
Irisa, fleur d'Ardèche, à deux pas de la Provence, ne connaissait pas ce fleuron des jours de fête, l'un des treize desserts provençaux : j'ai nommé la pompe à l'huile ! On la sert avec les mendiants et nougats, calissons et fruits confits la veille de Noël.
Mais ce n'est pas crime de lèse majesté que de préparer cette brioche à l'huile d'olive en dehors de la nativité, n'est-ce pas ? Sinon je m'en excuse et me réfugie derrière ma gourmandise et mon manque de pratique religieuse... Car la pompe vaut chez nous pour une brioche délicieuse à servir à tout petit déjeuner, elle s'échange sur notre table avec la tresse vendéenne, croisement de mes origines paternelles et adoptives... Traditionnellement, on parfume avec des zestes de citron ou d'orange mais la plupart du temps je mets de l'eau de fleur d'oranger. Irisa, la pompe, c'est le pied (mille excuses par avance pour cet incontrolable jeu de mot) !
Ingrédients
- 500 grammes de farine
- 100 grammes de sucre
- 10 grammes de levure de boulanger (fraîche)
- 2 oeufs
- 1 demi verre à moutarde d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
- 1 pincée de sel

Préparation Dissoudre la levure dans un demi verre d'eau tiède et mélanger avec 100 grammes de farine. Laisser reposer ce levain deux heures. Dans un saladier, creuser un puits dans le reste de farine, y verser les oeufs, l'huile, l'eau de fleur d'oranger, le sel et le sucre. Pétrir 5 minutes et laisser reposer encore deux heures sous un linge. Former une couronne, couvrir et laisser pousser encore 2 heures avant d'enfourner à 210°C environ 25 à 30 minutes en surveillant la cuisson et en couvrant éventuellement si la pompe se colore un peu trop. dégsuter tiède ou froid au goûter ou au petit déjeuner. Et bien sûr lors de la veillée de Noël !