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Suite à la bataille juridique qui sévit dans l'Union Européenne au sujet de l'échalote (lire ici), un nouvel arrêté de commercialisation vient préciser l'utilisation de l'appellation "échalote" et remplace ainsi le précédent arrêté de 1990. Le texte régit bien entendu la qualité (calibrage, aspect, conditionnement...) et la dénomination autorisée à la vente.
"Ne peuvent être détenues en vue de la vente, mises en vente ou vendues sous le nom d'échalotes que les variétés de Allium cepa L. groupe aggregatum et de Allium oschaninii" précise l'article 1.
Les produits issus de semis pourront bel et bien être commercialisés sous le nom d'échalote, même si la mention "de semis" devra être apposée pour se différencier de l'échalote obtenue par multiplication végétative, étiquetée "traditionnelles"... L'étiquetage devra également être respecté sur le lieu de vente ! Vérifiez donc vous-même dans votre grande surface ou au marché, sur l'étal de votre vendeur de fruits et légumes...
L'arrêté précise en outre que "les échalotes peuvent comporter les défauts suivants, à condition de garder leurs caractéristiques essentielles de qualité, de conservation et de présentation : - forme et coloration non typiques du type commercial (...)"
On croit rêver ! "Non typique" ! C'est la porte ouverte à tous les abus. Qui sait si un oignon ne viendra pas se glisser sous le nom d'échalote (en dépit de l'article 1) ? Le consommateur ne saura guère reconnaître une véritable échalote de tradition (c'est quasiment impossible, même pour un oeil averti) ; la seule solution est encore de repérer le logo que voici...