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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 07:22

Il y a peu, j'ai réalisé  des guimauves au pandan, que des gourmands du SBC (Salon du Blog Culinaire) vont goûter ce midi... Parmi les réponses pour en faire deviner le parfum, certains ont suggéré "wasabi". Pas idiot du tout, avec cette couleur verte, d'autant que j'avais préparé des macarons au wasabi (inspirés de William Ledeuil) peu de temps avant ! Des macarons composés de coques nature poudrées de pois au wasabi (vous savez, ces grignotages salés pour l'apéritif), garnis d'une ganache au chocolat blanc et au wasabi. Si Miss L a aimé, Melle E a trouvé ça trop piquant à son jeune palais ; ce macaron est bien pour adultes ! macaronwasabi.jpg

Ingrédients

pour les coques (méthode "mercotte" à la meringue italienne)
- 2x60 grammes de blancs d'oeufs
- 150 + 35 grammes de sucre cristallisé
- 150 grammes de sucre glace
- 150 grammes de poudre d'amande
- QS pois au wasabi concassés
pour la ganache au wasabi
- 30 grammes de chocolat blanc (ici Valrhona)
- 30 grammes de crème liquide
- 1 cuillère à café de wasabi en pâte
- QS colorant vert naturel (épinards)
Préparation
Mixer ensemble sucre glace et poudre d'amandes, tamiser et réserver.
Réaliser un sirop avec 150 grammes de sucre cristallisé et 50 grammes d'eau, cuire à 110°C.
Entretemps, battre 60 grammes de blancs d'oeufs et incorporer le sucre cristallisé, puis verser le sirop dessus et battre encore une dizaine de minutes.
Mélanger sucre glace et poudre d'amandes avec les blancs d'oeufs restant. Puis incorporer la meringue italienne à la marise, en "macaronnant" (voir chez Mercotte).
Déposer l'appareil à macaron à la poche à douille sur une plaque (idéalement perforée, mais je n'en ai pas) couverte de papier cuisson, siliconé (le papier sulfurisé colle, dixit). Poudrer certaines de pois au wasabi. Enfourner aussitôt à 145°C à chaleur tournante. Ici j'ai enfourné plusieurs plaques à la fois, celle du haut correct mais celle du dessous coques quasiment toutes craquelées (c'était la première fois que je testé une cuisson de plusieurs plaques à la fois).
Pour la ganache, faire bouillir la crème et verser sur le chocolat haché, laisser quelques minutes et émulsionner avec le wasabi et le colorant. laisser refroidir.
Garnir les coques des macarons et déguster !
Un oeil sur les guimauves au pandan ?guimauvepandan.jpg
 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 06:54

Fin de semaine et J - rien avant le départ pour paris, puis Soissons, où je vivrai mon baptème du Salon du Blog Culinaire (jusqu'à maintenant, je n'ai jamais pu y assister) ; du coup, entre les préparatifs pour le Salon (certes modestes) et ceux pour ma petite famille, il ne restait que peu de temps pour cuisiner mais tout de même : une fausse blanquette, un test de foie gras, et ce grignotage express de croquette au boudin et pomme. C'est pané, croustillant, avec la saveur classique de boudin et de la pomme, mais on peut aussi tester avec le coing, la poire, pas mal de fruits siéent au boudin noir ! Sinon, il y a la version chausson aux pommes revisité aussi... Pour tout avouer, c'est davantage une idée gourmande, parfaite pour l'apéritif ou une entrée ludique. Pour une vraie recette, revenez demain, ce sera sucré et piquant !

Ingrédients
- 1 longueur respectable de boudin noir
- 1 pommes réduite en compote (au naturel)
- QS farine
- 1 oeuf
- QS chapelure
- QS pois au wasabi concassés (facultatif)
- huile pour faire dorer ou faire frire les croquettes
Préparation
Faire une boulette de boudin noir en intégrant un peu de pomme cuite. Rouler dans la farine, puis dans l'oeuf battu et dans la chapelure. Réserver au frais. Paner une seconde fois, éventuellement en passant dans des pois au wasabi concassés à la fin.

Faire dorer ou frire et déposer sur papier absorbant. C'est tout !croquetteboudinpomme.jpg

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 06:46

Le petit épeautre est une céréale locale que j'aime beaucoup et que je trouve aisément dans la région, le Ventoux étant un fief, une zone de production où on le cultive ainsi que d'autres végétaux, selon une polyculture à l'ancienne. J'aime ce grain un rustique avec une mâche importante, qui nécessite une cuisson assez longue. En risotto, le petit épeautre se cuisine idéalement et on peut lui apporter un surcroît de raffinement ; ici, c'est une bisque de homard (la même que lors de ce concours) qui lui donne sa couleur orangée et sa saveur gourmande, marine, et la courge rôtie, la note végétale fondante et justement épicée. Pour plus de gourmandise encore et de protéines, vous pouvez ajouter des crevettes ou des gambas, cela fonctionnera très bien !  Pour en savoir plus sur cette très ancienne céréale, cliquez ici, et pour un autre risotto de petit épeautre, plus "loufoque", c'est par là.

risottopetitepeautrebisquehomardcourgerotie.jpgIngrédients (pour 4 personnes)
- 250 grammes de petit épeautre
- 400 ml d'eau
- 5 ml de vin blanc
- ml de bisque de homard reconstituée
- 2 cuillères à soupe de crème liquide
- 1 grosse noix de beurre
- 2 gousses d'ail
- huile d'olive
- 400 grammes de courges butternut environ
- 5 ou 6 brins de ciboulette
- quelques pincées de 4 épices
- sel, poivre
Préparation
Tailler la courge en tranches, arroser d'huile d'olive, saler et poudrer de 4 épices. Enfourner à 190°C environ 20 minutes, jusqu'à ce que
Entretemps, faire revenir l'ail émincé dans l'huile d'olive, ajouter le petit épeautre, remuer puis mouiller de vin blanc. Laisser absorber avant d'ajouter la bisque étendue d'eau, juste réchauffée, en plusieurs fois. Saler, poivrer et ajouter la ciboulette ciselée. Laisser absorber au fur et à mesure. Terminer en incorporant crème et beurre. Servir avec la courge pelée, coupée en morceaux.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 06:49

untitledLe Salon du Blog Culinaire a lieu cette fin de semaine, à Soissons. Environ 300 blogueurs y sont attendus pour partager leur passion de la cuisine. Au programme, des démonstrations, des dégustations, des rencontres, autour de l'équipe organisatrice du site de cuisine 750g et de ses partenaires. Dès le samedi matin, et jusqu'au dimanche soir, de nombreuses démonstrations seront proposées par des blogueurs, dans différents sites de la vilel : voici le détail de celles réalisées au lycée hôtelier dont l'accès est réservé aux blogueurs culinaires. Et voici celles ouvertes au public, en centre ville ; c'est à l'Hôtel des Francs le samedi 19 novembre 2011 de 15h00 à 15h50, que j'aurais le plaisir d'animer une démonstration autour des accords vin-chocolat sur un trio de ganaches gourmandes, avec ma cousine Isa-Marie (Grelinette et cassolettes). Voici la recette des ganaches, laissons un peu de suspens sur les vins qui les accompagnent, 3 vins de différentes régions de France. Mais il vous sera donné des pistes pour accompagner vos desserts au chocolat et d'autres vins, d'ici et d'ailleurs...
Ingrédients (dégustation pour 20 personnes)
- 600 grammes de chocolat
- 600 grammes  de crème liquide (ou crème de soja pour la version "alternative", sans lactose)  
pour la compotée de pruneau
- 250g de pruneaux
- 1 orange
- 1/2 cuillère à café de cannelle en poudre 
pour la compote de fruits à coque au caramel
- 100 grammes de sucre
- 20 grammes de beurre
- 100 grammes  de fruits à coque en mélange (noix/noisette)
Préparation

Porter la crème à ébullition et verser sur le chocolat haché ou en pistoles ; réserver 3 à 5 minutes puis fouetter énergiquement pour émulsionner la ganache. Procéder de même avec la crème de soja dans la version "ganache alternative". Réfrigérer les ganaches environ 30 minutes.
Réaliser un caramel blond avec le sucre et un trait de jus de citron (et éventuellement un peu d'eau), décuire avec la crème chaude, puis ajouter le beurre. Ajouter les fruits secs concassés, préalablement torréfiés. Bien mélanger.
Laisser tiédir et servir avec la ganache noire, en mini verrine.

Pour la compotée de pruneau, mettre les pruneaux dans une casserole avec le zeste d'orange et la cannelle, couvrir d'eau et cuire jusqu'à évaporation. Dénoyauter, mixer avec le jus d'orange et servir avec la ganache noire.

Déguster les ganaches avec le vin choisi en adéquation. A découvrir à Soissons (novembre 2011) ! verrinesvinchocolat.jpg

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:42

Des briochettes toute bêtes, toute simples, avec un fond de frigo, juste pour avoir un truc différent à se mettre sous la dent le matin... L'occasion de faire un coucou à une autre blogueuse qui prend ses distances (pas par choix semble-t-il), puisque la recette a été dénichée sur son blog (après le clin d'oeil d'hier... La blogosphère culinaire se fait et se défait au gré des (més)aventures humaines...).
NB Over-blog connaît des difficultés avec les envois d'avis d'articles quotidiens, voici ce que vous avez sans doute manqué :

Tartelette butternut et chocolat
Trollinger, Lemberger et Riesling, les vins du Neckar
Radis noir, raifort, pomme, crème fouettée au gingembre comme une rémoulade destructurée 

Ingrédients
- 350 grammes  de farine
- 175 ml de lait tiède
- 50 grammes de sucre 
- 1 cuillère à café de sel 
- 15 grammes de levure fraîche
-  1/2 jaune d'oeuf 
- 40 grammes de beurre mou
- 2 càs de fleur d'oranger

 pour dorer : le 1/2 jaune restant, 1càs d'eau de fleur d'oranger, 1 càs de lait

Préparation
Délayer la levure dans le lait tiède et le sucre. Laisser reposer 10 minutes.

Mettre le lait dans un récipient. Ajouter le 1/2 jaune, 2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger, puis la farine, le sel, mélanger. Puis, ajouter le beurre mou et pétrir 5 bonnes minutes.

Sortir le pâton, le mettre dans un grand récipient, recouvrir de papier film et laisser lever au frais (ou pas, j'ai testé les deux façons), 2 heures.

Au bout de 2h, sortir le pâton, le diviser en petites boules et en garnir des moules à briochettes.

Laisser lever au chaud 30 minutes.

Badigeonner avec le mélange reste de jaune d'oeuf/eau de fleur d'oranger/lait.

Mettre au four th5 (165°C), pour 20 à 25 minutes (démarrage à froid, mais j'avais z'oublié ! Donc surveiller la cuisson !). briochettes.jpg

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 06:49

C'est la pleine saison des courges qui se cuisinent en salé mais aussi en sucré (elle a parfois ainsi plus de succès auprès des filles mais pas cette fois-ci). Pour un début de semaine gourmand, je vous propose ces tartelettes à la courge butternut et au chocolat : une pâte sucrée, un beurre de butternut (mais sans beurre, plutôt un confit) et une ganache aux deux chocolats, qui marie le noir et le lait. Le confit de butternut à la vanille est inspiré de celui-ci, de Lolotte, jadis très active et créative sur la blogosphère culinaire et qui avait eu la gentillesse de m'envoyer un pot de cette gourmandise épicée. Le mariage est délicieux, le confit a un petit côté châtaigne et la courge apporte une touche de couleur... Je vous recommande chaleureusement ce duo !tartebutternutchocolat.jpgIngrédients

pour les fonds de tarte sucréela recette de Christophe Michalak
pour le "beurre" de butternut (plutôt un confit)

- 800 grammes de chair de butternut
- 300 grammes sucre blond
- 150 ml de jus de pomme
- 1/2 gousse de vanille
- quelques pincées de cannelle moulue
pour la ganache chocolat
- 50 grammes de chocolat noir
- 50 grammes de chocolat au lait
- 100 grammes de crème fraîche
Préparation
Cuire la butternut coupée en tranches poudrées d'un peu de cannelle, au four environ 20 minutes à 180°C. Quand elle est bien tendre, peler et prélever la chair. La réduire en purée lisse et mettre à cuire avec le jus de pomme, le sucre et la vanille. Porter à ébullition puis laisser cuire à feu moyen jusqu'à épaississement. mettre en pots stérilisés. Ou utiliser aussitôt sur ces tartelettes : préparer la pâte sucrée et la cuire à blanc.
Préparer la ganache : porter la crème à ébullition et verser sur le chocolat en pistoles ou haché, bien mélanger.
Sur les fonds de tartelette, déposer le beurre de butternut, puis la ganache tiédie. Décorer à votre goût (ici avec de la butternut confite).
tartelettebutternutchocolat.jpg

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 07:01

C'est en bordure du Neckar, dans lequel les couleurs d'Automne se reflètent, que nous avons découverts les vignobles anciens de Kirchheim, ville jumelée avec Piolenc, la provençale. kirchheimvins bordneckarLa vigne y pousse à flan de colline en terrasses escarpées : 100 mètres de hauteur et une pente de 55° environ offrent au raisin un ensoleillement généreux et au visiteur, une vue splendidkirchheimvins_steillagen.jpge sur la vallée et les villages environnants. Les vins produits à partir des vignes cultivées sur ces coteaux abrupts sont nommées Steillagenweine. Il sont réputés pour être souvent issus de vieilleskirchheimvins_steillagenescalier.jpg vignes (ceux de la colline de  Kirchheimer Kirchberg n'échappent pas à la règle) et être des vins puissants, riches, des vins de caractère et de qualité. Une réputation sans doute proportionnelle à la tâche difficile du vigneron, notamment au moment des vendanges ! 
Ceux d'ici avaient élaboré un système de tyrolienne/remonte-pente pour  acheminer le raisin, certains préfèrent aujourd'hui utiliser une échelle gigantesque, de plusieurs dizaines de mètres de haut (celle qu'utilise les couvreurs), avec un jeu de poulies. mais il ne faut pas avoir le vertige !
Jadis, les eaux couvraient intégralement cette colline élevée qui surplombe aujourd'hui le Neckar (et dont la courbe évoque bien  un cours d'eau sinueux), révélant désormais un sol majoritaierement argilo-calcaire. La région de Luwigsburg landkreis alterne Keuper (marnes) et Muschelkalk (calcaire)*.
Le promeneur emprunte à son tour l'un des très vieux escaliers en pierre, étroits et raides, pour une ascension vers les vergers de pommiers et le plateau planté de vignes jeunes... Les pentes raides du Neckar (Steillagen) sont plantées de vieilles vignes de Riesling et Trollinger, issues d'une tradition vinicole ancestrale, tandis que les hauts plateaux ont été récemment replantées de cépages plus "modernes" (Chardonnay notamment). Ci-dessous, on peut voir à gauche les pommiers, à droite un champ de moutarde et au fond les vignes jeunes...kirchheimvins vignesrecentes
En été et en début d'automne, les amplitudes thermiques y sont douces, avec un effet de micro-climat, mais les journées sont chaleureuses et les nuits apportent la fraîcheur nécessaire à la vigne. En résultent des vins fruités et épicés, pleins de fraîcheur.kirchheimvins bordneckarvueParmi les cépages (Rebsorten) clés de cette région figurent en bonne place le Trollinger, variété qui donnent des vins rouges plutôt structurés, voire charpentés mais toujours avec beaucoup de fraîcheur, et le kirchheimvins_epos.jpgLemberger, pour des vins plus légers ; en blanc le Riesling, cépage emblématique de cette région d'Allemagne entre Rhin et Neckar, et le Kerner, cépage souabe né d'un croisement entre  entre les deux précédents.  
NB le Trollinger et le Lemberger existent tous deux en version trocken (sec) et halbtrocken (demi-sec), comme souvent les vins rouges allemands.

Nous avons dégusté l'Epos de la Strombergkellerei, un "Qualitätswein" (lire ci-dessous), un 100% Lemberger, sec (14,5° alc), de bonne facture,  longueur moyenne, suffisamment de corps pour le porc aux olives que nous avions cuisiné et avec lequel nous l'avons bu... Et encore du Trollinger en assemblage avec le Lemberger, toujours en Qualitätswein (l'assemblage existe aussi en Kabinett, mais non testé) plus aromatique, une belle texture aussi.
Ici, pas de cidre malgré une grosse production de pommes (à croquer ou en jus), mais des bulles en Sekt (méthode champenoise) et en Secco (diminutif de prosecco, équivalent du mousseux). Lors de notre promenade dans les vignes de Kirchheim, nous avons fait halte à mi parcours pour y trinquer au Sekt, Kirchheimer Kirchberg Schwarzriesling rosé trocken, une méthode champenoise à base de pinot meunier (Schwarzriesling), bien faite, de fines bulles, agréable, surtout après avoir "escaladé" le Steillagen !kirchheimvins_sekt.jpg

Terminons cet article sur ces quelques vins du Bade-Würtemberg, en précisant les différentes qualités de vins en Allemagne, traduite sur la pyramide ci-dessous. En bas de l'échelle, le Tafelwein, vin de table ; le Landwein est un vin régional (Schwäbischer Landwein par exemple), de meilleure qualité que le précédent ; le Qualitätswein vient pyramide_vins_allemands.jpgensuite, de cépage et d'origine contrôlée mais souvent chaptalisé pour le Qualitätswein bestimmter Anbaugebiete (QbA),  ou non chaptalisé. Puis, vient le Qualitätswein mit Prädikat (QmP), équivalent de notre AOC qui se subdivise lui-même en différentes qualités selon le taux de sucre (comme nos vins sec, moelleux, liquoreux...) : Kabinett est le plus sec et lee moins alcoolisé mais on le trouve trocken (sec) ou halbtrocken (demi-sec) ; Spätlese (vendanges tardives), récolté au moins une semaine après la date des vendanges classiques, il existe aussi également en trocken ou halbtrocken. Auslese (sélection) contient un taux de sucre plus élevé, vin issu de baies bien mûres, parfois  atteintes de botrytis ou pourriture noble (Edelfäule) ; Beerenauslese (sélection de baies) ; Trockenbeerenauslese (baies séchées), les baies sont passerillées, séchées sur le cep ; Eiswein,  le fameux vin de glace, dont les baies sont vendangées par des températures inférieures à 0°C et pressés encore gelés.

* Merci à Iris-Lisson pour ses confirmations en matière de géologie...kirchheimvins bordneckarvue2

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 07:08

Aujourd'hui, je vous propose une préparation monochrome en blanc dont la douceur apparente est en rupture avec le piquant et l'acidulé des ingrédients : Radis noir, pomme, raifort sont travaillés un peu comme une rémoulade destructurée : les fruit et racines sont râpés, tandis que le gingembre parfume une crème fouettée, que l'on mélangera aux crudités dans l'assiette... Elle adoucira un peu la vivacité du plat dans une note aérienne et fondante en bouche, très gourmande. Le radis noir en version crue mais plus festive ici et cuisiné au parmesan, .

Ingrédients (pour deux)
- 80 grammes de radis noir
- 1 cuillère à soupe de raifort râpé
- 1 cuillère à soupe de pomme acidulée, taillée en fine baguette ou  râpée
- 1/2 citron
- 8 cl de crème liquide 
- 0,5 cm de gingembre râpé
- sel
Préparation
Faire infuser le gingembre dans la crème chaude 30 minutes, laisser refroidir. Réserver au frais. Passer et foutter la crème, saler légèrement, garder au frais.
Râper le radis noir et le raifort, tailler la pomme et la citronner, mélanger le tout. Servir avec la crème fouettée au gingembre.radisnoirraperemouladedestructure.jpg

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:07

Ceux qui suivent ce blog régulièrement auront pu remarquer que l'on y parle beaucoup d'Allemagne ces derniers temps, notamment de la Souabe. Et pour cause, Piolenc, petite ville du Vaucluse et "capitale" régionale de l'ail, est jumelée avec Kirchheim am Neckar, petite ville du Bade-Würtemberg, près de Ludwigsburg. Dans le cadre de ce Partnerschaft, nous sommes allés cuisiner pour une centaine d'Allemands conviés à un dîner musical (l'un des artisans allemands du jumelage, Thomas, est musicien et chanteur, son groupe produit du jazz-blues de belle qualité). L'objectif de cette soirée culinaire du 30 octobre 2011  y était de partager des spécialités françaises et allemandes. Une poignée d'Allemands y a donc préparé deux entrées, une kirchheimplat.jpgFlädlessuppe (bouillon garni de viande de boeuf et de lanières de crêpe) et une terrine de saumon à l'aneth, pleine de fraîcheur, ainsi qu'une partie du dessert : une poire pochée, sauce caramel, tandis que nous préparions des tartes Tatin (les deux desserts ont été servis dans la même assiette accompagnés de crème glacée à la vanille). De notre côté, nous préparions le plat principal et son accompagnement : un sauté de porc aux olives à la kirchheimtartetatin.jpgprovençale  et son tian de coucourde (gratin de courge), d'après Frédéric Mistral, selon une recette remaniée par Claude Raoux, Piolençois de souche (et qui parle provençal couramment, mais pas allemand !). A nos côtés, deux autres "chefs" : Geneviève Radel, l'amie qui tient la maison d'hôte les Santolines en Provence et dont je vous parle parfois (ancienne professeur d'allemand !) et Philippe Deveaux, qui a, lui, une vraie formation de cuisinier et qui a déjà eu à préparer des repas en d'aussi grandes quantités ; ses conseils ont donc été précieux, notamment pour estimer les timings de service (à quel moment  on devait enfourner les gratins de courge, en tenant compte des entrées et intermèdes musicaux..).
kirchheimecole.jpgNous avons cuisiné et dîné dans une école flambant neuve et adaptée à toutes sortes d'activité. Ecole hôtelière ? Pas du tout, une école primaire avec une splendide et vaste cuisine, dotée en son centre de plans de travail en croix, chacune des "branches" étant équipée d'un four, d'un point d'eau et d'une plaque de cuisson, avec tout le matériel possible ! En Allemagne, les enfants prennent aussi des cours de cuisine et de nutrition (que certaines d'entre vous ont sans doute connu jadis). Une jeune Française de onze ans a déploré que ce ne soit pas à l'identique chez nous...
Il est par ailleurs remarquable de constater que cette école a été conçue pour accueillir d'autres activités que celles purement scolaires. C'est une constante là-bas, les univers ne sont pas cloisonnés comme chez nous. Imagineriez-vous organiser une soirée dans l'école de vos enfants (ou petits-enfants, neveux-nièces...) en France ? Bref, y passer l'après-midi et une partie de la nuit y a été un plaisir ! 
kirchheimclaudeAu total, nous avons cuisiné près de 15 kilos de potimarrons (ouf, celui qui n'a pas besoin d'épluchage !), 6 ou 7 kilos de porc, 10 kilos de pommes.
 Le "tian" (le mets) n'a évidemment pas cuit dans un "tian" (le plat en terre), mais sur des lèchefrites directement, soit 7 au total. Quant aux tartes Tatin, nous avons eu un souci, n'ayant pas à notre disposition suffisamment de moules à manqué (il n'y avait que des moules décerclables). Les seules Tatin dignes de ce nom ont été celles kirchheimphilippeconnie.jpgeffectivement réalisées dans des moules spécifiques apportés par des Français. Cuisiner pour autant de personnes suppose de la patience et de la constance, mais au bout de ma vingtième courge épluchée, j'avoue qu'il fallait que je change de tâche. Idem pour Claude qui devait peler et écraser les gousses d'ail (que nous avons fini par émincer d'ailleurs, c'est moins pénible). 

Merci à Günther et Andrea qui m'ont prêté main forte sur la fin pour les potimarrons ! Et à Connie pour avoir nettoyer régulièrement nos plans de travail. Cuisiner ne nous a pas empêcher de faire une pause Kaffe-Kuchen ou en levant nos verres de Trollinger (ci-dessus, Philippe et Connie, en pause !).kirchheimphilippegenevieve.jpg
Geneviève et Philippe se sont occupés des tartes Tatin (il y avait deux fournées à cuire, avant le début du repas, puisque les fours devaient être libérer pour la cuisson des gratins de courge), Claude et moi de la coucourde, que l'on a fait dégorger au préalable ! Nous les avons brassées avec sel, ail, persil, à pleines mains dans de grandes bassines !  Puis, Geneviève a terminé seule les Tatin, et nous trois avons démarré la cuisson deKitchheimcuisinecourge.jpg la viande, bien dorée à l'huile d'olive avec un soupçon de beurre. Nous y avons ajouté ail, oignon, herbes de Provence, vin blanc, olives vertes, tomates pelées et épépinées, sel, poivre, et mijotées bien deux heures. Les Allemands ont apprécié ce plan ensoleillé et ce tian de coucourde tellement provençal ! Claude a un peu revisité la recette de Frédéric Mistral ; la cuisine provençale était aussi importante que la langue provençale pour le renouveau de la culture provençale, à tel point que le félibre s'est baptisé lui-même Cousinié Macari, pseudonyme choisi afin de transmettre recettes et traditions culinaires dans l'Almanach Provençal...
En voici la recette, donnée ici pour seulement deux personnes, mais en quantité un peu plus importante !

Ingrédients
- 400 grammes de courge musquée, potimarron ou butternut
- 1 gousse d'ail
- 1 cuillère à soupe de persil
- 2 ou 3 cuillères à soupe de crème fraîche (ici de brebis)
- QS de fromage type emmenthal ou parmesan (ici tomme de chèvre d'Ardèche)
- huile d'olive
- sel, poivre
Préparation
Peler si besoin et couper la courge en morceaux pas trop gros, saler, poivrer, ajouter ail émincé et persil ciselé. Bien mélanger et laisser reposer 1 heure pour faire dégorger la courge (elle rendra moins d'eau de cuisson).
Mettre les dés de courges égouttés dans un tian (plat à gratin) beurré, ajouter crème fraîche et fromage.
Enfourner à 180°C environ 25/30 minutes.tiancoucourde.jpg

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 06:52

C'est lors de cette escapade que j'ai goûté des graines de courge sucrées façon chouchous, les cacahuètes sucrées-caramélisées que l'on nous vend sur la plage en été, on peut faire une variante amande ou noisette.. ou graines de courge ! Mais celles-là étaient épicées voire pimentées pour certaines, et franchement délicieuses ! J'ai donc tenté la version chouchous épicés de graines de courge à la cannelle et une autre aux 4 épices et piment d'Espelette. Très simple et surprenant ! Pour les enfants, prévoyez une version "nature"...
A défaut de plage, c'est un délicieux grignotage régressif qui remplacera agréablement le pop-corn du ciné ! Ici, c'est une friandise servie au goûter d'un mercredi pluvieux.
Edit sur une idée de Carole, je propose ces chouchous épicés de graines de courges à Cathy, pour sa marmite de cadeaux gourmands...

Ingrédients
- 50 grammes de graines de courge
- 50 grammes d'eau
- 50 grammes de sucre blond (à tester aussi avec 50% sucre complet genre rapadura)
- QS cannelle, 4 épices/piment d'ESpelette (au goût...)
Préparation

Dans une casserole à fond épais, mélanger les graines de courge, l'eau et le sucre et cuire à feu moyen en laissant s'enrober de sucre (stade caramélisation, lorsque les graines de courge se mettent à chanter !). Ajouter les épices en fin de cuisson et laisser encore cuire quelques minutes.grainescourgechouchous.jpg

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