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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 08:16

Les laquais apportèrent un immense chou-fleur arrosé de beurre frais et magnifiquement vermeil, mais on pouvait supposer, hélas ! d’après les expériences précédentes, que ces vives couleurs indiquaient la phtisie et non la bonne santé. 
Voilà ce qu’était la conversation chez la comtesse, voilà ce qu’était chez elle un banquet, même en des circonstances culinaires défavorables. Je me flatte que ma pensée selon laquelle l’Amour est le plus beau ne saurait se ranger dans la catégorie des pensées banales ; je considère même qu’elle pourrait constituer le couronnement de maint poème philosophique. Mais aussitôt un second convive, renchérissant, lance cet aphorisme que la Pitié est encore plus belle que l’Amour. Magnifique ! Et, de fait, si l’on réfléchit bien, la Pitié a une plus grande ampleur, elle couvre plus de choses de son manteau que la sublime Charité. Ce n’est pas tout : la comtesse, notre sage amphitryonne, craignant de nous voir nous dissoudre tout entiers dans l’Amour et la Pitié, rappelle les nobles devoirs que nous avons envers nous-mêmes, et c’est alors que moi, utilisant avec subtilité la rime en -lan, je me borne à ajouter : « L’Aigle blanc ». Et la forme, la manière, la façon de s’exprimer, dans la noble et élégante tempérance de ce banquet, sont vraiment dignes du fond. « Non, pensai-je ravi, celui qui n’a pas été aux vendredis de la comtesse, celui-là, en réalité, ne connaît pas l’aristocratie ! » 
― Excellent chou-fleur ! murmura soudain le baron gastronome et poète, dont la voix trahit une agréable surprise. 
― En effet, approuva la comtesse en regardant son assiette d’un air soupçonneux. 
Pour moi, je n’avais rien remarqué de spécial dans le goût de ce chou-fleur, qui m’avait semblé aussi fade que les plats précédents. 
― Est-ce que Philippe aurait... ? demanda la comtesse, dont les yeux lancèrent des éclairs. 
― Il faudrait vérifier ! dit la marquise avec méfiance. 
― Qu’on fasse venir Philippe ! ordonna la comtesse.

 

Witold Gombrowicz (Le festin chez la comtesse Fritouille, extrait)

Nature morteau chou fleur - Tamara Lempicka

Nature morteau chou fleur - Tamara Lempicka

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 11:34

Retour des abats en ce 11 novembre, n'y voyez aucun lien de cause à effet. IL y a juste trop longtemps que je n'ai pas publié de nouvelle recette. Même si celle-ci a quelques semaines déjà.
On trouve encore des poivrons rouges, des jaunes, des verts. Contrairement aux autres légumes d'été. C'est la dernière trace de chaleur estivale, quand le froid d'automne survient. Les mêler aux courges est un délice de saison. Mais pour aujourd'hui, je propose un accompagnement de rognons d'agneau déglacés à la mélasse de grenade. Et là encore, les grenades locales n'étant pas tout à fait mûres à point, on peut imaginer parsemer bientôt ce plat de quelques arilles roses. Accord avec un rosé d'ici, vineux, s'impose...
Ingrédients (pour deux)
- 4 rognons d'agneau
- 1 poivron rouge
- 1 oignon rouge
- 1,5 cuillère à soupe de mélasse de grenade
- huile d'olive
- sel, piment d'Espelette
Préparation
Faire revenir oignon rouge et poivron émincés dans l'huile d'olive, saler, pimenter, réserver.
Faire revenir les rognons d'agneau dans un peu d'huile d'olive, déglacer avec 1 cuillère à soupe de mélasse de grenade, saler et servir avec le poivron, arroser d'un peu de mélasse de grenade et parsemer de piment d'Espelette. Servir aussitôt !

Rognons d'agneau à la mélasse de grenade, poivron et oignon rouge

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 20:43

Eric Sapet, l'épatant et généreux chef de la Petite Maison de Cucuron a plusieurs cordes à son arc mais c'est notamment un éminent spécialiste de la cuisine de gibier. Et comme c'est la saison, il a eu l'heureuse idée de concocter un menu événementiel "retour de chasse": au menu, lapin de garenne (parmi les plus puissantes saveurs sauvages), lièvre, sanglier, perdrieau.
Le dîner a commencé au Champagne, parfait accord avec la déclinaison du garenne mais aussi avec la hure de sanglier, qui trouvait dans un Arbois blanc un assez bel acord également.

Menu Gibier chez Eric Sapet à Cucuron

Trilogie de lapin de garenne : les épaules en rillettes allégées & petit pain à la farine de châtaigne, la chair des cuisses en brochette façon yakitori et kimchi, noisette et rôti marinés à la moutarde sur salde courge spaghetti. Exquis, les rillettes sont très goûteuses, fondantes mais pas trop grasses, la saveur puissante est comme patinée, du grand art ! Le kimchi est peu épicé, la version "coréenne" du lapin de garenne, parfumée. Une moutarde à l'ancienne vient relever la noisette de garenne, lardée.

Menu Gibier chez Eric Sapet à Cucuron

La hure de sanglier aux herbes potagères et carottes fondantes, jambon de cuissot en finx copeaux, légumes croquants,  ravigote au raifort. LE plat de la soirée, avec un travail de folie, la hure est "chemisée" de carotte, très esthétique, les légumes apportent le croquant et la couleur à ce très joli plat que souligne la sauce ravigote. L'Arbois "Tassenières 2014 de  Florent Rouve servi en accord est nerveux, tendu, plein de caractère, oserais-je dire affriolant ?

Menu Gibier chez Eric Sapet à Cucuron

Râble de lièvre émincé en salade tiède aux champignons des bois, vinaigrette au verjus, huile de noisette, poivre de Timut. Le lièvre est très tendre, juste poêlé et très parfumé. En apprence simple mais cuisson millimétrée ! La sauce qui accompagne est à base de champignons, parfumée et légère, comme un coulis...

Menu Gibier chez Eric Sapet à Cucuron

Pot au feu de perdreau, la cuisse en petit chou farci, paysanne de légumes d'automne. Exquis, dans la finesse entre le bouillon parfumé, la chair tendre et maigre du volatile, et la gourmandise de la farce.

Menu Gibier chez Eric Sapet à Cucuron

Brie fourré de cèpes, salade frisée à l'ail et à l'anchois. La salade en elle seule est une goumandise. Le brie parfumé est un délice.

Menu Gibier chez Eric Sapet à Cucuron

Fin de repas. Tarte aux noix et fruits d'automne : pomme, poire, coing, châtaigne. Fruité et léger, peu sucré. Manque un peu de couleur peut-être...
Un beau repas. 
Quand on aime, one ne compte pas et on y retourne pour un spécial "Femmes Lyonnaises", en hommage aux mères Brazier, Bourgeois, Andrée, Guy, Fillioux... Haute gourmandise en perspective. A vous raconter...

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 13:17
Il y avait belle lurette que j'avais repéré ces brioches à la mexicaines aux stries sablées, façon coquillages qui ont donné leur nom : las conchas. La cocinera loca donne des détails à leurs sujets en même temps que la recette, ici (clic). Même si les miennes ne sont pas aussi belles (je n'ai pas respecté à la lettre toutes les consignes), il n'empêche que c'est délicieux, surtout la pâte à brioche, l'habillage sablé est plutôt là pour un aspect décoratif (raté en l'occurence chez moi), et sucre également davantage les brioches, cela remplace les sucre perlé...
Je remets les proportions initiales, même si j'ai divisé par deux les quantités...
Edit : recette publiée initialement en juillet 2009

Ingrédients
pour la pâte levée
- 500 grammes de farine
- 2 œufs + suffisamment de lait pour faire 300 grammes de liquide
- 125 grammes de beurre mou
- 15 grammes de levure de boulangerie fraîche

- 100 grammes de sucre
- 1 cuillère à café de sel
- zeste râpé d’une orange (pas mis)

Pour le glaçage sablé
- 125 grammes sucre glace
- 125 grammes beurre mou
- 180 grammes de farine (compter en plus un oeuf pour coller le glaçage aux conchas)

Préparation
La veille, prélever 2 cuillerées à soupe de la quantité de lait pour délayer la levure. Mélanger la farine avec le sucre, le sel et le zeste râpé. Creuser une fontaine au milieu, y mettre les œufs, le lait et la levure et incorporer petit à petit la farine. Ajouter le beurre en petit morceaux quand la pâte commence à se rassembler en boule. Incorporer le beurre et pétrir ensuite au moins 10 minutes jusqu’à ce que la pâte soit souple et élastique sous la main. Quand la pâte est prête, elle doit être un peu tiède.
Mettre ensuite la pâte dans un sac plastique suffisamment grand pour qu’elle puisse doubler de volume, et mettre au frigo pendant 12 heures.

Le lendemain, préparer le glaçage : mélanger le beurre mou avec le sucre glace, incorporer la farine. Ajouter un peu d’eau glacée si la pâte est trop sèche.
Ensuite, sortir la pâte à conchas du sac plastique (elle a doublé de volume), la rabattre sur le plan de travail légèrement fariné (on chasse l’air contenu dans la pâte en appuyant fortement avec la main) et séparer en morceaux de la taille d’une clémentine. Former des boules et les disposer bien séparées sur des plaques de cuisson beurrées ou garnies de papier cuisson, les badigeonner au pinceau d’oeuf battu pour faire adhérer le glaçage. Diviser le glaçage en autant de morceaux que de morceaux de pâte. Former de petites galettes d’une taille suffisante pour recouvrir les boules de pâte, en étalant chaque morceau à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Disposer ensuite une galette sur chaque boule en faisant adhérer. Avec la pointe d’un couteau, dessiner des motifs de coquillage sur le glaçage.

La cocinera loca précise que les pâtissiers mexicains effectuent cette opération avec un “marcador”, un ustensile que je ne sais pas traduire : c’est entre “pochoir” et “tampon”.
Laisser lever sous un torchon jusqu’à ce que les conchas doublent de volume. Enfourner dans un four préchauffé à 180°C une vingtaine de minutes. Laisser refroidir sur une grille.

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 11:40

Troisième volet dédié au Salon du Chocolat à Paris, après la dégustation de chocolats d'origines, voici en point d'orgue la découverte des chocolats japonais. Deux bémols toutefois : nous n'avons pas pu assister à la dégustation whisky-chocolats organisé par la maison Suntory Whisky avec Sadaharu Aoki, celle-ci ayant été annulée. Et les chocolatiers japonais n'étaient pas équipés de sytème de paiement moderne et n'acceptaient que du cash. En étant dépourvue, il a fallu faire les fonds de poche pour pouvoir goûter certains et en tout état de cause, nous n'avons pu en acheter, énorme frustration car il y avait de très beaux bonbons de chocolat, d'une grande finesse, d'une saveur originale et d'une texture fondante sans gras excessif.

Parmi les différentes maisons japonaises présentes, mon coup de coeur va à Susumu Koyama et à Le chocolat de H, du chocolatier Hironobu Tsijuguchi ; tous deux mêlent fermentation de cacao et produits fermentés japonais : miso, sauce soja, saké...
Susumu Koyama offre une sublime palette innovante sur une ramrquable qualité de chocolat, fondant, onctueux, texturé. J'ai goûté et beaucoup aimé notamment dans les ganaches : sauce de soja brûlée, shiro-miso (miso blanc) et sansho, daikon (radis blanc séché), sakékasu (lie de saké), poivre Kéraji et sésame Kéraji. Et un praliné au thé rouge Roiibos et shiso rouge. J'ai apprécié l'emballage hermétique très soigné également.
Le chocolat du H proposait une ganache au miso 9 ans d'âge mais n'ayant pas de point de comparaison... Très bon néanmoins tout comme le miso-shiguwasa (citron vert) ou encore le litchee-fleur/feuille de cerisier.

Chocolats japonais - Salon du Chocolat, Paris
Chocolats japonais - Salon du Chocolat, Paris
Chocolats japonais - Salon du Chocolat, Paris
Chocolats japonais - Salon du Chocolat, Paris
Chocolats japonais - Salon du Chocolat, Paris
Chocolats japonais - Salon du Chocolat, Paris
Chocolats japonais - Salon du Chocolat, Paris

Chocolats japonais - Salon du Chocolat, Paris

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 14:31

Le précédent article présentait le volet "concours"/"prix" du Salon du Chocolat ainsi que sa dimension artistique. Place désormais à la dégustation de chocolats d'origines. A suivre la découverte de chocolats japonais...
Commençons par les chocolats du Belge Benoît Nihant. La dégustation de diverses origines, "from bean to bar", de la fève à la tablette...

Suivez-moi lors de cette dégustation...
San Josée de Bocay aux notes fruits jaunes, où l'abricot surgitsous la douce ametume acidulée ; Hacienda Victoria révèle de surprenantes notes de pulpe de cacao* évoquant le litchee, avec une finale épicée et grillée ; Gayagua Village conceentre sa palette sur les fruits rouges, la framboise, offrant une très belle fraîcheur ; Rio Dulce est plus floral, satiné, avec des notes de banane, de fleur d'oranger ; Baracoa laisse éclater une pointe de tabac blond, d'orange confite et une finale caramellée ; Mayan Red est une variété de fève très ancienne, en cabosse rouge d'où son nom, héritage maya. Des notes acidulées et une finale terreuse, grillée, c'est un chocolat d'une grande profondeur et long en bouche ; Ambolikapipky est le plus frais et fruité, fruits rouges et agrumes, le plus acidulé, avec une finale très douce qui tapisse le palais ; Samana Bay est chaud en bouche, gourmand avec des notes de sésame et une finale réglissée, de zan. Ue trame commune toute fois reste la fraîcheur et l'acidulé de tous ces grands chocolats d'origine...

*la pulpe est la partie blanche qui recouvre les fèces fraîches dans la cabosse

Les chocolats de Benoît Nihant sont en vente sur Internet, et ça, c'est une très bonne nouvelle !

Chocolat Benoît Nhant - Salon du Chocolat, Paris

Chocolat Benoît Nhant - Salon du Chocolat, Paris

Le sont aussi les chocolats Chapon avec d'autres belles origines, notamment un Pérou fabuleux, et notamment le grué de cacao de cette origine, juste fabuleux, inspirant avec des notes grillées, de sous bois, de champignons. Hélas pas en vente sur le salon. Je ne l'ai pas vu non plus sur la boutique en ligne, c'est bien dommage. Mention spéciale aussi pour le Chuao, très long en bouche, et parmi les tablettes gourmandes, le praliné pistache-fleur de seul est un pur délice, avec un praliné subtilement rehaussé de sel et croustillant-craquant..
Sinon pour les amoureux de mousse au chocolat, Chapon a créé un bar à mousses : une seule recette (à base d'oeuf, très tradicionnelle) mais une déclinaison de divers cacao.

Chocolats Chapon - Salon du Chocolat, Paris

Chocolats Chapon - Salon du Chocolat, Paris

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:28

Repêchée pour participer à la demi-finale du concours Champagne en cuisine organisé par les Champagnes de Vignerons, je me suis rendue il y a une dizaine de jours à Château-Thierry, sur le festival Champagne et vous !
Nous étions 8 demi-finalistes et nous cuisinions sur la base de produits imposés, parmi lesquel nous composions une partition à 4 mains avec un vigneron ou une vigneronne, en accord avec son Champagne. Voici les produits parmi lesquels nous devions choisir : courges, agrumes, carottes jaunes, lentillons de Champagne, pommes, coings... le mets carné étant des filets de volaille.

J'ai participé aux côté de Marie-Jo des Champagnes Alain Mercier, vigneronne très sympathique, dynamique, enjouée et bonne vivante ! Ce fut un réel plaisir d'élaborer avec elle un mets qui s'harmonise avec la cuvée Emile, du  nom de l'aïeul de la famille. Un Champagne 100% Meunier franc, fruité, d'une belle finesse et d'une grande fraîcheur. 

Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons

Le plat que nous avons proposé était centré sur l'orange afin de conduire l'accord et sur des produits de saison en diverses cuissons : émincé de volaille parfumé à l'orange, purée de carotte jaune à l'orange, courge patidou rôtie, coing caramélisé à l'orange et zestes croustillants d'orange. La recette a été retenue par le jury et j'aurai donc le plaisir de participer à la finale.
En clin d'oeil à mon adorable partenaire vigneronne, voici ma version poétique et gourmande :

Emincé de volaille parfumée
Sensuellement alangui repose
Sur purée de carotte sublimée
Par l'orange douce et solaire, osmose !

Courge rôtie, coing caramélisé
Douces fragrances et noces vigneronnes
Narines et papilles attisées
Teinte mordorée et saveurs d'automne

L'assiette est dressée au regard gourmand 
Ornée d'écorce d'orange craquante
Auréolée d'un fumet embaumant
Et s'offre au Champagne comme une amante

Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons

A la suite du concours nous avons fait un tour sur le festival afin d'y découvrir la taille de la vigne, les principes du dégorgement (ici à l'ancienne) et bien sûr, déguster d'autres Champagnes...

Voici en images, divers moments de Champagne et vous !
Les phases du dégorgement à la pose du muselet, dans sa version manuelle, à l'ancienne :

Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons

La soirée fut gourmande et bien arrosée, joliment éclairée d'une charmante jeune femme en tenue scintillante, couverte de bulles légères...
A suivre dans quelques semaines pour la finale chez Arnaud Lallement à l'Assiette champenoise.

Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons
Festival "Champagne et vous" et demi-finale du concours des Champagnes de Vignerons

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 06:43

Les Soul cakes sont les gâteaux traditionnellement destinés aux morts de Samain ou Samhain (en Irlande), équivalent d'Halloween, la fête du nouvel an celte, comme expliqué ici, en chanson... Petits biscuits genre shortbread à base d'épices (noix de muscade, cannelle, gingembre, cardamome..), parfois de raisins secs et marqués d'une croix symbole de l'offrande christique, gage de rédemption pour les morts errants...
Voici une recette ancienne, médiévale, trouvée ici mais qui provient du site historical food.
Edit : cette recette a été éditée sur ce blog le 29 octobre 2015.


Ingrédients

- 340 grammes de farine
- 170 grammes de sucre
- 170 grammes de beurre mou
- 1/2 cuillère à café de cardamome
- 1/2 cuillère à café d'épices en mélange (4 épices)
- 1/2 cuillère à café de noix de muscade moulue
- 1 oeuf
- 2 cuillères à café de vinaigre de vin blanc

Préparation
Mélanger les poudres, sabler avec le beurre et incorporer l'oeuf entier et le vinaigre. Mettre en boule et réfrigérer une vingtaine de minutes.
Abaisser sur 5/7 mm et découper les biscuits ronds, dessiner une croix.
Enfourner environ 20 minutes à 200°C (12/15 minutes à chaleur tournante).
Servir tiède ou froid.

Soul cakes, petits gâteaux de Samhain (recette)

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 10:41

Le Salon du Chocolat referme ses portes gourmandes ce soir après nous avoir offert un spectacle de haute volée et des dégustations multiples entre cacao d'origines et bouchées culinaires. Retour sur une journée infiniment chocolatée...
La tradition du salon est bien sûr le défilé, auquel je n'ai pu assister mais dont j'ai admiré les robes exposées. A noter la dernière dont la partie basse se compose de mini éclairs. Saluons le travail admirable des artisans chocolatiers qui ont du à maintes reprises effectuer des retouches sur ces tenues fragiles et cassantes.

Robes chocolat du Défilé - Salon du Chocolat, Coiffure Franck Provost / Maquillage Make Up For Ever, Paris 2016

Robes chocolat du Défilé - Salon du Chocolat, Coiffure Franck Provost / Maquillage Make Up For Ever, Paris 2016

L'autre moment fort de ce vendredi 28 octobre était la remise des Awards par le très select Club des Croqueurs de Chocolat. La meilleure chocolatière de l'année 2016 est la bordelaise Hasnaâ Ferreira (ci-dessous à gauche), de la chocolaterie bordelaise Hasnaâ Chocolats Grands Crus (HCGC). Hasnaâ ne propose que des chocolats grands crus ou « pure origine » choisis pour leur richesse gustative et leur typicité. Elle n'utilise aucun conservateur ni arôme artificiel et veille à l'équilibre de saveurs riches et étonnantes comme un praliné à base de coriandre, une ganache au poivre timut...
J'ai souhaité mettre en avant un artisan voisin, basé à Sérignan du Comtat dans le Vaucluse et que je connais sans doute plus pour ses glaces et sorbets que ses chocolats : Jean Benoît Truchot (ci dessous à droite) a reçu l'Award du meilleur chocolatier itinérant pour Chocolat T.

Awards Club des Croqueurs de Chocolat - Salon du Chocolat, Paris

Awards Club des Croqueurs de Chocolat - Salon du Chocolat, Paris

Enfin, un autre moment fort de ce premier jour de salon fut le concours Relais Desserts Charles Proust, qui récompensait des pièces artistiques en chocolat, sucre et pastillage sur le thème « L’artisanat d’art, patrimoine français », (voir ci-dessous), ainsi que des entremets à base de chocolat Guanaja lait et noir de 8 concurrents du monde entier, sous la présidence d'honneur de Jacques Bellanger, vainqueur du Concours en 1978 et Meilleur Ouvrier de France Pâtissier.
 

Pièces artistiques - Relais Dessert Charles Proust -  Salon du Chocolat, Paris
Pièces artistiques - Relais Dessert Charles Proust -  Salon du Chocolat, Paris

Pièces artistiques - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris

Les pièces ont été jugées par le Jury Artistique présidé par Luigi Biasetto, les entremets par un jury de pâtissiers professionnels présidé par Claire Damon ainsi que par un jury presse présidé par Philippe Toinard, du magazine Fou de Pâtisserie, et un jury Grand Public présidé par Mercotte.
Le Japonais Gen Sasaki a remporté le prix Grand Public et de la dégustation.
Le 1er prix, le Trophée Relais Dessert Charles Proust a été remis à Nicolas Riveau de Valrhona, grand vainqueur du concours 2016, qui remporte également le prix artistique.

Remise des Prix - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris
Remise des Prix - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris
Remise des Prix - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris
Remise des Prix - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris
Remise des Prix - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris
Remise des Prix - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris
Remise des Prix - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris

Remise des Prix - Relais Dessert Charles Proust - Salon du Chocolat, Paris

Je termine ce premier tour d'horizon "artistique" avec un montage des réalisations des Chocolats Colas en hommage à Louis XIV et Lully.

A suivre, les découvertes japonaises sur le Salon du Chocolat ainsi que des dégustation de chocolats d'origine.

Chocolats Colas - Salon du Chocolat, Paris

Chocolats Colas - Salon du Chocolat, Paris

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 07:05

Noir ébène ou lait onctueux
Quand sa douceur devient fondante
Et s'offre à ma bouche impatiente
Dans un baiser voluptueux

Je déguste les yeux mi-clos
Et c'est une douce caresse 
Sur ma langue une chaude ivresse
Un plaisir lentement éclos

La gourmandise bien léchée
M'envahissant de ses fragrances
Et c'est une telle jouissance
Que j'en reprends une bouchée !

 

Poème écrit en hommage au chocolat. Le 28 octobre, je suis à Paris sur le Salon du Chocolat. Je vous raconterai...

Le chocolat (poème)

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