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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 08:13

Pas de sucreries, il y en a suffisamment sur Trois petits tours et cuisinons ! Aujourd'hui, mercredi, c'est le jour des enfants, alors je vous parlerai de potée et de pot au feu. Pourquoi ?, vous demandez-vous en fronçant le sourcil. Parce que la cuisine est aussi affaire d'éducation, que s'amuser en cuisine avec des plats créatifs et parfois déjantés, c'est bien. Mais apprendre la cuisine, l'alimentation, c'est apprendre les produits et les recettes traditionnelles. Question de filiation, de transmission d'un patrimoine. Cette "rhétorique" vous ennuie, passez à la recette ou votre chemin, car c'est surtout de cela qu'il est question. Sinon, une recette de potée, on en trouve dans tous les livres. Mais à quoi servent-ils, si l'on ne cuisine pas les trésors qu'ils renferment ? C'est pour cela que je me fixe l'objectif de cuisiner une recette de chaque livre de cuisine que je possède. Fermons la parenthèse.



Car les livres ne sont pas tout ! Tout se passe entre parents voire grand-parents et leur descendance, en cuisine plus que dans les livres. En cuisine et dans le jardin, dans le verger, dans le potager, dans la ferme d'à côté, au marché en observant les étals, en apprenant les produits, leur saison, la façon dont ils poussent. Emmenons les et montrons leur, expliquons, il en restera toujours quelque chose quand ils seront adultes. Initions-les au bon, à la qualité de légumes et de fruits sains, cultivés de façon raisonnée par des producteurs intelligents et sensibles à leur environnement, à l'environnement tout court.


La vente en directe s'accroît, les produits "paysans" à quelques kilomètres de chez soi, c'est possible, même autour de Paris. Les américains qui s'imaginent créer de nouveaux courants de pensée, de nouvelles façons d'agir ont appelé cela le locavorisme. Un jargon qui correspond chez nous au simple bon sens : acheter près de chez soi, en direct, à quelqu'un qu'on connaît (ça, c'est la dimension humaine et éthique, préférer acheter à une personne directement que de cumuler les grossistes et détaillants...) de beaux  produits, sans intermédiaire, sans emballage superflu, sans centaines de kilomètres parcourus par un transporteur, et surtout, au maximum de leur fraîcheur ! Si vous avez le choix, c'est ce que vous faites, non ?

Les petits groupements paysans, cela existe partout et le phénomène s'intensifie. Le bouche à oreille fonctionne à merveille et c'est vraiment gagnant-gagnant (win-win comme dirait la libellule anglophile) !



Et puis, cette potée, ce pot-au-feu nous plonge dans notre enfance, dans notre passé, dans celui de nos aïeux, cette cuisine-là, les prolonge, c'est un peu d'eux que nous partageons avec nos enfants quand nous partageons ces plats éminemment familiaux, qui sont la tradition culinaire autant que l'âme d'une famille. Cette potée, intégrée comme ce plat de cochonnaille, de chou et de légumes d'hiver, assortie de son bouillon aromatique, ma fille aînée a bien compris que c'était un plat que l'on mangeait chez mes parents ou chez mes beaux-parents. Elle a compris que ce plat avait une importance pour nous. Elle a partagé un peu de cette émotion qu'on a ressentit en la dégustant.


Cette potée ne saurait être entièrement "locale", le Vaucluse n'est pas réputée pour sa production de cochons ! Mais les légumes qui la compose provenait tous d'une ferme de Travaillan (dont je vous parlerai bientôt) où je me fournis en produits frais, huile d'olive, miel et divers produits fermiers. Tous ne sont pas produits sur place mais de fermes voisines. Les trois quarts des légumes sont récoltés le matin même, et donc, d'une fraîcheur absolue !

Ce très long préambule passé, place à la potée...



Ingrédients

- 2 blancs de poireau

- 1 petit chou

- 4 pommes de terre

- 3 carottes + des bébés carottes (5/6)

- 1 oignon

- 2 gousse d'ail (ça c'est le côté aïgo boulido...)

- 1 saucisse de morteau

- 1 jarret de porc frais

- environ 100 grammes de lard fumé

- laurier, thym

- 4 clous de girofle


Préparation

Mettre le jarret de porc dans une marmite ou une grande cocotte. Couvrir d'eau, et démarrer la cuisson à froid (comme pour le pot au feu, quoique'il existe les deux écoles, mais c'est une autre histoire que je vous conterai une autre fois...). Faire cuire trois quarts d'heure avec les clous de girofle et les herbes. Entretemps blanchir le chou, le couper en 4 et le mettre à cuire avec la viande. Ajouter aussi les carottes, l'oignon coupé en morceaux, les poireaux couper en deux dans leur longueur, le lard fumé coupé en gros lardons et la morteau. Poursuivre la cuisson une bonne heure, jusqu'à ce que les légumes soient cuits.

Cuire les pommes de terre en robes des champs et les peler. Ajouter en fin de cuisson dans le plat de cuisson. Servir bien chaud, avec selon les goûts, de la moutarde, voire de la mayonnaise...



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commentaires

MARK 26/11/2008 23:30

POTEEVORE JE SUIS ET JE RESTERAI, MEME SI COMME TU LE DIS, J'AIME BIEN M'AMUSER AVEC LES NOUVEAUTEES EN CUISINE. Grand respect pour la cuisine de tradition.

Laurence 26/11/2008 19:34

Ah oui, je suis complétement d'accord avec toi, les légumes, chez moi, c'est sur le marché (producteur bio), et aussi parfois je l'avoue Picard, parce que je n'ai pas toujours le temps, mais j'éssaie de me tenir aux légumes de saison et français au moins (par par chauvinisme mais pur le transport )

menus propos 26/11/2008 17:44

Par ce temps froid (glacial), ta potée nous réchauffe!

michette 26/11/2008 17:03

Un bon plat de saison avec le froid qui s'installe.
Je ne vais pas tarder à en faire aussi.
Je trouve du bon cochon fermier qui vient du Mont Ventoux et c'est le top.
Bises

Bolli 26/11/2008 14:26

le plat idéal pour ce temps!!!!!
Superbe, ça rechauffe bien!

alhya 26/11/2008 13:15

moi, je suis super sensible à ce message et même d'autant plus que précisément, je n'ai pas reçu ce type d'éducation... et c'est une vraie découverte, dont je ne me lasse plus, depuis!

kashyle 26/11/2008 12:47

je viens de rentrer, je suis gelée et affamée, je peux avoir un peu de pôtée?????

hélène 26/11/2008 11:22

Oui locavore, ça me parle plus que les produits bio même si ce n'est pas si facile de trouver des producteurs locaux même sur le marché. Ils s'approvisionnent à Rungis. 

Clipoye 26/11/2008 10:53

Je rejoins tout à fait ton avis sur les courses de proximités et le goût des choses à transmettre (plus ou moins facilement, il faut bien le reconnaître quand-même!).
Nous avons la chance, près de chez nous, d'avoir une "petite surface" qui regroupe quelques producteurs locaux de fruits, légumes, viandes...qui se sont appelés "la meuhh", que du bon, que du frais, c'est extra!Je pense que cela va se développer de plus en plus.Et pour le pot au feu, je pense que chacun arrive à trouver de quoi manger à son goût, y a qu'à piocher!
 

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