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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 08:30
Une pétition vient d'être mise en ligne pour défendre l'échalote de nos terroirs ; si vous le désirez, signez ici !

Le "scandale de l'échalote" débute dans les années 1980, on voit alors arriver en provenance de Turquie des cageots d'oignons de petites tailles étiquetés "échalote". Devant cette véritable contrefaçon, la réponse est sans appel : en 1990, un "arrêté de commercialisation" confirme que seuls les produits obtenus par multiplication végétative peuvent être vendus sous le nom "d'échalote".

Dans la foulée, un semencier néerlandais créée un "semis d'échalote". Rappelons que si l'échalote est de la même famille que l'oignon, celle des liliacées, ils sont botaniquement différents : l’oignon se sème ; la graine donne un bulbe, puis une fleur qui monte en graine, qui se ressème... A contrario, l’échalote se plante ; une différence très nette qui n'est pas sans incidence économique : la multiplication par semis est bien plus rentable car largement mécanisée et c'est l'échalote  française qui risque de faire les frais de cette escroquerie botanique !

Hélas, un arrêt de la Cour de Justice des Communautés Européennes a estimé l'an dernier que la France ne pouvait s'opposer à la commercialisation des échalotes de semis car "les différences existant entre les échalotes traditionnelles et celles de semis relèvent essentiellement de leur mode de reproduction. Hormis cette différence, les deux sortes d'échalotes présentent de fortes similitudes dans leur aspect extérieur". Les producteurs français d'échalote (les seuls concernés directement par le débat, mais pour une fois soutenus par les agriculteurs asiatiques, qui produisent eux aussi par multiplication végétative), ont répliqué en invoquant l'illégalité de l'inscription des variétés d'échalotes de semis au catalogue commun.

Les mauvaises nouvelles et les coups bas se produisent souvent durant les fêtes ou les congés d'été (vous aussi, vous l'avez constaté), et nos institutions se battent rarement pour défendre l'intérêt national, la qualité à la française et les produits de nos terroirs. En bref, le Conseil d'Etat a cassé l'arrêté de 1990 pour non conformité aux règles européennes. Et pourtant, l'institution admet qu'il y a bel et bien une différence gustative entre une "échalote" obtenue pas semis et l'échalote de plant, qui s'avère, surtout après cuisson, plus goûteuse, plus "puissante et corsée", "longue en bouche", la première ayant une "saveur moins prononcée et typée, plus neutre et plus fade". C'est tout dire !

Cette controverse de l'échalote est l'arbre qui cache la forêt : en réalité c'est encore et toujours le débat semences autorisées/semences interdites, que les semenciers contournent et détournent pour privilégier leurs intérêts ! Un environnement lobbyiste que quelques associations comme Kokopelli s'évertuent à combattre, avec beaucoup de difficultés...

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Published by Nathalie Merceron - dans Warning
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