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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 16:03

vigne_loire.jpgRemonter le cours de la Loire en faisant halte dans des prestigieux sites historiques, merveilleux châteaux, jardins à la française, douceur angevine... Et s'arrêter dans des caves toutes simples ou creusées dans le tuffeau, caves trogloditiques animées de vignerons pasionnés, et goûter les trois couleurs entre Cheverny et Amboise, de Chinon à Saumur... Telle fut ma première expérience  culturelle et gastronomique le long de la Loire : Saumur-Champigny friand et vieux Chinon, rosé sucré d'Anjou, chenin habillé de fruits soyeux ou de vivacité lutine, entre caresse voluptueuse et gifle pleine d'esprit et de subtilité !
Puis, j'ai suivi leur cours dans les troquets parisiens, le pire comme le meilleur alors... Enfin, j'ai emporté leur plaisir dans une terre d'adoption, leur ouvrant ma cuisine comme un écrin. Car les vins chez moi sont des rois autour desquels un plat naît, seyant et douillet, qui révélera leurs parfums et leur éclat. Je déguste et je leur imagine un partenaire, comme un romancier crée une maîtresse à son héros : quand "les Vins de Loire se mettent à table", ils s'effilent d'abord sous mes narines frémissantes, ils s'égrennent sous mes quenottes, tapissent le palais, font claquer la langue. Une note fumée habillera un Jasnières, une présence iodée titillera le Muscadet, l'asperge trouve Cour-Cheverny à son pied, lequel magnifie un curry de lotte au combawa ; Le rosé d'Anjou aime l'abricot en sucré-salé, comme pour accompagner ce rouget, quand le Chinon rosé trouve harmonie auprès des fruits d'été... Le duo Saint Pierre-bulots encadrés de nori sublime un Valençay. Sur un Coteaux-du-Layon ou un Montlouis moelleux, gateauchocolatmanguecaramelcitron-copie-1.jpgle roquefort est un joli compagnon, la mangue et l'agrume, la pomme tatin peuvent faire des merveilles... Le rouge vibre, clair et brillant, sur le boeuf saignant, Saumur-Champigny ou Saint-Nicolas-de-Bourgueil, fruité qui habillera encore un magret aux fruits rouges, un foie de veau au vinaigre de framboise, tandis que les vieux vins de Chinon rivalisent avec les puissants rhodaniens sur une daube ou une fricassée giboyeuse voire forestière. Les pétillants de Loire, festifs et gai-lurons, s'envolent sur de savoureuses tartes exotiques, coings au four, abricots rôtis, avec des tuiles gourmandes ou biscuit de Gênes, arôme de pistache ou d'amande...

Mille et un accords s'offrent au palais curieux, éclectique et gourmet, qui privilégiera l'équilibre préservé, la minéralité et les arômes multiples des vins de Loire.
NB Ce billet participe au Wine Blog Trophy des vins de Loire...

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 16:37

gigondas_dentelles.jpgLes vins de Gigondas ont la puissance du soleil de Provence que révèle leur fruité, tempéré par la fraîcheur et la minéralité d'un magnifique terroir, celui des Dentelles de Montmirail. Pour en savoir plus sur ce dernier, je vous recommande la lecture de cet article rédigé sous le contrôle du spécialiste Georges Truc.
Ce sont des vins multiples, aux différentes expressions mais où dominent l'influence rhodanienne et côté cépage, le grenache-roi.
Après avoir orchestré une soirée gourmande et festive en compagnie de 4 chefs, un pâtissier et une fromagère du Vauccluse, les vins de Gigondas organisent cet hiver un concours de oustalet laurentdeconinckcuisine : "Du blog à l’assiette, élection du meilleur accord mets et vins de Gigondas". Y participent quelques blogueurs, gourmets et amateurs de vins. Chacun d'eux proposera une recette en accord avec un vin de Gigondas, à partir de produits de saison et dans un panier limité à 13 euros. Car la recette lauréate sera à la carte du restaurant l'Oustalet (dont j'ai déjà parlé ici et ). Au préalable, 3 finalistes seront accueillis à Gigondas pour y réaliser leur recette dans les cuisines de l'Oustalet, dans les conditions véritables d'un service en salle, naturellement secondés par la brigade de Laurent Deconinck, chef de l'Oustalet et président du jury du concours (photo ci-contre).
La finale aura lieu à Gigondas les 23 et 24 février 2012 en présence, excusez du peu, d'Alain Senderens, le "parrain" et invité d'honneur du concours, expert s'il en est en matière d'accords mets et vins.
Parmi les jurés, on pourra compter sur Louis Barruol, vigneron au Château Saint Cosme (où j'ai fait mes premiers pas "d'apprentie vinificatrice" il y a 10 ans...) et sur moi-même.
Pour en savoir plus sur les accords mets-vins proposés, et suivre l'avancée
du concours, rendez-vous sur le blog des vins de Gigondas, sur facebook ou sur twitter...
"L'appellation Gigondas produit un rouge puissant, d'une expression à la fois animale et virile, soyeuse et subtile. Dans un pêché de jeunesse, il va tutoyer- sans détour- un lièvre à la royale, lui tenant tête dans un dialogue d'égal à égal. Dans une plénitude plus mature, il va vouvoyer la meilleure truffe de février", le texte est d'Alain Senderens (source vins de Gigondas)...

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:33

fellini_grandebouffe.JPGDernier opus des Vendredis du Vin ? Probablement juste de 2012... Ainsi en a décidé le Baron-Showviniste :)  Mais si la fin des temps était venue de façon certaine ?  Que ferions-nous ? Profiter une dernière fois de nos sens comme Jean-Claude Dusse (avec un "D" comme Dusse) ? Une vaste orgie comme dans La grande bouffe de Ferreri ? Avec un très bon foie gras, de belles huîtres grasses, ou des vertes bien iodées, du beurre Bordier aux algues, des oursins au corail puissant et un peu sucré, des penne bien crémées, des tartines truffées, une entrecôte très persillée... Un peu de gibier aussi et du chocolat en veux-tu en voilà ! Une orgie vous dis-je ! Et que boirait-on ?
Le premier penchant côté vin serait de vivre un fantasme comme la Romanée Conti ou Yquem, déjà siroté dans une petite année et déjà quelle extase ! Oui mais, tout le monde aurait eu la même idée, pas vrai ? Et que resterait-il dans les grands et prestigieux châteaux ?
stjulienleovillebarton.JPGTout dépendrait aussi de l'annonce de cette fin du monde. A J-15, on a encore le temps d'acheter quelques flacons mais à J-2 ou 3 ? On piocherait dans la cave alors...
Lui voudrait sûrement ouvrir ses Bordeaux, les Calon Ségur, Léoville Poyferré, Léoville Barton et autres Haut Brion. Et ce que lui veut...
Les filles tremperait leurs lèvres dans de grands Bourgogne (ceux de leur année de naissance, mais quelle vertu symbolique leur prêter en pareille situation ?). De fait, on les laisserait goûter tout ce qu'elles veulent, n'est-ce pas ? Il y aurait aussi le Champagne, celui de Tarlant vif, presque cinglant, un Jacquesson vineux, et plus tard, un Pommery plus rond et suave. Comme on aurait acheté des chocolats ici, on dégusterait des friandises d'ici à boire : le Rasteau vdn d'Elodie Balme et le rancio de Bressy Masson...


Mais l'idéal serait de boire ce qu'on aime dans un tour des France vineux (un Collioure blanc salin, iodé, d'une belle profondeur, un grand Riesling minéral et aromatique, un Condrieu floral et fruité, tout en retenue comme une très jolie femme, un chenin en surmaturité, tout coing confit, un Irouléguy à la bouche sensuelle de cerise noire...) et alcooleux (un vieux Rhum, un grand Porto, un whisky bien tourbé)... Quitte à prendre de petites gorgées de chaque, sans laisser le temps à l'oubli d'une ivresse grandissante nous surprendre par un endormissement fâcheux. Non, déguster du bout de la langue, comme un baiser voluptueux, et embrasser à pleine bouche ces vins espérés, les déguster avec profondeur, les respirer et s'en-gorger à lampées légères. Et tout goûter, comme on goûterait tous les plaisirs avant de tirer sa révérence. On étalerait les bouteilles comme autant d'amis à saluer une dernière fois, on les partagerait pour tisser un voile vineux entre nous, nous y enserrant les uns contre les autres, comme pour ne laisser aucun vide entre nous. Plus aucun.

Et mieux vaudrait que ce soit la fin, car je ne te raconte pas le mal aux cheveux le lendemain !

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 16:02

rieslingandlaukreydenweiss.jpg

Marc Kerydenweiss fait partie de ses vignerons charismatiques et passionnés qui savent transmettre leur passion, celle de leur(s) terroir(s), celle de leurs vins. Le regard vif et un peu illuminé, la barbe bien taillée, il a le visage droit et franc, le parler à la fois posé, calme, et qui s'accélère quand la passion se fait plus vive. Il est évidemment captivant, voire envoûtant.
Que ce soit en Vallée du Rhône ou en Alsace, Marc Kreydenweiss élabore des vins nets, expressifs, droits comme leur auteur.
Le Riesling Andlau "Au dessus de la loi" est produit sur un terroir de grès des Vosges ; d'une grande minéralité, le 2010 offre au regard une teinte presque dorée, lumineuse, un nez d'agrumes, tout en finesse. En bouche, la fraîcheur acidulée et les notes d'agrumes s'expriment avec vivacité, citron surtout. C'est un vin qui fouette le palais, le réveille et prolonge le plaisir de sa droiture minérale.
Testé sur une choucroute, il faut lui préférer je pense un poisson de rivière crémé ou des noix de Saint Jacques embeurrées... Un plat généreux un peu gras. A défaut, un simple saumon fumé ferait l'affaire.
Pas de choucroute pour l'Andlau de Marc Kreydenweiss, mais aux curieux et amateurs de vin, voici de quoi conclure avec gourmandise sur le thème du plat germano-alsacien...
- La choucroute, de la Chine ancienne au capitaine Cook... 

- La choucroute, la fierté de l'Alsace... 

- La choucroute, l'atout santé de la saison hivernale

Et quelques dégustations...
- moules de bouchot et choucroute à la bière
- choucroute à la bière Chimay, haddock et carvi
- choucroute au cidre et pomme pour une pintade
- bigos, choucroute polonaise  
D'autres recette plus insolites en cherchant sur le blog (à droite en cliquant "choucroute")...

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 15:55

 

C'est le jour du Beaujolais nouveau ! Banane, fruits rouges ou bonbon anglais 100% Gamay dans un verre sur un bord de zinc...  Ce jeudi 15 novembre, on boira à longue goulée (mais avec modération, attention aux excès et fin de soirée sous la table) ces parfums frais, friands et acidulés, qui font le charme tout particulier du vin primeur.
Hier à minuit
avait lieu la mise en perce du tonneau, signe officiel des festivités dans les
plus petits villages comme dans les métropoles du monde ; le Beaujolais nouveau est à la fois convivialité, fête, tradition dans 200 pays !
Vin d’automne, cette première mouture du millésime existait déjà dans l'antiquité gallo-romaine qui festoyait en trinquant au vin des vendanges, alors plutôt moût que vin... Au Moyen-Age, le vin novel se buvait dans les rues, forme originelle du vin "bouru" cébré à la fin des vendanges dans diverses régions vinicoles de lyon penichevinFrance. Après une récolte précoce et une vinification rapide, la fermentation s’achevait durant le transport par route ou sur barges roulant sur la Saône. A son entrée dans Lyon, le vin nouveau s'avalait dans les bistrots et les bouchons avec gourmandise, devenant le clou de la fête foraine qui avait lieu alors fin octobre dans la "capitale de la Province". Un décret de 1985 fixa enfin au 3ème jeudi de novembre la mise officielle sur le marché des vins primeurs.

Ce sont peu ou prou 115 millions de bouteilles qui seront vendues dans le monde en quelques semaines, dont 35 millions en France, des chiffres qui ont chuté environ de moitié en 10 ans, signe de la crise que traverse le Beaujolais... Toutefois, le succès que connu jadis le Beaujolais nouveau, notamment dans les grandes villes, avait suscité des opérations marketing du caviste à la grande surface ; il avait également fait des émules comme le Côte du Rhône primeur, fêté en Avignon depuis quelques années... Rendez-vous d'ailleurs dans la capitale rhodanienne pour l'événement Millévin, dégustation du millésime nouveau.
affiche_beaujolaisnouveau2012.jpgEn Languedoc-Roussillon, Ardèche et Vallée du Rhône
, des viticulteurs avaient à leur tour senti l'aubaine d'un moment de consommation supplémentaire mais le mouvement semble s'essouffler... Depuis, le beaujolais est lancé dans ses autres couleurs, un rosé qui fait fureur au Japon, un pays qui aime décidément fêter le Beaujolais Day ! Et une plus timide version en blanc...
Cette année, pour "puncher" un peu ce rendez-vous annuel, le groupement Inter-Beaujolais unit le vin et la mode dans une opération de communication haute en couleur, féminine et créative avec une vraie robe de couturier pour le Beaujolais Nouveau (voir vidéo ci-dessous) ! Les festivités sont nombreuses du Beaujolais au pays lyonnais, suivre ce fil qui propose de nombreux rendez-vous gourmands... 

Le Beaujolais nouveau représente environ 30% de la production de l’appellation (essentiellement Beaujolais et Beaujolais Village). Une cuvaison courte du cépage Gamay et la macération carbonique ou semi-carbonique favorisent l’extraction d’arômes de fruit jeune.
Le Beaujolais nouveau se déguste un peu frais, idéalement à 12°C, et idéalement dans l’année. Une robe rouge vif, un nez fruité qui évoque parfois la fraise des bois, sa légèreté en font le parfait vin de soif à partager, un apéritif à siroter… avec modération ! A Toulouse, les effectifs de police seront en renfort dans le centre ville pour éviter des débordements et faire passer d'inévitables tests d'alcoolémie.
Et si le Beaujolais passait à table ? Il accompagne charcuteries, triperie, plats rustiques de vendangeurs, fricassée de champignons et autre pot-au-feu, mais il est aussi le bienvenu pour déguster des cuisines plus exotiques, tartares de poisson et mets épicés. D'autant que c'est un vin voyageur que l'on fête autant à Paris qu'à Shanghai, Barcelone, New-York, Moscou ou Séoul !

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 08:23

icetube.jpgLors du concours Champagne en Cuisine, je vous proposais de jouer avec les Champagnes de Vignerons pour gagner une bouteille de Champagne. Et il est encore temps, si vous souhaitez participer, laissez un commentaire en cliquant sur le lien précédant avant le 18 novembre ! Et pour lui garder sa fraîcheur, la marque-label, je vous propose de vous faire gagner 10 Ice tubes designés par une artiste, Agripine, qui s'est inspirée de la fable de Jean de La Fontaine, La cigogne et le renard. Pour ceux qui n'auraient pas suivi la création de cet Ice tube, cliquez ici. Et pour en savoir plus sur les Champagnes de Vignerons, cliquez là.
Pour gagner, l'un des Ice tubes, laissez un commentaire sur ce billet en précisant que vous souhaitez participer, je tirerai au sort 10 personnes, également le 18 novembre !

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:37

C'est aujourd'hui le "Champagne Day", voici donc un billet en images, sur lesquelles il vous suffit de cliquer pour accéder à une recette en accord ou un billet sur le Champagne... Et vous que boirez-vous pour ce #ChampagneDay ?

champagnevignoble.JPG

 

dinerchampagne.jpg

lallement_4plats.jpg

beurrebordieralgues

 

champagnepommerycuveelouise1999-b.jpg

homard.jpg


 carte generale champagne


champagne_tarlant.jpg

  proust


 

saulepleureur_homardplat.JPG

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 15:18

sakeLe saké est l'alcool de riz japonais, à ne pas confondre avec la boisson servie dans les restaurants chinois ou vietnamiens ! En effet, le mot sake est d'origine japonaise et évoque une boisson alcoolisée ; au Japon, on utilise surtout le terme nihonshu pour parler de l'alcool de riz. Symboliquement, le saké est l'union de l'eau et du végétal, harmonie entre l'homme et la nature. Boisson sacrée liée au culte des dieux et des ancêtres, il fut introduit à la cour impériale sous l'ère Nara (710-794).
Il s'agit d'une fermentation à base de céréales qui la fait parfois surnommer "bière de riz" : on fait étuver et fermenter (à base de ferment kōji) du riz plus ou moins poli dans une eau de source ; l'endroit où l'on fait fermenter le riz (anciennement des temples) est une sakagura. On y prépare un "pied de cuve" appelé "mère de saké" (Shubo) indisponsable au démarrage de la fermentation du Moromi (moût de fermentation composé de riz étuvé, de koji, d’eau et de levures. Le saké offre donc quelques similitudes avec le vin... Après plusieurs semaines de fermentation en hiver, le saké nouveau (namasaké) offre un aspect laiteux et opaque avant d'être filtré et affiné.
La variété* et surtout le polissage du riz ainsi que la pureté de l'eau ont leur importance et confèrent des caractéristiques distinctes : ainsi, plus le grain est poli, plus le saké est fin au palais. Exprimé sur l'étiquette sous le vocable Seimaibuai en %, le taux de polissage indique la masse du grain résultant de cette opération par rapport à sa masse originale ; c'est l'élément essentiel pour déterminer la qualité d'un saké. L'étiquette précise encore le taux d'acidité et d'alcool du saké, la nature du ferment, la variété de riz, le nihonshu-do qui détermine s'il s'agit d'un saké doux ou sec, ainsi que le mode de dégustation, chaud ou froid.
sake perceptionLe graphique ci-dessus permet d'appréhender la perception du saké : doux, sec, léger, riche... (source JFC Europe).
NB il peut y avoir un apport supplémentaire d'alcool et d'eau (dilution)...
*il en existe une vingtaine mais les plus couramment utilisées pour le saké sont
l'Omachi, le Miyama-nishiki et le Yamada-nishiki.
Il existe donc différentes qualités de saké récapitulées ci-dessous : 

 

Critère

Catégorie de saké

 

 

 

 

Apport d’alcool

Junmai
Saké "pur riz" Fait exclusivement de riz, de koji et d’eau

Honjozo
Fait de riz, de koji et d’eau, avec apport limité d’alcool de distillation (116 litres maxi par tonne de riz)

Futsu-shu
Fait de riz, de koji et d’eau, avec apport d’alcool de distillation (entre 117 et 280 litres par tonne de riz)

 

 

 

 

Taux de polissage du riz

Daiginjo
(saké extra)
entre 40 et 49%

Ginjo
(saké supérieur)
entre 50 et 59%

Autres
60% ou plus

 

 

 

 

 

Pasteurisation

Namazaké
(saké “cru”)
Non-pasteurisé

Namachozo
Pasteurisé a l'embouteillage
Namazumé
Pasteurisé lors de la mise en cuves

Autres
Pasteurisé deux fois

 

 

Apport d’eau

Genshu
Saké brut

Autres
Ajustement du titrage par dilution

 

Au Japon, on sert le saké dans un petit récipient en forme de vase nommé tokkuri. Le saké est versé dans des tasses appelées ochoko. Selon le saké et la saison, on le sert chaud en hiver ou lorsque le saké est de qualité moyenne ou froid en été et pour des grands saké. On le réchauffe au bain-marie et il peut être servi soit à ochokotempérature du corps humain soit à 45/50°C (il est dit atsukan) mais il est désormais courant qu'on le réchauffe au micro-ondes...
Le saké est généralement bu rapidement après ouverture. Il se conserve dans les mêmes conditions que le vin mais ne "vieillit" pas. On le boit généralement dans l'année...
Le nihonshu se marie avec de nombreux mets de la cuisine japonaise, notamment les produits de la mer, poissons crus (sashimi) et anguilles grillées (unagi) ; il est également servi avec les brochettes de viande (yakitori) le porc pané (tonkatsu) et le tofu. Par extension, on peut créer des accords intéressants avec les coquilles Saint-Jacques, les huîtres, le crabe, les crevette et de nombreux poissons grillés mais aussi le canard, le gibier, le cochon, l'agneau voire le foie gras... Pour un délicieux accord avec un cochon mariné et flambé au saké, des aubergines au miso et une purée de nashi, cliquez ici. Vous pourrez aussi déguster des accords mets-saké chez certains chefs japanophiles comme Dominique Bouchet ou Armand Arnal.
On trouve des sakés à Paris en dégustation dans le bistrot à sakés d'Issé, au Youlin, on peut aussi en acheter chez Sakébar (boutique on line) et sur la toile, chez Satsuki, Midorinochima, un peu aussi chez Nishikidori Market...
Pour en savoir davantage sur le saké, vous trouverez ici un glossaire utile, et là un blog d'expert. Ajoutons que les amateurs de saké ont enfin leur association de dégustateurs, les Bec fins de saké, qui a lancé le Nouvel An du Saké ce week-end.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 06:00

vinsicilien_nuhar.jpgThe Godfather, le Parrain de Francis Ford Coppola a été généreusement oscarisé, pimenté à la sauce américano-italienne, et multiplié par 3 : le Parrain, le Parrain II et le Parrain III étant l'une des trilogie les plus célèbres du cinéma ; et avec quelle distribution prestigieuse, entre Marlon Brando, Al Pacino et Robert Duvall !
godfather.jpgC'est sur ce thème que portera ce Vendredi du Vin "spécial série", proposé par Sonia. Pas de série TV et il était difficile d'imaginer un accord sur l'autre grande trilogie cinématographique, Star Wars... Non, je vous emmène en Sicile pour rendre hommage au Parrain et à son réalisateur. J'aurais certes pu proposer un vin issu de la winery de Francis Ford Coppola (un peu un disneyland du vin et du cinéma, dit-on). Car le réalisateur s'est reconverti dans la viticulture. Mais je doute qu'on les trouve en France et Cabernet-Sauvignon comme Zinfandel sont moins intéressants à accorder qu'un nero d'avola ! Même assemblé avec du pinot noir, ce cépage autochtone de Sicile évoque davantage la mafia sicilienne et chante davantage avec la cuisine italienne ! Le nero d'Avola apporte semble-t-il structure et acidité, sur un fond de fruits rouges et cassis. En assemblage dans le Nuhar 2009 de la Tenuta Rapitala, il exprime un fruit bien mûr au nez, plus épicé en bouche, soyeux avec un boisé bien intégré, beaucoup de fraîcheur. Manquerait un peu de puissance et surtout de longueur pour tenir tête à Don Corleone mais c'ets un vin bien fait, agréable à boire...
Et en prime je vais vous faire une proposition que vous ne pourrez pas refuser : je vous suggère un grignotage un peu sicilien qui fonctionne pas mal avec le vin, une scacciata siciliana. En fait une tourte-pizza un peu soufflée, comme une calzone, avec une pâte à la farine de blé, enrichie de semoule de maïs (polenta, complète ici) et une garniture typiquement sicilienne à base de tomate, câpres, anchois, origan et couverte de mozzarella (la tradition sicilienne recommande le caciocavallo).
J'aurais bien aimé vous proposer des braciole, mais le temps a manqué... Une autre fois.
scacciata1.jpgIngrédients
- 250 grammes de farine
- 40 gramme de polenta complète
- 18 grammes de levure fraîche de boulanger
- 12 cl d'eau

- 1 cuillère à café e sel
pour la garniture
- QS sauce tomate maison (celle-ci, excellente)
- 10 pétales de tomate confite ou séchée (ici maison)
- 10/12 anchois
- 2 cuillères à soupe de câpres
- origan séché
- huile des anchois
- 1 boule de mozzarella
Préparation
Mélanger les ingrédients de la pâte, pétrir et laisser lever dans une étuve.
Séparer la pâte en deux, tartiner le socle de sauce tomate, répartir les tomates confites, les cnhois coupés en morceaux, les câpres, un peu d'origan puis poser le deuxième cercle de pâte en colmatant et chiquetant les bords. Badigeonner d'huile d'anchois, déposer des lamelles de mozzarella et poudrer d'origan.
Enfourner une bonne vingtaine de minutes à 230/240°C en laissant gonfler et dorer. La pâte doit être croustillante. Déguster chaud ou froid.scacciata.jpgNB les photos ont été prise avec l'iPhone de Mr, dont pas terrible au niveau de la définition...

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 06:43

vinocamp.jpgDébut juillet avait lieu un nouveau Vinocamp, mon tout premier barcamp qui s'est déroulé en Champagne, à Epernay.  Et c'était le 2ème anniversaire du Vinocamp France !
Pour ceux qui ne seraient pas encore branchés à 100% web 2.0., le barcamp est une rencontre informelle où tous les intervenants sont participants, une "non-conférence" liée au départ aux réseaux sociaux, aux innovations sur Internet. Le barcamp s'est progressivement ouvert à d'autres univers, en se thématisant mais en gardant un esprit "communautaire" et non lucratif. Il y a eu ainsi des Vinocamps et des Foodcamps. A noter, les seconds sont plutôt ouverts aux amateurs de cuisine, tandis que les premiers sont plus orientés vers les professionnels de la filière "vin" et de la communication, des réseaux sociaux etc...

Un Vinocamp, c'est quoi alors ?
Un regroupement de vignerons, caves, interprofessions,
vinocamp_gjapiot_missvickywine.JPGsyndicats d'appellation, communicants, cavistes, sommeliers, quelques blogueurs et journalistes... qui discutent et débattent de sujets définis in situ, selon des pistes proposées par les uns ou les autres. Au menu, échange, partage d'expérience et d'idées, passage du virtuel au réel, notamment autour des thèmes suivants (mais pas que) : oenotourisme, QR code, site internet vs réseaux sociaux, "Interpro" 2.0, nouveaux modèles de vente en ligne...
La journée était organisée par un duo de spécialistes : Anne-Victoire Monrozier aka Miss Vickywine et Grégoire Japiot (ci-contre) ; au total une centaine de vinocampeurs, répartis grosso modo en 3 groupes pour 3 fois 3 sessions entrecoupées d'une pause déjeuner de qualité. Convivial et passionnant.
Nous étions hébergés par le Comité Champagne, pour la journée d'ateliers, puis par les Champagnes de Vignerons pour un wine tasting, les deux organismes étant partenaires/sponsors du Vinocamp. NB on parle ici de micro-sponsors : chaque partenaire apporte un élément en nature (lieu d'accueil), et de quoi organiser un repas, gratuit pour les participants. Le principe financier est de nature "horizontale", mettant tous les sponsors au même niveau, ce qui permet d'ouvrir à de petits acteurs, vignerons en l'occurrence, de pouvoir être présent activement, au même titre qu'une interprofession. Horizontalité des sponsors comme des participants, un certain égalitarisme qui permet à chacun de s'exprimer au même niveau. Le volet communautaire et horizontal se double d'un caractère caritatif : à l'affiche au Vinocamp en Champagne par exemple, la société Amorim était aussi sponsor pour communiquer notamment sur Ecobouchon, son activité de recyclage des bouchons de liège.
Dernière minute, cette dimension communautaire et "low-cost", accessible à tous du Vinocamp est un peu mise à mal par l'organisation d'un Winecamp lors de la semaine du goût, pas tout à fait en phase avec les principes du barcamp. Lire à ce sujet ce coup de gueule des organisateurs du Vinocamp.
vinocamp_winetasting.JPGLors du wine tasting initié par les Champagnes de Vignerons, nous avons dégusté des bulles fines et dorées avec une belle diversité : droit et tendu comme le brut zéro dosage déjà goûté notamment ici chez Tarlant ; des expressions de terroir élégantes et pleines de finesse chez Larmandier-Bernier ; beaucoup de personnalité et de pureté chez Huré Frères (que j'avais déjà dégusté également mais qui me séduit à chaque fois) : coup de coeur pour la cuvée Terre Natale à la texture puissante et à la bouche gourmande ; exubérance aromatique de la cuvée Ambre de Christian Briard... J'ai eu aussi l'occasion de revoir la sympathique Audrey, de rencontrer Ivo Pagès, un vigneron catalan fort sympathique et de goûter son vin ; j'ai aussi enfin rencontré Jérôme Ubassy responsable, entre autres, des médias sociaux pour Inter Rhône. une journée très agréable et riche humainement et intellectuellement, ma foi.
Les veinards ont poursuivi la soirée par une visite des crayères (une première !) et une dégustation des Champagnes Charles Heidsieck, partenaire du Vinocamp, puis le lendemain, visite du vignoble et BBQ champenois chez les Tarlant, autre partenaire... Les Champagnes Tarlant, si vous ne connaissez pas, cliquez ici, et Charles Heidsieck, par là.

Prochains Foodcamps, fin octobre en Haute Savoie, puis mi-novembre au Salon du Blog Culinaire à Soissons ; prochain Vinocamp en Vallée du Rhône en mars 2013, à Avignon (sans doute y en aura-t-il d'autres avant en France ou à l'étranger...). Les Vinocamps, c'est par là...
Je vous laisse avec cette vidéo de vinocampeurs en Champagne...


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