauces aigres-douces et les associations sucrées-salées ou légèrement épicées. Sur les fromages, on jouera les accords locaux et sur les desserts, on tentera une dégustation de bière florale et fruitée sur un dessert aux fruits, ou en accompagnement de mets « caféinés », chocolatés ou caramélisés avec une bière plus « maltée »...

NB cet article a été publié dans Fureur des Vivres en 2011 

Bière de Mars, pour fêter le printemps...

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 07:06

Il ne paie pas de mine, ne coûte rien, se sert à la pompe ou en bouteille d'un côté ou de l'autre de la frontière franco-espagnole, côté basque bien sûr ! Il n'a pas vraiment de corps, il n'est pas vraiment aromatique, il n'a pas un grand intérêt gustatif, un peu "vert", effervescent, court en bouche. Lui c'est le Txakoli, vin blanc basque, mon "Tariquet" à moi ! 
Alors qu'a-t-il pour plaire ? Le fait de le boire assis en terrasse à St Jean de Luz ou face à l'océan ou sur un des petits ports de pêche de la costa vasca entre Donostia (San sebastian) et Bilbao... C'est un vin qu'on déguste l'air de rien en humant les embruns, en laissant le vent vous caresser le visage, un vin que l'on sirote comme une limonade (il est peu alcoolisé 11/12°), accompagné ou pas de pintxos dont il est le partenaire idéal (comme avec Gilda, LE pintxo de Donostia ou cette bouchée de truite fumée de Banka, céleri et citron)... J'ai déjà parlé du Txakoli ici ; j'en achète régulièrement là-bas pour avoir le plaisir d'en boire ici et de prolonger les vacances ou de plonger dans une atmosphère estivale en plein coeur de l'hiver, un luxe !

Pas sexy pour deux ronds mais je l'aime, c'est mon vin secret (enfin plus maintenant), sans aucun intérêt mais que j'aime pour les souvenirs, l'ambiance auxquels il fait référence. C'est mon vin de ce Vendredi pour
Tom et ses 50 nuances de vin des VdV #73. Pour voir ce qu'osent boire les copains oenophiles, c'est entre autre sur facebook ici ou .
NB On parlait déjà de 5 nuances de gras dans les vins de la Vallée du Rhône pour les VdV #71...

 

50 nuances de vin : Txakoli, mon "Tariquet" à moi pour les VdV #73 !

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 23:00

biereSamhain.jpgLa nuit du 31 décembre au 1er novembre est fêtée depuis des temps ancestraux, c'est la première nuit de l'an nouveau celte, la nuit de Samain, ou Samhain en Irlande (Samhuinn en Écosse et Sauin sur l'île de Man, nous dit Wikipédia. Elle est devenue Halloween, déformation de All Holy's Eve de l'autre côté de l'Atlantique). Cette nuit est l'ouverture vers l'Autre Monde, celui des dieux, des ancêtres, des morts... Il est de coutume de laisser nourriture et boisson sur les tables à l'attention des morts affin que ceux-ci se restaurent le temps de cette nuit magique.
La bière XI.I de Samhain est une création de la brasserie bretonne Lancelot, également productrice du Breizh Cola, une alternative à la boisson américaine (équivalent de ces Colas cantaliens). Bière brune alcoolisée (elle titre quand même 11.1° ! D'où son nom qui évoque aussi la date du 1er novembre), elle est brassée "en public et en musique", la nuit du 31 octobre au 1er novembre, après une longue fermentation haute ; c'est l'occasion d'une nuit festive de Samhain au Roc Saint André, où se trouve la brasserie. NB elle se déguste à partir du Solstice d'hiver, autre date phare du calendrier païen...
Longue en bouche, elle offre une mousse gourmande, des notes lactées et sucrées de caramel, avec une amertume salivante en fin de bouche. C'est une bière parfaitement en accord avec un plat de viande en sucré-salé, comme ce cochon laqué jus de pomme et piment d'Espelette, du magret de canard sauce chicorée-whisky et frites de courge ou cet autre magret et sa sauce gastrique au muscovado (sucre légèrement réglissé). En dessert, idéalement onctueux et caramélisé, comme une tarte tatin... 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 06:17

Selon la tradition en cours dans ma famille, on faisait boire un doigt de Champagne ou un fond de vin blanc moelleux aux plus jeunes. Par famille, comprenez parents, car chez mes grands-parents paysans, les enfants noyaient un peu de la piquette "maison" dans de l'eau, comme souvent les adultes en temps de moisson, et même le  mangeaient sous forme de miget ou migi. Associant ainsi effervescence et sucre au vin... Oui mais, du coup quand arrivent les tanins, rudes et teintés parfois d'amertume, le palais s'en trouve tourneboulé. Démarrer par des vins "faciles" est une option mais qu'est-ce qu'un vin facile ? Et qu'est-ce qu'un vin de jeune ? logo vdv68
Telle est la question que je vous ai posée comme devoir de vacances, à rendre, je vous le rappelle, aujourd'hui, dernier Vendredi du moi pour ces VdV #68.
Dans mon approche du vin auprès de mes filles, je n'ai voulu exclure aucune couleur et même leur faire goûter plusieurs vins rouges des plus tanniques afin d'éduquer leur palais à cette texture qu'elles ont pu croiser parfois dans le coing cru, bien mûr, et dans certains jus de pomme typés en fin de bouche.
Parce qu'elles aiment les fruits, j'ai privilégié des cépages et des vins où celui ci s'exprimait : les fruits rouges mûrs ou confiturés du grenache, le cassis de la syrah, la cerise du tannat, avant de leur faire goûter Bourgogne et Bordeaux, et tout en leur faisant siroter des rosés gourmands aux notes de framboise et déguster des blancs moelleux teintés de 
fruits exotiques. Mais aussi l'orange confite ou amère d'un VDN rasteau doré, la pêche ou l'abricot du viognier ou la pomme cuite et la noix d'un vin jaune... vinfruit.jpg
Déguster du vin fait partie de l'apprentissage du goût, participer à une initiation à la dégustation peut être une piste (Miss L a beaucoup aimé l'atelier de Kelly McAuliffe au printemps dernier à Cairanne, entre autres pour Kelly...), et déguster des mets avec des vins est essentiel pour faire comprendre les accords et poser les bases d'un repas réussi.

Et surtout, se promener dans les vignes ! Puis, aller à la rencontre des vignerons et vigneronnes, celles et ceux qui font le vin s'est avéré une étape de plus, on trouve d'autant plus agréable et bien fait le vin que le vigneron est sympathique. Miss L, qui sait aujour'hui cracher dans les salons et événements vineux (même si je limite les dégustations), a eu un coup de coeur pour des vignerons d'ici, Elodie Balme, Isabelle Guicharde, notre voisine aux coquelicots, Eric et Marie-Pierre, chez qui nous avions déterré les cornes (je vous raconterai), Pablo Hocht, jeune vigneron dont je vous parlerai bientôt sur Côtes-du-Rhône News, et bien sûr Jean-Pierre Serguier qui nous avait emmenées toutes trois croquer des baies au moment des vendanges. Cet attachement aux gens du vin renforce l'attrait de ce dernier.
Et pour vous, c'est quoi un vin de jeune ?
La copie est à rendre aujourd'hui mais pas de règle en bois ni de bonnet d'âne ici, je ne suis  pas chienne et j'accepterai les retardataires... Et si vous n'avez pas de blog pour publier, je vous accueille sur Saveur Passion avec plaisir !
Les Vendredi du Vin c'est aussi à suivre sur facebook groupe et page de cet événement...
 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 15:10

Vendredistes, l'heure est grave ! Ou pas.  Mais comment dire... Ai-je envie de voir mes filles pratiquer le "binge drinking" ? Sûrement pas ! Les boissons énergisantes ne sont pas non plus blanches comme la colombe. Or si une colombe ne se boit pas, la colombelle oui (proverbe gascon). Le vin se boit-il dès le plus jeune âge ? Il se déguste en tout cas, s'apprivoise, se rencontre, s'apprécie avec le temps. Apprendre que derrière le vin, il y a une plante, un paysage, un sol, des hommes qui soignent la terre, qui vinifient pour le plaisir, le leur et le notre. Et goûter le vin, le partager, le savourer autour d'un bon repas...
logo vdv68

Pour ces VdV #68, j'enfourche donc un cheval de bataille qui m'est cher, juste avant la rentrée scolaire-universitaire : quelle intitiation au vin ? Quel vin faire déguster, dans quelle circonstances, quelle appellation "facile" ou chouchou, quel type de vin, quelle couleur, chez quel vigneron, et comment... ? Quel vin pour un jeune ? Ou quel "vin de jeune" ? 20 d'jeun en 2.0.
Vous avez un mois jusqu'au dernier vendredi d'août (retardataires acceptés avec lettre d'excuse). Introduction-dissertation-synthèse, sur la base de "j'ai un jeune à la maison" (à moi ou en pension, à vous de voir), et je lui fais découvrir un univers :
- onirique
- rentable
- passionnant (ou chouette, ou trop d'la balle qui déchire sa race)
- où on se fait des potes
(rayer la-les mentions inutiles)
...
Copie à rendre sous forme de post de blog ou billet facebook*. 
Nombre de signes 50 minimum (vin de jeune mais pas vin illettré, si possible pas en langage sms mais smileys acceptés), photo requise. A suivre sur facebook comme d'habitude sur la page des Vendredis du Vin et sur la page événement des VDV #68
*
le cas échéant, je peux vous héberger sur le blog Saveur Passion... 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 05:29

Des rencontres avec des vignerons il y en a eu quelques unes mais c'était avant... Avant l'installation dans le Vaucluse, la formation en vin... Des vignerons marquant il y en a eu durant la formation, notamment à Gigondas Claude et Pierre Amadieu (Domaine Amadieu) d'une part, Louis Barruol (Château Saint Cosme) d'autre part et puis Jean-Pierre Serguier (Château Simian) à Piolenc. ce sont quatre vignerons à qui je dois beaucoup et auprès de qui ma passion du vin a grandi. Mais quand je pense à une "Rencontres du Troisième Type", puisque tel est le thème choisi par Patrick pour de ces Vendredis du Vin #67, je pense plutôt à Guy Benin, une sorte d'extra-terrestre passionné et passionnant... Du moins à l'époque car cette rencontre marquante date de 2003 déjà ! C'est surtout son fils, Marc Benin, très sympathique également, qui mène la barque et que vous aurez des chances de rencontrer désormais.

les-gravieres-du-taurou-2006.jpgNous avions alors découvert un peu par hasard quelques vins du Domaine de Ravanès, notamment la cuvée Diogène et, surtout, les Gravières du Taurou pour laquelle nous avions eu un coup de coeur et beaucoup d'émotion. C'est le fameux vin que des professionnels britanniques avaient comparé à Petrus, lui octroyant le surnom de Petrus du Languedoc ; quelques années plus tard, le vin de Marc et Guy Benin dépassait d'une courte tête le prestigieux bordelais, lors d'une dégustation à l'aveugle...


Donc, de passage non loin de Thézan les Béziers (avec certes un détour certain de notre route première mais nous étions motivés), nous nous sommes arrêtés avec un bébé, par une chaleur torride (il était alors bien agréable de gagner le caveau frais), au Domaine de Ravanès, de façon totalement spontanée. Je ne me rappelle même plus avoir appelé avant... Quoiqu'il en soit, nous avons été accueilli par un homme d'une soixantaine d'années, à l'accent pied-noir, avec une grande simplicité et une grande gentillesse. Et puis il a commencé à raconter son histoire, son arrivée dans la région, ses innovations, notamment l'implantation de cépages "bordelais" comme le Merlot dès 1972 à la base de son , plus tard Petit Verdot et le vin éponyme ainsi que la cuvée Prime Verd, les vins atypiques comme les
 vendanges tardives issues de baies passerillées pour l'Ille et Qvinteszencia de l'Ille, baies d'ugni blanc botrytisées.
J'ai surtout le souvenir précis et ému d'un
rouge en vendanges tardives suggestivement nommé Cinq Seaux d'Oeillade (100% Cinsault, et l'Oeillade cépage très proche du premier) car il n'y avait eu que très peu de récolte cette année-là en 2001, taille stricte, baies passerillées sur souche lors d'une fin de saison particulièrement belle, un octobre chaud et ensoleillé, tout était réuni pour réaliser ce vin unique. Unique ? Je ne mâche pas mes mots, mais bien ce vin suave, très parfumé, teinté de fraise écrasée et confiturée, qui me reste en mémoire. Car hélas en cave, plus. Il n'y avait eu que 300 bouteilles, je m'estime donc chanceuse d'en avoir eu une, mais peu clairvoyante de ne pas en avoir pris davantage. Unique, donc également car ce fut le seul millésime de ce vin hors norme. Il n'y en a plus jamais eu au domaine de Ravanès. Comment naissent des légendes...

le renard blanc 2006 75clGuy Benin est un "personnage", avec lequel il est difficile de ne pas discuter pendant une demi journée entière, surtout quand on est soi-même passionnée ! Il s'intéresse autant aux cépages rares qu'aux huiles essentielles, à la vinification qu'aux médecines alternatives, parle de productions irradiées autant que de biodynamie... Marc Benin, croisé récemment à Vinisud, est une personne agréable mais moins un ovni que son père, il est néanmoins à l'origine d'un certain nombre de cuvées témoignant d'une certaine créativité et d'un talent évident. NB Le domaine est passé en conversion bio en 2010.

Parmi les découvertes plus tardives, le Renard Blanc, assemblage à 70% de grenache gris et 30% de grenache blanc, à mi chemin entre les blancs de Loire et ceux de Rhône Nord, a fait l'objet d'un repas décliné sur le vin et présenté sur ce blog en 2008...

Sur ce, je vous laisse découvrir les autres Rencontres du Troisième Type des copains-copines oenophiles sur le facebook du groupe des Vendredistes et sur la page événement de ce vendredi-ci ; je vous donne rendez-vous très vite puisque je prends la prochaine présidence des Vendredis du Vin, une annonce début juillet pour laquelle vous aurez deux mois ! Copie à rendre le 29 août, bachotage ou révision, à vous de voir... A très vite !

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:21

Ma première découvert in situ des vins du Roussillon datent d'un séjour très lointain près de Perpignan, entre balades terrestres sur la route de Canet et escapades marines à Collioure. Ce sont depuis des coups de coeur en restauration pour des vins gourmands, minéraux, parfois salins, ou voluptueux vins doux qui appellent les desserts, les fromages persillés et le chocolat... Aussi, quand Iris nous conduit sur cette route vers le 66, pour ces Vendredis du Vin #66, je m'embarque. Je prends la route pour le Roussillon et pour les VdV que j'ai un peu délaissés ces derniers mois. Oui mais je prends la route virtuellement. Ou presque. Ma voiture s'est arrêtée à Montpellier, durant ce dernier Vinisud en février. Car la Vallée du Rhône (mon pied-à-terre) jointait le Roussillon, bien pratique ! Du coup avec Mike et d'autres copains, j'en ai profité pour faire le tour de vignerons/négociants à l'accent chantant et à l'enthousiasme communicatif...
vins freresparcé vdv66
Les vins des frères Parcé et fils (enfin l'un des deux seulement était présent : Marc Parcé), et la sublime gamme des vins doux Rivesaltes et Maury (sans oublier le Maury sec rouge Coume Marie de la Préceptorie, gourmand, comlexe avec un longue finale sur la minéralité de ce terroir de schistes). Et gros coup de coeur pour le rancio sec de la Préceptorie, joliment intitulé "des pierres de la préceptorie naquirent des fleurs".

picjoan collioureblanc
Puis j'ai visité les vignerons, père et fils, du domaine Pic Joan, découvert par hasard (quoique, acheter un Collioure blanc n'est jamais tout à fait un hasard : j'adore!) et que j'avais beaucoup aimé : Collioure blanc assemblage de grenache gris et blanc, le vin est fruité et floral, avec une bouche à la fois riche et tendue, très agrume, et une finale, longue et minérale ; la rencontre fut l'occasion de découvrir les autres vins du domaine, notamment le superbe Banyuls Rimage, concentré, gourmand, sans lourdeur aucune, une agréable fraîcheur...
vin_masbecha_vdv66.jpg
Et puis il y a eu la rencontre de Charles Perez, jeune vigneron du
domaine Mas Bécha,  passionné par son terroir et par l'histoire de son village. Et découverte de ses vins "familiaux" (un portrait que chaque membre de la famille pour chaque cuvée). 
 La passion et l'enthousiasme du vigneron m'ont donné envie de découvrir les Aspres (contreforts du Canigou). 
Coup de coeur pour le Côtes-du-Roussillon les Aspres 2010 "Excellence" 80% syrah, 10% grenache, 10% mourvèdre : de l'équilibre et de la finesse pour ce vin marqué par les épices et les fruits noirs, avec de très beaux tannins, édité à seulement 3000 bouteilles. Minette est l'Excellence en blanc (100% grenache blanc), dont le 2010 est ample et gras, avec des notes florales et presque lactées, subtilement épicées, vanillées. Le muscat de Rivesaltes du domaine est bien fait, très frais, une cuvée 100% plaisir à retrouver sur les millésimes 2008, 2010, 2012 ; une cuvée bisannuelle en somme !
Je termine par une belle rencontre qui fait passer de la virtualité à la réalité, avec les vins de Laurence Rousselin, notamment ses Orientales en Côtes du Roussillon, mais aussi son superbe "bébé" Muscat (il est en cours de vieillissement, excessivement prometteur), aux notes florales et de fruits exotiques, de coing, grandes subtilité et limpidité, point trop de sucre et beaucoup de plaisir là encore ! 
Je ne résiste pas à une photo de la belle vigneronne prise, non pas à Vinisud mais au salon des vins de Rue 89 (prise aux côtés de Franck Kukuc et de Céline Collet, du bistro Les bricoles à Ménilmuche).
vin portraitsLaurence vdv66 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 08:01

bulles

Un peu de bulles en cette fin d'année ? Bulles de savon et effervescence festive au programme ce soir, j'en profite pour faire un tour d'horizon des bulles ludiques, estivales, gourmandes, avec et sans alcool, d'ci ou d'ailleurs...
Champagne ? Nous avons encore bu l'excellent Zéro de Tarlant, un champagne rosé pour accompagner une tarte aux fraises et à la rhubarbe, du Taittinger servi par un vigneron d'ici lors de cet événement gastronomique, les Champagnes F.Cossy dégustés avec Sophie Cossy cet été.
Encore des vins effervescents ? Un crémant de Bourgogne de la Cave de Lugny avec des oursins ; un Bracchetto d'Acqui 2011 Sant'Evasio du Piemont, en bonne compagnie aux 110 de Taillevent ; une Clairette de Die du domaine Achard-Vincent bienvenue à l'Epiphanie ; un peu particulier, le Txakoli, l'ami des pintxos !
Autres boissons pleines de bulle ? Les excellents cidres du domaine basque Bordatto dont on ne se lasse pas, notamment Txala Parta sur un saumon fumé sauvage de Petrossian ; une bière cantalienne à la myrtille ; et même du kvas,
la "bière de pain" russe (à base de pain de seigle) au café Pouchkine ! Ajoutons le kombucha qui sera le bienvenu pour digérer ce début d'année en cas d'agapes trop riches, et l'eau royale Chateldon, qui accompagne nos repas de fête...
Bonnes bulles festives ! Et bullez bien en ce premier jour de 2014... Je vous souhaite une année pétillante, pleine d'effervescence : ayez la bulle gaie, légère et gourmande tout au long de 2014 !
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